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La politique, c'est nase, lisez plutôt des BD, tome 4
 
froggy 22/10 00:27
Voici une suite inattendue a mon quizz sur Reiser alors que je googlais pour trouver les cases que Bertrand a reproduites dans le sujet en question.

C'est l'extrait d'un article paru dans Le Monde le 11 juillet 2016. Bonne lecture!

C’est lumineux, ça fait des bulles ! C’est rouge ! C’est bleu ! C’est vert ! C’est Broadway ! », hurlait, dans une planche de Reiser, une femme en plein orgasme. S’il avait été réel, ce personnage aurait pu enrichir une étude que vient de publier, le 27 juin, la revue Metaphor and Symbol. Anita Yen Chiang et Wen-yu Chiang, deux spécialistes de linguistique de l’université nationale de Taïwan, se sont intéressées à la manière dont, de par le vaste monde, les membres de l’espèce humaine conceptualisaient l’orgasme. Quels mots, quelles ­figures de style décrivaient la chose… et l’annonçaient dans le feu de l’action ? Selon les langues, à quelles sources lexicales puise-t-on les métaphores orgasmiques ? Y a-t-il, pour « le » dire, des expressions que l’on retrouve partout, une universalité sur le théâtre du plaisir, ou bien chaque culture a-t-elle son « Broadway » bien à elle ?

Afin de le savoir, les deux chercheuses ont passé plusieurs mois, dans une variante très chaste du sexe oral, à interviewer des dizaines d’hommes et de femmes afin de collecter les termes les plus communément utilisés dans leurs langues respectives. Au ­total, 27 d’entre elles, maîtrisées par 3,2 milliards de personnes – soit près de la moitié de l’humanité – ont été examinées. Pour un sujet aussi important que l’orgasme, 27 langues, ce n’est pas de trop.

Le mot « orgasme » et ses variantes orthographiques locales étaient présents dans 17 langues. Les auteurs notent que plusieurs vocables et expressions, comme climax en anglais (ou klimaks en ­indonésien) évoquent un point culminant. Les ­Coréens parlent de « pic sexuel » et les Chinois de « marée haute », ce qui traduirait le déferlement d’un certain nombre d’hormones et de fluides ­durant les ébats amoureux. Est également mentionnée la fameuse « petite mort » en français, qui pourrait être signe d’un « état modifié de conscience » chez un peuple internationalement réputé pour sa propension à la bagatelle.

Dans la manière d’annoncer à son partenaire que le plaisir est imminent, on voit parfois l’évocation d’un embrasement (nyt mä tulen en finnois, qui ­signifie « maintenant je suis le feu »), voire la réaffirmation de son existence avec un curieux « je serai » tchèque, une sorte de « je jouis donc je suis » que les auteurs n’hésitent pas à rapprocher du dubito ergo sum de Descartes…

Surtout, Anita Yen Chiang et Wen-yu Chiang se sont aperçues que l’orgasme était perçu, dans la ­plupart des langues, comme la fin d’un voyage, une arrivée à destination. En effet, le « je viens » est quasiment universel, même si l’on note que, pour le français, l’étude écrit « je venir » (on a beau savoir qu’on ne contrôle plus tout dans ces circonstances, de là à en perdre sa conjugaison, il y a une marge…). Comme les vacances approchent, et pour que cette chronique soit pour une fois utile, voici de quoi enrichir votre vocabulaire de futurs touristes, histoire que vous ­sachiez baragouiner autre chose que « bonjour », « c’est combien ? » et « je vous aime ». Donc, sous ­réserve que l’article ait bien retranscrit le mandarin, le norvégien, le thaï et le turc, « Je viens » se dit respectivement dans ces langues Wo yao chu-lai le, Jeg kommer, Gam-lang maa laew, Geliyorum.

Signalons, pour terminer, qu’en exergue de cette étude figure une citation tirée de l’Apocalypse où le Christ dit : « Voici, je viens bientôt », ce qui nous permet de relire le Nouveau Testament sous une tout autre perspective. A méditer pendant les vacances.
froggy 22/10 00:38
Pour notre ami suzix:

Image result for phantames de reiser
Lien Rag 22/10 14:10
Danyel 22/10 15:19
Le chat en colère et le drapeau rouge et noir en diagonale sont les emblèmes de la CNT, le syndicat anarchiste, très implanté dans les métiers de la typographie, de l'imprimerie et de la communication.
Pas le genre à copiner avec la bande à Macron (suivez mon regard).
 
Le Quizz méga archi balèze de la mort fatale qui tue (58)
 
bert74 (Achab) - 20/10 16:44
Seulement une quinzaine d'albums achetés en 2017 d'ailleurs.

Je me demande si tu es encore digne de nous adresser la parole, tiens...
suzix@bdp 20/10 17:17
Rhââ pouah!

froggy 22/10 00:34
Et voici une petite interruption de notre quizz en esperant que Bertand voudra bien me pardonner.

De mon cote, c'est cela que nous nous disions avec les copains en evoquant les joies du plaisir solitaire:

Image result for phantames de reiser
 
Mise a jour sur le site Bull (Figurine/BD)
 
bull 20/10 17:21
Bonjour,
Je viens de refaire mon site entièrement ;)
Lien : bull100.pagesperso-orange.fr
Bon week end !
Bull.
 
nouvelles cotes bdm
 
pm (Pub éhontée pour suzix et les autres) - 21/10 17:50
Pour info en ce moment je fais moins 20% sur toute la BD moderne dans ma boutique ebay. J'entends par moderne en gros à partir du milieu des années 80.
La promo se termine mardi matin.
Je fais régulièrement des promos en faisant tourner les catégories, la suivante devrait être une promo sur les albums issus du journal Pilote ( astérix, Blueberry, Barbe-Rouge, Philémon, Valérian ...).
http://stores.ebay.fr/pegase47?_rdc=1
Je ne sais pas faire les liens sur ce site
herve (pm) - 21/10 17:56
facile !
pm 21/10 18:56
Merci Hervé.
 
Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)
 
froggy 21/10 00:24
Pitie pour le pauvre expatrie que je suis qui doit avouer son ignorance, mais c'est quoi SVT? Science et Vie du Travailleur? Savoir la Vie de Trump?
herve (froggy) - 21/10 00:35
sciences et vie de la terre

Ex sciences nat',.quoi!
froggy (Merci Herve) - 21/10 00:51
C'est beau comme formule, non? Ils ont trouve cela tout seul a l'Education Nationale?
lobabu (froggy) - 21/10 09:38
Aahhh! mais si tu savais ce que l'on trouve dans l'éducation nationale!: l'AP, les EPI, la DNL, l"enseignement curiculo-spiralaire"...

En fait c'est tout un monde de poésie de l'absurde...
pm (Langage ednat) - 21/10 11:37
Un des must c'est quand même le jargon écrit pour les profs de gym ( pardon EPS ).
Savez vous ce qu'est un " référentiel bondissant "?
herve 21/10 11:49
oui un ballon !

(mais je crois que ce terme a été retiré des programmes)

PS: je travaille dans l'éducation nationale et je me souviens d'avoir donné, lorsque j'étais formateur concours, une liste de 3 ou 4 pages d'acronymes (et encore les plus connus), à mes stagiaires !
herve (pm ) - 21/10 11:51
Dans le style, il existe aussi "milieu aquatique profond standardisé " pour désigner .....
pm (Hervé) - 21/10 12:18
Je me demanderai toujours quel est l'intérêt de ces expressions a priori totalement inutiles et ridicules.
...piscine...
herve 21/10 12:22
en parlant d'expression ridicule :

Yatta !!!!!!!
longshot (hervé, pm) - 21/10 14:55
À la base le référentiel bondissant c'est du Claude Allègre, hein — et on connaît sa bonne foi irréprochable. À ma connaissance l'expression n'a jamais été utilisée « en vrai ».

Le « milieu aquatique standardisé », il me semble que si, mais ce n'était pas censé être uniquement une piscine — même si en pratique... mais potentiellement un bord de mer calme, vaguement aménagé etc. où les enfants pourraient apprendre à nager.

Après, les sigles...
herve 21/10 17:45
La sage de Grimr Jérémie Moreau

J'avoue avoir eu du mal au début à m'approprier au style graphique de Jérémie Moreau, un style assez simple mais au fil des pages, son talent s'affirme. Et les scènes nocturnes,toutes en aquarelles, sont superbes (les premières pages du chapitre 4 sont d'une beauté à couper le souffle) .
L'auteur nous offre une histoire forte dans une Islande du XVIIIème siècle,dominée par le Danemark , et où une nature hostile rend la vie difficile aux habitants.

A travers les aventures de Grimr, l'auteur relate tout un pan d'une certaine histoire de l'Islande, histoire méconnue par la plupart d'entre-nous (légendes, société ...)

De l'injustice des hommes, aux caprices de la nature, rien ne sera épargné au jeune Grimr, dès les premières pages d'ailleurs.

Le scénario est bien construit, le chapitre 1 faisant écho aux planches de fin, et repose finalement sur une touche d'humanité que l'on attendait (presque) pas.

Un très bel album.

note:4/5
herve (oups) - 21/10 17:57
la saga de ...
froggy 21/10 18:09
1095. lobabu - 21/10/17 09:38 - (en réponse à : froggy)
Aahhh! mais si tu savais ce que l'on trouve dans l'éducation nationale!: l'AP, les EPI, la DNL, l"enseignement curiculo-spiralaire"...
Quesaco de tout cela?

A vous lire, j'ai l'impression qu'on rigole bien a l'Education Nationale. Goscinny aurait adore cela.
froggy 22/10 00:09
Hedge Fund 4, L'heritiere aux vingt milliards

Soit Le Lombard nous a menti, soit les auteurs ont estime qu'ils avaient encore quelque chose a dire. En effet, quand le premier album sortit en 2014, on nous avait annonce qu'il n'y en aurait que 3. J'avais beaucoup aime comme je vous en avais fait part a l'epoque. L'annonce de cet album m'a donc surpris car non seulement je pensais que la serie etait finie mais aussi que si un quatrieme etait donc annonce, cela voulait dire qu'elle avait remporte suffisamment de succes pour que Le Lombard la continue. Or, a part nem° qui avait montre son interet pour la serie lorsque j'avais chronique le troisieme titre, je n'ai rien lu d'autres dessus de la part des autres. Et pas beaucoup en face non plus.

C'est un tort car c'est presque aussi bien que Largo Winch, le cote bling-bling en moins. Pour faire image, Largo Winch serait Las Vegas avec tous ces neons clinquants, et Hedge Fund aurait l'aspect austere d'une rue du quartier de Wall Street a New York le soir apres 19h. Et j'aime bien cela.

Mais attention, austere ne veut pas dire chiant, Hedge Fund ne l'est pas et cet album confirme tout le bien que j'avais pense des 3 premiers. Apres les deboires qu'il y a vecus, le heros, Franck Carvale, a decide de se racheter et de gerer son hedge fund en respectant des valeurs ethiques telles que respecter le droit du travail et l'environnement. Oups! se disent les actionnaires de ce fond d'investissement qui ne veulent pas entendre ce genre de discours puisqu'ils ne pensent qu'a la rentabilite a court terme et non a long terme comme le preconise notre heros. Ce fond a perdu beaucoup d'argent recemment a cause de cela et menace Franck de le virer afin qu'il aille cultiver son jardin. Notre Candide est bien embete. Il doit rechercher un nouvel investisseur. Par chance, une jeune femme, sensible a ce discours, decide de lui confier une partie de son argent. Or, cette tres jolie jeune femme a herite de $20 milliards. Elle est originaire d'Erythree et a ete adoptee par de tres riches milliardaires qui a leurs deces lui ont legue leur fortune. Elle veut faire quelque chose pour son pays d'origine et a pense a Franck Carnavale et son beau discours. De fait, ils partent tous les deux la-bas et decouvrent ce que peut etre un des pays les plus pauvres du monde (le cinquieme selon la BD), et ils ne sont pas decus. La dictature y regne et tout le monde y est corrompu, le dictateur en tete cela va de soit. Il ne faut pas oublier l'ex-tuteur de la belle qui a bien l'intention de mettre son grain de sel dans cette histoire, il est difficile de voir echapper la gestion d'une telle fortune quand on n'est pas tres scupuleux. Finalement, la belle est volage et prefere aller s'amuser ailleurs avec ses amis (?) et sniffer de la coke plutot que de rester dans ce pays misereux. Tout cela forme un cocktail bien fort et au gout tres interessant.

Le scenario est bien ecrit alternant les quelques scenes explicatives pour les neophytes comme moi, peu au fait des questions de la finance internationale, et les autres. Il n'y a pas de scenes d'action a la Winch, mais cela ne veut du tout dire que l'action n'est pas soutenue, bien au contraire, elle l'est tout au long de l'album. Les scenaristes, dont l'un, Philippe Sabbah, est banquier, ce qui explique le contexte de la BD, respectent les conventions du genre et delivrent un excellent travail. Les personnages sont bien caracterises bien que tombant parfois dans les cliches mais cela permet au lecteur de suivre l'histoire sans etre perdu en cours de route quand il y a de legeres digressions qui enrichissent certains personnages. Mais on ne sait pas encore si elles en sont, nous le saurons dans le prochain episode car evidemment, cette histoire se termine sur un cliffhanger.

Le dessin de Patrick Henaff est tout fait conforme aux canons de la collection Troisieme Vague dans laquelle cette serie s'inscrit. Il est realiste bien entendu, ses personnages sont bien types et on ne les confond pas les uns avec les autres, comme cela arrive trop souvent. Et surtout, j'ai l'impression qu'il utilise un miroir pour dessiner les expressions de ses personnages tel Jacobs ou Herge qui demandait a ses collaborateurs de le croquer afin qu'ils capturent l'expression qu'il voulait donner a un des ses caracteres. De ce cote-la, je dois dire que c'est une reussite et cela ne rend que l'ensemble que plus vivant. Je presume qu'il utilise la table lumineuse pour les decors afin qu'ils soient le plus realiste possible mais j'ai aussi la tres nette impression qu'il le fait avec parcimonie ou a tout le moins qu'il a suffisamment de metier et qu'il est sur de son coup de crayon pour que cela ne soit pas trop visible et ecrase trop les personnages, ce qui arrive egalement trop souvent parfois. Pour finir sur le dessin, les planches sont bien composees et l'ensemble est d'une lisibilite exemplaire.

A l'issue d ema lecture, je suis ravi que les auteurs aient decide de continuer cette serie, j'espere que la suite de cet album paraitra dans un delai court qu'il ne le fut pour les deux premiers titres, 9 mois seulement. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud.

Note finale, 4.25/5. Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aime cet album que je recommande chaudement si vous voulez vous distraire intelligemment. C'est passionnant et vous ne le lacherez pas avant la fin
 
Quel album achetez-vous (26)
 
herve 21/10 16:21
"Angel Wings" #4 Hugault & Yann
 
Tchiii-tchaaa: du pop corn caramel dans le Gesamtkunstwerk .
 
pm (lolabu) - 20/10 15:57
Moi aussi je considère "Les demoiselles de Rochefort" comme un pur joyau, de loin la meilleure comédie Musicale française à ce jour.
J'ai donc aussi mauvais goût.
Sinon Max Ophûls est un peu oublié aujourd'hui, et c'est bien dommage car c'est un des plus grands. Outre "Madame de", il y a "La Ronde", "Le Plaisir", et bien sûr "Lola Montès", quatre grands films.
froggy 21/10 00:19
C'est gentil Torpedo d'ecrire que Kubrick et moi avons les memes gouts. Si, si je suis tres touche de ton attention. Pour continuer, je peux te dire que Kubrick et moi avons enormement d'estime pour un autre film francais, La bonne annee de Claude Lelouch avec Francoise Fabian et Lino Ventura. C'est mon Lelouch prefere, cineaste tres inegal (c'est un euphemisme) masi celui-la est un authentique bijou. Je ne me laisse jamais de le revoir et j'adore le long plan sequence ou Fabian doit nettoyer l'appartement tres vite avant que Ventura ne revienne, Lelouch y fait de l'auto-derision avec les remarques des convives du diner des intellectuels sur Un homme et une femme et puis bien sur, Ventura et Fabian forment un tres beau couple a l'ecran. C'est bien simple, ce film, c'est deux heures de sourire aux levres.

Pour en revenir a Ophuls dont je ne connais que la derniere partie de sa carriere, la francaise, j'ai ete decu par La ronde et je n'aime pas du tout Lola Montes. Celui-la, je l'ai vu 2 fois, la derniere datant d'il y a 2 ou 3 mois, je n'y arrive pas. Peut-etre parce que les personnages principaux ne sont pas sympathiques? Je me suis beaucoup ennuye a chaque vision. Quant a La ronde, j'ai trouve que ce n'etait qu'un defile des plus grandes vedettes francaises de l'epoque. qui faisait chacun son petit numero et repartait. Par contre, j'aime beaucoup Le plaisir tire de 3 nouvelles de Maupassant, mon sketch prefere est bien sur La maison Tellier, a chaque fois que je le vois, je retourne au 19e siecle en Normandie, c'est si joyeux. Et puis bien sur, Madame de..., un veritable miracle cinematographique. C'est comme si tous les astres etaient en faveur de ce film ou pour ceux qui ne croient pas en l'astrologie, c'est comme si les bonnes fees s'etaient penchees sur tous ceux qui ont contribue a ce film pour les aider a le reussir.
pm (Froggy) - 21/10 11:44
Lola Montes est un chef d'oeuvre crépusculaire et très pessimiste. Il faudrait que je le revoie afin d'étayer mon propos.
Mais le sketch Le Plaisir est un de mes plus beaux souvenir cinématographique.
froggy 21/10 18:06
Philippe, tu as mis tout a fait le doigt dessus. Je repensais a cela hier soir, Lola Montes est un film profondement pessimiste et le personnage de Monsieur Loyal joue par Peter Ustinov est repugnant. En fait, ce qui me gene le plus est le fait que le pretexte du film est l'exhibition de Lola Montes, un etre humain, en phenomene de cirque. Cela me derange beaucoup que l'on puisse faire cela, exhiber des gens pour diverses raisons, afin de satisfaire le voyeurisme des spectateurs. Sur une meme trame, bien que le propos en soit fort differenet, je prefere de loin, Freaks de Tod Browning, ou en fait les monstres ne sont pas ceux qu'on croit (et le film en presente une belle galerie), ceux qu'on exhibe, mais plutot les personnes dites normales.

Sinon, TV5 Monde USA doit a voir meilleur gout que France 3 car ils ont deprogramme le film du dimanche soir prevu pour demain et l'ont remplace par, je vous le donne en mille? Madame de...! J'aurais prefere Marie-Octobre car le DVD n'existe pas ici au contraire des 2 autres que j'ai mentionnes avant-hier et que j'ai bien entendu. Ils auraient pu demander mon avis.
pm (froggy) - 21/10 18:56
En fait c'est comme Freaks de Browning pour Lola Montes, comme tu le soulignes le vrai monstre n'est pas celui qui est en cage.
Sinon, quelle version as-tu vu car la seule valable est celle enfin montée comme Ophüls le souhaitait et qui date de 2008 ?
Si tu as le bouquin de Truffaut "les films de ma vie", je crois qu'il en avait fait une superbe critique.
pm (froggy) - 21/10 19:05
Lola n'intéresse guère Ophuls : "Ce sont les gens qui l'entourent qui me passionnent (..) Son rôle est à peu près le même que celui de la paire de boucles d'oreilles dans Madame de....
froggy (Philippe) - 21/10 20:12
Je pense que le film remonte selon Ophuls est la seule version disponible maintenant. Il est probable que les versions charcutees ne soient plus disponibles que dans les cinematheques et les ecoles de cinema pour les etudiants qui ont besoin de savoir a quel point le montage est une etape cruciale dans la realisation d'un film. Un des supplements dans le DVD Criterion de La regle du jeu de Renoir montre cela entre la version voulue et montee par le realisateur et celle d'apres, charcutee par les producteurs qui ont tente de sauver la carriere commerciale du film en recourant a ce dernier extreme. Il y a plein de films comme cela, du moins bon, Star! de Robert Wise avec Julie Andrews au sublime, les films precites et bien entendu La Porte du Paradis de Michael Cimino, mais je crois avoir ecrit quelques fois dessus si mes souvenirs sont bons. LOL

Bien entendu, j'ai lu le livre de Truffaut que tu cites, mais c'etait il y a tres longtemps et je ne me souviens plus de sa critique de Lola Montes en particulier sinon qu'il avait adore le film. D'ailleurs, a ce moment la de sa vie, il etait critique aux Cahiers du Cinema et a un hebdomadaire aujourd'hui disparu, Arts et avec ses collegues des deux journaux, il avait organise une veritable campagne de presse pour empecher le remontage du film au nom du sacro-saint droit d'auteur que l'on puet resumer ainsi, les producteurs sont tous des pourris ne pensant qu'a faire du fric, les metteurs en scenes devraient avoir le controle final du film. Quelque chose me dit que cette vision manicheenne de l'industrie du cinema est toujours assez repandue.
pm (froggy) - 21/10 20:36
Pas sûr du tout que les DVD Lola Montès soient issues de la version restaurée. S'ils datent d'avant 2008 déjà c'est sur que non. Pour La règle du jeu c'est un peu différent le montage selon Renoir est beaucoup plus ancien me semble-t-il.
Certes la Nouvelle vague a sans doute été trop loin concernant la politique des auteurs mais n'oublions ce que c'était avant. Les artistes adulés étaient des pourritures comme Autant Lara, Hitchcock était considéré comme un vulgaire cinéaste bassement commercial, etc. On oublie un peu tout cela aujourd'hui et on a tendance à ne considérer que les excès de cette génération , qui a quand même mis artistiquement les pendules à l'heure. Si un film est une oeuvre collective, le véritable créateur, et responsable, n'est ni le scénariste, ni le monteur, ni le producteur mais bien le réalisateur. Il y a bien sûr quelques exceptions ( Gone with the wind me vient immédiatement à l'esprit ) mais en gros c'est quand même bien ça.
Concernant les producteurs je crois que ce n'est guère le moment de les défendre...
torpedo31200 (froggy - post # 1322) - 21/10 21:37
Pour les fans d' Ophuls qui voudrait s' intéresser à sa période allemande, il faut voir Liebelei de 1933 où il est également scénariste.

Entre Lubitsch et Borzage (oui j' assume) et peut-être un de ses 3 meilleurs films.
froggy 21/10 22:30
Philippe: Je ne vais pas aller verifier quelle est la version de Lola Montes diffusee dans chaque pays ou le DVD existe. Je n'en vois pas l'interet surtout pour un film que je n'aime pas. Mais si tu veux, fais le pour nous. LOL. Toujours est-il qu'ici, on le trouve dans la collection Criterion, le nec plus ultra en la matiere, cela veut donc dire que c'est la version d'Ophuls et restauree bien entendu.

Tu mentionnes Autant en emporte le vent et le role de son producteur David O. Selznick. Toi, tu as lu ses Memos. Me trompe-je? Un des meilleurs livres de cinema que je connaisse. Mais il faut relativiser a son sujet, quand il avait affaire a un metteur en scene avec une forte personnalte, comme Hitchcock par exemple, pour lequel il fit Rebecca, La maison du Dr Edwardes et Le proces paradine, son role s'etiole et celui du realisateur prend de l'importance tel le principe des vases communiquants. Les films mentionnes sont plus consideres comme des films d'Hitchcock que commes des productions Selznick.

Si cela t'interesses sur le sujet, je te recommande un livre que j'ai trouve ici qui est absolument formidable, cela s'appelle The world of entertainment par Hugh Fordin. C'est sur la Freed Unit, la division la plus profitable de la MGM de la grande epoque, celle qui a produit toutes ces comedies musicales plus inoubliables les unes que les autres. Cette branche avait a sa tete Arthur Freed qui etait un veritable federateur de talent. Le livre t'explique en detail, pour chaque film qui y furent realise, l'elaboration, le tournage et ensuite la carriere. C'est une veritable mine d'inofrmation avec des temoignages de premiere main car le livre date de 1975. Cela veut donc dire que meme si Freed etait deja decede (en 1973), tous les autres etaient encore vivants ou presque a l'exception notable de Judy Garland qui nous quitta en 1969, Gene Kelly, Fred Astaire, Debbie Reynolds, etc. Ce bouquin est une veritable mine d'information sur le sujet. C'est tres bien fait avec une tres riche iconographie et une pluie de documents rares et plutot bien ecrit. Je ne sais pas si il existe en francais mais tu peux le trouver sans probleme sur amazon us.

Ah, une derniere chose et puisque tu y fais une petite reference, Arthur Freed aurait eu beaucoup de problemes aujourd'hui tel Harvey Weinstein et pas qu'un peu, puisqu'il a tente de violer Shirley Temple, alors la petite fiancee de l'Amerique, quand elle avait 12 ans. En effet, il la voulait pour Le magicien d'Oz pour le role de Dorothy, il la fit venir dans son bureau ou il fit tomber son pantalon devant elle et quand elle vit cela, elle eclata de rire. Furibard, il la jeta dehors. Cela ne s'invente pas bien sur. Dans le meme ordre d'idees, une des ses nombreuses maitresses fut Lucille Bremer qui connut une carriere ephemere. Freed tenta d'en faire une star en la mettant en haut de l'affiche dans Le chant du Missouri, Ziegfeld Follies et Yolanda et le voleur ou elle partage l'affiche avec Judy Garland pour le premier et rien de moins que Fred Astaire pour les deux autres avec qui elle danse. Le public ne l'adopta pas, Freed la rejeta et elle sombra dans l'oubli. Son numero dans Ziegfeld Follies, Limehouse Blues est le meilleur de ce film tres inegal, c'est un des mes morceaux de cinema preferes. Et visuellement, Yolanda et le voleur est un enchantement. Quand on voit cela aujourd'hui, on est sidere par l'audacaite de ces films et leur modernite. Bref, Arthur Freed produisait merveilles apres merveilles mais etait aussi un vieux cochon libidineux.

NB: le livre de Fordin ne parle pas de cela bien sur. LOL

Lobabu:

Je ne connais pas du tout les films de Borzage (pas encore) et malheureusement pas tout Lubitsch, mais si tu me demandais a choisir entre Madame de... et Haute pegre, je serais bien embete.

froggy 22/10 00:16
Torpedo, je voudrais que tu acceptes mes excuses, j'ai mis le nom de Lobabu pour te repondre plutot que le tien dans mon intervention precedente quand tu as ecrit au sujet de Frank Borzage et d'Ernst Lubitsch.

 

 
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