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Quentin (Quelques lectures de Noël) - 02/01 23:03
L’infiniment moyen et plus si infinités, de Marc-Antoine Mathieu, chez Delcourt. J’ai acheté le pico livre, mais j’ai lu la version agrandie pour la facilité (c’était ça ou m’acheter des nouvelles lunettes). L’album montre le dialogue et les pérégrinations de deux individus philosophant sur l’infini – d’un point de vue conceptuel plutôt que d’un point de vue mathématique. Ça reste un album MAM pur jus, avec les fines réflexions, l’humour et les mises en abîmes habituelles, mais l’idée et le format du livre le rend complètement hors du commun. L’auteur a tout dessiné à l’échelle et le résultat est bluffant. Je me demande comment il a fait pour que sa main ne tremble pas. MAM n’a pas fini de nous surprendre, et c’est tant mieux.

Celle qui parle, d’Alicia Jaraba, chez Grand Angle. Publié en 2022 mais reçu comme surprise pour Noël. L’histoire de la Malinche, sorte de Pocahontas mexicaine qui a été l’interprète de Cortes, sa maîtresse, et qui l’a aidé à conquérir l’empire Aztèque. Lecture légère, fluide, prenante, apparemment bien documentée, et au ton intéressant (l’histoire d’une femme racontée par une autre femme, mélangeant petite et grande histoire). J’ai passé un bon moment de lecture, sans me prendre la tête.

Danser avec le vent, d’Emmanuel Lepage, chez Futuropolis. 12 ans plus tard, Lepage est de retour aux Kerguelen, mais cette fois-ci pour y rester plus longtemps et pour suivre le travail des scientifiques sur place. Exit le côté aventure, et place aux jeunes (et moins jeunes) chercheurs, à leurs projets, à la science et ses limites, et aux contradictions des scientifiques, qui font exploser leur bilan carbone pour aller étudier un écosystème fragile, et qui se laissent instrumentaliser pour affirmer la souveraineté de la France afin de vivre un rêve d’enfance. Lepage n’est pas un super journaliste ni un super documentariste. Son propos est confus, mais ses interlocuteurs lui servent leurs réflexions sur un plateau d’argent. Il fait le job en devenant pote avec l’équipe et en donnant la parole à différents chercheurs, avec une série de moments personnels parfois poignants. Et surtout, ses dessins restent toujours de toute beauté. Je sais qu’Hervé a été un peu déçu, mais moi j’ai bien aimé – j’ai trouvé ça meilleur que cache-cache bâton, et j’ai été content que cet album soit finalement très différent (pas une siomple répétition) de son voyage aux îles de la désolation.

Macbeth, des frères Brizzi, chez Daniel Maghen. Ayant bien aimé l’enfer de Dante et Don Quichotte de la Manche des mêmes auteurs, je me suis laissé tenter par ce nouvel album. Adaptation assez fidèle, plutôt réussie dans l’ensemble, mais qui passe un peu trop rapidement sur la folie qui frappe Macbeth, surtout vers la fin. J’avais espéré un peu mieux.
 
A paraitre dans plus ou moins pas longtemps Vol. 7
 
froggy 02/01 21:03
Pour mars.

Une paille; 229 euros.

Que disais-tu au sujet du Ric Hochet a 40 euros paru chez AdHoc, Piet?
pm (Froggy) - 02/01 21:57
Tu as oublié le lien mais je suppose que tu voulais évoquer le lutin du bois aux roches en Artist édition qui va sortir chez Dupuis. J'avais acheté les premiers dans cette collection, Gil Jourdan, la guerre des 7 fontaines et l'impossible à ranger ( Buck Danny), mais ces tirages de luxe ne sont pas si formidables, imprimés sans précision en Chine, et j'ai arrêté. Mais je ne pense pas que ce soit comparable à ton Ric Hochet à 40 euros, ce sont des très très grands formats, au format de la planche originale et en tirage limité ( 700 exemplaires pour 7 fontaines, ce sui est déjà beaucoup mais il est quand même épuisé).
longshot (pm, froggy) - 02/01 23:03
Froggy a tapé herf au lieu de href et ça a foiré le lien, mais oui, c'était bien ça.
Quentin 02/01 23:26
Tiens, à propos de Johan et Pirlouit, je viens de me rendre compte que la source des dieux date de 1956. L'album vient donc 3 ans avant le premier Astérix, qui a récupéré l'idée de la boisson magique qui rend super fort.
Piet Lastar 02/01 23:35
Il ne s'agit pas de récupérer des forces perdues plutôt que d'avoir une force surhumaine ?
heijingling 03/01 00:16
Oui, les villageois sont devenus faibles, et l'eau de la source des dieux les ramène à leur état normal. Et ce n'est pas une potion magique préparée par quelqu'un, c'est une eau naturellement miraculeuse. Mais je ne dirais pas pour autant que Peyo a plagié l'eau de Lourdes, parce que l'eau miraculeuse, c'est un poncif du merveilleux médiéval.
Si Quentin commence à tout confondre même en dehors du sujet politique, maintenant...
Quentin 03/01 09:00
#1488: Il est vrai qu'au final, ceux qui ont bu l'eau de la source récupèrent leur force perdue. Mais au début, l'eau divine donne bien une force surhumaine. Un type qui abat un gros chêne à la hache plus vite que s'il avait une tronconneuse, un vieillard préfigurant Agecanonix qui retrouve la force de ses vingt ans, des villageois.es avec des fourches en bois et des rouleaux à pâtisserie qui ne font qu'une bouchée d'une cavalerie de soldats aguerris, bien armés, avec armures et cotes de mailles, dans une mêlée qui annonce celles d'Astérix... Dans Astérix, la potion "divine" (le druide étant un intermédiaire avec les dieux) est bien fabriquée et donne des pouvoirs plus exagérés, plus humoristiques et plus irréalistes que chez J&P: les ennemis volent en l'air tout en laissant leurs sandales par terre et retombent avec un simple bobo. Mais à la base, il s'agit bien de la même idée: un breuvage divin qui donne une force surhumaine pendant un temps limité.

#1489: venant de quelqu'un qui est convaincu que Thorgal est calqué sur le Scrameustache...
torpedo31200 (pm - post #1485) - 03/01 11:09
499 ex pour Le lutin du bois aux roches.
pm (Torpedo) - 03/01 12:10
Ok, ils baissent le nombre d'exemplaires( et augmentent le prix), car ça ne se vend pas très bien. Pas à cause du prix, les TT Black and White, se vendent très bien, plutôt à cause d'une qualité pas au top. Je crois qu'un éditeur classique ne comprend pas bien ce qu'attend un collectionneur prêt à payer quinze fois le prix d'une édition courante. Pour eux c'est souvent juste du fric à glaner avec des gogos, le beau papier, la belle impression etc., ça leur échappe.
heijingling 03/01 13:42
"ces tirages de luxe ne sont pas si formidables, imprimés sans précision en Chine"

Je précise qu'une qualité médiocre d'impression n'a (plus) rien à voir avec une impression en Chine. Par exemple à Shenzhen est basé Artron, imprimeur d'art mondialement réputé, qui a remporté des prix de plus beaux livres en Europe et aux EUA

@#1490: Le type qui abat un arbre en un instant est naturellement un colosse à la base, le vieillard se prend pendant la bagarre un coup qui l'empêche de se battre, et les villageois sont largement supérieurs en nombre, et une fourche vaut bien une lance, bref, comme force surhumaine, on a vu mieux.
Et avant l'eau de la source des dieux, le comte de Champignac avait inventé le X1, qui s'injecte mais est un liquide, qui donne force et vitesse surhumaines pendant un temps limité, et avant lui le super héros Wizard avait inventé une potion qui rend super fort et super rapide. Et j'en oublie, et il y en a que je ne connais pas. C'est dingue le nombre de gens que Goscinny a plagiés...
torpedo31200 (pm - post # 1492) - 03/01 13:46
Autre explication plus simple, La guerre des 7 fontaines est beaucoup plus culte.
Quentin (#1493) - 03/01 18:23
Je n’ai jamais parlé de plagiat.
froggy 03/01 19:23
Je me demande qui choisit d'editer ces albums chez Dupuis? Le lutin du Bois aux Roches est un album fondateur de la serie, certes, avec l'arrive de Pirlouit qui va definitivement la mettre au niveau des meilleures series du classique FB masi c'est loin d'etre le meilleur, j'aurais selectionne Le sire de Montresor qui est excellent avec une idee tres drole, le faucon vegetarien et un decoupage admirable, la sequence de la pendaison de Pirlouit est sublimement decoupe.

C'est mon opinion et je la partage.
pm (Froggy) - 03/01 20:00
Le lutin est un très bon album, l'arrivée de Pirlouit avec biquette est absolument mythique. Encore une fois ces éditions sont faites pour les collectionneurs, les amateurs de beaux livres et la contemplation des planches, pas pour la lecture même sinon peut éventuellement et inconfortablement les lire. De ce point de vue c'est un excellent critère.
Sinon, le critère est peut être aussi d'avoir accès aux originaux car il s'agit de reproductions des planches en fac similé.
heijingling (#1495) - 04/01 04:21
Oui, selon toi, il ne plagie pas, il "récupère" les idées des autres, nuance...
pm (Torpedo) - 04/01 05:42
Autre explication plus simple, La guerre des 7 fontaines est beaucoup plus culte.
Non seulement je ne pense pas que l'un soit plus culte que l'autre, mais je ne pense pas que ça joue pour ce genre de tirage de luxe. À mon avis Dupuis publie ce que la famille Culliford leur soumet et ajuste leur tirage selon les ventes précédentes.
 
Les Humanoïdes Associés sont-ils les meilleurs éditeurs de BD ?
 
froggy 03/01 19:28
Qui peut acceder a l'entierete de cet article paru dans Liberation aujourd'hui svp?
pm (Froggy) - 03/01 19:50
J'ai accès et j'ai lu, Giger a escroqué " légalement" l'ancien propriétaire de la boîte à bulles. J'ai également appris que la société Humanos France était lisuidée depuis juillet dernier et Humanos inc. en banqueroute depuis octobre dernier.
froggy (Philippe) - 03/01 20:19
Peux-tu faire un copie-colle de l'article stp?
pm (Froggy) - 03/01 21:58
L’époque des groupes financiers est pleinement établie, y compris dans le monde de la bande dessinée, et il ne fait pas bon d’en méconnaître les règles. Une leçon que Vincent Henry, créateur de la maison d’édition La Boîte à bulles, en 2003, digère désormais avec amertume. Après vingt ans consacrés à la construire, l’agrandir, la faire tourner, quelque 200 albums publiés avec une nette dominante de BD dite «du réel», dont l’Immeuble d’en face, Kaboul Disco, le Chat du kimono, l’Ours Barnabé, Ainsi se tut Zarathoustra, Vincent Henry est aujourd’hui ruiné et en burn-out après un rapprochement qui s’est avéré calamiteux avec le groupe multimédia basé à Los Angeles, Humanoids. Inc., de l’entrepreneur suisse Fabrice Giger. En juin 2025, Giger a subitement convoqué les salariés français du groupe pour leur annoncer la liquidation judiciaire des Humanoïdes associés, maison d’édition phare de la SF en France fondée à l’origine, en 1974, par Philippe Druillet, Moebius, Jean-Pierre Dionnet et Bernard Farkas, qui publie le magazine Métal Hurlant. La Boîte à bulles fait partie des victimes collatérales de cette reconfiguration financière du groupe et de ses nombreuses entités internationales. C’est une variante de plus de l’éternelle histoire du petit qui se fait manger par plus gros que lui.
Né en 1966, diplômé d’économie, Vincent Henry est consultant puis directeur des achats chez Alstom Transport. Il est aussi critique BD à ses heures perdues dans diverses publications. Deux artistes de son entourage cherchent une maison d’édition pour leur nouvel album. Henry leur propose d’être leur partenaire. Avec quelques amis, il crée une structure d’actionnariat et lance La Boîte à bulles au début des années 2000 : «Je voulais être libre, publier des coups de cœur, des livres qui avaient une nécessité intrinsèque, dans une relation de confiance avec les auteurs et autrices. Je ne cherchais pas à gagner ma vie avec ça.» D’abord seul à bord, il développe peu à peu sa structure, embauche plusieurs personnes et publie une vingtaine d’albums par an. L’entreprise a cependant du mal à perdre son statut de «petite» maison d’édition. Jusqu’en 2020, son chiffre d’affaires annuel ne dépassera pas les 550 000 euros. Pourtant, de nombreux auteurs et autrices se sont saisis de la maison d’édition pour progresser dans le milieu : Carole Maurel, aujourd’hui publiée chez Dupuis, Zelba, très visible chez Futuropolis ou Gaétan Nocq, sélectionné avec les Editions Daniel Maghen pour le Grand Prix de la critique ACBD 2022.
En 2017, deux salariées, devenues des pierres angulaires de la maison d’édition, changent de parcours professionnel. Vincent Henry décide de faire appel à un partenaire financier pour affronter ce tournant. Ce sera Fabrice Giger.
«La Boîte à bulles ne faisait pas du tout de science fiction, spécialité des Humanoïdes associés. En nous alliant avec eux, nous pouvions défendre la spécificité de notre catalogue.» Giger, fils de peintre, n’a que 23 ans lorsqu’il rachète les Humanoïdes associés en 1988, qu’il relance en faisant revenir des auteurs tels que Moebius, Alejandro Jodorowsky, Enki Bilal, Milo Manara puis en créant Humanoids. Inc. aux Etats-Unis pour se déployer sur un marché qu’il juge prometteur. Premier sur les ventes numériques à l’époque des discussions, Giger proposait de sortir les livres Boîte à bulles aux Etats-Unis, de développer la vente de droits à l’étranger et misait déjà sur le développement audiovisuel de leurs albums. Vincent Henry y voit une opportunité de faire entrer sa maison d’édition dans une nouvelle dimension.
Il hésite cependant car Fabrice Giger souhaite un rachat complet de l’entreprise, ce qui n’était pas dans ses plans. Il finit par accepter en devenant salarié du groupe, lui permettant ainsi de sortir du stress des aléas économiques d’une gestion d’entreprise indépendante.
A l’époque, Fabrice Giger bénéficie déjà d’une image contrastée dans le monde de l’édition BD, notamment après le précédent redressement judiciaire des Humanoïdes associés, en 2008. Acteur reconnu du monde du neuxième art, il est néanmoins réputé pour avoir fait son chemin via des montages financiers complexes laissant des partenaires en position difficile. Une réputation que Vincent Henry affirme aujourd’hui avoir complètement ignorée à l’époque.
En 2017, un accord de partenariat est donc signé avec Fabrice Giger. En mars 2018, Vincent Henry vend une part minoritaire des actions de La Boîte à bulles à Humanoids. Inc. pour environ 70 000 euros. Il accepte un premier versement de 20 000 euros, le reste de la somme étant converti en prêt à l’entreprise américaine. En juin 2019, Humanoids Inc. devient actionnaire à 51 % de La Boite à bulles. 41 000 euros sont versés aux actionnaires originels et 467 200 restent à verser pour acheter l’entreprise à 100 %. La dette s’accumule pour la société américaine. Car en 2020, Fabrice Giger fait signer un prêt garanti à Humanoids. Inc. via une entreprise propriété de sa famille. Un prêt prioritaire sur toutes les autres créances de l’entreprise américaine. Vincent Henry ne le sait pas encore, mais en cas de banqueroute, il ne pourra tout simplement pas se rembourser sur les actifs d’Humanoids Inc.
Pendant toute cette période, Vincent Henry apporte son expérience et ses idées au groupe. Il travaille pour un tiers de son temps au sein des comités de rédaction des Humanoïdes associés et de Métal hurlant, au sein duquel il fera signer Derf Backderf, Chabouté ou Lewis Trondheim.
Dans le même temps, il se voit donner aussi des objectifs très ambitieux, comme d’atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires pour La Boîte à bulles. Il est poussé à faire signer de grands noms de la bande dessinée, plus exigeants financièrement, ce qui n’était pas l’ADN de l’entreprise. Quatre salariés sont désormais à l’œuvre, dont Vincent Henry lui-même, travaillant pour les différentes marques du groupe.
Cette logique de croissance façon start-up voulue par Fabrice Giger, en fait, ne marche pas. En 2023, les 20 ans de La Boîte à bulles sont fêtés avec une opération spéciale et la réédition de titres phares. C’est un échec commercial. «En octobre 2024, je demande à quitter la présidence de La Boîte à bulles, car je ne maîtrise plus les prises de décision. J’actionne le remboursement obligatoire du prêt de 2018, mais rien ne vient», raconte Vincent Henry.
Et pour cause. Alors que le groupe Humanoids. Inc. vient de fêter en grande pompe à Angoulême et Paris les 50 ans de Métal hurlant, La Boîte à bulles est placée en procédure de sauvegarde en avril 2025. En juillet, la liquidation des Humanoïdes associés France est annoncée. En octobre, la banqueroute d’Humanoids. Inc. est à son tour prononcée par la justice américaine. Il reste moins de 50 000 dollars d’actifs. Les stocks de livres, les propriétés intellectuelles (les œuvres de Moebius ou Jodorowsky par exemple) et La Boîte à Bulles, ne semblent plus appartenir à la société. Un mois auparavant, le prêt garanti de 2020 par l’entreprise proche de Giger à Humanoids. Inc. lui a été remboursé, sans que la nature du remboursement ne soit connue. Celle-ci semble avoir capté à son profit, au dernier moment, une grande partie des valeurs d’Humanoids Inc., limitant de ce fait toute possibilité de remboursement des autres nombreux créanciers, dont Vincent Henry.
Et de fait, depuis juin 2025, La Boîte à bulles n’est plus la propriété d’Humanoids. Inc. Jusqu’alors, la Boîte à Bulles devait de l’argent à une société de production audiovisuelle, Sparkling SAS, présidée par Giger lui-même. Une dette transformée en parts du capital dans la maison d’édition qui dilue à environ 10 % la part d’Humanoids. Inc dans La Boîte à Bulles et lui en fait perdre de facto la propriété réelle. Fabrice Giger reste propriétaire, Humanoïds. Inc. perd de la valeur et Sparkling SAS n’a, elle, tout simplement rien à rembourser à Vincent Henry.
En septembre 2025, Vincent Henry reçoit un mail du comité de restructuration d’Humanoids. Inc. qui lui donne neuf jours pour accepter une annulation de créance et reprendre La Boîte à Bulles – qui n’est pourtant plus la propriété d’Humanoids. Inc. Il affirme avoir demandé, sans succès, les documents financiers nécessaires pour prendre sa décision. L’accord n’a pas pu être validé. Sollicité par nos soins sur les différentes questions posées par cet article, Fabrice Giger n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.
Même si La Boîte à bulles a réduit son nombre de publications, la structure continue toujours d’être active au début de l’année 2026. Mais Vincent Henry, lui, a donc quitté le groupe Humanoids. Inc., perdu le contrôle de la maison d’édition qu’il avait créé et plusieurs centaines de milliers d’euros. «J’ai encore un dernier espoir. Le juge américain a contesté en novembre l’absence d’actifs au sein d’Humanoids. Inc. Reste à savoir quels actifs pourront être récupérés et si cela permettra de dédommager un peu les créanciers.»
Mais la conclusion reste très amère pour l’ancien propriétaire, qui se dit dans un état de semi-dépression aujourd’hui, incapable de mener une quelconque activité professionnelle. «Ce n’est pas juste une question financière. C’est une question d’éthique : l’actionnaire prend des risques financiers et doit assumer de perdre. Il n’est pas logique que l’actionnaire principal récupère les actifs en laissant les créanciers sur le carreau. C’est peut-être légal mais ce n’est pas moral. J’ai aussi des retours des auteurs aujourd’hui qui décrivent une relation de confiance dégradée avec la structure.» Entre la procédure de sauvegarde et les incertitudes liées à la situation capitalistique, des artistes ont témoigné avoir déjà mis fin à des projets en cours de développement mais non signés, quand d’autres sont toujours dans l’incertitude sur leur avenir au sein de la maison d’édition.
heijingling 04/01 02:55
"Giger, fils de peintre"

C'est le fils de H.R.Giger?

-Vincent Henry:"C’est une question d’éthique : l’actionnaire prend des risques financiers et doit assumer de perdre. Il n’est pas logique que l’actionnaire principal récupère les actifs en laissant les créanciers sur le carreau. C’est peut-être légal mais ce n’est pas moral."

La loi est nécessaire, c'est ce qui établit le rapport le plus stable avec la justice, mais elle n'est pas toujours juste pour autant, loin s'en faut.
pm (Heijingling) - 04/01 05:51
Fabrice Giger, fils du peintre José Giger.
Odrade 04/01 17:06
Quel merdier.

O.
torpedo31200 (post # 45) - 04/01 17:40
A l’époque, Fabrice Giger bénéficie déjà d’une image contrastée dans le monde de l’édition BD, notamment après le précédent redressement judiciaire des Humanoïdes associés, en 2008. Acteur reconnu du monde du neuvième art, il est néanmoins réputé pour avoir fait son chemin via des montages financiers complexes laissant des partenaires en position difficile.

Contrastée = au mieux un escroc et depuis longtemps, au pire une merde.
 
Lewis Trondheim (2)
 
torpedo31200 (Avril 2026) - 03/01 14:24
Pour avril est prévu un leporello de Lapinot, intitulé Panorama, 64 pgs 9x14 cm 3 m. Editeur = Le Lézard (dist Makassar)
 
PLAGIAT Vous avez été plagiés ou avez entendus parler de plagiats! Exprimez-vous!
 
Quentin (Glingling) - 04/01 09:30
On peut en parler ici, si tu veux.

En repensant à la source des dieux, j'ai tout à coup fait un lien avec la potion magique d'Astérix, et sur l'instant, ce lien m'a paru évident. Je me suis demandé si c'était Peyo qui s'était inspiré de Goscinny/Uderzo ou l'inverse, et j'ai vu que la source des dieux avait été publiée 3 ans avant le premier Astérix. J'imagine que Goscinny lisait les Schtroumpfs, qu'il a pu trouver l'idée bonne, et qu'il a voulu la récupérer dans Astérix - tout en en faisant autre chose, et quelque chose de tout à fait central dans le cahier de charges Astérix. Ou alors l'influence était inconsciente - on est tout le temps influencé par les trucs qu'on lit à gauche et à droite.

Je trouve ce genre d'inspiration et de récupération qui n'est pas une pure copie tout à fait normal. En ce qui me concerne, le plagiat scénaristique est plus proche du copié-collé. Comme pour le premier XIII de Van Hamme. Mais pour le reste, les vagues récupérations d'idées qui sont développées pour partir dans d'autres directions, c'est autre chose. Donc pour moi, aucun plagiat dans Histoire sans héros ou dans Thorgal, ni même dans Astérix avec la potion magique.

Je met ici la correspondance de l'autre sujet, pour ceux qui voudraient suivre.

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1498. heijingling - 04/01/26 04:21 - (en réponse à : #1495)
Oui, selon toi, il ne plagie pas, il "récupère" les idées des autres, nuance...

1495. Quentin - 03/01/26 18:23 - (en réponse à : #1493)
Je n’ai jamais parlé de plagiat.

1493. heijingling - 03/01/26 13:42
"ces tirages de luxe ne sont pas si formidables, imprimés sans précision en Chine"

Je précise qu'une qualité médiocre d'impression n'a (plus) rien à voir avec une impression en Chine. Par exemple à Shenzhen est basé Artron, imprimeur d'art mondialement réputé, qui a remporté des prix de plus beaux livres en Europe et aux EUA

@#1490: Le type qui abat un arbre en un instant est naturellement un colosse à la base, le vieillard se prend pendant la bagarre un coup qui l'empêche de se battre, et les villageois sont largement supérieurs en nombre, et une fourche vaut bien une lance, bref, comme force surhumaine, on a vu mieux.
Et avant l'eau de la source des dieux, le comte de Champignac avait inventé le X1, qui s'injecte mais est un liquide, qui donne force et vitesse surhumaines pendant un temps limité, et avant lui le super héros Wizard avait inventé une potion qui rend super fort et super rapide. Et j'en oublie, et il y en a que je ne connais pas. C'est dingue le nombre de gens que Goscinny a plagiés...

1490. Quentin - 03/01/26 09:00
#1488: Il est vrai qu'au final, ceux qui ont bu l'eau de la source récupèrent leur force perdue. Mais au début, l'eau divine donne bien une force surhumaine. Un type qui abat un gros chêne à la hache plus vite que s'il avait une tronconneuse, un vieillard préfigurant Agecanonix qui retrouve la force de ses vingt ans, des villageois.es avec des fourches en bois et des rouleaux à pâtisserie qui ne font qu'une bouchée d'une cavalerie de soldats aguerris, bien armés, avec armures et cotes de mailles, dans une mêlée qui annonce celles d'Astérix... Dans Astérix, la potion "divine" (le druide étant un intermédiaire avec les dieux) est bien fabriquée et donne des pouvoirs plus exagérés, plus humoristiques et plus irréalistes que chez J&P: les ennemis volent en l'air tout en laissant leurs sandales par terre et retombent avec un simple bobo. Mais à la base, il s'agit bien de la même idée: un breuvage divin qui donne une force surhumaine pendant un temps limité.

#1489: venant de quelqu'un qui est convaincu que Thorgal est calqué sur le Scrameustache...

1489. heijingling - 03/01/26 00:16
Oui, les villageois sont devenus faibles, et l'eau de la source des dieux les ramène à leur état normal. Et ce n'est pas une potion magique préparée par quelqu'un, c'est une eau naturellement miraculeuse. Mais je ne dirais pas pour autant que Peyo a plagié l'eau de Lourdes, parce que l'eau miraculeuse, c'est un poncif du merveilleux médiéval.
Si Quentin commence à tout confondre même en dehors du sujet politique, maintenant...

1488. Piet Lastar - 02/01/26 23:35
Il ne s'agit pas de récupérer des forces perdues plutôt que d'avoir une force surhumaine ?

1487. Quentin - 02/01/26 23:26
Tiens, à propos de Johan et Pirlouit, je viens de me rendre compte que la source des dieux date de 1956. L'album vient donc 3 ans avant le premier Astérix, qui a récupéré l'idée de la boisson magique qui rend super fort.
 
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