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Notre cowboy solitaire préféré se retrouve avec deux insupportables gamins sur les bras dont il ne sait que faire. Il a arrêté leur frère aîné qui avait tenté de voler Jolly Jumper, funeste erreur. Quant à leurs parents, le père est allé chercher de l'or et la mère est allée à la recherche du père. Il s'avère que celui-ci est également recherché par ses anciens complices parce qu'en fait d'être prospecteur d'or, une activité bien aléatoire en termes de rendement financier, il était plus simple et plus sûr de voler des banques, le butin total étant être de plus de $250,000. Cela attire bien des convoitises assurément.
C'est Blutch qui a signé cette histoire. Après avoir réalisé un Tif et Tondu pas tout à fait réussi, il s'est attaqué a un autre héros du journal de Spirou, Lucky Luke donc et le résultat est bien diffèrent car c'est une totale réussite. Cel album est très drôle, j'ai souvent ri, il y a du suspense, il reprend tous les canons de la série mère alors écrite par René Goscinny avec une maîtrise confondante ; Blutch reprend tous les poncifs dont Morris et Goscinny se moquaient avec gentillesse comme Hergé l’avait fait dans Coke en stock, une galerie des personnages de la série que Tintin avait croisé lors de ses précédentes aventures. On voit ainsi dans ces Indomptés, des shérifs incompétents dépassés par les événements et sous la mainmise de leur autoritaire épouse, des indiens très sympathiques et légèrement philosophes, des vieilles filles bi gotes probablement gardiennes et protectrices des vertus, des saloons avec des danseuses légères, des bagarres dans lesdits saloons, des quiproquos qui mettent Luke en prison etc... Le tout est mené tambour battant a un rythme soutenu servi par d'excellents dialogues dont les fleurons sont dans la bouche des gamins. C'est bien simple, c'est irrésistible.
Blutch a conservé son style graphique tout en faisant évidemment un Lucky Luke. Il est resté plus fidèle au style graphique de Morris qu'il ne le fut avec celui de Will pour son Tif & Tondu. C'est un peu moins virtuose, je trouve, j’ai beaucoup aimé le dessin de son T&T. Son Lucky Luke est très efficace, les garnements sont particulièrement bien réussis en tous points.
Note finale : 5/5. J'ai adoré tout simplement et je pense que c'est le meilleur album de cette collection jusqu'à présent. On ne le saura jamais bien entendu mais je me dit que Goscinny aurait beaucoup aimé cet album tellement il est drôle et respectueux de la série.
J'ai bien aimé mais suis moins enthousiaste que toi, j'aurais aimé qu'il se l'approprie plus, comme il l'a fait avec Mitchum dans l'album du même nom ou avec Lucky Luke déjà dans Le petit Christian.
Ta remarque est étrange car ce n'est pas du tout le même projet. Le LL de Blutch est une vraie réussite, les albums que tu cites également mais c'est un peu comme si tu disais à propos d'un Donjon que tu aurais préféré que Trondheim fasse la suite d'Approximativement.
Ben non, Donjon et Approximativement sont tous deux des créations de Trondheim, alors que le LL de Blutch est une reprise ou un hommage. Une meilleure comparaison serait que de Trondheim je préférerais un Donjon ou un Approximativement ou un Maggy Garrison à un Spirou et Fantasio ou un Marsupilami ou un Astérix, et effectivement, c'est le cas.
Blutch a toujours fleurté avec les hommages et les références, mais je préfère son regard quand il les inclue dans son oeuvre, comme dans les bouquins cités, que quand il les reprend directement.
Son LL est un bon LL, mais un bon LL en 2025 a perdu de sa pertinence par rapport à un bon LL de 1960 ou 1970, ce n'est plus qu'un exercice de style réussi. Ou alors il faudrait le revoir de fond en comble, comme Appollo et Brüno l'ont courageusement tenté, sans que ce soit une réussite complète.
Le LL de Blutch est parmi ceux que j'ai lu un des meilleurs album hommage à la période classique. Je n'ai pas beaucoup aimé le LL de Bouzard par exemple qui tourne en rond après dix pages, mais je n'ai pas encore lu les LL de Bonhomme que je crains d'être trop sérieux.
Bon, il y a le Spirou de Bravo mais je ne sais pas si on peut parler d'hommage.
Un hommage est toujours, pour moi, en deçà de l'oeuvre originale, en dehors de l'exercice, je ne vois pas trop l'intérêt, sauf pour l'auteur qui veut se coltiner à son modèle, mais du point de vue du lecteur, c'est agréable et bien fait au mieux, mais ne peut donner un chef d'oeuvre.
"Bon, il y a le Spirou de Bravo mais je ne sais pas si on peut parler d'hommage."
Vu ce qu'il fait des personnages, on ne peut honnêtement pas, non...
Pendant que j'y pense Jodo aura 97 ans demain. Je me demande si ce n'est pas lui le nouveau doyen des auteurs de bd.
Je sais que ça ne se fait pas mais par avance je lui souhaite un joyeux anniversaire.
Son anniversaire tombe cette année le jour de la fête du printemps (jour de l'an extrême-oriental) de l'année du cheval, et il est comme un cheval une force de la nature, non seulement il vit très vieux mais est toujours créatif, il commence même encore de nouvelles séries.
Jodo est encore crédité comme co-scénariste sur le dernier Bouncer ( tome 12 qui date de fin 2023), et comme unique scénariste jusqu'au tome 9 de 2013.
Bonne année du cheval.
Trouvé sur BDZoom.
Cheval en mandarin se dit ma, en anglais mare est une jument, il est donc facile de passer de ma- mare- au marsupilami.
Alors je serais bien hypocrite car on a le choix de l'album offert parmi d'autres. J'ai choisi Largo Winch d'une part parce que les autres ne me tentaient pas et surtout parce que j'étais curieux de voir ce que donnait le nouveau scénariste de la série. Le précédent (Giacometti je crois ?) m'en avait dégoûté au point que j'avais arrêté d'acheter les albums. Au final, j'ai trouvé que l'album n'était pas si mal, très distrayant.
" J'ai choisi Largo Winch d'une part parce que les autres ne me tentaient pas et surtout parce que j'étais curieux de voir ce que donnait le nouveau scénariste de la série. Le précédent (Giacometti je crois ?) m'en avait dégoûté au point que j'avais arrêté d'acheter les albums. Au final, j'ai trouvé que l'album n'était pas si mal, très distrayant."
Il est vrai que je ne suis pas très curieux de ce que peut donner cette série entre les mains de qui que ce soit, qu'il faut aussi voir ce qu'ils proposaient par ailleurs (si c'était Lady S....), et enfin, je trouve aussi que Giacometti s'est perdu depuis qu'il a laissé tomber la sculpture.
A la bibliothèque centrale de Canton, tombé par hasard sur Dans la combi de Thomas Pesquet, en chinois, sauf que sans explication ni indication, il manque tout le début, ça commence avec son entrainement en Russie. Et comme ils ont traduit sans rien modifier, la première phrase du bouquin devient "l'entrainement se poursuit en Russie"...