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La couverture ne m'avait pas trompée, c'est génial! Quelle histoire captivante et l'action ne manque pas. J'ai relu les 3 d'un coup et tant mieux. Le scénario est vraiment très bon et les planches mon dieu ! Kumiko est vraiment très touchante, c'est bien la seule à avoir des sentiments dans ce monde cerné par les riches en quête de pouvoir et d'argent!
A acheter d'urgence!
On attendait avec beaucoup d'impatience le nouveau cycle (le 3ème) d'Aquablue. Le voici, le voilà.. et il est très bon. Le dessin de Tota est au mieux de sa forme, vivant et énergique ; le traitement informatique de celui-ci n'enlevant rien à sa luminosité, bien au contraire. Quant au scénario, il est dans la digne suite des deux premiers cycles. Nao, qui a récupéré la fortune de ses parents, l'a entre autre conscrée à la défense de toute forme de vie dans l'univers. Bien sûr, partout l'accompagnent ses fidèles amis, Cybot, Rabah et Carlo. Le schéma devient classique, mais il est bon et on ne s'en lasse pas. Seul point d'interrogation sur la série : "Aquablue" en tant que tel ? Reverrons-nous un jour sa planète d'adoption ainsi que sa compagne qui était censée se mourir d'amour et d'inquiétude à attendre Nao. On a déjà vu des héros d'aventures revenir au bercail après de nombreuses années d'absence, mais dans ce cas, pourquoi ne pas l'avoir prise avec lui, comme il l'a fait avec plusieurs de ses compagnons d'Aquablue ? Probablement pour laisser à notre Nao la possibilité de découvrir les joies de l'amour sous d'autres cieux.. à prévoir probablement .. On est impatient !
Il y a parfois comme ça des BD qui vous donnent un choc, voire même un électro-choc. Quelques BD m'ont déjà fait cet effet-là, et Monsieur Khol fait partie d'elles.
Chaque case est une oeuvre d'art, équilibre entre la peinture et le dessin, entre la couleur et la "technique", entre la lumière et l'intensité. Pas de bords noirs aux cases, pas de délimitation nette ni tranchée, tout comme le thème de l'album : les traits du visage de l'homme qu'on ne voit jamais, que l'on croise mais que l'on ne reconnaît pas, dont on ne s'aperçoit jamais de la présence. Même lui semble ne pas se voir et s'oublier dans un train-train quotidien fade et grisâtre. Un jour, sa vie va changer.. il va découvrir ce qu'est la nature, la couleur, la chaleur, la lumière... la vie...
Conte carré, oeuvre aboutie, Monsieur Khol est le reflet de l'extraordinaire sensibilité des deux auteurs (Moynot & Dieter) qui n'ont rien à prouver mais qui ont encore tellement à nous apporter. Il y a des choses bonnes dans la vie, où l'on se sent mieux après les avoir vécues qu'avant.. et Monsieur Khol m'a fait vivre un très beau moment, une richesse, un cadeau. Merci beaucoup, messieurs les auteurs !
“Alex Clément est mort” est d’abord l’œuvre d’un auteur enfin reconnu par la critique pour son magnifique “La terre sans mal”. Il aurait pu choisir la voie de la facilité (et du commercial), mais il revient là où on ne l’attendait pas. Beaucoup plus sûr de lui, l’auteur prend des risques tant graphiques que scénaristiques. A le façon d’un Hermann, il semble vouloir explorer toutes les voies (couleurs directes entre-autres). Il faut pourtant mettre un bémol : l’exercice périlleux a dû mal à tenir la distance et s’essouffle au milieu du deuxième chapitre. Sans doute que le scénar aurait dû raccourcir l’histoire qui tire en longueur et finit pas se répéter. Cela est d’autant plus dommage que le premier chapitre contient (trop ?) d’idées qu’il n’exploite pas par la suite. Dommage. Mais ça reste un excellent album dans son ensemble. La palme revenant à Lepage.
Amateur de séries noires et de polar, réjouissez-vous.
Le choucas rapplique c'est carrément le bonheur.
Un remonteur de pendules licencié se trouve par hasard impliqué dans une affaire de "chantage à la mamie" où trempe son ex patron.
Ni une ni deux, l'horloger devient détective et s'affuble du pseudonyme de Choucas, eu égard à la noirceur de son costume.
Le dessin est efficace, sobre et faisant penser à un bon vieux polar en NetB à la française.
Quant au scénario, il s'inscrit dans la lignée des romans dont le personnage principal se gave:les séries noires.
On va dire que je suis radin, mais en plus pour 25 brouzoufs, c'est encore une autre raison de pas se priver.
En prime les autres aventures du Choucas sont déjà prévues pour Mars.
Le Choucas rapplique.Lax.Dupuis "Repérages"
Un album pour rien. Dans une série chaque album est censé apporter quelque chose à l'histoire ici rien. Banks est au bagne arctique au début et perdu dans l'arctique à la fin. Il y a bien deux trois révélations qui préparent un futur coup de théatre pour la suite (je n'en dis pas plus j'en ai assez dit).
La trame générale de la série est assez moyenne, on parle de pollution généralisée mais les gamins abandonnés et autres "terriens" se portent comme des charmes. L'eau est polluée puisque on se congratule de trouver une source pure mais la faune est bien vivace. Bon c'est de la SF tout n'a pas besoin d'être expliqué mais il faut quand même une certaine cohérence.
Malfin continue son apprentissage de dessinateur il y a des hauts et des bas et la mise en couleur flashy n'est pas là pour rendre le résultat plus agréable.
Regards de femmes par Jean Baptiste
  
C'est une histoire formidable. J'aime beaucoup le denouement des evenements. L'erotisme est palpable
depuis le debut de l'histoire.
bon j'ouvre la série des critiques du décalogue,eh bien chapeaux bas messieurs,si franck giroud continue de nous pondre des scénars aussi excellents que celui ci ,de mandrill,ou du trop sous estimé pieter hoorn ,il va se faire un place au soleil du panthéon des scenaristes de bd ,l'histoire est géniaale,je ne la raconteras pas ici courez sur l'album ,par contre mention très spéciale au dessin clair de de vita (qui va collaborer avec swolfs),et deux petits points négatifs ,les dessin un peu trop brouillon de béhé ,et le prix 78 ff ,qui fait mal au porte monnaie des lecteurs ,mais bon quand il y a la qualité ...
Quelle bd surprenante ! J'ai acheté ce deuxième volume sans avoir lu le premier et c'est super. L'humour est au rendez-vous et l'histoire est très intéressante. Je ne me suis pas lassée une seconde. Les dessins sont excellents. En bref, j'ai passé un très bon moment avec cette bd alors achetez-la pour faire la même chose !
J'suis tombé là-dessus par hasard, dans un supermarché, et je me suis mis à lire et pis, je dois dire que je l'ai acheté. Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse du meilleur album dessiné par André Taymans, mais on sent qu'il a tenté autre chose. Surtout qu'ici, il y a un deuxième dessinateur, qui m'a tout l'air de faire ses premiers pas.
Moi, j'ai l'impression qu'il faut leur laisser un peu de temps.
Question scénar, c'est la première histoire avec de nouveaux personnages, mais j'ai l'impression qu'on pourrait aller plus loi, avec le personnage principal. Son humour devrait être exploité plus à fond.
Mais pour une première aventure, l'ensemble n'est pas trop mal.
Du grand romantisme, avec tout ce qu'il faut pour. Le dessin de Ruben Pellejero, qui type avec netteté ses personnages et les souligne d'un gros trait noir, fait penser à un Vallotton, un Ranson qui serait passé par l'expérience américaine, une sorte de nabi de la nouvelle fin de siècle, la nôtre. Cette science des visages et des décors est mise au service d'un scénario qui vous en donne pour votre compte. Une fois de plus, Denis Lapière (Le bar du vieux Français, La dernière des salles obscures) nous a concocté une histoire d'amour dans laquelle on entre sans se faire prier.
Une jeune fille sans père tombe amoureuse d'un homme fort ; elle connaît avec lui l'amour fou, puis tout se déglingue. Banal. Sauf que tout ceci se passe dans une Tchécoslovaquie de fin de dictature, que l'homme est un écrivain emprisonné et torturé, et que cette histoire est racontée par la jeune femme à un autre homme, qui tombe amoureux d'elle. Ces deux changements de perspective, l'un politique, l'autre poétique, font tout le charme de ce récit, de cette ballade tendre et douloureuse, où aucun des héros n'est méprisable. On a l'impression de lire un film, de nationalité indéfinissable, un film américain qui se déroulerait dans la vieille Europe: toutes les qualités, quoi...
Voici les nouvelles aventures de Jack Palmer, l'ineffable antihéros de Pétillon, le détective raté qui résout la plupart du temps ses enquêtes sans rien y comprendre. Cette fois-ci, il a accepté une mission simple : il doit se rendre en Corse pour apporter à Ange Léoni des informations concernant l'héritage d'un oncle décédé à Paris. Jack Palmer essaie donc de dénicher l'Ange en question, mais il se heurte au mutisme inexplicable d'une population pourtant réputée pour sa civilité. C'est que les gens ont de bonnes raisons de ne pas pouvoir lui répondre ("Vous comprenez, nous ne sommes en Corse que depuis cinq générations, nous ne connaissons pas grand-monde"). L'enquête semble avancer quand un Corse contacte Jack Palmer pour lui dire que la requête qu'il a formulée dans un bar (personne ne lui a répondu…) lui semble raisonnable et qu'il a décidé de l'aider. Il lui apprend donc… que les toilettes sont au fond de la cour à gauche !
Bien sûr, l'enquête va en se compliquant. La plupart des gens auxquels Jack est confronté appartiennent à l'une ou l'autre tendance nationaliste (Canal Inattendu, la Concoctée..). Ange Léoni, lui aussi -bien sûr- nationaliste, a pris le maquis pour de sombres raisons. Les gendarmes sont aussi présents, mais apparemment autant dans le flou que Jack. Tout cela dégénère enfin en vendetta, car un héritage est une affaire de famille. Ce n'est que vers la fin que l'enveloppe peut être remise à Ange Léoni et que l'on apprend la teneur du fameux héritage.
Jack Palmer est donc toujours égal à lui-même, mais cette fois-ci, la principale difficulté de l'enquête réside davantage dans la complexité de la situation que dans l'intelligence de ses ennemis. Pétillon parodie sans retenue les travers des Corses. Gageons que sa maison a déjà été plastiquée ! Couronné album de l'année au Festival d'Angoulême 2001, l'album vaut la peine d'être dégusté !
La bande dessinée doit jouer avec les mythes. Le mythe, c'est celui de Don Juan, ici bâtard étincelant, aussi à l'aise dans les tavernes borgnes que dans les palais baroque de la Rome du XVIIIè siècle. Car le "grand seigneur méchant homme" de Molière s'est déplacé d'un siècle. Il n'est pas pour autant réduit à la dimension historique d'un Casanova, plus séducteur érotomane qu'immoraliste. Par son entrain, par sa naïveté qui l'emporte au final sur un cynisme qui n'est que défense, par le mouvement irrésistible dans lequel il entraîne le lecteur, il évoque bien plus le flamboyant Don Giovanni de Mozart et da Ponte.
Le tout est cité avec goût et une élégance qui permet de le mêler harmonieusement aux meilleurs références de la bande dessinée : huit superbes planches de crayonnés, aquarelles et gouaches, offertes en préambule, rappellent les influences complémentaires de Jijé, pour le mouvement et les bagarres, et de Moebius, notamment pour les visages. Celui du Scorpion, organisé autour de sourcils surexpressifs, en fait à coup sûr un ancêtre du Méta-baron de l¹Incal.
Plus encore que la richesse des sources sur laquelle s'appuient les auteurs, leur grand mérite est pourtant bien de ne jamais sacrifier au prestige de l'érudition ou de la reconstitution historique. Leur Rome emprunte en effet plus à celle, fantasmée, des Borgia qu'à celle des Lumières. Mais c'est l'esprit de celles-ci, et aussi les zones d'ombre qu'elles ne manquèrent pas de dessiner par contraste, qui est merveilleusement rendu. Ainsi, du Scorpion, Scaramouche insaisissable mâtiné de surhomme sadien, Don Juan jusque dans le couple tout en équilibre qu'il forme avec son Sganarelle : le démon élancé que retient sur terre le solide hussard rondouillard. Fouinant dans les Catacombes à la recherche de reliques à monnayer, il est tout à la fois le profanateur des ancêtres et l'orphelin en quête de père, l'homme d'action que rien ne peut arrêter, et dans le même temps celui qui s'enfonce en vain au plus profond de sa mémoire.
C'est en fait un personnage romantique, dans sa complexité et ses contradictions, que peignent là Marini et Desberg, victime non de son tempérament (Casanova) ou de sa méchanceté (Don Juan), mais de son hérédité : pourtant nulle lourdeur psychanalytique dans cette angoisse d'une filiation insoluble, juste un prétexte pour ressusciter avec panache un genre, l'aventure de cape et d'épée, que trop d'imitations avaient fini par assommer. Très vivement recommandé !
Un vrai bijou !
Cette bd est vraiment magnifique, bravo a Moynot pour ses superbes dessins.
Apres avoir plusieurs fois travailles ensemble (dans "Vieux Fou" ou "Bonne fete Maman"), les auteurs ont voulu faire quelque chose de different, et c'est reussi.
L'histoire est un conte base sur la tendresse, l'amour, le regard des autres...Ceux qui veulent de l'action feraient bien de s'abstenir ! Je trouve qu'on est tres vite dans la peau du personnage et qu'on se met a partager sa naivete et son emerveillement pour les choses "simples" da la vie...
Quant au dessin, il est denue du moindre contour, au niveau des personnages mais aussi des bulles et des cases elles memes. Le resultat est vraiment grandiose.
Qu'il me soit permis d'apporter ici ma pierre à l'impressionnant édifice des critiques de "Blacksad" disponibles sur bdparadisio. J'ai craqué comme tant d'autres après avoir lu des réactions unanimes sur ce site, et si certains d'entre vous arrivent après la bataille (c'est-à-dire l'effervescence liée à la parution d'une nouveauté), il serait dommage qu'ils ratent "Blacksad". Amis bédéphiles internautes, vous êtes impardonnables si vous n'avez pas lu cette étonnante bande dessinée espagnole !
On a rappelé avant moi la prestigieuse signature de la préface (Loisel himself qui s'essaye pour la première fois à cet exercice). On s'est longuement extasié sur un dessin effectivement époustouflant de maîtrise. Rarement la bande dessinée animalière aura trouvé pareil ambassadeur ! L'univers de "Blacksad" est proche de celui du Canardo de Benoît Sokal, en un peu moins glauque et desespéré tout de même. Et Blacksad n'est pas un anti-héros... Le parallèle n'a donc rien d'une filiation inavouée. Guarnido tient son propre style bien en plume, et risque d'en inspirer plus d'un à l'avenir. Le scénario de Canales, certes un brin en retrait par rapport au dessin (la tâche était rude...) reste fort réussi : la voix off installe très vite l'ambiance, les situations sont bien trouvées, les personnages sont remarquablement esquissés (oui, le dessin y est pour beaucoup, mais pas seulement !), le découpage est dynamique et il n'y a aucune fausse note du début à la fin.
Dessin splendide, fort bon scénario. On est bien en présence d'un des incontournables de l'année 2000, sur les talons d'un "From Hell" dans le top des albums de la fin du deuxième millénaire. Alors bonne lecture...
Pour avoir vécu longtemps à Tahiti, lire cet album a été un réel plaisir.
En effet, J-C Denis avec son dessin simple mais aux couleurs chaudes et son personnage de loser qui arrive à tomber toutes les filles qu'il croise; a su merveilleusement retranscrire l'atmosphère nocturne de Papeete et de ses rencontres si particulières....
On se laisse prendre par les aventures de ce bonhomme (je dois avouer que je connaissais pas) pas toujours sympathique mais que l'auteur réussit à rendre attachant.
Une rencontre très chaleureuse avec l'auteur à Angoulême m'a définitivement convaincu sur l'achat de cette série...longue vie à J-C Leroi !
Et voilà la grande saga se termine par des libations dans la tradition des grands festins vikings.
Il faut le dire , même si je connaissais la fin de la série avant sa fin, j'avoue que le style est là même si....... la critique est facile l'oeuvre difficile.
En effet, clore ce genre de saga est toujours délicat.
Je regrette seulement qu'Arleston fasse de Lanfeust un éjaculateur précose, pauvre garçon avec tout le mal qu'il se donne pour sauver le monde. Bon c'est un peu graveleux, mais ça plait au public jeune et le mariage de C'ian tarte au possible (sisi on fait des robes de mariages sexy..), il faut bien que tous les lecteurs si retrouvent, et Arleston ne se cache pas de faire du grand public.
Le style de Tarquin, je conseille aux grincheux qui chipotent d'essayer de trouver ses premiers albums, la force du style était là mais les couleurs étaient également fortes, presque brutales.
Lanfeust est pour moi la grande série d'héroic fantaisy des années 90 comme l'a été La quête de l'oiseau du temps, non non je n'ai pas peur des mots.
Une série à avoir.
Seulement messieurs de Soleil Production ne tirez pas trop la corde des sous séries ou d'un Lanfeust des Etoiles car le lecteur se lassera peut être (et après le départ de C'ian on lui colle quoi dans les pattes une rouquine !!!)
Allez bonne lecture
Une bonne surprise en ce début d’année. Le tandem Bodart-Vehlmann nous offre un recueil d’histoires drôles. Et peut-être que le problème se situe ici ? Histoires pour rire, histoires à faire frissoner, parodie d’E.A. Poe ? L’album semble aller d’un pôle à un autre. Ceci donne alors un ton inégal à l’album et aux histoires qui adoptent un rythme différent. Je regrette l’absence d’humour noir comme Yann a pu nous en offrir au début des « Innomables » ou l’humour second degré de Tome . Côté dessin, j’ai été séduit dés la première planche par le style « classique » de Bodart qui mérite mieux que des histoires courtes et surtout de trouver son créneau dans une série commerciale. Prometteur.
Un seul mot: déception. Sans doute que le genre requiert une plus grande maturité dans le traitement, toujours est-il que l’héroïc-fantasy est en soi un exercice périlleux. Le problème, c’est que les auteurs cumulent tous les poncifs du genre et rendent l’album indigeste. Exploiter les mythes antiques à l’ère galactique a de quoi faire rêver. Mais on est au regret de constater l’absence de souffle épique, de rebondissements, d’actions, la présence de dialogues « théatreux », de violence gratuite et surtout une succession d’erreurs. Le scénar n’exploite pas les ficelles et les disgréssions que le contexte pseudo-historique peut apporter à l’intrigue (Voyez "Jugurtha" (Franz/ Vernal) ou les « Méta-Barons » qui exploitent les mythes grecs antiques).
En effet, le dessin accumule des scènes et une déco répétitives, une erreur de découpage vient allourdir l’histoire au moment où celle-ci semble décoller. Paresse, absence de maîtrise ? Sans doute, la présence de nombreux « trous » dans le scénar y est pour beaucoup et que la catégorie dans laquelle les auteurs veulent boxer souffre de la concurrence du tandem Jodo/ Gimenez ou Jodo/ Moebius.
Toujours est-il que certaines (double plaches) planches laissent présager un grand avenir pour ce dessinateur. Un ratage.
J'avais été un peu dur, bien qu'enthousiaste, avec le premier album de cette série. je viens de lire les deux tomes suivants et mon enthousaisme c'est encore aggrandi. Même si je reproche toujours au dessin de Falque son côté carré (surtout les phylactères), je considére cette série comme une des meilleures séries SF actuelles. Corbeyran ne se contente pas d'imaginer un monde, c'est une véritable allégorie de notre époque contemporaine qu'il nous propose (et tant pis pour les aveugles qui seront incapable d'en lire le message sous-jacent). Il attaque de plein front le "consumérisme" ambiant et nous rappelle, à nous, les nantis d'européens, que la moitié de l'humanité meurt de fain et que nous n'en sommes pas irresponsable. Une bande dessinée politique (car l'humanisme est politique) et grand public, j'en ai rêvé, Corbeyran et Flaque l'ont fait avec talent.
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