A la lecture de ce troisieme album, comme pour le deuxieme, d'ailleurs, une question s'impose: est-ce un scenario de Jodorowski ou de quelqu'un qui essaye de faire du Jodorowski ? Tous les ingredients habituels sont la (surhomme, opposition humain / inhumain, initiation...), mais l'exploitation qui en est faite est tellement peu imaginative ou originale qu'il ne reste que les tics parfois agacants de l'auteur de l'Incal, sans ce qui fait le charme de ses autres series.
Depuis le tome 1, nous suivons les tribulations de ce pauvre Albino revant de devenir createur de jeux video, mais dont l'apprentissage semble n'avoir pour but que de detruire tous ses reves et illusions. La mecanique de l'histoire semble etre "Albino croit avoir touche le fond, mais attendez de voir ce que je lui reserve dans le prochain album". On se le demande, mais ca ne m'interesse pas trop non plus, a vrai dire. Autant dire que cette serie me donne mechamment l'impression de se mordre la queue !
Dans le meme temps, le reste de la famille d'Almagro se dispute la place de "plus detestable" avec beaucoup d'acharnement. On s'achemine visiblement vers un ex-aequo. Jodo reussit a reintroduire de maniere detourne le mythe de l'hermaphrodite qui lui est cher et continue avec une petite castration. Cela ressemble vraiment a une parodie de Jodorowski.
Concernant le dessin, apres les couleurs hideuses lors de la prepublication du tome 1 dans BoDoi (pour qui se rappelle), le traitement informatique de Fred Beltran colle assez bien au style de Janjetov, bien que l'impression generale soit particulierement froide et artificielle (ce qui est sans doute un choix dicte par le cote Techno de l'univers ou evolue Albino).
Autrement dit, du Jodo en roue libre qui exploite le filon qui fait son succes mais sans la moindre trace de renouvellement, au contraire, je me demande s'il n'y a pas une certaine auto-satisfation dans tout cela. Le traitement informatique du dessin n'est finalement qu'un leurre pour rendre plus attractive une serie qui manque cruellement d'interet.
Andréas égal à lui-même, maître ès bande dessinée se jouant habilement des convenances du genre, il réalise une fois de plus un album bien au-dessus de la production habituelle et s'impose plus que jamais comme un formidable artisan qui inlassablement construit cet univers si particulier répondant à ses règles propres et possédant ses héros, ses mystères et son charme unique. Attaque nous fait entrevoir la vision de l'auteur sur un monde concentrationnaire qui n'a rien a envié aux camps nazis tant par la violence physique qui y sévit que par les idées effroyables qui les ont généré. L'action ne s'essoufle pas et l'histoire gagne en épaisseur grâce aux encadrés jalonnant l'ouvrage et nous éclairant sur la caractère inquisiteur et fasciste du Concept. Andréas fidèle à lui-même : d'innombrables questions et quelques esquisses d'explication laissés à l'attention du lecteur attentif. Pour finir, la mise en couleur déléguée à Isa Cochet tient ses promesses et se poursuit dans une ligne plaisante qui se marie parfaitement au dessin d'Andréas.
Un album très maîtrisée donc et qui donne une envie irrépressible de connaître la suite : Le dragon bleu.
Plageman, voila le type meme de la BD injustement méconnue.
Le test est simple; allez chez votre libraire favori(e) et dites lui un truc du genre: "bon, alors voila, on m'a parlé d'une BD... Plageman, je crois, ca vous dit quelque chose?"
en général la réponse s'accompagne d'un regard complice: "He mais bien sur que je connais...faut le lire, ce type est fou (ou il a fumé, ce dépend des libraires)"
Plageman, l'histoire d'un type qui décide de vaincre le beauf avec un ballon de volley sur la tête. Il est persuadé d'etre un super heros aux pouvoirs colossaux, et entraine avec lui ses potes Super Pennak, Super Jacquot et Kingfish, l'homme mer.
Plageman, l'homme plage, détient une des plus belle collection de roustes de l'histoire de la BD grace à ses amis Max le vigile, le XV de france, Igor, Kong et les autres.
Plageman, c'est la rencontre d'un humour de situation incroyable (on rit tout seul devant sa BD), des cadrages étonnants, des clins d'oeil aux série comics a base de super héros dans les postures de Plageman, presque cinématographiques, des dialogues vifs et drôles, et puis surtout, n'oublions pas, c'est drôle.
Si vous aimez un peu fluide glacial et tout ca, vous ne pourrez qu'adorer Plageman.
Plageman, l'homme plage, aux éditions 6 pieds sous terre.
Un nouvel album signe Christin et Bilal reste un evenement, meme s'il ne s'agit pas de BD, tout comme "Los Angeles" et "Coeurs Sanglants" (tres interessants egalement), parmi leurs dernieres collaborations.
Cette fois, dans le cadre des "Correspondances" de Pierre Christin, les 2 auteurs s'associent pour la realisation d'une plaquette fictive destinee a seduire d'eventuels investisseurs dans la creation d'un musee, ou plutot DU musee de ce nouveau millenaire, revolutionnaire dans son approche scenographique et sa thematique.
Au fil des pages, nous decouvrons les grandes lignes des differents pavillons, relatifs a certains aspects l'humanite en ce debut de 3e millenaire, illustres pour nous permettre de nous faire une idee plus precise du resultat final. Les "promotteurs" mettent evidemment l'accent sur tous les points les plus porteurs de ce projet fou (avec la suffisance et l'autosatisfaction de rigueur), mais au fil des pages, le malaise s'installe car sous le vernis humaniste se cache un projet qui porte en lui toutes les horreurs possibles et imaginables: mercantilisme, deshumanisation, racisme... un veritable catalogue de toutes les pires tares de la l'Homme.
Le choix meme du site, hautement symbolique, est un veritable affront (ne lisez pas la quatrieme de couverture, il est beaucoup plus interessant de decouvrir le site en question au fur et a mesure de l'argumentaire).
Christin et Bilal manient le cynisme et l'humour noir avec brio. A travers cet ouvrage, ils dressent une sorte de bilan de l'humanite en l'an 2000. Ce n'est guere brillant, malheureusement. Allant jusque bout de leur propos, ils offrent un livre que je considere comme un petit chef d'oeuvre.
Que ce soit dans le concept meme du musee de l'avenir, la presentation sous forme de plaquette commerciale, qui joue sur l'ambiguite lecteur / "investisseur" (autrement dit, nous ne sommes pas si innocents que nous voulons bien le croire), le descriptif des differentes "attractions"... je ne trouve rien a redire. C'est remarquable !
Une très bonne mise en bouche. Ce premier tome ne livre pas grand chose mais juste asseze pour attendre impatiemment la suite. N'est-ce pas le rôle d'un premier tome? Le dessin de Lauffrey est superbe bien queun peu sobre. Le changement de couvreture au dernier moment est dommage, celle montrée dans les pubs avait plus d'impacte.
Et Dorison confirme qu'il est un des meilleurs jeunes scénaristes actuels. Sa maitrise du découpage et du rythme est épatante. Et connaissant l'énergumen, il a suremen ficelé toute son histoire depuis longtemps pour lui apporter une cohérence qui fait parfois défaut.
Bravo méssieurs!
Voilà à mon avis l'exemple type d'album surestimé. J'ai été très déçu (peut-être en attendais-je trop?)par le scénar tant que par les dessins. L'histoire mise en place n'avance pas et les dessins sont efféctivement parfois primaires (question finition). L'histoire est classique et j'espère que le scénar prévoit des rebondissements pharaoniques pour la suite car cela ressemble très fortement à Akira. Tout le monde n'est pas Otomo et je ne vois pas l'intérêt de faire un Akira européen. D'autant que les 70 pages ne se justifient pas.
Donc grosse déception en attendant avec espoir une relance dans le tome 2.
Comme pratiquement tout le monde, j'ai ete epate par le dessin de cet album. Pas grand chose a dire. Meme Loisel, qui est loin d'etre un manchot, reconnait avoir pris une sacre claque devant la qualite graphique de cet album. Evidemment, le dessinateur est avant tout animateur pour Disney, ce qui explique beaucoup de choses.
Malheureusement, le scenario est loin d'etre a la hauteur du graphisme. Certes, il est loin d'etre mauvais, mais il ne repond pas aux ambitions que faisaient naitre un tel dessin. Dans ce monde d'animaux humanises qui evoque Canardo, Blacksad est un detective prive. Une de ces anciennes clientes (et maitresse) est retrouvee assassinee. Il part donc sur la trace du tueur.
Et nous suivons cette enquete ou ne manque aucun poncif du genre: le prive en imper, les hommes de main brutaux, les passages a tabac dans des coins sombres... tout y est, agence sans originalite particuliere. Je n'y ai pas trouve le decalage qui fait le charme de Canardo. Autant dire que si le traitement graphique de ce scenario n'avait pas ete a ce point brillant, cet album n'aurait pas ete remarque comme il l'a ete. Il aurait fait sa petite carriere au cote des polars classiques qui seduisent les amateurs.
Un gout de trop peu finit donc par se degager, parce qu'avant tout, une BD se lit, et non se regarde. Je suis personnellement plus indulgent avec une BD au dessin un ton en dessous du scenario que l'inverse, comme c'est le cas ici.
Et bien franchement, si les deux premiers cycles, malgré leurs différene, étaient incroyables, ce dernier cycle était vraiment celui de trop. L'intrigue est stupide, elle se termine en queue de poisson (et pas en oeil) et le dessin est des plus moches. Moi, en tout cas, je vais les revendre en occasion et m'acheter lutot le second tome de Sasmira.
"La révolte d'Hop Frog" avait été saluée à juste titre par des lecteurs enthousiastes devant ce dépoussiérage radical d'un genre maintes fois enterré : le western. C'est donc avec un a priori nettement positif que je me suis plongé dans cette nouvelle aventure d'Hiram Lowatt et de son fidèle (mais taciturne) Placido.
"Les Ogres" n'est pas à proprement parler la suite de "La révolte d'Hop Frog". Certes, on retrouve les deux héros et il est fait référence à la révolte des objets, mais l'album se lit indépendamment. L'intrigue plonge cette fois le journaliste et son ami indien dans une contrée que l'on dit ravagée par les raids des Coeurs de bêtes, une tribu anthropophage que les habitants veulent massacrer. L'idée de départ est donc nettement moins originale, et malgré un départ prometteur, l'histoire s'enlise rapidement. Howatt m'a paru nettement moins sympathique dans cet album, faisant preuve d'une violence débridée que les épreuves qu'il traverse ne justifient pas totalement. Le scénario n'est pas mauvais mais semble étrangement quelconque pour un auteur comme David B. Le dessin de Blain est noir, ce qui cadre peut-être bien avec l'histoire mais qui crée une ambiance moins réussie que dans le premier volet.
Au final, un album nettement en retrait par rapport au premier. Lisez plutôt "Hop Frog" si ce n'est pas encore fait.
Revoilà donc les deux branques à la peau tannée et au sourire édenté, le gobelin et le troll parents malgré eux d'une créature qui a fait trembler les puissants. Les années ont passé et la petite larve est devenue une jeune fille. Elle s'est même récemment fait un ami dans la forêt mais ses parents décident justement de changer d'air et elle se retrouve séparée de son nouveau compagnon (il réapparaîtra plus tard, of course !). De fil en aiguille, elle rencontre le dragon du donjon où ses parents se font embaucher comme gardiens, et se lie d'amitié avec lui...
Le scénario est toujours aussi drôle et original. Il y a vraiment des réparties hilarantes et des jeux de mots bien sentis, savamment glissés dans une histoire rythmée et bien menée. Le dessin de Boiscommun, sur lequel je m'étais déjà extasié lors de la lecture du premier album, en fera encore baver plus d'un. Le bougre sait tenir un pinceau dans le bon sens, y a pas de doute !! Il ne vous reste plus qu'à découvrir cette série très sympa dont on ne parle hélas pas beaucoup. Un titre de qualité en plus pour des éditions Delcourt déjà élégamment garnies.
Vraiment Nemesis est une bonne série. Avec un dessin net et des couleurs assez sombres, l'histoire nous plonge dans une enquête, dont la solution s'annonce "explosive". Ange sait faire des scénarios (Enfin, ils savent faire des scénarios, car ils sont deux) qui mèlent action et suspense le tout avec une dose de fantastique. Personnellement, j'acheterai rapidement le numéro 3.
J'ai pas du tout aimé. Difficile de percevoir la personalité du dessinateur, tant la confusion et le traitement graphique varient selon l'inspiration (éthylée) capricieuse et difficile de Lamy. Nous pourrions parler longuement des erreurs graphiques de Lamy, de ses raccourcis ratés ou de ses femmes sabotées, de son machisme primaire et imbécile, ou bien nous pourrions parler western.
"Les insoumis" est le premier volume d'une trilogie prometteuse. Jugez plutôt des auteurs aux commandes : Joann Sfar ("Professeur Bell", la série des "Donjon" ou le sublime "La fille du professeur") et J.-D. Morvan ("Sillage" notamment), deux valeurs montantes du neuvième art qui ont la bonne idée de se réunir - et de s'adjoindre un dessinateur particulièrement talentueux. Je ne connaissais pas O. Boiscommun, mais j'ai été fort imporessionné. C'est beau, très beau même. On sent l'illustrateur qui soigne son travail et ses ambiances, les couleurs étant somptueuses d'ailleurs. Ouvrez l'album, feuilletez les pages et vous risquez d'être conquis par ce trait classieux.
Côté histoire, "Troll" fait à la fois dans le classique et dans l'originalité. Le lecteur est en terrain connu avec cet univers médiéval fantastique peuplé de gobelins, de trolls et de sylvestres qui se massacrent joyeusement. Le ton est nettement plus décalé : il y a beaucoup d'humour, ce qui déconcerte au début mais se révèle ensuite particulièrement savoureux. L'idée même du scénario est farfelue : un Troll teigneux et stupide ingurgite accidentellement un doigt de gobelin et se retrouve enceint d'une étrange créature évoquée par des prophéties. Le grand méchant veut se débarrasser de cette menace mais les parents (surtout le Troll !) ne l'entendent pas de cette oreille... S'ensuit une série de péripéties délirantes et drôlatiques que je vous laisse découvrir.
Une série très sympa et injustement méconnue. Je vous laisse, je vais dévorer le suivant !
Un pur produit Makyo, c'est ce que l'on se dit en feuilletant l'album, en parcourant les couleurs et les dessins. Nous rappelant le bon temps de Grimion gant de cuir, je me suis précipitée sur l'album, et je n'ai pas du tout été décue. S'éloignant quelque peu du monde un peu fantastique de Grimion, Graines de Paradis est un conte sur la poésie, l'enfance, la sensibilité, la complicité. A la fois tendre et émouvant, l'album relate les terreurs d'une fillette vis-à-vis de sa mère (sur laquelle on ne découvre pas encore tout dans ce premier album) et la délivrance et l'évasion que Lise trouve auprès de son compagnon de jeu, qui lui invente chaque jour un conte pour apaiser ses terreurs. Très simples, à la limite du dépouillées, les planches se succèdent dans des ambiances chaudes et lumineuses, laissant libre cours à l'imagination du lecteur quant à la lecture des sentiments passant sur les visages des personnages qui défilent devant ses yeux. C'est magique. Du grand Makyo.
L'idée de départ du scénario était bonne, même si déjà traitée à divers degrés soit dans la littérature, soit dans la BD. Les dessins en noir & blanc s'accordent harmonieusement avec le rythme du scénario. L'idée du souvenir qui tourne à l'obsession est crédible, les thèmes de la télépathie et celui de l'appropriation de personnalité sont moins courants, mais tout aussi intéressants. Et pourtant, on referme le bouquin avec un je ne sais quoi d'inachevé et d'insatisfaction. Probablement lié au fait que l'ensemble tenait bien la route, mais que la chute, elle, ne tient pas dans le savant équilibre construit tout au long de l'album. Il n'est peut-être déjà pas tellement aisé de parler de para-normal ou d'obsession, mais le fil entre le crédible et le non-crédible est trop ténu pour en négliger sa conclusion. Bref, très bon jusqu'aux 5-6 dernières pages, ce qui n'est déjà pas si mal lorsque l'on sait que l'album compte pas moins de 192 pages !
Et voilà donc Luc. Ce troisième tome de la série de Dorison et Alice est dans la lignée des précédents, c'est-à-dire d'une qualité scénaristique et graphique assez remarquable pour de si jeunes auteurs. Certains ont trouvé que le trait d'Alice était un peu fouillis ? Il me semble au contraire que le dessinateur est de plus en plus à l'aise et qu'il tient son style, notament grâce à un découpage très efficace. Certains ne comprennent pas toutes les subtilités du scénario ? Documentez-vous donc un peu, que ce soit sur le Moyen Age ou la religion (les auteurs ont visiblement accompli un intéressant travail de recherche) ! Cet avant-dernier opus m'a paru le plus réussi sur le plan scénaristique, avec de nombreux rebondissements et un intérêt qui ne décroît jamais. Si le quatrième et dernier tome est réussi (Dorison promet du suspense jusqu'à la dernière page !), "Le troisième testament" sera l'une des meilleures BD à cadre historique jamais écrites. A découvrir sans attendre.
Révolution par krisv
Evitons d’emblée toute ambiguïté: Manara est un très grand artiste. Touche-à-tout de génie, il aborde la bd, la pub, le ciné, la sculpture comme aucun. Limiter ses chefs-d’œuvre à « El Gaucho » ou « Un été indien » serait non seulement ignorer son talent de conteur mais passer à côté d’incontournables ouvrages. Pour les citer : « HP et Giuseppe Bergman », « Au revoir les étoiles », « La métamorphose de Lucius », « Voyage à Tulum ».
Peut-être a t-il été trop vite happé par le succès facile dû aux ventes gargantuesque de « Déclic » (et son adaptation ciné) et du « Parfum de l’invisible », mais au détriment de son talent. Faut-il citer les imbécillités scénaristiques telles que « Le Parfum de l’Invisible 2 », « le Déclic 3 », « Le Piège » ? A croire que pour un navet avec son lot lesbien, sodomite vulgaire produit chez Albin Michel (serait-il lié par contrat ?), il produit une bonne bd chez Casterman ou aux Humano. Alors que chaque maison d’édition veut se faire du beurre en vendant un album de dessins inédits, on vire dans le marchandising vomitif étiqueté « cul ». Ce qui est dommage pour un artiste polyvalent, sculpteur de formation. Manara est devenu un produit à lui tout seul et peu importe le contenu. D’où sa rage de tout passer à la guillotine. Mais c’est oublier qu’il a bâti sa fortune sur ce même fumier. Je ne pourrais que vous conseiller de relire « Le singe », « l’homme des neiges ». Poubelle !
TRES BON.
pas à la portée de tous.
pour public avertis uniquement.
L'aspect 'Doux LOSER' est tres bien rendus.
je reste un inconditionel. à mon sens 1 des meillieurs luc Leroy.
Evidemment ce n'est pas 'le ptit spirou' donc néophyte s'abstennir.
Un nouveau Bone, et encore contre les rats-garous. Quoi de neuf pouvait tirer Jeff Smith sur cette trame qu'il utilise depuis 8 tomes?
Simplement Tout. Encore des personnages extraordinaires et hilarants, des méchants bêtes à pleurer (de rire) et une histoire style "la légende de comment c'est arrivé".
Mais le plus fabuleux reste cette gigantesque "grande gueule" de Big Johnson BONE qui ne s'arrète jamais de raconter ses aventures "à la Munchausen", dans toutes les situations elles-mêmes rocambolesques.
Un album de Bone beaucoup plus léger, car en un seul tome, c'est truculent, c'est drôle, c'est un bijou. Et souvenez-vous: Big Johnson Bone ne ment jamais! (Mais des fois, il brode un peu...)
Que se cache-t'il sous ce dessin magnifique, du lavis qui joue avec le grain du papier ?
Et bien, une hisoire assez peu crédible d'un artiste obsédé par une image, qui sombre dans une lente déchéance...
L'histoire aurait pu être intéressante, mais la façon dont elle est raconté l'est moins... Saute de rythmes, passages où le dessinateur se regarde dessiner plutôt que de raconter son histoire... On mettra ça sur le compte de la jeunesse. L'histoire n'est pas bien servie, hélas.
Les rapports entre les personnages sont bien vus, le dessin est splendide, mais ça ne suffit pas.
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Les plus prolifiques :
Coacho (475) .
herve (370) .
yannick (352) .
Quentin (185) .
yvan (160) .
okilebo (122) .
Pierre-Paul (107) .
Lef' (105) .
cycy (103) .
alban (96) .
FatalJack (95) .
Sep (86) .
bretwalda (78) .
eddy (71) .
Nathan (65) .
le régulateur (64) .
goodcarma (59) .
Jean Loup (52) .
Ronny (50) .
Kieran (50) .
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