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La qualité du dessin et son originalité rattrapent moyennement un scénario fadasse , pétri de clichés et de "déjà vu" . J'ai le sentiment que toute la campagne de pub tourne autour d'une superbe couverture (à mon gout ) mais que le contenu reste très moyen ; ça ressemble à un filn US à gros budget avec des vedettes mais dont le contenu est réchauffé . Personnellement j'acheterais la suite pour voir si l'histoire décolle , dans la négative je m'arreterais là . Bon courage malgré tout
Je l'attendais ce deuxième volume pour savoir si vraiment j'allais aimer cette série et c'est le cas. En plus, j'ai acquis le livre "dans le secret du triangle" et je pense que je vais me régaler. Rien qu'à le regarder j'en salive déjà.
Etant passionnée par les histoires religieuses et surtout par celles mettant en doute le christianisme actuel, c'est l'une de mes séries préférées.
Les dessins sont superbes, excepté ceux de Gine qui ne correspondent pas à mes goûts.
Effectivement, le deuxième album est plus vif que le premier et on avance progressivement avec une intrigue intéressante et captivante.
Merci à tous les auteurs et bon courage à eux pour la suite.
Digne suite du premier tome, Voleurs d'étincelles confirme l'excellence de la série Candélabres. Tout en nous conduisant un peu plus loin sur le cheminement de Paul, devenu danseur étoile reconnu, de ses retrouvailles avec son ami David et la suite de son récit à celui qu'il appelle Liam et qui aurait perdu la mémoire. Paul est amené à croiser d'autres Candélabres, et ne sait toujours pas exactement qui ils sont et en raison de quoi ils agissent. Il semble en tout cas ne pas tous avoir les même motivations et certains semblent avoir davantage de pouvoirs que d'autres. Et un choix déterminant va être "demandé" (imposé?) à Paul.
Paul, que l'on retrouve en chaise roulante, a probablement fait un choix, ou été obligé de céder la source. Mais on ignore comment, pourquoi et à qui.
Les dessins et traits d'une extrême finesse soulignent à la perfection ce scénario subtil. On s'attache aux personnages, et même si l'on sent un petit vent machiavélique planer sur l'album, on ne peut que trouver à Julien (Solédango) un certain charme. Le thème de l'homosexualité, déjà légèrement suggéré dans le premier album, reste latent tout au long du récit, laissant planer un léger flou dans les relations entre les personnages. On attend avec beaucoup d'impatience la suite de ces deux excellents premiers albums.
Je me suis pris une gifle. Une grande leçon d'humanité, un très bel album. Sur fond du génocide rwandais, Deogratias erre dans les rues, à moitié fou. Deogratias est Hutu. Avant, il était un jeune homme comme les autres. Il aimait les jolies filles, tout particulièrement Apolinaire et Beningne, deux soeurs Tutsi. Et puis un jour, la vie a basculé. Le Président rwandais est assassiné et ce sera le prétexte pour les Hutu d'organiser le massacre des Tutsi. Et Deogratias devra suivre.. pour ne pas mourir.. par lâcheté.. Et il tuera avec les autres.
Il est clair que le milieu des curés et des "blancs" (une partie des acteurs importants qui auraient pu avoir un rôle plus valorisant s'ils n'avaient pas été aussi pleutres) n'est pas épargné non plus dans ce témoignage, ceux-ci y sont dépeints avec une lucidité poignante, sans pour autant verser dans la caricature.
Récit raconté en deux temps, entre le présent et les flashback des scènes passées, on suit Deogratias dans sa descente aux enfers. Les dessins et les couleurs sont extra-ordinaires. Stassen a réalisé un superbe témoignage de ces événements, sans gratuité, sans concession mais également sans jugement. C'est un grand cri de colère, sur l'humanité et sur la bassesse de l'homme. Il secoue, il réveille. Vous refermez cet album sur un grand sentiment de tristesse et d'impuissance. Vous ne pouvez pas rester indifférent.
Enfin on renoue avec l'esprit schtroupmf du père créateur, à savoir Peyo.
Tout y est : la bonne comparaison avec la Belgique, les méchants flamands et les bons wallons (non, je blaguais) , le suspense car le grand schtroumpf a lancé une telle bombe qu'à un moment ,on se demande vraiment comment le scénariste va s'en sortir pour faire retomber son scénario sur ses pieds, l'humour et surtout tous ces éléments qui font que les schtroumfs font un peu partie de la famille : la schtroumfette (l'ancienne et la nouvelle !), le barrage, le schtroumpf costaud qui s'énerve et castagne,...
bref, de la bonne bande dessinée destinée aux enfants - sans doute - mais qui peut être lue avec plaisir par les adultes.
Si je devais faire une comparaison, je dirais que cet album me fait fort penser au schtroumfissime qui reste, à mon avis, un des meilleurs avec évidemment la schtroumpfette.
Ca fait du bien d'autant que les dernières des schtroumpfs devenaient un peu routinières et sans intérêt.
Cet album est une véritable découverte pour moi. Je n'ai jamais rien lu d'Algésiras, il se pourrait même que ce soit son premier album et c'est absolument excellent. A elle seule, elle assure dessins et scénario, et tous deux sont de très haut niveau. D'un dessin clair, un trait tout en finesse nous sert des personnages attachants qui se rencontrent autour d'un phénomène "paranormal". Paul, une jeune homme condamné à être paralysé à vie, retrouve l'usage de ses jambes après sa rencontre avec un personnage mystérieux, tout de noir vêté, Solédango. Ce dernier lui dit qu'il doit ce "miracle" au feu. Mais il ne lui dit pas que cette source de feu restera présente en lui et lui coutera non seulement des effets secondaires parfois un peu pénibles à subir, mais également bien des convoitises. Un lien étrange lie Paul à Solédango, sans savoir si ce dernier est véritablement un ami ou plutôt un ennemi. Sert-il Paul ou se sert-il de lui ?
Un premier album éblouissant, un scénario original, et une touche de poésie et de légèreté qui nous font découvrir tant une nouvelle série qu'un nouvel auteur dont on reparlera certainement très prochainement. A ne surtout pas manquer !
peu etre un peu severe qu'en au jugement mais je dois avouer avoir ete plutot deçu.A classer entre 2 et 3 etoiles donc. Deçu car quand on a vu chacun des deux protagonistes dans leur oeuvres prises separement on s'attend fatalement a mieux. Ici l'histoire de la jeune Siloe depositrice de mysterieux pouvoirs apres avoir ete irradiee in-utero lors d'une experience menee par le pere (bien sur sa mere en est morte..sic!...)m'a paru etre plus que du rechauffé (les comics americains sont pleins de heros irradiés pour ceux qui l'ignoreraient encore). Le "mechant" me parait tout aussi caricatural en la personne de l'horrible PDG d'une hypermegamultinationalesuperpuissantequifaittremblerlesgouvernements (la on passe du rechauffé au cuit a point) qui veux exploiter les pouvoirs du pauvre chou. J'aimerais pouvoir dire que les rapports entre les personnages enrichissent l'histoire avec par exemple un pere qui traine sa culpabilite etc... mais curieusement par un processus que je m'explique mal, la magie ne passe pas, on reste spectateur, et il est difficile de s'emouvoir et de prendre parti pour cette heroine. Seul le personnage du veteran de l'espace, journaliste, a de l'epaisseur.
Pour ce qui est du dessin il est de belle qualite mais la encore Servain a fait mieux dans L'ESPRIT DE WARREN(chez Delcourt aussi), que je vous invite a lire ou relire ( la c'est grandiose!).
Une critique peu etre un peu dure pour un travail qui ne le merite surement pas de 2 grands talents de toute façons.
Deux longues (interminables) pages résument les nombreux périples et rebondissements des précédents albums et servent de prologue au tome 14 de la série XIII. Et ensuite, le mauvais procès de XIII peut commencer. Nouvelle identité collée sur le dos de notre héros, passé balayé sans scrupules par les auteurs, XIII est devenu un ancien terroriste de l'IRA. Condamné à être éliminé, il est récupéré par l'ancien bras droit de la Mangouste, Irina. Celle-ci a décidé de savourer sa vengeance. Une longue chasse à l'homme est organisée et l'album n'en finit pas de courir... Van Hamme a collé à XIII un jeune comparse, stagiaire d'un journal de New York, dont on ne voit absolument pas l'intérêt ni l'apport dans cet album. Nos personnages habituels : Carrington & Jones sont relayés en second plan. Course-poursuite, flotte et feu sont les éléments qui composent ce volume.
Décevant ? Non pas réellement. Plutôt attendu. On ne peut plus attendre d'être surpris par les procédés-bateaux de Van Hamme. On ne peut plus trop attendre d'une série qui a donné le meilleur d'elle-même dans ses premiers albums et vit actuellement sur sa renommée. On prendra donc cet album au premier degré, celui qu'il mérite actuellement. Un album d'aventure qui se laisse lire, n'espérons plus le grand retournement de situation. Arrêtons de porter nos espérances sur un avenir hypothétique qui apporterait enfin une réponse aux multiples questions posées autour de l'identité et du passé de XIII. Van Hamme ne vous les livrera jamais. Parce qu'il ne les connaît pas lui-même et parce que cela représente très peu d'intérêt pour lui de vous les livrer, finalement !
Le réseau Bombyce, qui tient son nom d'un papillon nocturne très difficile à capturer, est constitué par deux individus. Pas gros, comme réseau. Mais diablement efficace et aussi insaisissable que l'insecte qui les inspire. Mousse et Eustache sont deux cambrioleurs qui oeuvrent dans un Bordeaux début de siècle revisité par l'imagination graphique du dessinateur Cecil. Monte en l'air ingénieux, ils tombent lors d'un casse sur une bobine qui contient l'un des premiers snuff movies de l'Histoire. Ils se retrouvent confrontés à une organisation qui veut les réduire au silence de manière radicale...
Bon scénario livré par Corbeyran, qui s'affirme de plus en plus comme une valeur sûre du neuvième art. Ce premier volume est très bien mené, avec son lot de flash back, de péripéties et de surprises savamment orchestrées. La fin laisse un gros suspense : il est mort ou il est sonné ? Lisez l'album pour savoir qui est le personnage en question, et pour admirer l'impresionnante qualité graphique du travail de Cecil. Auteur inconnu au bataillon (en tout cas, moi, je le découvre), il possède un trait extrêmement précis, minutieux même, remarquablement mis en valeur par des couleurs bien employées. L'homme a visiblement un passé graphique déjà bien rempli, un tel niveau étant franchement impressionnant chez un nouveau venu dans le monde impitoyable de la BD. Ah, il est loin le temps où les dessinateurs apprenaient leur métier au fil des albums ! Maintenant, il faut être un pro tout de suite. Cela doit être dur, mais Cecil remporte l'épreuve haut la main.
De la belle BD, donc, à mettre entre les mains de tout amateur.
J'ai également adoré la fraicheur et la beauté de Sous Deux Soleils. Mais en fait, je crois qu'il s'agit d'une édition tardive de deux histoires réalisées avant la publication de Zoo, càd en 1991-1992. Ce sont en tous cas les dates mentionnées à la fin des deux récits.
Je n'ai aucune idée de la raison qui a fait tant tarder la publication de ces deux belles histoires mais je me demande si Frank n'a pas voulu se distancier de cette série "jeune" pour se donner une image plus "adulte" avec Zoo. Cette "réédition" serait donc purement alimentaire mais cela fait, je crois, le bonheur de tous les lecteurs.
Cela dit, le scénario de Zoo ne m'a pas vraiment emballé et si le dessin n'était pas aussi somptueux, j'aurais parlé de "navet". Mais tous les goûts sont dans la nature.
Je croise parfois Frank dans la rue, il habite près de mon bureau. La prochaine fois, j'essayerai de lui demander sur quoi il travaille en ce moment.
Un très bon album de Lapinot. La série prend un rythme de croisière soutenu et fait preuve d'une inventivité toujours renouvellée, ce qui en fait un des grand classique de la bd humoristique de demain. L'histoire se veut ici "étrangement " morale façon "Personne n'a le droit de jouer à être dieu". Cela pourrait être d'un pompeux incroyable mais le second degré signé Trondheim fait mouche une fois de plus.
Une série passionante, seul regret: le rythme est plutôt lent. Mais ce que l'on perd en action, Andréas nous l'offre en profondeur: personnages attachants au passé troublé et une intelligence rare en matière de mise en page et de découpage. L'ambiance de cette nouvelle série d'Andréas promet d'être à la heuteur des oeuvres précédentes du grand maître.
Une très bonne BD, ou le dessin parfais de Civiello est à mettre en avant scène. Il représente avec perfection l'âme de l'histoire, la conception d'une légende, est bien respecté grâce au scénario de Mosdi. La BD est très prenante, et nous donne envie d'aller plus loin dans sa lecture, lorsque cette dernière est terminée, on a encore l'histoire en tête pendant des jours, on se sent encore fortement épris de la lecture.
Pour la première fois, Lewis trondheim a confié l'écriture d'une aventure de Lapinot à un autre scénariste. Il n'a pas pris le premier venu, cela dit : on doit à Franck Le Gall la jolie série des Théodore Poussin et le récent premier tome des petits contes noirs. Le Gall nous plonge dans une Agleterre du siècle dernier qui fleure bon le romantisme. Lapinot y est plus naïf que d'habitude, Richard devient un Richardson aussi agité du bulbe que l'original et Nadia joue la demoiselle de bonne famille pour laquelle battent les coeurs de trois prétendants (le troisième larron étant Mac Terry). Chacun rivalise d'ingéniosité pour s'attirer les faveurs de la belle, et heureusement le ridicule ne tue pas car ce serait l'hécatombe !
On rit, c'est poétique, bref c'est vraiment très très sympa comme album. Le Gall s'est admirablement sorti d'une tâche assez ardue et Trondheim ne démérite pas côté dessin. Vous pouvez commencer par celui-là si vous n'avez jamais lu de Lapinot, il est aussi indispensable que les autres !
Splendide. En un mot comme en mille, c'est du tout grand art. Warnauts et raives qui reviennent en force après la série des Suites vénitiennes qui deviennent tout bonnement impigeables. Mis "La Mort comme un piment" est un régal et ce, à bien des égards. Prenons d'abord les couleurs et les décors : les ambiances africaines sont reflétées à la perfection, les couleurs sont à un tel point proches de la perfection que l'on peut sentir la chaleur et la poussière qu'elles dégagent. On sent que les auteurs sont décidément d'ardents fervents de cette lointaine contrée et la connaissent par coeur. Les personnages ensuite : bien campés, non stéréotypés, mélangeant blanc et noirs avec ce qu'il pouvait y avoir comme lien de vassalité mais également, en ce, renversant la tendance, le goût des blanc pour les jeunes noirs (débauche sexuelle, perversité, exotisme, ennui, .. toutes les hypothèses sont plausibles) tant des hommes que des femmes. Et pour ce qui est du scénario, il est toujours un peu difficile de se faire une opinion sur un premier album... La mise en place de l'intrigue, des personnages et des différents éléments prend du temps, il faut créer les liens et les ambiances... mais le second tome devrait effectivement apporter beaucoup de réponses aux questions laissées dans le premier. Un très bon album que je vous conseille vivement.
Indéniablement, la série accuse ici un sérieux tournant. L'auteur a décidé de faire vivre une expérience relativement pénible à son héroïne ; à savoir l'affubler de la séroposité. A l'heure actuelle où le Sida est encore considéré comme une maladie mortelle, il va de soi que Caroline a un peu de mal a accuser le coup. Et c'est ainsi que débute l'album. Longue descente aux enfers, Caroline passe son temps à pleurer, à se saoûler et à se replier sur elle-même. L'album, à l'opposé des autres numéros précédents démarre très lentement. Mise en situation des personnages, imprégnation de l'ambiance de bars enfummés dans lesquels Caroline passe ses journées... Un peu long finalement... Et ensuite, ça démarre, Caroline part à la recherche du corps d'un homme sétant tué en montagne mais dont le corps reste introuvable. Avec l'aide du père de celui-ci, elle s'en va, sachant que l'aventure est périlleuse, voire mortelle. Cette "promenade" prendra à nouveau pas mal de place dans l'album, nous faisant découvrir des décors superbes, aux couleurs absolument jouissives (même si parfois un tantinet un peu criardes)... Pour ce terminer très rapidement (changement de rythme par rapport aux deux premiers mouvements de l'album). J'ai été un peu déçu par l'album en général, dont le rythme m'a semblé à la fois trop lent dans le traitement des séquences, et trop rapide dans le déroulement général. Peu de rebondissements, grand tournant dans la série, .. mais le personnage reste toujours aussi attachant. Beaucoup d'espoir dans le prochain album.
"La fin du monde" est le titre de cette première fournée des frères Le Gall. Il faut dire que chacun de ces petits contes noirs est effectivement comme une fin du monde. S'y enchevètrent la mort, la bétise, la jalousie aveugle, la cupidité ou l'orgueil. Le récit est cynique, cruel, appuie là où ça fait mal sous des tournures élégantes et un air de ne pas y toucher. La référence au maître Franquin a agacé les Le Gall mais il y a pourtant une indéniable parenté. Il n'y a pas à rougir d'une telle ascendance, d'autant que s'il y a un air de famille, il s'agit tout au plus de cousins éloignés. La parenté avec l'univers de Tim Burton, justement relevée par Thierry, est tout aussi illustre.
Cet album est très original, une vraie curiosité qui se situe d'ailleurs aux frontières de la BD (ne recherchez pas de phylactères, il n'y en a pas). Chaque histoire tient en une planche, certains personnages cabotins réapparaissant néanmoins plus tard dans l'album. Du coup, celui-ci se lit sans problèmes en plusieurs fois - peut-être est-ce même préférable pour pleinement l'apprécier. Les contes sont nécessairement inégaux mais l'ensemble vaut vraiment d'être lu et mérite une place sur vos étagères.
Ouh là,les autres critiques descendent cette BD en flèche ! Je l'ai personellement adoré, d'accord, ya des passages un peu faciles et un peu trop de clins d'oeil aux autres "grands" (Peyo-Goscinny)
Mais cet album vaut le coup de s'y interesser,
L'humour D'Arleston est qd meme formidable.
On reproche à cette série de tirer en longueur, d'être devenu commercial. De mon avis, la série a commencé à tirer en longueur depuis la fin de "rouge total". Je n'en ai pas pour autant arrêté de lire la série, et si cette série continue, c'est certainement que je ne suis pas le seul! C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je me plonge dans l'univers de XIII, même si pour moi l'histoire n'a plus le même génie q'à ces débuts. Et c'est avec beaucoup d'impatience que j'attends le 15e...
Superbe doublé par un duo qui ne l’est pas moins. Au-delà de la basique histoire de vengeance, il y a une dimension plus grande qui se dessine en arrière-plan. Une sorte de Western crépusculaire à la manière d’un Sam Peckinpah (« la horde sauvage ») ou Clint Eastwood (« José Wales hors-la-loi », « Impitoyable »). L’Ouest n’est plus, le chemin de fer se rapproche de la côte Ouest, les Indiens massacrés, la conquête terminée. Montgomery incarne l’Etat de droit, la réussite sociale et le rêve américain. Pourtant tout va s'écrouler et il va tout quitter et plonger vers les « dernières frontières » de l'Ouest, assoiffé de vengeance. Il va croiser les rebus de la civilisation ricaine : aventuriers, prostitués, Indiens exploités,… Dans cet univers hostile, en huis-clos (les scènes du Saloon), il fera appel à ce qu’il croyait à jamais enfoui : sa primarité, son envie de tuer. Dans un déchaînement digne d’un Sergio Leone (la chasse à l’homme fait penser à « Pour une poignée de dollars) et final au soleil. Desberg fait voler en éclats les stéréotypes du Western classique. Génial.
Graphiquement, on ne présente plus le surdoué Enrico Marini qui se voit offrir sur un plateau un superbe scénar de Desberg. Un bémol, le lettrage des premières planches est négligé. A posséder absolument.
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