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Quel bonne bd, Tronchet toujours plus excellent que jamais dans une bd qui n'est pas sans morale, elle présente quelque chose de réel, ce quelque chose, c'est les fêtes que nous fêtons chaque et qui,en fait ne sont que des répétitions et Tronchet le montre vraiment bien.
Kin' la Belle par Jean Loup
  
Je n'avais pas envie de lire cet album. Couverture peu engageante, dessins guère attractifs au premier coup d'oeil. A priori imbécile qui nous étreint parfois et nous égare souvent. Mais le retour du soleil m'a fait ouvrir "Kin' la Belle" et je l'ai refermé en adéquation avec le climat, un sourire radieux sur les lèvres. Bel album. Les a priori sont décidément faits pour être dépassés.
Si vous lisez les autres critiques des internautes, vous constaterez que les avis sont pour le moins partagés. Il faut dire que "Kin' la Belle", à l'instar d'un Monsieur Jean, parle de tout et de rien. De la vie à Liège, des Africains exilés loin de leurs terres brûlantes, de l'amour, du racisme, de la fraternité, de la jalousie, de l'angoisse existentielle. Je comprends que l'on puisse rester hermétique à ce genre d'histoire. Mais c'est drôlement bien écrit et bien découpé. Michel Vandam est l'atout coeur de cet album chaud et drôle qui a un petit air du "Goût des autres" porté au cinéma par Agnès Jaoui. C'est dire si c'est une lecture recommandée.
Plagiat, c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit en fermant cette BD. Margerin ne s'est pas foulé (pour rester poli), il a purement et simplement pompé ces idées sur les célèbres "Joe Bar Team". Ceux qui connaissent bien ces derniers verront immédiatement les similitudes. Et une copie ne valant pas l'original, cet album est lourd, mais lourd...
On dirait que Margerin ne maitrise pas vraiment le langage de la moto (je suis motard et BDphile...), à moins que ce ne soit une tentative de camoufler son inspiration (!) Joebarteamesque, en utilisant d'autres termes.Bref, la sauce ne prend vraiment pas.
On notera un clin d'oeil évident au Joe Bar, dans l'épisode sur le Mans : Margerin a probablement voulu s'affranchir de toute accusation de plagiat, en les montrant ouvertement; ça ne suffit pas, faudrait quand même pas prendre les lecteurs de BD QUE pour des demeurés, monsieur Margerin.
Bref, Monsieur Margerien, vous descendez en flèche dans mon estime, et vous pouvez toujours vous gratter pour que j'achète vos albums futurs, alors que j'en ai pourtant pas mal avec votre signature en bas.
Dynamique et nerveux, le scénario de Tower a eu le don de me captiver d'un bout à l'autre de l'album. De nombreux rebondissements, très proche finalement d'une réalité politique et terroriste que nous connaissons, nous font cotoyer l'univers d'un homme devenu terrorriste "malgré lui", décidé à en terminer avec son passé, mais pour qui certaines surprises désagréables vont faire ressurgir d'anciens fantômes et certaines haines qu'il croyait éteintes à tout jamais. Même si le dessin et les mouvements un peu raides des personnages semblent un peu légers par rapport au scénario, on ne peut qu'apprécier ce second album de Tower et savourer une intrigue très bien ficelée.
La débauche par Jean Loup
 
Ne vous attendez pas à une excursion de Tardi dans le domaine de l'érotisme ou de la luxure ! La débauche dont il est question dans le scénario de Pennac, c'est cette sale petite chose qu'on minimise en cette période de récente reprise économique mais que Michael Moore a bien fustigé au cinéma ("The big one", un chef d'oeuvre). On tourne autour du thème du dégraissage salarial, de la débauche des employés, des puissants qui virent les petits pour s'en mettre toujours plus dans les poches. Sujet alléchant, engagé et peu traité en bande dessinée à ce jour.
Oui mais voilà : cet album ne tient pas ses promesses. Pennac est pourtant un romancier de grand, grand talent. (Re)lisez "La fée carabine" ou "La petite marchande de prose" si vous avez des doutes. Tardi, lui, est un des piliers de la BD contemporaine, au style aussi inimitable que maîtrisé. Je les adore tous deux séparément. Mais ensemble, à mon grand dam, aucun ne semble tirer son épingle du jeu. La peur du talent de l'autre, peut-être. Il y a tout de même de bonnes choses dans le scénario, mais la mayonnaise ne prend pas véritablement. On referme "La débauche" avec un vague sentiment de frustration. Ce n'est pas mauvais, non non. Mais ça n'a rien d'exceptionnel. Et c'est bien pour cela qu'on est déçu par cette rencontre dont on attendait tant.
Décidément, la surproduction de Cauvin ne réussit pas à la qualité de ses albums. Qu'est devenue la série e sammy, si ce ne sont de gentilles petites "historiettes" où les 4 acteurs principaux (Jack, Sammy, Elliott et Al Capone) se croisent et se recroisent sans plus aucune originalité, créativité ou même humour !? Il est bien loin le temps des premiers albums où ils arrivaient à me faire rire aux larmes (ex : L'homme qui venait de l'au-delà = un must du genre). Plus aucun humour, et c'est bien la chose la plus grave qui pouvait arriver à cette série. Qu'est ce qui vient encore donner un intérêt quelconque à celle-ci ? Les aventures n'ont vraiment rien d'extraordinaires (même si Cauvin tente à chaque fois de se reposer sur un truc un peu fort dans chaque album : ex ici : un sosie de Sammy), l'humour manque crucialement. Et même les dessins, qui pourtant tentent de respecter l'esprit de la série, n'ont plus aucune saveur, Berck avait encore ce talent de recréer dans son trait tout l'humour de la série. C'est plat, c'est fade. Dans la lignée des "séries qui devraient savoir quand il est temps de s'arrêter", il me semble que sammy est bien placé. Mais bon, je suppose que cela se vend encore auprès des nostalgiques de la série ; la preuve : je l'ai achetée !
On ne pourra pas dire que mandrill manque de rebondissements en tout genre, depuis que la série existe et évolue. Actuellement au tome 3, Mandrill a déjà vécu tellement d'aventures professionnelles, émotionnelles et privées qu'on se demande comment il fait pour tenir. Délaissant son épouse (pas vraiment facile à vivre l'épouse, soit dit en passant), jouant des galippettes avec une maîtresse rigolote, mais quand même un peu jalouse-jalouse sur les bords, se faisant trahir par son beau-père, dénoncé par ses amis... jusqu'à la mort de certains personnages proches (ils gênent l'auteur ou quoi, de s'en débarrasser si rapidement parfois ??)... tant d'événementslaisserait plus d'un d'entre nous pantois, sans force et sans espoir. Mais non, notre vaillant Mandrill, défensier des justes causes (comme de bien entendu) a du courage à revendre et n'a pas peur de s'investir, au dépend de sa vie et de sa liberté, dans l'évasion d'un homme qu'il pense injustement emprisonné,.. mais dont le comportement quelque peu violent, désordonné et impulsif laisse entrevoir que le pire est encore à venir. Une intrigue un peu légère, me semble-t-il, par rapport aux albums précédents, mais qui se laisse lire et qui a le mérite de nous faire retrouver des personnages très différents. Même si parfois je trouve que Mandrill n'a pas la carrure des charges qu'on lui fait porter ! Mention très moyenne pour le dessin. Peut mieux faire, d'une manière générale.
ca demarre sur les chapeaux de roues!!!
4 histoires en 1 (le mere et ses 3 enfants) et a la fin du tome on a l'impression que 3 de ces histoires sont deja classées (il ne reste plus qu'a savoir si notre concepteur de jeu va reussir dans sa vie
mais je suis sur que le tome 2 sera riche en rebondissement et j'attend de le lire avec impatience
Genz, Gys et Khan sont trois petits enfants qui vivent au sein d'une tribu nomade, dans les steppes de Mongolie. Dans ce premier numéro, ces trois petites miettes vont chercher à apprivoiser un jeune cheval sauvage. Mais cela ne s'avèrera pas aussi simple qu'il n'y paraît.
Cette histoire toute en couleurs se lit avec un grand plaisir ; on se laisse porter par ces petits personnages plein de vie, aux frimousses coquines et à l'énergie débordante. Ils sont très attachants, et découvrent la vie avec naïveté et ne pensent qu'à s'amuser. Un voyage offert aux petits comme aux grands qui se régaleront à parcourir les pages, découvrant à chacune d'elle des images propices à l'évasion et à tous les rêves lointains. Une BD à ne rater sous aucun prétexte et qui change de ce qu'on a l'habitude de voir.
Il suffit d'ouvrir cet album qui sent le canabis à plein nez pour avoir envie de rire ! Une quarantaine de gags mettent en effet cette plante prohibée au milieu de la scène, et ce mélange d'humour jovial et bon enfant, et d'observations un peu plus grinçantes sur le monde des fumeurs de joints, nous fait rire aux éclats. Des personnages farfelus, une bande de copains, un chat aux yeux explosés par l'absorption d'un space cake, des joints géants parfaitement roulés, sont les acteurs de cet album. Les dessins arrivent à camper des personnages types (le vieux prof, le cadre cool, le paresseux au cerveau ramolli) et la chute vient le plus souvent nous surprendre agréablement.
Toutefois, ces chroniques du pétard comme élément de la vie quotidienne n'ont pas qu'un aspect ludique. Le choix d'un tel sujet ne peut pas être anodin à l'heure où d'importantes campagnes de communications destinées à sensibiliser le public sur l'usage des drogues sont lancées un peu partout. Et les aventures de Rilax et ses amis viennent apporter leur soutien à ceux qui affirment que l'usage du cannabis est moins nocif que celui de l'alcool. Cette BD prend part, volontairement ou non, à un débat politique actuel, la dépénalisation du cannabis.
Le pétard est donc le véritable héros de cette BD, dont le risque majeur reste l'essoufflement. Tout le problème est de savoir si un thème comme celui-là peut avoir autant d'avenir que les gaffes du célèbre Gaston ou les frasques du non-moins célèbre Petit Spirou.
Kin' la Belle par Joe L'Suédois
  
Sur ce scénario de Vandam, Warnauts et Raives se sont encore une fois surpassés. Couleurs somptueuses, planches d'un réalisme impressionnant, personnages caricaturés à souhait, le lecteur est immergé dans ce quartier aussi sûrement que s'il y avait toujours vécu. Comme souvent avec ces auteurs, ils transforment une histoire simple de la vie quotidienne en roman extraordinaire. Vandam leur offre un scénario sur mesure où ces magiciens du rythme et de la couleur peuvent donner libre court à leur art. Un album tendre et romantique, simple comme une tranche de vie...
Pas grand chose à ajouter à ce petit article pêché sur un autre site. La première lecture m'avait laissé sceptique, mais la seconde m'a enchanté...
On est loin du style des nombreux autres et excellents one-shots de Warnauts/Raives, mais ils nous dévoilent ici une nouvelle partie de leurs immenses talents...
Premier volet d'une trilogie qui risque de faire date dans l'histoire des bandes dessinées fantastiques, les somptueux dessins de cet album n'ont d'égal que le scénario original et rempli de rebondissements plus inattendus les uns que les autres.
L'auteur Emmanuel Civiello nous emmène à travers cet ouvrage dans de lointaines contrées de magie et de monstres pour affronter Trolls et géants, à travers les yeux d'un brave lutin: Igguk.
Parce que l'aventure me tentait également : la BD au carré, je me suis lancé dans Immondys, malgré quelques réticences quant aux dessins et couleurs un peu lugubres. Mais, là, j'avoue que je me suis complètement fait largué. Je ne critiquerai pas une BD qui a pour objectif d'être une expérience et une recherche de style. Je trouve cela très riche d'instructions et de promesses. Mais honnêtement, je n'ai pas aimé. Des planches où la moitié des cases sont écrites dans un sens, et la seconde dans l'autre, vous passez votre temps à tourner er retourner votre BD dans tous les sens, ma femme se demandait à quel jeu je jouais ;), ce n'est vraiment pas très confortable pour la lecture.. mais en plus, je n'en ai vraiment pas compris le sens ou l'intérêt.. Les discours à deux, trois ou quatre voix (dont plusieurs en voix off !!), c'est à rendre dingue. Qui raconte l'histoire, qui la vit, qui la lit ?? Enfin, je trouvais l'idée intéressante de l'enchevêtrement de vies, de pensées, de rêves et de fantasmes des deux protagonistes principaux, mais c'est quand même très tiré par les cheveux ! Ce n'est pas une BD qu'on lit pour se distraire ou pour se détendre, loin de là, mais peut-être que certains seront tentés de découvrir un style un peu différent, même si pour y accéder, il faut s'accrocher ;-) Bon courage !
Je suis un grand fan du premier cycle de cette série, mais, comme à peu près tout le monde, j'avais plus ou moins aimé la deuxième histoire dessinée par Herenguel.
Quand on a annoncé le troisième cycle dessiné par Faure, j'étais curieux mais je ne m'attendais pas à grand chose étant donné que les dernières parutions de Makyo laissaient à désirer, mais le mot "de retour au royaume" m'avaient motivé à le lire.
J'ai été encore plus amèrement déçu par Les Véritables et Blanche, qui, en plus d'êtres assez loins de Galthédoc, nous présentaient une intrigue de guerre de sectes assez grosses avec des dialogues plutôt creux.
Mais avec cet album on retourne enfin au royaume, et même si l'intrigue n'est pas du niveau du premier cycle (en plus de lui être étrangement similaire - la peste, la malédiction des naissances...), le scénario m'a fait passé un bon moment et était plutôt intéressant à lire. Quant aux dessins de Faure, ils sont fidèles au personnages créés par Vicomte tout en respectant son style bien à lui ; le résultat est plutôt réussi.
Bref, même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre, c'est probablement le meilleur album de la série depuis "La Pierre de folie". Je suis curieux de voir comment ce cycle va finir (SVP pas une fin esothérique facile comme le cycle des deux horizons !).
Cette série a beaucoup de qualité, malgré un nombre certains de défauts également. je m'explique. Ayant découvert la série très récemment (avec la réédition de Soleil), j'ai donc eu la chance de découvrir les trois épisodes en même temps. Soit dit en passant, quel bonheur de découvrir une série complète d'un coup et de ne pas devoir attendre 10 ans entre chaque épisode ;-)... Mais bon. J'avoue que de passer d'un album à l'autre m'a apporté certains dérangements du genre l'apparition de nouveaux personnages qui semblent cruciaux dans le déroulement de l'histoire, mais qui n'apparaissent absolument pas dans le premier tome par ex : la grande prêtresse (patron des deux flics) qui semble avoir des décisions importantes à prendre par rapport à son équipe... et qu'on ne voit qu'au 2ème album. Jusque là, je pensais que c'était la femme blonde qui était leur supérieur. On a l'impression que les auteurs ont apporté au fur et à mesure de l'évolution du scénario, des personnages auxquels ils n'avaient pas pensé au début, mais qui faisaient défaut dans la cohérence de l'histoire. Autre chose un peu gênante, le changement de look de certains personnages (notamment Roxane, la copine de Fisher, elle-même membre de la CIA, qu'on ne reconnaît pratiquement plus dans le troisième tome). Et ensuite, les couleurs sombres des décors sont parfois un peu lourdes à digérer, même si, je le concède, elles concourent à créer l'atmosphère de la série. Bref, à côté des défauts, .. les qualités : un scénario rapide, nerveux, une histoire de science fiction bien pensée et bien menée, des personnages attachants (le personnage de Mallow tout particulièrement, qui sous des aspects un peu bourru, cache une grande tendresse et sensibilité) ... Bref, à côté du fait que j'aimerais bien voir Ange terminer le scénario de Blood line dont on attend le tome 4 depuis belle lurette, la série est agréable, presque digne d'un scénario tel que le Chant des Stryges. A découvrir !
B.Werber est pour moi un grand ... romancier.Alors que le premier livre était passionant et soratais des sentiers battus du point de vue du scénario -comme Mr Werber en a l'habitude- , la , on ne développe que dalle , une course poursuite qui dure tout un album et désservie par des dessins moches et qui manquent d'action.L'album se termine par une situation courante , la chasse a l'homme sur une ile déserte ou on voit bien que le chat-tiré de l'empire des anges?-va encore sauter sur la méchante méchante avant que l'héroine ne rentre dans un autre cercle. Un album décevant...
On verra comment Mr Werber va s'en sortir
"De mal en pis", voilà le titre choisi pour la suite des aventures de Garulfo. Rappelons que le héros est une grenouille transformée en prince qui découvre la société des hommes. Naturellement, la nature humaine est bien moins glorieuse que ne l'avait cru l'innocent batracien et son séjour parmi les bipèdes est placé sous le signe de la désillusion. Cependant, ne vous fiez pas trop au titre : tout cela finit plutôt bien (pas pour tout le monde il est vrai, surtout les méchants) et clôt temporairement l'aventure.
Le scénario est toujours aussi brillant. Les réparties de Garulfo sont aussi spontanées qu'hilarantes. Le trait de Maïorana me semble s'être affiné et l'ensemble est plus harmonieux. Peut-être est-ce également dû à une mise en couleurs par un Thierry Le prévost assez inspiré. Les mimiques des protagonistes de ce conte vous feront assurément sourire tant elles sont expressives. Il n'y a décidément rien à jeter dans cette livraison, alors bonne lecture.
Après quelques déconvenues quand à la connaissance qu'elle se fait de son père, Jennifer poursuit son exploration d'un passé troublé par de nombreuses magouilles politiques, entre luttes de pouvoir et vengeances ancestrales...
L'atmosphère devient lourde et les compromissions sont nombreuses... On apprend de bien tristes choses sur le passé des protagonistes de l'histoire.
Le dessin est très plaisant et bien colorié (bien que l'on voit parfois les lignes de constructions au crayon), et le scénario dense et cogité plus qu'une soirée... Avec des rebondissements, à la fin, et quelques bonnes surprises (et un peu d'humour, parfois très noir, d'ailleurs...)... Tout ne se résoud pas, mais on passe une bon et long moment dans cette ambiance par trop proche de notre quotidien...
Monsieur de La Fontaine nous avait déjà conté l'histoire d'une grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu'un boeuf. Alain Ayroles, lui, narre avec un humour omniprésent les aventures d'un batracien naïf et idéaliste qui ne rêve que d'une chose : devenir l'un de ces hommes qu'il admire tant. Garulfo rencontre une sorcière (qu'il prend pour une gentille fée) qui accepte de lui jeter un sort. Dès qu'une princesse aura déposé un baiser sur son crâne de grenouille, il deviendra un beau prince et pourra évoluer au milieu des hommes...
Une idée très originale, donc. Garulfo a fait découvrir au public un scénariste exceptionnellement doué en la personne d'Alain Ayroles, auquel on doit également le cultissime "De cape et de crocs". Notre homme a une plume bien trempée qui donne lieu à des dialogues d'une grande qualité et d'une drôlerie peu commune. Le dessin de Bruno Maïorana est un peu particulier mais il sert fort bien l'histoire par des déformations de traits assez hilarantes (observez bien le faciès de Garulfo planches 14 ou 20 par exemple).
Si vous n'avez jamais lu Garulfo, il est grand temps de réparer cette injustice que vous vous faites ! Difficile de résister à ces péripéties batraciennes orchestrées avec maestria.
Encore une production Delcourt qui vaut le détour... Le style du dessin est proche du dessin animé me suis-je dit à la lecture de l'album... et pour cause : Cassegrain bosse dans cette branche. Travail en couleur directe, c'est beau, très beau. Au niveau scénario le sujet est assez classique : la quête d'une ile mythique, mais les dialogues et le rythme du récit son excellents... Une BD que l'on aime lire et relire ensuite pour admirer le détail des illustrations.
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