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Je confirme: c'est la serie du moment! Les textes sont des bijoux (Ah la scene ou l'on decouvre le lapin, trop petit pour ramer!) et le dessin et les couleurs sont superbes.
Ils s'appellent Patrick, Philippe, Gianni, Jean-Luc, Dominique et André. Ce sont des détenus. Ils racontent la prison, la liberté et les regrets de la vie. La vie entre quatre murs avec un peu de ciel dans la lucarne. Ces histoires ont été receuillies par Corbeyran et mis en image par Davodeau, Lejonc, Lemaire, Mathieu, Matthys, Berlion, Christopher, Crespin, Bézian, Peyraud, Jean-Phillippe, Guérineau, Alfred et Baudoin.
On est après le procès et le jugement est tombé. reste maintenant à vivre, survivre en attendant le jour de la relaxe. Pour cela les personnages puisent en eux la force de passer le temps.
Difficile de juger un tel album. Tout ce qu'on peut dire c'est que la BD est vraiment un média efficasse, en deux traits de plumes ou un aplat de noir tout est résumé, le message passe. Si pour beaucoup la seule vision de la prison se résume aux films et aux reportages à propos de mutineries et autres évasions ici c'est le côté humain qui est au devant de la scène.
Un album assez ardu à entreprendre mais qui renferme une vrai force, un air de liberté peut-être...
A noter que c'est du festival de Blois que cette initiative est partie, comme quoi il n'y a pas que les dédicasses.
à la prochaine
toine
Thérèse par Jean-François

Stassen a toujours frappé par son graphisme qui concilie habilement rigidité et sensibilité. Accompagné par un scénariste tel que Lapière, cela crée des étincelles. Mais lorsqu'il décide de se scénariser lui-même, il crée une histoire dont la cruauté effraie. La logique qui en est le moteur rend le propos (mais y en a t-il un?) moralement très discutable.
Si le dessin est magnifique, le scénario laisse dans la bouche un goût de trop peu, la naîveté de celui-ci, trop redondante avec le dessin, n'émeut pas réellement. L'ensemble s'avère original mais le ton ne semble pas très juste.
Un très bel album. Le graphisme délicieusement minimaliste fait encore mouche. Le personnage est attachant parce que l'on a tous un Monsieur Jean en nous. Quelqu'un qui veut être heureux et qui combat ces petits tracas quotidien qui nous compliquent la vie. La réussite de cet album (et de la série) réside dans la capacité qu'ont ses auteurs de capter ces petits instants de solitude, cette douce mélancolie que nous avons tous vécu de temps à autre. C'est de cette observation attentive des rapports humains que ce nourrit cet album tendre, mélancolique et délicieusement drôle.
La reprise de Swamp Thing par Alan Moore, voilà qui promet. Dans l'ensemble, on est pas déçu tant l'auteur a l'art de donner une profondeur psychologique à ses personnages (ce qui est très rare dans les comics). Ce qui déçoit plus, c'est le dessin, trop peu lisible et une mise en page trop tape-à-l'oeil.
Noé par Nicolaï Jean-françois
  
Je serai un peu plus réservé que mes prédecesseurs. si le dessin est magnifique et le mise en page d'une très grande éloquence, s'il se dégage de ces planches muettes une poésie graphique hors-du-commun, l'ensemble me parait tout de même un peu trop facilement hermétique. Sur le plan du scénario, un manque de cohésion entre les différents personnages déroute assez vite le lecteur.
Le problème vient surtout du pseudo-scénariste Vandame parce que d'habitude le duo Warnaut/Raives fonctionne plutôt bien... Pourquoi ont ils choisi de travailler avec ce scénariste?? Casterman est peut être intervenu ?!? vu que dans le même temps ce même Vandame sortait avec Wilson un Los Angeles vraiment pas terrible... alors que Wilson peut très bien bosser seul (Voir Dans l'ombre du Soleil...) C'est comme si Casterman avait cherché à placer un "ami"..??
maintenant, je sais: l'argent empêche d'avoir de chouettes idées d'histoires. C'est triste de voir une série mourir quand elle vous a fait tellement rêver. Que thorgal raccroche son épée et son arc et aille batifoler dans des champs de blé remplis de coquelicots, afin de rejoindre buddy longway. Le trappeur avait compris qu'une femme et des enfants suffisent au bonheur. Inutile de jouer au héros plus longtemps.
Je me targuais jusqu'à présent de réussir l'exploit rare et courageux ( surtout depuis 1977) de posséder tous les albums de Lucky Luke . Et bien , une plume tombe de mon chapeau... En effet après avoir lu " Le prophète " dans le journal " Le soir " , il n'est plus question que j'achète l'album. C'est quoi ce scénariste ? Ma fils de 5 ans fait mieux ( OK, il s'appelle Valérian,OK.. ) . Zut alors, ca faisait longtemps que ce n'était plus brillant , mais à ce point-là ... Enfin, quoi, puisque Pearce c'est Conrad , il ne pourrait pas demander à Yann de faire les scénarios de Morris ?
Tout a commencé pour Ross Nevada en septembre 92. Appliqué à poursuivre son destin d'écrivain raté dans un appartement de fortune qui évoque davantage un "no man's land" qu'une suite royale, Ross accumule avec désinvolture les déchets aussi bien que les pages stériles dont il accouche chaque jour.
Cauchemar diurne d'un roman qu'il ne parvient pas à écrire, malgré ses efforts réitérés. Mais peu à peu, d'étranges événements commencent de fissurer la normalité. De ses voisins qui semblent condamner le moindre de ses faits et gestes aux ouvriers du chantier faisant face à son immeuble, notre héros paraît épié par tous. Même le vendeur de journaux n'est plus celui qui le sert habituellement et se targue de lui donner des leçons de civisme! La situation allant de mal en pis, le patron de "Harris communication" ne lui propose que des reportages de bas étage, les "textes tarabiscotés" de Ross ne convenant pas aux agriculteurs qui achètent son journal.
Les heures s'écoulent, toujours présentes dans les pages par un artifice ou un autre, et la tension monte d'un cran dans l'inexistence et l'inutilité renforcées des activités du jeune romancier dont la prose journalistique est décriée. Parti comme il est, la rupture avec Linda qui veut faire de lui un marié bien conventionnel ne peut qu'être consommée: devenir "plus réaliste" n'est-il pas une gageure pour celui qui ne perçoit pas le monde comme les autres? Le pavillon de banlieue dont rêve Linda, Ross ne le voit qu'en noir et blanc; c'est dire qu'il ne le voit même pas, confondue qu'est à ses yeux cette bâtisse idéale avec une réalité ambiante atonale.
Sa rencontre à la libraire International Book store avec un allumé de première qui conçoit le monde réel comme un tissu de complots des sectes "satanistes" et d'invasions extra-terrestres, ne peut qu'être l'ultime touche de ce portrait décrépi que dressent de l'artiste en herbe Andreas et Durieux dans ces pages. Quand même la police s'en mêle pour lui chercher des noises, on comprend que Ross Nevada est en train de tomber peu à peu dans l'exclusion. Pire encore, dans une forme d'auto-marginalisation qui ne souffre aucune issue... Bientôt remercié de ses services en tant que reporter à la petite semaine, sa lâcheté existentielle et sa vacuité culminent lors de son affrontement avec une bande de voleurs devant laquelle il se fait minable au possible. Un avenir plus radieux viendra-t-il donc de sa réunion avec le directeur des éditions Amos & Page qui lui a déjà fait retravailler deux fois son manuscrit: "Les Ascétiques"? Toujours est-il que Ross se voit engagé finalement par ce dernier pour rédiger la biographie du milliardaire Benjamin N. Trap.
Tout comme cet ovni dont on apprend dans les premières cases dessinées qu'il s'est écrasé mystérieusement deux mois plus tôt, Ross Nevada développe une trajectoire difficilement compréhensible pour le commun des mortels, hormis les militaires qui enquêtent sur l'objet non identifié et mettent en place la toile d'araignée où s'engage le romancier lorsqu'on l'abandonne à la fin de l'histoire.
Mais l'ellipse - ses charmes, ses limites - concerne aussi les lecteurs. Le scénario d'Andréas demeure encore bien allusif dans ce premier tome, malgré les quelques indices ostensibles dont il prend soin de jalonner le parcours de son personnage. Celui-ci s'inscrit dans une atmosphère chromatique de teintes brunes léchées qui rendent bien compte de la banalité et de l'étouffement du quotidien où sombre l'apprenti écrivain.
Mais si le travail sur les couleurs est bien mené et le faciès de chaque personnage nettement tranché, on demeure perplexe devant les divers éléments du puzzle qui renaclent encore à s'imbriquer: rien de tel sans doute pour alimenter l'attente du volume suivant, mais rien de tel également pour générer un sentiment d'énervement devant la tendance au morcellement qui nuit parfois dans la BD à la cohérence des codes narratifs. "Mobilis in mobile" ("mobile dans l'élément mobile") était chez Jules Verne, l'on s'en souvient, la devise omniprésente dans le Nautilus du capitaine Nemo, cet autre héros rejetant les valeurs d'une société qu'il méprise: le "mouvement" est certes bien rendu ici dans les diverses rencontres de Ross Nevada, personnage qui tend par la force des choses à n'être personne, mais le mobile continue malheureusement de nous en échapper!
C'est pas mal pour un premier numéro.. c'est frais, c'est rigolo, ça se mange sans faim... Ca ressemble à un gentil mélange de Boule et Bill et de Germain. On attend avec impatence la suite.
Je trouve qu'il y a beaucoup de soit disant lecteur qui nous parle de marketing, de copie.
Soit ils sont lecteurs et ils nous disent s'ils ont aimé
Soit ils se taisent et ne cherchent pas à jouer les journalistes ratés qui veulent jouer les intéresants.
Moi qui ne suis qu'un lecteur de base et très content de le rester, j'ai passé un très agréable moment et que ce soit écrit, dessiné par Jacobs ou non, cela n'a pas d'importance. L'important c'est le plaisir et pour cela je remerçie les auteurs
Quant au soit disant marketing, que ceux qui l'affirme nous offrent un tel plaisir ... ce sera plus intelligent que de critiquer n'importe comment.
Je n'avais jamais rien lu d'Isabelle Dethan. Apres cet album, je crois que je ne lirais rien d'autre d'elle... je ne pourrais qu'etre decu.
A travers des souvenirs d'enfance, nous decouvrons Tante Henriette, vieille avare dont le cerveau aurait mange le coeur. Mais sous ses airs hautains se cache un personnage terriblement attachant.
Par petite touche, Dethan nous fait decouvrir cette femme riche mais avare. Difficile de ne pas retrouver ca et la des anecdotes qui nous renvoie a notre propre enfance et a telle ou telle ailleule.
Un pur moment de bonheur en BD, sans hesiter.
A+
L'album est excellent... à vous faire froid dans le dos. Mais également, étrangement, attendrissant ! On en vient presque à plaindre cet homme, un peu paumé qui, sous l'influence d'une femme, en séduit une autre... à des fins pas très honnêtes, mais qui finit par en tomber amoureux. Et pourtant, rien n'aurait laissé présager que cela arriverait - surtout pas sa copine, jeune et fraîche - , en effet, elle est vielle et il est tellement jeune et viril !! Mais les sentiments, cela ne se calcule pas... et si, en outre, on est un peu faible et à la recherche de racines, l'attrait devient très fort.
Par amour, il tue... et par déception, il tue aussi...
C'est noir, c'est violent, mais c'est un très bon album !!
Bon ben, franchement c'est vraiment très mauvais...ce n'est que mon avis...mais je pense que beaucoup de personnes le partagent... mais bon, je ne suis pas trop surpris, le précédant l'était lui aussi...il y a vraiment un monde de différence avec les meilleurs Lucky Luke...mais là encore ce n'est pas une surprise...les dessins sont répétitifs et très mauvais et le scénario tourne au ridicule... ah si seulement Morris avait pû s'arrêter à temps pour ne pas ridiculiser une série qu'il a amené au Panthéon du Neuvième Art...
A acheter si vraiment vous voulez dépenser bêtement votre argent...ou que vous avez besoin de papier pour peindre votre salon...
La vie au jour le jour d'un dessinateur de BD, avec ses problèmes relationnels, de frics, son ex-femme, son éditeur, ses copains... et tous les autres.
Les petits tracas et les gros problèmes quoi.
Le tout, ponctué par la création de Phil Koton : ces pages sur la dualité entre un poète et un gros monsieur à cigare.
Rien a voir avec les précédents albums de Gabrion, que cela soit le fond et la forme. Nouveau dessin, nouveau style, les "aventures" au quotidien de Phil Koton sont un véritable plaisir de lecture, c'est léger et sympa.
Je suis le scénariste de la Smala. Je veux simplement répondre à la remarque à propos du peu d'espace laissé à Arthur dans la série. La critique est fondée. J'essaierai à l'avenir de lui donnner plus d'ampleur. Merci. Robberecht
Quelle déception!!!Je suis un fan de la série mais pour moi ce dernier épisode est le pire de tous. Des Daltons à peine méchant,un prophète bien lourd dans l'histoire alors qu'il devrait être le moteur et un Lucky Luke inactif qui n'intervient que pour arreter les Daltons à la fin d'un épisode trop long de 46 pages(soitla totalité).Le seul point positif de cet album est qu'après l'avoir lu,on apprécir 2 fois mieux les précédents
Bon ben voilà, c'est pas extraordinaire sans être non plus nul...non disons que ça laisse un peu sur sa faim...il manque un petit quelque chose...
Le scénario n'est pas extraordinaire, et le dessins vraiment différent de ce que Warnauts-Raives nous habitue normalement...même s'ils nous soumettent encore quelques superbes planches africaines...
J'ai trouvé qu'on était très loin des meilleurs albums de W-R qui sont pour moi "Congo 40", "l'Innocente" (vraiment géant), "Lettres d'outremer", "Equatoriales" et tous les "Lou Cale" (à découvrir si ce n'est pas encore fait!) ...mais je pense aussi qu'ils retrouveront leur niveau dés leur prochain album...et que dés lors, y a pas de quoi s'inquiéter..ils se sont essayés à un style de dessin carricatural, mais il est clair que ce n'était que l'espace d'un album...on retrouvera très vite leurs somptueux dessins...
Et quelque chose me dit qu'ils nous sortiront encore quelques belles perles... et du grand bonheur en perspective...
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