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Quelle belle bd !
Les dessins sont d'une grande finesse et tres bien servis par une mise en couleur directe tres reussie.
Le scenario est particulierement prometteur, le decoupage excellent.
C'est une tres tres bonne surprise de ce debut d'annee, vivement la suite :o)
Foligatto par Olivier Billau
   
Critique parue à la sortie de l'album et issue d'une revue "non BD" (dont j'ai oublié le nom):
"Le genre d'album qui impressionne son monde. De temps à autre comme ça, un ou deux types sortent de l'anonymat le plus total et livrent, au premier essai un bouquin qu'on croirait résulter de vingt ans de métier...
Les deux types, cette fois s'appellent Nicolas de Crécy (les images) et Alexios Tjoyas (les mots). Leur création, FOLIGATTO, peut se lire au choix comme un collage hallucinogène, un reportage en hôpital psychiatrique ou un long poème cruel et grinçant. Pas précisément simple d'accès (on est très loin de la limpidité de la ligne claire), pas vraiment gai non plus, mais la splendeur baroque du spectacle -le livre entretient plus d'un point commun avec le théâtre- vaut définitivement qu'on y consacre quelques efforts. (signé N.F.).
Lu aussi dans "Le Lézard" n° 9 (1994) : "(FOLIGATTO).. a permis la reconnaissance d'un certain public, très spécialisé, surtout un public qui s'intéresse au dessin. ... (tirage) Un tirage à 4000, mise en place 3500, et il y a eu un second tirage à 3500 aussi.
Qu'est-ce que j'ai bien rigolé en lisant cette bd. Les textes sont excellents et l'humour est au rendez-vous! Très bon album à acheter pour les fans de gaudelette et larcenet. J'ai vraiment adoré, quel bon divertissement!
J'ai entendu que des gens disaient du mal de cette série.....AHHHHHHH Blasphéme....
Moi j'aime toujours autant, je marche à la façon dont Leo nous distille le scenario et je pense que s'il nous éloigne un peu de la mantrisse c'est pour y revenir plus tard, foi de Gonzo.
On parle de remplissage alors que tour à tour : le chef de la mission meurt, le groupe rencontre les colons, Kim comprend les motivations des uns et des uatres, une histoire d'amour commence, une autre suit, le groupe rencontre le reste des colons, franchement il se passe un paquet de trucs.
Toujours autant de merveilles : des animaux plus bizarres les uns que les autres, des paysages très agreable servi par un dessin sans faille.
Toujours autant de mystéres : Ou se cache la mantrisse dans tout ça, les iums... et j'en passe.
Bref c'est du TOUT BON!!!!
Je n'ai pas l'habitude de parler des BD que je n'ai pas vraiment apprécié.
Le seule raison qui me pousse à parler de la Mandiguerre c'est que c'est vraiment le prototype du bon trip qui risque d'être gaché.
Prenez le carnet graphique du début, des planches travaillées, un univers avec un mélange 1900 futur qui promet, un scénario qui bien qu très inspiré de Starship troopers pourrait être très intéressant.
Et derrière des dialogues plus que moyens, des rembondissements convenus et surtout des couleurs à vomir, à ch.... non vraiment c'est du gachis et personnellment c'est pas la première fois que je trouve que les Colors Twins nous colle des couleurs super ternes sans relief. Je sais que c'est pas évident par ordinateur mais il y en a qui y arrive.
Bon j'achéterai quand même la suite parce que je suis sur que ca peut s'améliorer mais attention quand même. Ce serait dommage de tout gacher car il y a du bon!!!
L'album par entier m'a plu: les couleurs sombres, le froid qu'on pouvait sentir sur notre propre peau, la folie qu'on devinait depuis le début, les lèvres des personnages, pleins de personalité.
C'est une bonne idée, de Metter et Marazano travailler ensemble. Le baiser, 3ème partie d'Emma (de Metter), est superbe!
Gabrielle par François Verry
 
Fan de manga depuis quelques années déjà, j'avais abandonné depuis notre traditionnelle BD. Pourtant j'ai été saisi par cette couverture, qu'il m'a suffit de croiser pour me décider à acheter la BD. Ce n'est pas un hasard : au fil de la lecture, on se rend bien compte des influences nippones sur cette oeuvre, confirméees à la fin par les sources citées par l'auteur (Evangelion, Lain, Ghost in the Shell, Les ailes d'Honeamise...). De plus, l'angélisme et les références à la mythologie chrétienne qui affluent avec parfois même trop d'insistance sont caractéristiques (aussi surprenant cela soit-il) de la mode japonaise actuelle (voir à ce sujet le recueil "Les Anges", édité par Tonkam, ou encore Angel Sanctuary, Tonkam toujours, et ce ne sont que quelques exemples...).
Pour compléter les petits explicatifs de l'auteur, je dirai d'ailleurs que les noms "Eve" et "Lilith" lui ont été insufflés par le Dieu Gainax : Evangelion évoque fortement ces deux noms mythiques, puisque le nom lui même de la série est un composé d'"Eve" et d'"Ange" (entre autres). Page 15, case 3, la bibliothèque est une vraie foire aux gags puisqu'on y retrouve pêle-mêle (de gauche à droite de haut en bas) "Urusei Yatsura" auteur de Lum-Lum (Lamu en français); "Akira" (écrit en katakana) une référence en matière d'animation; et deux livres plus loin "Mamoru Oshii" auteur célèbre de Patlabor; à l'étage en dessous, 2501 est le nom du projet qui donne naissance à l'entité informatique nom de code: The Puppet Master dans "Ghost in the Shell"... Je crois qu'en cherchant bien, les références sont extrêmement nombreuses.
En ce qui concerne la critique propre de cette BD, j'ai à ajouter que, si les dessins (mélangeant fort agréablement les styles français et nippon) m'ont particulièrement séduit, si le scénario est une bonne idée, quoique peu développée, les dialogues en revanchent laissent un amer goût d'artificialité, et on ressent parfois trop abruptement le décalage d'un vocabulaire châtié dans des phrases banales. On croirait parfois lire un traité de philosophie, impression d'autant plus déroutante que certaines idées abstraites évoquées dans de grandes phrases tortueuses sont somme toute assez simples.
Encore une fois, on sent percer le romatisme adolescent (typique du shôjo japonais, lire à ce sujet les manga de Clamp) dans cette histoire d'un Ange qui découvre un jour qu'il doit se séparer de ses illusions pour rentrer dans la vraie vie. Les sentiments n'ont pas le temps d'être assez développé et leur profondeur immense les rend peu crédibles de fait, le lecteur n'ayant pas le temps de s'attacher au personnage de Raphaëlle.
Les explications trainent parfois en longueur, et on s'ennuie à en lire certaines qui auraient pu rester en sous-entendu au lieu d'être assenées avec tant d'insistance.
N'allez pas croire que cette BD n'en vaut pas la peine. Si j'ai évoqué ses faiblesses, c'est parce qu'elles ont part égale avec sa richesse. Je rentiendrais les points positifs suivants : les décors sublimes d'un monde alternatif fascinant, envahi par la nature, presque "post-apocalyptique" tant l'affluence de vielleries y ressemble à des décombres et des ruines ; la première scène (avec Eve) emplie de cette ambiance enfantine et nostalgique, et qui pourtant amorce la rupture vers le tragique sanglant ; l'analogie nature / diable, qui est une idée rare et d'intelligence à mon avis.
Je crois que le début, qui pose avec maestria une ambiance saisissante contraste trop malheureusement avec une fin non pas conventionelle, mais remplie d'artificialité. Le problème est donc fondamentalement dans l'évocation des sentiments, excellente dans le dessin, la couleur etc... mais très maladroite une fois mise en mots. Il faut croire qu'on ne peut pas être artiste dans tous les domaines.
bizarre bizzare de pas encore voir de critique sur cette BD: sans être un chef d'oeuvre, elle n'en est pas moins très bonne;
Avant tout, c'est l'atmosphère qui est excellente, et qui rappelle les bons vieux films d' agatha christie. c'est rare, et ca fait du bien, un peu d'originalité.
Les dessins sont très bons, et contribuent grandement au mystère de l'histoire.
seul petit reproche: l'intrigue donne l'impression de piétiner vers le milieu du livre. Par contre, la fin est déconcertante à souhait et en quelques pages, on change presque de genre! en tout cas, on a sacrément envie de lire la suite.
une bonne BD
Marlysa est l'exemple typique de la série qui se bonifie d'album en album: le scénario est de plus en plus prenant, et les dessins évoluent magistralement. Le changement est même surprenant depuis le premier album, qui etait graphiquement assez moyen. Le dessin est devenu précis, le cadrage brillant, et les couleurs magnifiques.
L'intrigue a juste ce qu'il faut de compléxité pour tenir le lecteur en haleine sans l'embarquer dans un scénario à tiroir et à rallonge(procédé largement utilisé dans certaines séries pour vendre un maximum d'albums...tout le monde aura reconnu) et l'humour n'est pas oublié.
Bref, Marlysa a tout pour devenir une série culte. En tout cas, une des 2 ou 3 meilleures du genre Heroic Fantasy. Seul défaut que j'entrevois (mais il est hélas largement répandu dans la plupart des séries): le personnage de Marlysa est peut-être un peu trop parfait. Il lui manque une ou deux faiblesses par-ci par-là pour la rendre plus humaine. peut-être dans le prochain album?
"Les mondes d'Aldebaran" : Au-delà de la science-fiction
« Les mondes d’Aldebaran » est très certainement la meilleure série de science fiction disponible sur le marché de la B.D. Peut-être même la meilleure série tout court. Car plus qu’une saga futuriste, le cycle « Aldebaran » - et maintenant « Betelgeuse » - met surtout en scène une galerie de personnages profondément attachants. Des personnages possédant une telle épaisseur psychologique qu’ils pourraient évoluer dans n’importe quel genre (un peu comme la « Quête de l’Oiseau du Temps » où se joue une incroyable «comédie humaine » plutôt qu’un récit classique – et réducteur – d’héroïc fantasy). Les personnages des «Mondes d’Aldebaran » sont en effet d’une profondeur et d’une sensibilité rarement égalées dans l’univers des « petits Mickey ». La série de Léo nous montre des adolescents, puis des jeunes adultes, en proie au désordre amoureux et à ses corollaires, pris dans un maelström d’évènements qui les dépassent. Les personnages féminins, surtout, possèdent, outre leur plastique de rêve, une densité émotionnelle et un tempérament très éloignés des canons machistes trop souvent en vogue dans les histoires dessinées. Derrière la quête affective légitime de ces « vrais » personnages, Léo n’hésite pas, également, à entraîner ses personnages (et ses lecteurs) sur les chemins du questionnement existentiel : quelle est notre place dans l’univers ? Sommes-nous la seule espèce douée d’intelligence ? Comment faire pour accorder des notions aussi contradictoires que le respect, la tolérance et la survie en milieu hostile ? Quels modèles – politiques, économiques – laisser à nos descendants ? Autant d’interrogations qui interpellent « l’honnête » lecteur ravi d’être guidé par la modération et la sagesse de l’auteur.
Mais n’allez pas croire, à la lecture de ces quelques lignes, que les « Mondes d’Aldebaran » est une de ces séries pseudo-intellectuelles qui, sous prétexte de questionner le lecteur, l’entraîne surtout vers un profond ennui. Non, « Aldebaran » est une authentique série populaire qui utilise et recycle tous les ingrédients d’une bonne série B. Les rebondissements, coups de théâtre et théories novatrices entraînent le lecteur dans un suspens frustrant qui lui fait guetter avec fébrilité la sortie de chaque nouvel album. Le septième tome de la saga est à la hauteur de notre attente. On retrouve avec bonheur ce trait emprunt d’une grande simplicité (justement salué par Moëbius dans la préface de la première intégrale) mit au service d’un univers futuriste particulièrement novateur. Ici, pas de combats intersidéraux ou d’effets spéciaux tonitruants. Le monde imaginé par Léo est un monde ordinaire, très proche de celui dans lequel nous évoluons. La réussite des « Mondes d’Aldebaran » réside en effet dans ce décalage ténu qui nous donne l’impression d’être en présence d’un monde connu et cependant différent. La faune, la flore, l’architecture et les paysages nous semblent, en même temps, familiers et étrangers.
Léo est bien, à n’en pas douter, un authentique créateur ; de la race de ses bâtisseurs d’univers qui laisseront une empreinte durable dans le paysage de la bande dessinée… Un regret cependant. La séduction de la série est telle que nous aimerions qu’il privilégie la réalisation de cette dernière au détriment de ses autres activités. Et puis, le fan inquiet ne peut s’empêcher de se poser l’angoissante question de la pérennité de l’œuvre car il faudra bien, un jour, que l’auteur écrive le mot fin au bas de la dernière page… En attendant, croisons les doigts pour que Léo entretienne le « feu sacré » et cultive cette maestria narrative qui, chaque jour, lui apporte de nouveaux « convertis »…
Serjio
Lapinot est assurément le personnage le plus connu créé par Lewis Trondheim, même si les ramifications innombrables de la série Donjon diffusent rapidement la notoriété de cette autre création. Si vous n'avez jamais lu de Lapinot, mais que vous appréciez le travail de Dupuy et Berbérian (qui connaissent d'ailleurs Trondheim), vous retrouverez un univers proche de celui de Monsieur Jean. Sauf que dans Lapinot, les héros ont des têtes d'animaux, qu'ils peuvent chausser du 88 et être de grands amateurs de chips à la carotte honteusement vendues 19 francs le paquet sur une aire d'autoroute !
"Slaloms", avant sa réédition dans la nouvelle collection "Poisson pilote" de Dargaud, avait déjà été publié en noir et blanc chez l'Association en 1993. Trondheim s'est livré à un travail de "névropathe" (selon ses propres termes) puisqu'il a entièrement redessiné l'album pour que les cases et le format des planches soient identiques à ceux des autres albums de la série... Je n'ai pas lu la première version, mais "Slaloms", dans sa nouvelle mouture, est une réussite. Si vous êtes déjà parti faire du ski avec des potes, vous allez vous régaler ! Ca sent le vécu et le quotidien, mais c'est narré avec drôlerie et justesse, que ce soit les délires en boîte sur Cloclo (ça ne vous est pas arrivé, à vous ?), les petites prises de bec entre copains ou les joies de la glisse. Le dessin, simple mais efficace, colle parfaitement à l'histoire et fait de ce "zéroïème" tome une BD très sympa que vous (re)lirez avec beaucoup de plaisir.
C'est un peu par poésie que l'on tourne les pages de cette B.D. Car Léo,ô grand Léo, ne cesse d'inventer plantes et animaux sorti d'on ne sait trop où.
Pourtant il y a, quand même une histoire tout aussi fantastique, un peu "Greenpeace". mais qui nous fait réflchir à sa façon.......
Alors là, j'en suis baba... Je ne suis pourtant pas très amateur des jeux de rôles and Cie ; mais cet album va bien au delà.. Il vous donne des frissons dans le dos. L'intrigue est solide, les personnages tour à tour attendrissants, cyniques, amusants ou méprisants, les dessins et les ambiances absolument superbes. Charlet, que je ne connais d'ailleurs pas pour d'autres séries, nous sert des couleurs absolument géniales, tant pour ses ambiances gaies que pour les autres, plus glauques voir terrifiantes. Quant à Corbeyran, on ne souligne plus le nombre de ces succès, mais là, il a été très fort... jusqu'à la dernière case.. où j'ai été bouche bée.. Il fallait oser, il l'a fait !! Venez voir, c'est géant !! C'est même mieux, c'est de l'art !
C'est marrant que cette BD passe pratiquement inaperçue, du moins dans les critiques. Elle est pourtant de toute grande qualité. C'est vrai que le thème est peut-être un peut souvent abordé ces temps-ci : un homme qui se retrouve dans le corps d'une femme, et condamné de vivre avec .. (fantasme de certains hommes, peut-être ?). On retrouve ainsi ce thème dans La Roue (Glénat), Dans la Peau d'une Femme (de Walthéry chez Joker)...
Tirésias en tout cas ne l'aurait jamais souhaité et s'y retrouve bien contraint après avoir offensé une prêtresse. Le grand guerrier, séducteur de ces dames (et de ces messieurs à certains occasions) se retrouve donc tout mâri lorsqu'il se voit affublé des charmes de ses proies précédentes, et l'objet d'attentions appuyées de bon nombre d'hommes. Et si ce n'était que cela..., mais lorsque le devoir de soldat le rappelle, ne le voilà-t-il pas condamné à ses casserolles et sa cuisine... Cela pourrait être dôle, mais ce n'est pas vraiment le but, même si l'humour n'est pas absent de cet album. Relevé par des couleurs très chaleureuses, j'ai beaucoup apprécié l'ambiance et les personnages. Il m'a rappelé avec beaucoup de plaisir l'ambiance de La Gloire d'Hera des deux mêmes auteurs : Le Tendre et Rossi, celui de la mythologie, des moeurs de l'époque, de la place des femmes (et donc celle des hommes)....
Je vous engage à le découvrir, vous ne serez certainement pas déçu.. d'ailleurs, peu d'albums de le Tendre sont décevants...
en lisant la dernière page, je suis un peu surpris.Surpris car j'ai comme une impréssion de déjà vu... On ne peut pas nier que Léo est un inventeur surdoué. Mais s'il compte nous reservir le même thème qu'il a utilisé pour le cycle 1,je risque d'être un peu déçu.Gouvernement autoritaire, dictatorial, condition de la femme. Tous ces thèmes ont déjà été abordé merveilleusement bien dans Aldébaran. Alors pourquoi le refaire avec un autre décor. J'espère qu'une chose, c'est que la fin de ce deuxième cycle ne sera pas l'arrivé d'un vaisseau sur la planete et la libération du peuple auprimé sinon,là, je serais vraiment déçu car ce serais la même fin que le cycle one. Permettez moi aussi d'ajouter que certaine page sente à peine le remplissage. Discussions inutiles qui ne font ni avancer le mystère de la mantrisse ni connaître mieux les personnages.
Pa-l
Elle est arrivée, la nouvelle série de Morvan. Je l'ai donc lue et je me suis bien amusé. Rien de plus normal quand on voit le style de la série. Ce qui est génial c'est la présence de machines à vapeur dans l'espace, ce qui est un peu gros, mais très malin de la part du scénariste (surtout si on rajoute un soupçon de Starship Troopers).Les dessins sont remarquables, en particulier pour les traits des personnages.
Merci à Delcourt de nous offrir un petit plus pour la 1ere édition, ça manque beaucoup.
Toujours aussi moche et gaffeuse comme pas deux.
Il me semblait que l'humour de la première était plus percutant (ma grand-mère a 3 cochons...).
On dit toujours que le troisième album décide du sort de la série.
Ca passe ou ça casse ?
Difficile à dire.
Norma avait amené un humour acide dans le monde de la bande dessinée humoritique un peu figé par des Cauvins and co.....
Mais comme toute BD contituée de très courtes séquences (1 à 3 pages), ça lasse et finit par devenir très répétitif.
Pas facile d'aborder un tel genre et de s'y faire une place au soleil.
Je lui souhaite sincèrement un quatrième album mais il faudrait essayer de lui trouver un nouveau créneau (un nouveau compagnon ou nouveau lieu) car sinon, la pauvre petite Norma ne pourra plus nous tenir longtemps en haleine.
L'idée est bonne mais il faut aimer les scénarios décousus.
La même histoire aurait pu être racontée de manière tout aussi efficace dans un ordre chronologique logique (sans jeu de mots).
Le dessin est très beau, l'idée du scénario n'est pas mal encore qu'il y a quelques absurdités dans le choix des pays sur lesquels tombent ces rayons (quand on sait que les 4/5 de la planète sont de l'eau, comme par hasard, les 4 rayons tombent sur la terre ferme).
Juste une question : pourquoi avaoir choisi une couverture si moche qui ferait fuir toute personne non attirée par un scénario mi-mangua, mi-guerre des étoiles, alors que le dessin à l'intérieur est super beau ?
Ca me parait une erreur marketing qui risque d'être lourde de conséquences pour une nouvelle série qui a encore tout à prouver.
A nouveau des décors et animaux ou créatures (les ballons blancs = plante ou animal ?) à couper le souffle.
Il n'y aurait pas de texte qu'on resterait quand même des heures à tourner les pages pour se faire plaisir.
Et au-dessus de ce graphisme extraordinaire se greffe une histoire qui contient déjà les composantes qui ont fait le succès du premier cycle.
Une héroine hyper sympathique, une situation très spéciale un peu désespérée, des militaires butés et une tension qui déclenche un sentiment de révolte vis-à-vis de la manière dont l'être humain gére sa "liberté".
C'est vrai que les personnages sont un peu raides mais c'est le cas depuis le premier album et c'est contrecarré par un si beau décor.
Wow !! Accrochez-vous, amis lecteurs, c'est un album qui décoiffe. Décidément, Dufaux n'en est pas à son coup d'essai, c'est un pro, et ça se voit. Un scénario béton, qui vous emmène dans les alcôves d'un harem, les dessous de la "politique" tirés par une femme.. où il est autant question de guerre, d'amour, de domination, et de manipulation.. Extrêmment bien rendue, sans verser dans le cliché, cette ambiance où règnent des femmes, qui à priori, nous sembleraient plus des esclaves soumises aux plaisirs des hommes, est très fine, et à la fois très dure. Jade, la favorite, semble être sculptée dans de la pierre, tant elle est dure, et à la fois soumise à son maître.
On suit le trajet de sa petite fille, âgée d'une vingtaine d'années, qui part sur les traces de cette "grand-mère", dame étrange qui aurait eut tellement de pouvoir, et aurait ensuite disparu un jour, sans laisser de traces. Beaucoup de belles femmes, beaucoup de scènes de nu, Dufaux semble aimer ça.. et il a trouvé un maître (ou plutôt une maîtresse ?!) dans l'art de les mettre en valeur en la personne de Ana Mirallès, qui décidément, m'a beaucoup surpris, dans le sens agréable du terme. Peu amateur de ses dessins d'antant, j'ai été complètement séduit par son trait, à la fois fin et léger, tout en respectant la chaleur des lieux, des textures et des ambiances,.. Un premier album qui devrait cartonner et qui est de très bonne augure pour la suite. Du très grand art !!
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