A la lecture du premier tome de “la graine de folie”, le constat etait evident: Civiello a besoin d’un scenariste ! Il avait bien fait illusion avec le tome 1, mais la suite avait plus que montre ses limites en matiere de narration. J’etais donc curieux de voir ce qu’allait donner sa collaboration avec un scenariste. Apres lecture, force est de constater que le resultat n’est pas encore tres au point.
Les progres sont indeniables, l’apport de Mosdi est evident. Civiello semble s’etre debarasse des arabesques inutiles qui alourdissaient le dessin et rendait l’ensemble difficilement lisible. Son style y gagne en efficacite. Mais dans le meme temps, son dessin ne m’a jamais paru aussi proche des fresques particulierement kitsch qu’on voit parfois sur certaines camionettes. La magie qui se degageait de son dessin a fait place a une esthetique trop lechee. Au final, le dessin parait “artificiel” et ne degage aucune vie.
Scenaristiquement, Mosdi n’a absolument pas cherche a etre original. Il accumule les poncifs du genre sans la moindre imagination, comme s’il ne s’agissait qu’un de travail de commande a expedier au plus vite. L’argument de ce recit est tellement convenu que je me suis rapidement profondement ennuye. Il y a vraiment tres peu de chances que jem’interesse a la suite des mesaventures de Luaine.
Deuxième tome des aventures du professeur Bell, l'occultiste flegmatique créé par Joann Sfar, "Les poupées de Jérusalem" est un album qui déçoit beaucoup. Ayant lu les critiques favorables qui ont été écrites avant la mienne sur le site, je me suis demandé si nous avions lu le même album. Au risque de passer pour un rétrograde, je persiste à penser que cette BD est médiocre.
Je n'ai rien à reprocher à Sfar sur le plan graphique. Certes son trait est curieux, parfois tremblotant, plutôt sombre et pas toujours expressif - mais il est aussi original et novateur, ce qui n'est pas pour me déplaire. L'ambiance étrange de la série est sans doute renforcée par ce graphisme caractéristique, même si Thierry Robin a prouvé avec "Koblenz" qu'élégance du trait et atmosphère paranormale faisaient très bon ménage. Non, ce qui est clairement insuffisant et frustrant dans "Les poupées de Jérusalem", c'est la trame scénaristique. Les premières scènes sont plutôt réussies, mais passée la dixième planche, on entre dans le royaume du Grand n'importe quoi. Massacre de satanistes, ellipses aux allures de découragement du dessinateur ("tiens, j'ai pas envie de raconter ni de dessiner ça, allez on zappe"), inconsistance des personnages, humour navrant qui gâche l'ensemble du récit, fin misérable qui laisse tout le monde sur sa faim. Sfar avait déjà prouvé qu'il était capable de bâcler un scénario ("Troll" tome 3 en a fait les frais). Il prouve aujourd'hui qu'il peut en prendre l'habitude. Ne perdons pas confiance en l'auteur de "La fille du professeur", mais on aimerait bien qu'il ne se laisse plus aller à la facilité. Et que le professeur Bell trouve enfin un cadre digne des espoirs qu'on pouvait placer dans une série a priori prometteuse.
Il nous a émerveillé avec Aldébaran et continue à le faire avec Bételgeuse. C'est vraiment extraordinaire. J'ai vraiment adoré ce volume où les créatures sont vraiment étranges et vraiment bien trouvées. L'histoire continue à me captiver. Je ne me suis pas lassée une seule minute et de la lecture on en a. Je trouve que les bulles sont bien remplies et au contraire d'autres bd ce n'est pas pour ne rien dire. Les dessins valent toujours le déplacement mais ce que je préfère ce sont les couleurs qui sont pétantes et çà j'adore!
En bref, je continuerai cette série et la conseille aux amateurs de Léo!
Album de transition que ce tome 2, il était nécessaire afin de placer tous les protagonistes en situation et quelque peu éclaicir la situation sur Bételgeuse.
Le scénario suit la direction déjà prise par le tome 1 et les thèmes exposés ressemblent à ceux du cycle Aldébaran, la différence ici se faisant au niveau de l'univers et de la situation précaire et tendue des survivants.
Léo nous surprend toujours avec sa capacité à créer des univers irréels quoique concevables et peuplés de créatures plus bizarres les unes que les autres même si dans cet album, les découvertes sont rares et parfois à peine entrevues. Idem pour la Mantrisse dont on n'aperçoit qu'une seule manifestation. Cet album se penche plus en fait sur la psychologie des personnages et leurs relations, soit entre eux soit vis à vis des autres groupes rencontrés. Kim devient le personnage central alors que Marc, héros principal du premier cycle ne fait qu'une apparition, on dirait que pour Léo, le véritable héros" est en fait l'univers qu'il a créé...à confirmer...
Côté "déception", il reste toujours le dessin des personnages, amélioré depuis le premier cycle mais encore assez raide et un peu trop "propre" et d'autre part certains dialogues un peu puérils parfois mais peut-être est-ce dû au fait que Léo ne soit pas de culture francophone et que certaines expressions sonnent un peu "faux" une fois traduites.
De toute façon une série qui confirme sa qualité et qui ne fait que nous donner envie de découvrir la suite...une belle réussite.
En effet, un graphisme unique ! Ce livre n'est pas une bande dessinée mais une galerie d'art a lui tout seul. Le plus beaux musée que j'ai visité jusqu'a présent. Ce qui m'a par contre moins plus c'est le vocabulaire , trop gentil et trop poli des personnages qu'ils soient bons ou mauvais... Vous ne trouvez pas ? Mais les dessins, simplement Grandioses !
Vivement le tome 2 et les séances de dédicaces.
Au fait, il y a un bonus dans la premiere edition... alors, profitez en si elle est toujours disponible.
Fantastique album qui marque le début de cette année. Les histoires puisqu'on peut dire qu'il y en a plusieurs, sont très originales. Tout est superbe, les dessins, les couleurs et le scénario. Je ne peux en dire plus car je l'ai lu il y a quelques jours mais ce qui m'a marqué c'est le pouvoir de Kandahar. Cette bd m'a tenu en haleine durant toute sa lecture, bref j'attends la suite avec impatience!
Bravo aux auteurs et cette bd est à acheter d'urgence.
Une série qui s'annonce très bonne dans son ensemble. Mais j'ai été plutôt déçu par ce second tome, qui n'a pas tenu les promesses du permier en termes d'intrigue et de suspense.
Vivement la suite!
Voilà de la toute grande BD. Alors qu'elle traite un thème proche de ceux du "Troisième Testament" (que je recommande tout aussi chaudement) et du "Triangle Secret" (itou), l'approche en est tout à fait différente puisque, ici, il ne s'agit pas de la quête d'un livre ou d'un parchemin mystérieux, mais bien de l'histoire de ce manuscrit à travers les âges et les personnes qui l'ont eu entre leurs mains. Ce premier tome est remarquable. J'ai par contre été plutôt déçu par le scénario du deuxième, fort linéaire et sans suspense réel.
Je trouve moi aussi que la série "Les Voleurs d'Empire" commence à s'essouffler.
La semaine sanglante porte bien son nom: plein de personnages meurent, et il s'agit souvent de personnages dont on attendait qu'ils jouent un rôle prédominant dans l'histoire (je ne dirai pas qui, afin de maintenir un minimum de suspens). Finalement, donc, ils meurent sans avoir révélé leurs secrets, comme si leur rôle était somme toute secondaire, et l'on se demande ce que va devenir l'histoire qui perd beaucoup de ses promesses en même temps qu'elle perd ses protagonistes.
Il nous reste à attendre le dernier tome qui nous fera peut-être réaliser que l'intrigue n'était pas du tout ce que l'on pensait et que ses clés sont dans les mains d'un autre acteur... mais, je l'avoue, j'en doute fort.
Pour les amateurs de la série "Balzacienne" de Cothias,un efficace mélange d'histoire réelle et romancée,un dessin réaliste style "ligne claire",nous arrivons avec cet épisode a la construction du théatre de Molière,à une nouvelle manipulation de Gaston alias Monsieur frère de Louis XIII,les agissements secrets de la Régente,bref de l'intrigue,de l'action et comme meme la sensation que nous (nous les lecteurs) allons bientot arriver au dénoumemt de cet aventure "Dumas-esque".Bravo à Goepfert,qu'il continue longtemps à "sévir" dans le monde de la B.D.
Avec « les survivants », on reste dans un Léo de bonne facture (c’est dire le niveau de qualité !). Il empile les scènes convenues auxquelles on est déjà habitué : paysages léchés, nouvelles créatures, etc. Tant il nous avait séduit par son niveau exceptionnel sur le cycle précédent, tant il semble ici remplir le minimum syndical. La trame reste inchangée et la question politique posée demeure identique : « comment se comportera le groupe une fois livré à lui-même et confronté à la nature ? » La réponse est simple même si le chemin pour y parvenir semble plus long : la société idéale n’existe pas.
L’auteur sud-américain (qui sait de quoi il parle) aborde la question des utopies. Dans le cycle « Aldébaran », il disséquait en ethnologue la gestion politique d’une société communautaire traditionnelle mais pour pointer aussitôt du doigt ses dérives totalitaires de droite (l’univers concentrationnaire d’Aldébaran, la dictature des prêtres). Toutes comparaisons avec l’Argentine, le Chili ou le Brésil n’étaient pas fortuites.
L’auteur nous montre que la communauté confrontée à elle-même survit, s’organise, crée des lois et des institutions (voyez la composition schématique des villages) pour veiller à son bon fonctionnement. Mais le risque vient de la délégation de ses pouvoirs à une élite (les militaires et les prêtres). Il y a danger lorsque ceux-ci imposent leur seule et unique vérité au groupe. La conclusion d’Aldébaran indiquait vaguement que la solution d’un monde meilleur pourrait se trouver dans la nature (la mantrisse). Il suffisait de s’en inspirer.
« Bételgeuse » nous montre une communauté socialisante (on y partage tout) confronté à la nature, mais qui choisit l’insémination forcée des femmes, la sélection génétique au nom de sa survie. Léo conclura sans doute ce nouveau cycle par sa rhétorique éculée en proposant une société égalitaire démocratique et fraternelle vivant en équilibre avec son environnement naturel. Mais il s’agit aussi d’une utopie.
Bref, une bd de bon niveau qui au-delà des apparences « science-fictioneques », pose aux lecteurs des questions essentielles.
Bon, ça va faire copinage mais je voudrai quand même remonter la moyenne d'un album qui mérite plus qu'un 1/5. J'avoue que j'ai été très surpris moi aussi par ce tome 3 mais en laissant décanter tout cela je pense qu'il ne faut pas voir ces trois albums comme une suite logique mais comme trois rêves différents qui reprendraient les mm personnages dans les mm lieux. Chacun des albums a sa propre philosophie, ses propres thèmes et sa propre chute...C'est clair que ce n'est pas de la Série B!
Au niveau graphique et esthétique : une toute grande réussite. Très heureux de retrouver un superbe épisode de rêve, une double page de pluie, la noyade d'un putatif, une étonnante double page "du déjeuner" (celui-ci se déroule dans le reflet du grille pain) : de la vrai et grande BD, quand le dessin n'est pas là que pour illustrer mais quand il sert la narration !
L'histoire est en train de prendre du volume (s'éparpiller ?). Tant mieux, puisque l'on se régale de l'aspect graphique et tant pis, puisqu'on s'attendais à savoir ce qui était arrivé à Arthur et à Chlorenthe. Mais ça nous permettra d'attendre avec impatience le prochain épisode.
Une anecdote : mon premier exemplaire acheté avait, à l'intérieur de la couverture, le 5ème épisode de la série "Le fond du monde : le grand bateau". Je l'ai gardé : on ne sait jamais que, comme les timbres, ... !
Bravo ! J'ai été complètement envouté autant par le premier tome que par le deuxième. Le dessin de Béhé qu'on dit un peu brouillon, ne m'a pas agacé du tout. J'ai trouvé que ce dessin racontait de façon très efficace une excellente histoire. Pour ce qui est du deuxième tome j'ai découvert un dessinateur extraordinaire nommé De Vita. Après Azrayan, Mandrill, et ces 2 premiers tomes du Décalogue, Giroux est devenu pour moi un des meilleurs scénariste B.D. toutes catégories.
Evidemment on se pose tous la question : "mais où va-t-il chercher tout cela?"
L'histoire commence gentillement dans le pays d'Eauxfolles, c'est une sorte de conte de fées ou néanmoins très rapidement on se rend compte qu'une série de passions et de complots animent les personnages, il y a quelque chose de secret ... ce monde ne fonctionne décidémment pas comme le nôtre...et le tome 4 nous dévoile enfin une partie de ce mystère.
Un seul regret les délais entre les tomes, mais si vous aimez la série, il y a aussi tout une série d'objet, sérigraphie ex-libris et création de l'auteur qui sont empreint de toute cette naïveté ludique.
Bref, un seul conseil, essayez le et devenez Eauxfollois....
Ce fut une drole de surprise pour moi que de denicher un album de Trondheim en francais en plein coeur de la Californie. Je ne vous dit pas combien je l’ai paye, dites-vous juste que ca plus du double de ce que j’aurais paye en Belgique )))o;. Mais je suis un peu trop en manque de BD franco-belge pour laisser passer pareille occasion. Qui plus est, je n’avais jamais encore lu de Lapinot. C’est desormais chose faite.
Evidemment, quand on parle de Trondheim, il ne faut pas s’attendre a des prouesses graphiques. Trondheim est avant tout un dialoguiste et son dessin est purement fonctionnel. Son univers est definitivement ancre dans le quotidien (malgre les personnages animaliers), s’interessant a des personnages en passe de basculer dans le monde des adultes, mais visiblement pas trop presse d’y arriver. Difficile de donner un age a des animaux anthropomorphises, on peut donc les imaginer comme des trentenaires qui ont du mal a se resoudre a grandir ou comme des adolescents au seuil de la vie adulte. Tout le monde peut s’y retrouver.
Dans le ton, on retrouve des similitudes avec Dupuy-Berberian, entre autres dans le duo Lapinot-Richard oppose a Jean-Felix. Dans les 2 cas, un nostalgique un peu timore associe a une grande gueule sympa, mais insupportable a la longue. Mais Trondheim assaisone le tout d’une touche d’absurde (comme quand Lapinot demande des bottines de ski, pointure 88) et d’une pointe d’esprit “les bronzes font du ski” car dans le present episode, Lapinot, Richard et 2 amis s’en vont faire du ski. Malheureusement, un loup qui aurait deja attaque 3 skieurs risque de chambouler les plans echafaudes par Richard.
Pas reellement une intrigue serree, mais plutot une suite de petites histoires plus ou moins reliees par un fil conducteur. Le tout degage un certain capital sympathie, mais parait un peu leger malgre tout. Ca se laisse lire, il y a quelques dialogues bien sentis, mais rien d’inoubliable.
A mon avis, cet album est loin d'avoir reçu l'accueil qu'il méritait auprès du public, et même de la visibilité que l'éditeur aurait pu lui faire. C'est véritablement un petit bijou du genre. Tant au niveau d'un dessin très soigné que d'un scénario très fin. Extrêmement riche, avec des ambiances à la Agatha Christie, environ 6-7 petites histoires vous sont contées, où, à chaque fois, un crime est commis, un mystère est à élucider.. et je vous donne mon billet que personne n'a jamais trouvé le coupable ou la manière d'effectuer son crime, avant que l'auteur ne le lui révèle. Très fin et très bien mené, parsemé d'humour. Un régal que je vous conseille vivement, dans la collection Humour de rire de chez Dupuis. Ouvrez quelques pages chez votre libraire, et vous repartirez avec, j'en suis sûr...
Petite déception : la couverture est pour moi très mauvaise, ne reflète en rien l'album et n'enrichit en rien le graphisme pourtant très bon de l'intérieur de l'album.. Ne vous fiez donc pas aux apparences...
Halala, j'attendais avec impatience ce second album des aventures desopilantes de Sherlock Holmes et du docteur Watson, mais je n'est pas eu le meme bonheur a les lire que pour le premier album. l'histoire n'est la que pour soutenir la succession de gags, normal me direz vous pour ce genre de BD mais j'en attendais un peu plus de ce scenario un peu decousu! ceci dit, le dessin est toujours aussi agreable et approprie a ce style de BD, les gags sont toujours aussi hilarants... je dois etre trop exigeant apres un premier episode si reussi, ou alors j'etais de mauvaise humeur quand je l'ai lu (?!)
en tout cas, ne ratez pas les aventures si etonnantes et formidables de Holmes & Watson
ayant lu L'outremangeur, j'ai achete cette BD sans me poser de question... mais j'en ressors decu!!!
l'idee de depart me semble interressante, on a meme envie de resoudre avec Laurent les enigmes posees par ses bouts de phrases sortis de son inconscient mais tout va trop vite par la suite, il n'y a pas vraiment d'explication et de suivi a chacune des reponses donnees, reponses qui tombent le plus souvent par enchantement... sans parler de cette explication finale qui repond a une question que le personnage principal ne s'est meme pas posee! Domage car cette boite noire n'est meme pas soutenue par une dessin a la hauteur du talent de Jacques Ferrandez!
un clin d'oeil sympa tout de meme a l'outremangeur, mais... je reste sur ma faim!!
Je n'ai malheureusement pas pu lire le premier (rupture de stock), mais ça ne va pas tarder! L'idée de faire un décalogue est géniale, je trouve! Le scénario de l'album est intéressant et instructif, sans tomber dans le"documentaire" pour autant... Et, même si je n'apprécie pas trop ce style de dessins en général, là j'ai vraiment croché!!!! vivement les suivants!
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Les plus prolifiques :
Coacho (475) .
herve (370) .
yannick (352) .
Quentin (185) .
yvan (160) .
okilebo (122) .
Pierre-Paul (107) .
Lef' (105) .
cycy (103) .
alban (96) .
FatalJack (95) .
Sep (86) .
bretwalda (78) .
eddy (71) .
Nathan (65) .
le régulateur (64) .
goodcarma (59) .
Jean Loup (52) .
Ronny (50) .
Kieran (50) .
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