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Love Story se lit comme une comptine sur l'amour et ses déboires. Ou plutôt, se regarde, se savoure, parce qu'il n'y a rien à lire en tant que tel, aucune parole écrite, un récit muet. C'est une histoire qui se regarde et qui vous parle. Très imagée et à la fois très poétique et très tendre, cette suite de scénettes de la vie de tous les jours nous emmène à la suite des aventures amoureuses d'un homme qui, malgré de nombreuses déceptions, restera toujours amoureux de la même femme au final. Un dessin en N & B qui n'est pas sans rappeler celui de Dupuy et Berbérian, nous apporte beaucoup de fraîcheur et d'oxygène. Original et drôle à la fois, Love Story se "lit" et se savoure sans modération. Un très bon conseil de lecture et de découverte.
Créé par Jeff Smith, Fone Bone est un drôle de petit bonhomme, tout en rondeur, avec un petit air du fantôme Casper. Exilé loin de chez lui (Boneville) avec ses deux compères Smiley et Phoney, il découvre un monde inconnu, peuplé par d'hostiles mais stupides rats-garous qui semblent rechercher Phoney, et par une foule de créatures et d'êtres humains qui croisent sa route.
Le précédent volume, consacré à la course des vaches menée par mamie Rose, s'était terminé sur la déconfiture du cupide Phoney. On le retrouve dans ce troisième tome, avec un Smiley toujours aussi hilarant, au sein de la petite troupe qui reconstruit la maison de mamie après l'attaque des garous (voir le premier tome). "Rêves et cauchemars" fait la part belle aux songes de Bone et de Thorn, qui lèvent un peu le voile sur les nombreux mystères qui entourent le dragon, les garous, Rose, et Thorn elle-même. Mais que vient faire Phoney dans cette histoire ? Qui est le personnage cagoulé ? Quel est le rôle du dragon ? Et Bone dans tout ça ? ... La série est loin d'être épuisée !
Bone est une bande desinée à découvrir. Réalisée en noir et blanc et sous formes d'épisodes (façon comics), la série de Jeff Smith est aussi originale que distrayante. Le personnage de Smiley est particulièrement tordant, mais l'ensemble des personnages est attachant. Le scénario est rythmé, même si ce troisième volume est un peu moins palpitant que les deux premiers. Vraiment sympa !
Difficile de vraiment donner une appreciation definitive sur Nocturnes Rouges, car il y a deux lectures possibles... Si le lecteur ne lit pas de comics americains et ne connait pas la serie de jeux Final Fantasy, ce premier album lui procurera beaucoup de plaisir a la lecture car le scenario est relativement bien ficele et se deroule dans un monde qui semble bien pense. Et le dessin, meme s il comporte quelques faiblesses dues au manque d experience, est tres prometteur et ne gache rien. Mais si le lecteur connait le comics Battle Chasers et qu il a joué a Final Fantasy (surtout l episode Tactics), alors il a un petit gout de deja lu et de deja vu. Bien que cela ressemble plus a une sorte d hommage qu a un reel "pompage", les personnages sont un peu trop decalqués sur le comics (certaines cases sont quasi identiques), et certains aspects du monde sont eux aussi repris... En bref, on peut esperer que Nhieu saura se detacher de ces similitudes dans le prochain tome, pour donner a son aventure un aspect un peu plus personnel... Nocturnes Rouges est toutefois une lecture de plutot bonne qualite, qui trouvera sans doute son originalite par la suite.
Matt Montgomery, fonctionnaire américain tranquille et respectueux des lois, a retrouvé sa femme et sa fille assassinées dans leur maison familiale. Seul indice pour cette boucherie incompréhensible et apparemment sans mobile : une étoile gravée au couteau sur la poitrine de la jeune femme. Sur la piste des meurtriers, Montgomery se retrouve aux frontières de la civilisation, là où le chemin de fer est en train d'être construit. Il en apprend davantage sur l'énigmatique Cauldray, qui dirige d'une main de fer les travailleurs du rail, et retrouve la jeune indienne qu'il avait croisée dans la diligence. Belle et farouche, Wakita pourrait bien détenir la solution de l'énigme...
Suite et fin de "L'étoile du désert", ce second tome est à la hauteur du précédent qui m'avait fait découvrir Marini. Ce dessinateur a su s'imposer en l'espace de quelques années comme l'un des plus doués de sa génération (voir Gipsy ou Rapaces), et on ne peut qu'admirer la qualité de son trait et des couleurs au fil des planches. Desberg ne doit cependant pas être effacé par son illustrateur : le scénario qu'il livre est un modèle du genre. Qualité de l'écriture, sens de la narration, profondeur psychologique des personnages, rien ne manque à cette histoire attachante et originale. Du bel ouvrage, recommandé à tous.
C'est en qualité de grand fan de Van Hamme que, à mon grand regret, je me vois contraint de dire que cette fois, c'est complètement raté... Depuis le 24ème volume de Thorgal, on a franchement l'impression que Jean est un peu fatigué. Le Mal Bleu est affligeant, Secret Défense sent le réchauffé à plein nez et Golden Gate suit le même chemin. Quelle déception. Alors Jean, par pitié, prends des vacances et reviens-nous en forme.
J'avoue ne pas être un très grand lecteur des productions Soleil ; trop violentes, trop "héroic-fantasy", trop colorées, trop tout quoi.. Mais en feuilletant l'album de Nocturnes Rouges, il y a un je-ne-sais-quoi qui a retenu mon attention. Et je n'ai pas regretté mon achat. C'est vrai que cela reste un mixte d'héroic-fantasy et d'histoire de vampire, mais c'est empli de délicatesse et de tendresse. Les personnages sont très attachants, et May, ce petit bout de femme, du haut de ces 8 ou 10 ans a quelque chose de craquant. La magie a pris, le scénario était bien dosé et bien ficelé, alors je le conseillerais à mon tour, même à ceux qui, comme moi, ne sont pas trop de la "génération Soleil".
Joann Sfar fait partie de ces auteurs liés à l'Association qui ont le vent en poupe depuis quelques années. On lui doit "Donjon" (avec Trondheim), "Troll" (avec Morvan et Boiscommun), "Petrus Barbygère" (avec Dubois) ou encore l'excellent "La fille du professeur" (illustré par Guibert). "Le mexicain à deux têtes" est le premier tome d'une série qui va s'organiser autour du personnage du professeur Bell, croisement entre Sherlock Holmes, pour son flegme et sa prestance, et Aleister Crowley, pour le mysticisme dans lequel il baigne.
Dès les premières planches, le ton est donné : une jeune femme s'entretient avec un fantôme, pendant qu'un homme à deux têtes vient demander à Bell de l'opérer pour le débarrasser de cette étrange difformité. Le professeur refuse, jugeant l'opération trop dangereuse. Furieux, l'homme part en lui disant qu'il le fera changer d'avis. "Je n'ai pas besoin d'argent" lui affirme Bell. "Qui parle d'argent ?" lui rétorque son visiteur. Et en effet, le frère de Bell est assassiné. Son meurtrier a signé son crime en lui posant une petite tête en cire sur le front. Le professeur décide de se venger, même si l'inspecteur Mazock le lui déconseille formellement...
Scénario très original, comme en livre souvent Sfar. Les bizarreries paraissent couler de source dans cette histoire dont les héros ne perdent pas de temps à s'étonner. Le récit a un rythme rapide, trop parfois d'ailleurs, l'aspect psychologique des personnages ayant du mal à se développer. Sfar a de bonnes idées mais n'est pas très bon metteur en scène : c'est clairement le récit qui prime, pas sa mise en forme. Le dessin, comme le découpage, manque de force. Il est même assez froid et figé, et déplaît au premier abord. Il s'adapte finalement assez bien à l'univers abracadabrantesque (!) de l'album, mais on aurait aimé un trait plus vivant.
Premier opus honorable pour le professeur Bell, mais on peut espérer mieux à l'avenir car l'ensemble ne paraît pas sufisamment abouti.
J'attendais cet album avec impatience... et je n'ai pas été déçu ! Encore une fois Baudoin a dessiné un album excellent.
Le scénario (de Fred Vargas) n'est pas très original mais sympa : intrigue légère mais intéressante, personnages fort attachants. C'est un polar avec un flic au grand coeur et des exclus pleins de ressources (cela m'a parfois fait penser à du Pennac mais en plus sérieux).
La première grande réussite de l'album se situe au niveau de l'adaptation de ce texte touffu. Il était trop long pour être simplement adapté en BD. Baudoin a réussi à mélanger différents types de narrations, alternant BD classique et récit illustré.
Comme à son habitude, Baudoin insuffle à ses personnages une vie et une humanité formidables. Son dessin au pinceau, au style très 'lancé', donne des résultats extraordinaires. Quelle liberté, quelle vivacité dans ces coups de pinceau ! Loin des modes, Baudoin cultive son art au fil des albums et nous offre un album qui, une fois encore, ouvre de nouvelles voies... ou de nouveaux fleuves...
C'est cette BD qui a déclenchée chez moi une "adoration" pour Varanda... Elle m'a fait découvrir cet auteur au dessin magnifique qui est devenu aujourd'hui pour moi l'un des meilleurs... Avec son scénariste habituel, Ange, il fait des merveilles. C'est l'un des meilleurs duos...
Pour en revenir aux Chevaliers Dragons, l'histoire est simple mais racontée et dessinnée de telle façon qu'elle en devient géniale. Les deux héroines sont très attachantes (encore des canons!) surtout Ellys, l'écuyère... L'univers, les décors sont grandioses. L'histoire plonge le lecteur tout de suite dans l'ambiance. Et même si cette BD se suffit à elle même, on peut ne peut qu'espérer une suite tant l'histoire est géniale et l'univers formidable (faut quand même pas trop rêver)...
Une BD pareille ne peut se décrire, il faut la lire. Ca fait deux ans que je l'ai acheté mais le plaisir de la lire est toujours présent: cette BD est un MUST tout simplement (comme toutes les BD Varanda/Ange)...
Un MUST !! Il suffit de lire les premières pages pour être tout de suite conquis par un dessin magnifique et une histoire originale et envoutante... Les personnages sont attachant en passant de l'oncle Granite à la petite May... Pour une première BD, N'hieu se débrouille très bien. (D'ailleurs, un petit message à l'auteur: dépéchez vous de faire la suite, j'suis en manque :-)!!)
Vous l'aurez compris, cette BD est inévitable et est pour moi un futur hit de Soleil au même titre que leur Lanfeust de Troy...
Un peu déçu par ce troisième tome car je trouve que le rythme se ralenti... Je trouve aussi que la BD va trop vite à lire: il manque quelques pages... Mais bon a part cela, le dessin est toujours aussi magnifique, les couleurs aussi. L'hitoire risque de devenir très intéressante dans le quatrième tome... Vivement la suite!!
Cette BD, c'est du pur bonheur. L'univers Steampunk, très prometteur, est mis en place pour la suite: l'histoire s'en retrouve très prometteuse: imaginez un mélange du "Starship Troopers" de Paul Verhoven et de la Première Guerre Mondiale... Encore un hit pour Morvan!!
Imaginez un patchwork entre du mauvais manga, "Lanfeust de Troy" et "Buffy et les vampires", et vous aurez Nocturnes Rouges, nouveau caviar supra dimensionnel de Soleil.
Je sais on m’a toujours dit qu’il ne fallait pas tirer à boulets rouges sur un premier album, m’enfin je suis désolé quand je vois un jeune auteur ( enfin espérons pour lui ) qui a si peu de références pertinentes, ben moi je vois rouge ! Le potentiel ! Voilà ce que je dis toujours, le potentiel ! Nhieu en a t-il ? Nhieu c’est l’auteur, à qui soit dit en passant je réserve un jeu de mot pas piqué des hannetons pour la fin ; il faut savoir préserver ses effets… Où en étais-je oui, au potentiel de Nhieu : autant dire effectivement que j’en étais nulle part. Qu’en est-il du scénario ? Houhou !… Le scénario, où es-tu ?…
- Ben je suis là ! Oh j’ai été écrit en deux minutes devant la trilogie du samedi soir sur M6. C’est vrai, j’avoue, je suis un peu creux.
Oui passons sur cette déplorable interview d’un scénario un tantinet désinvolte. Rien à dire sur les couleurs, ce sont des couleurs. Seul bon point, la reliure, une très belle reliure, vraiment ça fait plaisir de voir une aussi belle reliure, et le papier, vous avez tâté le papier, ça c’est du beau papier ! Oui tâtez le bien hein, parce qu’il vous en coûtera 79 francs.
Venons-en au jeu de mot… Ah vous l’aviez oublié celui-là !… Eh bien en conclusion je dirais pour résumer cet album : peut nhieu faire ! Arf !Arf !
CETTE série décrit très bien la vie américaine des années 30 où la misère règne dans le pays.
BD très réussie grâce au très bon et réaliste dessin de Hugues Labiano et du scénario prodigieux de Dufaux connu pour ses grands chef- d'oeuvre (COMPLAINTE DES LANDES PERDUES, les voleurs d'empire, Niklos Koda,....) .Les couleurs de Marie Paul Alluard qui sont d'une clarté magnifique.la question qui me vient à l'esprit est:Dixie retrouvera t'elle son père? A découvrir j'espère dans les prochains épisodes.
P.S:je trouve qu'il faut trop de temps pour la sortie des nouveaux épisodes.
Voilà une oeuvre d'art!!!!Pour commencer, des dessins alliant humour , vivacité et couleurs chatoyantes , rappelant un certain Tarquin, au point de vue de l'ambiance. De plus cette BD est dotée d'un scénario efficace, laissant paraître au fur et à mesure les traits de caractère des personnages principaux; comment ne pas trouver cette petite May adorable, de part son innocence et sa naïveté? ou encore Granite , parraissant maïtre de toutes situations? L'arrivée d'une présence féminine telle que Dolores apporte un peu plus de charme et de piquant à ce premier tome. Et pour finir, des méchants sanguinaires ne reculant devant rien pour assouvir leur soif de sang. Bref, tout est réuni, pour que cette série deviennent peut-être le successeur d'une BD telle que Lanfeust. Pour ma part, cela faisait longtemps qu'un premier tome ne m'avait pas autant charmé. Je souhaite bienvenue au créateur de cette BD surprenante, et l'encourage à continuer sur cette voie!!!!!!!!
Bon je décerne à cet album mon coup de coeur du premier trimestre 2001 (tout le monde s'en fout mais ça a la mérite d'être clair).
Voila une histoire qu'on ne se lasse pas de lire.
C'est bien simple, je n'avais qu'une envie c'est que l'album fasse une bonne centaine de pages de plus, tellement l'hisoire de ce peintre embarqué sur le navire d'un flibustier à la recherche de la gloire dans les mers du Sud m'a ravi.
Les personnages sont franchement attachants et l'auteur n'oublie pas de tous les développer. Même la fiancée du peintre, restée au port à droit à son histoire complétement en paralléle de celles de son chéri. Ces deux histoires devrait sans doute se rejoindre quelque part.
Côté dessin, je retrouve avec plaisir le style de la chemise de la nuit (que je considére pour l'instant comme le meilleur album de la série des donhjons), très lisible, frisant parfois le simplisme mais toujours agréable.
Découvrez sans attendre l' histoire du peintre-pirate.
J'ai vu le nouveau XIII et je me suis dit : "secret-défense", enfin le dossier XIII va être bouclé et enfermé dans les coffres-forts du pentagone et notre gentil héros à la mèche blanche va pouvoir aller couler des jours paisible au soleil. Van Hamme aurait pu clore la série avec le 12ème en racourçissant le "proçès" et en démélant son histoire avec Giordino à la fin. Je pense que le 13ème album, sorte d'encyclopédie de XIII afin de plus fouillé les personnages et le cadre de l'action était une bonne idée. Il aurait fallu en resté la!!! Faire rebondir une nouvelle fois l'intrigue avec une nouvelle fois le coup éliminé du "ah bah non, en fait il est toujours pas celui qu'il croyait être" commence à devenir franchement lassant et creux. Van Hamme, capable de sortir de veritable chefs d'oeuvres (Le Grand Pouvoir du Schninkel, Les Archers, Rouge Total,...) comme des sous-produits d'exploitation commerciale (secret-defense, Arachnéa,...), a vraiment fait pour le pire avec cet album qui risque de releguer une des meilleurs séries actuels au rang d'un antique feuilleton de journal que l'on ne lit que parce qu'on a eut le malheur de s'être plonger dedans et de vouloir en connaitre la fin (peut-être au 130ème épisode).
Par contre rien à redire au niveau des dessin qui sans être exeptionnel reste d'un niveau égal au reste de la série.
Corbeyran me fait bien rire avec ses Stryges. La série principale est un thriller plutôt efficace, « Le Maître de Jeu » est une série sympathique mais un peu mollassonne, quant à ce « Clan des Chimères » il me rappelle les grands nanars de l’époque « Soleil » de Corbeyran (ah… qui se souvient de Dédal ?). On retiendra le dessin appliqué de Suro. Appliqué mais pas franchement novateur. Enfin faites gaffe quand même hein, les Stryges sont parmi nous ! J’prends des risques moi…
Chinaman est une série que j’aime bien. Je l’aime bien car les auteurs ont un réel soucis de classicisme, dans le bon sens du terme. Tout d’abord parce qu’ils n’ont pas d’ambition ni de prétention démesurée, et que leur travail est honnête et très professionnel. Le scénario véhicule de grandes et belles valeurs, le dessin est celui d’un très bon artisan, au même titre qu’un Servain par exemple, dont les encrages respectifs ont d’ailleurs quelques points communs. Ce tome 4 s’inscrit totalement dans la réussite des trois premiers.
Petit éditeur que je ne connaissais pas, Viviane Hamy s'offre un bel album avec "Les quatre fleuves". Récompensée pour son scénario à Angoulème, Fred Vargas est une femme qui écrit des polars et qui a proposé à Baudouin une collaboration sur ce long récit (224 pages tout de même !).
"Policier", précise la couverture en guise de sous-titre. Vous êtes prévenu : c'est de la série noire, du polar urbain, du flic qui cherche à coincer un tueur en série surnommé Le Bélier. Et il semble bien que le meurtrier vient de faire une quatrième victime en la personne de Vincent Ogier, petit voleur à la tire qui n'a visiblement pas volé le bon client. Le problème est que Vincent n'était pas seul quand il a commis son forfait : Grégoire, le plus jeune de la famille Brabant, était avec lui. Ses trois frères et son père, occupés à construire dans leur jardin un momument à base de canettes et de capsules, sont bien loin de se douter que Le Bélier est sur les traces du petit dernier. Mais le commissaire Adamsberg, lui, traque le tueur et veut sauver sa prochaine victime...
Très bon scénario livré par Fred Vargas. C'est très bien écrit, l'intrigue est riche et parfaitement menée, les personnages sont attachants et très humains. "Les Quatre fleuves" aurait pu être un chef d'oeuvre. Ce n'est qu'un bon album à cause du dessin de Baudouin. Certes, on lit l'ensemble sans être vraiment freiné par le trait, mais certaines cases, certaines positions des personnages sont assez illisibles graphiquement. Le monument familial, par exemple, est assez difficile à discerner. Autre exemple, la découverte du corps de Vincent par les flics (page 32) nécessite un examen assez approfondi de la case qui paraît au premier coup d'oeil très embrouillée. Le dessin de couverture lui-même donne un aperçu assez représentatif de l'intérieur (il faut dire que c'est une illustration tirée de l'album). Le dessin en rebutera beaucoup, c'est sûr, et bien que je privilégie le scénario dans mes lectures, je regrette un peu l'aspect brouillon de certaines cases.
Néanmoins, "Les quatre fleuves" est une bande desinée qui vaut vraiment le détour et dont les personnages vous marqueront durablement. Foncez si vous aimez les bons polars ; feuilletez avant d'acheter si vous privilégiez l'aspect graphique dans vos lectures.
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