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Alors là je dois avouer que rarement un album m’était tombé aussi rapidement des mains. Rarement aussi bande dessinée ne m’avait laissé ce goût amer de vulgarité et de kitch, je dois faire appel à ma mémoire et me rappeler « Krane le Guerrier » ou les « Légendes du Chevalier Cargal », péplums à biscotos des années 80. Les dialogues, recueil de poncifs tels que «Ô Grand Roi ! » sont poussifs et théâtraux au possible. Le dessin quant à lui, n’a que de vaques relents de Gimenez, sans en avoir ni la force ni la construction, on pourrait s’attarder plus volontiers sur les abus de fonds à l’aérographe qui trouvent leur paroxysme à la page 32, véritable monument de vulgarité. Cet album est un fléau, et pas seulement pour les dieux.
Quelle deception !!
J'avais beaucoup aime le premier, le scenario partait sur de tres bonne bases laissant presager une excellente serie. Le second apportait moins mais laissait encore toutes les portes ouvertes pour une bonne fin. Mais avec ce troisieme tome, je trouve que c'est vraiment la catastrophe. Personnelement, je n'ai pas compris ou l'auteur voulait en venir et je n'arrivais pas a me convaincre que cette serie puisse finir comme ca, sur un grand point d'interrogation.
Le space-opéra et la bande dessinée ont souvent su produire de séduisants chefs d’œuvres tels que « La guerre éternelle » (Marvano/Hadelman), « Valérian » (Mézière/Christin) ou les suites Jodorowskiennes (« L’Incal » et autres "Méta-Barons »). L’exercice n’est pas facile. Scénaristiquement, la nouvelle génération reste influencée par « Stars War » et « Star Trek » se résumant par la lutte basique du Bien contre le Mal. Ou encore aux délires mystico-philosophiques de Jodo. Graphiquement, le dessinateur s’ennuyait à noircir ses cases ou s’amusait à créer des ersatz d’E.T. (Voyez les premiers Chris Lamquet et surtout Valérian qui a influencé Lucas et Besson). Puis vint l’ère de l’ordinateur. Moult possibilités s’offraient alors avec ses réussites (Bruno Marchant, Lamquet) et ses plantages dont le dernier avatar reste « Après l’Incal » : banal inventaire des possibilités d’un Imac. Ensuite arriva Bajram.
Assez proche de la nouvelle génération (Alice, Lauffay) très influencée par le cinéma ricain. Ici l’ordinateur se doit d’être au service de l’artiste et surtout d’un bon scénar. Aucunement, celui-ci ne vient compenser les trous scénaristiques ou la fainéantise de l’artiste (je vous renvoie au « je-m’en-foutisme » de Moebius sur « Après l’Incal »). Certes la structure de l’histoire demeure classique mais reste habilement traité. Toutes les ficelles du genre sont exploitées à rythme soutenu. Jamais Bajram ne prend ses lecteurs pour des imbéciles et distille savamment ses théories. Un bémol : la psychologie de ces personnages semble avoir été élaborée à la moulinette (chacun trimballe son pathos et doit vivre avec). De plus, à part le trauma Mario/Balti les autres semblent être passés à la trappe. Bajram se contente d’exposer sur 25 pages sa théorie spatio-temporelle. A plus d'un titre, une réussite.
Holà , holà personne n'a jamais critiqué les premiers albums de Lanfeust alors je m'y met , et ouai des fois que des gens qui ne connaissent pas le séries ( et il en existe encore je les ai même rencontré , il sont partout ) .
En fait je me suis rendu compte que certain ont arrêté de lire Lanfeust "parcequ'ils n'aimaient pas le premier " et c'est vrai qu'il est un peu chiant cet album . Si les dessins de Tarquin sont déjà super , le scenario est en revanche assez ennuyeux : on nous montre les particularités du gars Lanfeust , puis il va voyager jusqu'à Eckmul avec bien sur des peripeties sans grands intérêt si ce n'est montrer l'étendu du pouvoir de l'épée et de présenter les personnages et encore on ne voit même pas le vrai vilain .
Mais heureusement que j'ai commencé à lire cette série dans un supermarché et que j'ai tout de suite enchainer sur le tome 2 . Et la ça deviens intêressant , depuis j'ai acheter tous les albums en attendant la suite chaque années jusqu'au tome 8 , fin du cycle (mais je crois qu'une suite est prévue , chez Soleil y z'ont un sens trés aigue des affaires et vont pas lacher le heros qui a fait leur fortune ) .
En fait Lanfeust prouve bien qu'il ne faut pas baser sont jugement sur le premier tome d'une série
Il ne s'agit pas du cinquième tome de Monsieur Jean. On est chez les Humanoïdes Associés, Dupuy et Berbérian sont aux commandes, c'est Monsieur Jean le héros principal... mais comme l'expliquait jadis Franquin par le biais de Prunelle, ce n'est pas l'album cinq (seuls les lecteurs de l'ancienne édition de Gaston comprendront...) ! "La théorie des gens seuls" est un hors série dans la collection Tohu Bohu des Humanos qui se situe entre "Les femmes et les enfants d'abord" et "Vivons heureux sans en avoir l'air", à une époque où Jean est avec Cathy et où Félix, en pleine dépression, squatte son appartement.
On peut être un peu surpris par le choix des auteurs. L'album est dans un format plus petit que les autres et il est réalisé en noir et blanc, mais pour le reste c'est du 100 % Monsieur Jean, avec son cortège de doutes, de spleen, de grosses rigolades entre potes, de séductions avortées et de petits déboires quotidiens. La scène de l'anniversaire à la campagne vaut son pesant de cacahouètes, l'usage mystérieux du grille pain par un voisin libidineux est hilarant, le sort réservé au chien des amis des parents de Cathy est horriblement drôle, et la théorie des chaussettes trouées élaborée par Félix est mémorable. Le talent de conteur du duo le plus fameux du moment ne s'est donc pas émoussé et vous ne serez pas déçu par l'album. Mais en dehors de son format, le parallèle établi par d'autres critiques avec "Journal d'un album", oeuvre intimiste et autobiographique, ne me paraît pas évident. Ce hors série permet de creuser certains aspects de la vie de Jean mais le ton est le même que dans les albums. Les auteurs avaient sans doute envie d'oeuvrer pour la collection Tohu Bohu sans se lancer dans une nouvelle entreprise... il n'y a pas lieu de s'en plaindre car on se régale. Tant pis pour ceux qui auraient attendu plus d'originalité dans le cadre d'un album hors collection.
Bon album au total, que vous vous devez de posséder si vous êtes fan de Dupuy et Berbérian.
J'ai pas lu la bd, je l'ai juste feuilleté dans un magasin. Mais ça m'a écoeuré. C'est quoi cette sous-merde? C'est mal dessiné, mal mis en page et les couleurs sont hideuses. Qu'est-ce qu'ils foutent chez Casterman? Non content d'avoir lançé une nouvelle collection hyper-commerciale d'une fadeur rare, il lance un collection intitulée Ciné-bd.
Accepter ce genre de produit, c'est accepter de la bande dessinée qu'elle ne soit plus qu'un objet marketing comme un autre, c'est accepter que la bd perde sont indépendance et ne sois qu'un maillon de la cornichonerie mondialiste qui vends de "la culture" comme on vends du boeuf (c'est à dire faisandé). On a connu les éditions Casterman plus audacieuse en terme de choix éditoriaux. (A suivre) est bien mort et c'est bien dommage.
J'ajoute ici ma critique car je pense que les précédentes n'ont pas mis à jour ce qui faisait le mérite de cette série et de cet album en particulier. Le scénario n'est pas vraiment original. La psychologie du tueur, ça c'est déjà beaucoup fait au cinéma et en littérature. Non ce qui fait que Le Tueur est une série d'or et déjà incontournable, c'est la précision, l'efficacité du découpage et de la mise en page, la machine narrative inébranlable (cet album ne s'appelle pas "l'engrenage" pour rien)et le jeu subtil de ses couleurs qui fonctionnent comme autant de rimes visuelles. Pour tout ça, le tueur emporte mon adhésion et ses auteurs mon admiration.
Je trouve que les graphismes sont très bien fait, surtout ceux concernant la mer.
L'histoire est très futuriste, mais cependant d'une réalité déconsertante, car l'avidité de pouvoirs et d'argent dominent aujourd'hui notre société et parfois à nos dépens, tout comme le décrit l'histoire de ce héros Banks.
De plus la BD est très agréable à lire, vivement la sorti du prochain album, car le suspence est insoutenable...
En ton nom (Fatum) par philippe berto
 
En ton nom... Enfin la suite des aventures sanglantes du mafioso aux culottes courtes. L'immense QG japonais, ces deux tours gigantesques qui devaient être le tombeau du jeune Don Cenetonne, vous vous souvenez? Pulvérisée, éclatée, rasée de la carte...Une fois encore, nos deux auteurs manient le cynisme, l'immoralité et les rebondissements explosifs avec une jouissance à peine dissimulée. Bon d'accord, le scénario nous épargne d'une trop grande réflexion, mais l'apothéose apocalyptique est digne des plus grands films de guerre hollywoodiens, soutenue par des graphismes toujours aussi aiguisés et des plans magnifiques. Alors, pourquoi ce sentiment désagréable, cette impression de gâchis? Certes, Froideval ne s'est pas foulé dans cet opus, mais rien de bien rehibitoire. Cela n'explique pas en tout cas cette déception lancinante... Circonspet, je m'en retourne vers les précédents albums. Je compare... au secours!!! Mais où sont donc passées ces couleurs vivifiantes, ces contrastes qui valorisaient le trait de Francard et bonifiaient les trois premiers albums? Le coloriste a du rendre sur sa palette de couleur, ce n'est pas possible autrement!! Tout est insipide, inadéquat, décalé et mal assorti...Plus je compare, plus je constate le désastre! Mais que vois-je? On nous aurai menti? Ce n'est plus le même coloriste!!! Dargaud a du engager une nouvelle équipe de stagiaires, et l'album de Fatum a été utilisé pour faire du coloriage! Rendez-nous Scarlett Smulkowski!!!
Une critique pour le prix de deux (ouais ben j'ai lu les deux tomes dans la foulée).
Voila absolument deux albums de la paire Marini Desberg à découvrir.
Comment dire ce qui trouve le Scorpion bien (et c'est vrai que c'est pas mal), a côté de ces deux albums ça parait fade.
Nous voici plongé à l'aube du grand rêve américain.
Le chemin de fer apporte "la civilisation" vers l'ouest.
Un politicien de Washington (tiens Sean Connery) retrouve les cadavres de sa femme et de sa fille tatoués d'un étrange signe : l'Etoile du Désert.
De fil en aiguille, il retrouve la trace d'un possible coupable, Jason Cauldray, sorte de seigneur local d'une ville du Far-West.
Il décide de s'y rendre et se retrouve dans un fameux nids de vipéres.
Sera-t-il assez fort pour trouver la vérité, prendre le dessus sur ses hommes, et surtout trouvera-t-il le lien entre ces hommes, le chemin de fer et la mort de sa famille?
Autant de questions que vous vous poserez avec lui tant l'intrigue et bien menée et la conclusion étonnante.
En plus, il y a le dessin de Marini, au mieux de sa forme. Des plans superbes qui vous replongent à l'époque des meilleurs westerns américains et un sens de la couleur aussi bon si ce n'est meilleur encore que dans Rapaces, c'est dire.
A découvrir sans attendre.
Vénérable samouraï, puisses-tu emprunter une voie parfumée de roses de jasmin et de lilas...
Autant vous dire que cette BD fut pour moi une agréable surprise.
Après un passage chez mon libraire favori, je bouquinais Planéte Delcourt et hops je tombe surt une planche de cet album et je me dis attention à inclure sur la liste des achats.
Au départ c'est vraiment la grande qualité du dessin qui m'a séduit. Les planches noctures aux teintes bleutées sont formidables et le details des costumes japonais des armures de samouraï et des demeures sont impeccables.
Jung a parfaitement digéré l'influence des grands auteurs japonais (Otomo, Miyazighi, qu'il cite ouvertement en introduction) et apporter la "Européan Touch" a cette histoire de fantômes japonais.
Car c'est bien d'une histoire de fantômes, les Kwaidans, qu'il s'agit.
Une femme croyant son bien-aimé mort à la guerre (bien aidé en cela par une jalouse bien moche) se noie dans un lac. A son retour son aimé décide que la vie sans elle est inutile.
L'autre jalouse bien moche décide alors de contraindre l'âme de la femme à rester dans le lac d'où elle tire désormais une source d'immortalité.
Mais les esprits des amants s'échappent et des années plus tard un homme aveugle et une jeune femme, guidés par les esprits des fantômes, vont accomplir leur vengeance.
Ce premier tome est une oeuvre exquise, délicate et touchante. Ajouter à cela une qualité de dessin irréprochable et vous ne pourrait que l'aimer.
Ce volume est aussi excellent que le premier, c'est vraiment une très bonne série sur les stryges. J'ai vraiment eu pitié pour le petit Quentin. Que va-t-il devenir dans le troisième tome ? Le dénouement arrive et je serai là pour le suivre. Bravo aux auteurs, l'histoire est vraiment géniale même si le sujet d'un manuscrit est vu et revu moi je ne m'en lasse pas puisque c'est différent à chaque fois et surtout très bien fait. On ne sait jamais ce qui va arrivé. je trouve par contre les visages mal dessinés quelquefois et me font penser aux mangas. Les planches sont très belles, les couleurs superbes. Le principal pour moi c'est l'intrigue et là je dois dire que j'attends la suite avec impatience. A acheter pour les amateurs de la collection des stryges chez Delcourt!
Je n'ai rien à rajouter aux critiques précédentes. Corbeyran nous plonge dans les abîmes de son imagination et on chavire de bonheur... Le dessin de Grégory Charlet s'amplifie au fil des albums, ce qui laisse présager un tome 3 assez chiadé !
Juste un petit scoop glané auprès du webmaster du site consacré au multivers des stryges (www.stryges.com) : il devrait y avoir une quatrième série dans le vaste chantier des stryges.
J'avoue etre un peu étonné que personne n'ai commenté cet album géniallissime. Enfin bon, je répare ca tout de suite. Le dessin de Danard est toujours aussi enlevé et précis(bien qu'on puisse reprocher à certaines cases d'etre un peu surchargées)et le scénario nous livre peu à peu ses secrets tout en obscurcissant l'énigme de la femme au masque. En prime, un cahier graphique réussi vous attend dans dans la première édition. De quoi vous réjouir au plus haut point!
C'est à Angoulême cette année que j'ai découvert que les célèbres Dupuy-Berbérian avaient inspiré de jeunes auteurs (scénario comme dessin) tels Jean-Philippe Peyraud dont c'est le premier album en grand format et en couleurs (auparavant il avait plusieurs ouvrages de la collection des éditions Treize étrange à son actif : celles qu'on regrette, variation grain de beauté....).
Le livre est une bonne approche du quotidien des lecteurs puisqu'on a le point de vue des filles et des garçons sur les sujets qui les passionnent : l'amour, le sexe et les relations hommes-femmes et cela à tour de rôle puisque l'auteur réussit à enchaîner systématiquement les passages d'un groupe à l'autre....le hic c'est que ce procédé peut irriter à la longue !
S'il faut reconnaître que ce livre dépeint de manière très juste le quotidiens de personnages auquels tout le monde pourra s'identifier (certaines situations sentent vraiment le vécu...), il lui manque encore ce grain d'humour subtil qu'ont les auteurs de Mr Jean même si certaines trouvailles sont excellentes (notamment l'histoire de la cocotte qui se ballade durant tout l'album...).
En conclusion, c'est un album prometteur d'un auteur à découvrir !
Merci monsieur Ayroles ! Après un quatrième volume moyen et donc décevant, on revient à un bon niveau avec ce "Preux et prouesses". Les temps morts du précédent opus sont passés à la trappe, et ce dès les premières planches qui plongent Garulfo et Romuald au beau milieu d'une horde de gardes désireux de les embrocher. Scène délirante et dynamique en diable qui renoue avec les grands moments de la série. Garulfo et Héphylie peuvent enfin se parler et la princesse semble prête à suivre son maladroit de bien-aimé... mais c'était compter sans l'intervention malencontreuse de Romuald qui, tel un Cyrano utilisant Tristan, décide de parler à la princesse avec sa voix de grenouille pendant que Garulfo (toujours sous sa forme de prince) bouge les lèvres pour donner l'illusion. Déçue par ses déclarations, Héphylie se ravise alors et demande, pour prix de son baiser, une victoire au tournoi organisé par le roi...
Les dialogues sont drôles, subtils, agréablement tournés dans un langage faussement châtié. L'humour de Garulfo est en bonne partie le fruit de ses dialogues, la patte de Maïorana se chargeant de l'autre partie : le comique visuel. Impossible de rester de marbre face à ce duo d'auteurs talentueux qui reprennent en main les rênes d'une des grandes séries humoristiques de ces dernières années.
C'est tellement bien, tellement bien que j'ai décidé de parler du premier album de cette série géniale, La Révolte d'Hop Frog.
Comment dire, le scénario est aussi prenant que pour le second. J'ai retrouvé avec plaisir, Hiram Lowatt, journaliste du Secrets of Nature à Providence et son fidéle Placido.
Tous deux se retrouvent au milieu d'une bande de chasseurs de scalps peu scrupuleux, des sudistes mécontents de voir débarquer un yankee.
Mais voila, il n'y a pas que les Indiens qui soient dangereux dans le secteur, les objets se révoltent et la guerre avec les humains sera terrible.... Rien que pour çela, il vaut les coup.
Mais en plus, le dessin est génial, proprement génial, c'est une série de peintures, colorée au pinceau (c'est de plus en plus rare) ce qui donne un côté estompé qui rajoute au trouble des personnages et aux aléas des situations.
Je citerai notamment une planche superbe de la ville sous une pluie et un ciel gris, tout en suggestion, admirable...
Donc, et conclusion nous avons là avec ce premier volet des aventures d'Hiram Lowatt un album à acheter absolument. Ces qualités font de lui, un album aussi bon (voire meilleur) que Koblenz et le Professeur Bell (sacré référence)...Alors je vous laisse juge.
La Revolte d'Hop Frog. Hiram Lowatt et Placido. Poisson Pilote.
Cet auteur avait bien déjà fait quelque chose de bien avec la jeune fille et le vent mais là j'avoue que je suis encore plus heureuse d'avoir acheté cette bd. Elle est vraiment excellente et les planches sont superbes ainsi que les couleurs.
Le scénario est intéressant et évidemment j'attends la suite puisque je reste sur ma fin.
Bravo à Jung.
Retour de l'impayable Garulfo, accompagné par Romuald, prince irascible et imbu de sa personne transformé en grenouille par une sorcière désireuse de le faire changer d'attitude. Les deux compères ne se sont pas choisis mais il leur faut cheminer ensemble jusqu'à ce que l'enchantement qui les frappe soit dissipé par le baiser d'une princesse. Héphylie, hélas pour eux, a d'autres chats à fouetter : elle se retrouve dans le château d'un ogre réputé sanguinaire qui terrorise la population. Pendant ce temps, les préparatifs pour le tournoi s'intensifient et la fine fleur de la chevalerie va s'affronter lors de joutes. Si seulement Garulfo et Romuald connaissaient le chemin pour se rendre à Lambrusquet...
Album assez atypique que "L'Ogre aux yeux de cristal". Tout d'abord, il n'y a aucune rencontre entre Héphylie et Garulfo, situation inédite dans un album de la série qui nous prive ainsi de scènes toujours drôlatiques. Il y a deux intrigues en parallèle, et si le duo batracien/prince fonctionne toujours, ce qui arrive à la princesse est nettement moins intéressant. Il faut attendre la neuvième (!) planche de l'album pour lire le premier dialogue, ce qui est assez surprenant : Ayroles nous a habitués à jouer avec les mots avec une verve incompatible avec ces longs passages de silence. L'album manque de rythme, c'est très net par rapport aux précédents. Le dessin reste à la hauteur, mais le scénariste a manqué d'inspiration pour ce nouvel opus. On ne voit pas pour l'instant ce que l'Ogre vient faire dans l'histoire, ce qui montre que la mise en place est trop longue et malhabile.
Espérons que le cinquième volume viendra redorer le blason d'une série très attachante dont on se détournerait à regret. Bah, Ayroles a bien le droit de produire un album moyen de temps à autre... mais prions pour que cette fatigue ne soit que passagère. Allez Alain !!
Le précédent tome de Garulfo, "De mal en pis", semblait clore l'histoire rocambolesque d'un batracien transformé en prince. Mais le succès mérité de la série et la volonté des auteurs de poursuivre leur fructueuse colaboration a donné naissance à une nouvelle intrigue étroitement liée aux deux premiers volumes. On découvre en effet que le corps dans lequel s'est incarné Garulfo appartenait à un prince orgueilleux et méchant comme une teigne qui, au moment même où la grenouille s'était faite homme, s'est retrouvé dans le corps du batracien. On assiste donc à cette nouvelle métamorphose et aux situations aventureuses qui en découlent, jusqu'à ce que Garulfo et le prince Romuald se rencontrent. Pour mettre fin à leur malédiction, il faut que la princesse Héphylie donne un baiser au prince Romuald.. sous sa forme de grenouille !
L'idée de relance est bien trouvée et surtout bien mise en scène. L'album est un peu moins bon que les deux premiers (qui étaient excellents) mais reste enthousiasmant et d'une drôlerie à toute épreuve. Maïorana a un réel talent comique et manipule si bien les visages et les expressions de ses personnages que certaines cases sont absolument irrésistibles. Ayroles est décidément un scénariste avec lequel il faut désormais compter : les textes sont particulièrement soignés et les situations comiques sont inventives et percutantes.
Voilà donc une prolongation de qualité qui permet de retrouver avec jubilation les personnages imaginés par Ayroles. Ne vous en privez pas, vos zygomatiques vous remercieront.
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