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Dans la lignée des Ludo, Petit Vampire et de son Benito Mambo, Christian Durieux réussit enfin à mettre son talent au service d'une histoire simple mais efficace. Denis Lapière semble également être actuellement au meilleur de sa forme, fournissant ici une histoire inventive (les salades racontées par Oscar, la galerie de personnages), pleine d'humour et de bons sentiments qui oublient cependant d'être trop politiquement corrects. Un dessin rond et efficace, de l'humour et une histoire qui permet de se passionner, que demander de plus !!!!! Un deuxième album ?
Alors la je suis frustré... Oui je suis frustré parce qu'autant d'éléments en même temps qui vous mettent en alerte dans une seule et même BD forcement ca frustre...
L'ensemble de l'oeuvre strygienne manquait vraiment de ce développement à une époque médiévale. Meler les sorciéres et les inquisiteurs à cette histoire me parait de bon aloi.
Ce qui est surtout intéressant c'est que les motivations des personnages sont bien cachées.Par conséquent on risque d'avoir des surprises dans la suite du scenar.
Que va-t-il advenir de la gamine, le seigneur va-t-il se remettre de sa douloureuse expérience, et ce loup, il vous parait pas étrange à vous?
Autant de questions qui donne envie d'avoir la suite.
Par contre, je ne suis pas du tout emballer par le dessin, qui se place dans un style à la Thorgal, mais sans arriver vraiment au même résultat. Je trouve surtout que les traits de visage ne sont pas très expressifs. En fait, moi je préfére ceux du Maitre de Jeu, qui bien qu'ayant certes un côté manga, l'exploite correctement et sont plus agréables.
Cela dit, ne vous priver surtout pas de ce troisiéme opus de la série, il vaut le coup.
Tribut. Corbeyran/Suro.Delcourt.
Depuis peu bédéphile, je me suis tout de suite senti attiré par cette histoire de Jodo, "Le nouveau rêve", alors que je ne connaissait ni les albums précédents, ni l'auteur.
Dès les premières pages, j'étais plongé dans cet univers à la fois poétique et mystérieux.
Le trait et la mise en couleur m'a donné une sensation de jamais vu, le scénario est complexe et prenant.
Je ne verrai plus jamais la BD de la même façon et en cela, je dois remercier Jodo.
Décidément on l'attendait avec impatience ce nouveau tome de Luka (prononcer "Louka" pour les incultes) et si le premier tome de cette aventure était tout à fait explosif, le deuxième m'a paru beaucoup moins dense niveau scénario.
Mais bon on pardonne quand même car Luka c'est avant tout un personnage profondément humain, pas le genre de super-héros qu'on retrouve dans d'autres séries.
On peut critiquer le dessin parfois un peu brouillon de Mezzomo, mais moi je dois avouer que j'aime de plus en plus, pas trop précis ni trop flou, juste ce qu'il faut pour être artistique et puis certaines expressions faciales sont très réussies notamment pour Anita (la fille de la couverture)
Voilà, longue vie donc à cette série et bravo à Denis Lapière, tout ce qu'il touche se transforme décidément en or. Seul regret: Sa série Charly me semble s'essouffler un peu...
Corbeyran nous a habitué à d'excellents scénarios et une fois de plus il ne déroge pas à la règle avec ce pur moment de bonheur qu'est la lecture du second tome du Maitre de Jeu. 6 tomes prévus pour le Chant des stryges, 3 pour le cycle de l'île et la parution du clan des chimères, l'univers des stryges est décidémment trés prolifique... Et on en redemande tant les 3 séries sont différentes et prennantes. On ne dévoilera donc rien de l'intrigue de ce nouveau tome qui sait méler l'univers des rolistes, les clins d'oeil aux séries de Chris Carter et biensur ces créatures ailées étranges et angoissantes que sont les stryges. L'atout principal de cette série est qu'elle sait jouer avec les nerfs du lecteur, il n'y a pas une page où l'action retombe, chaque planche apporte son lot de suspens et la fin du tome sans la dévoiler est propremment jouissive. Remarque, à mon avis rien qu'en voyant la couverture, on ne peut pas passer à coté d'une telle BD.
Bon évidemment j'ai un petit bémol à mettre aprés tant de louanges; en réalité je trouve que le dessin de Charlet a un peu perdu de sa qualité par rapport à Testament et on peut regretter le peu de planches suggestives comme la première page qui donne une dimension encore plus terrifiante à la BD, beaucoup plus nombreuses dans le premier opus.
Voila, je crois avoir tout dit... Ah non dernier détail pour les fans des mini-jeux dans Lanfeust de Troy (genre "où est Charlie?") Saurez-vous (à mon avis ça va pas être bien dur) trouver la référence au meilleur JDR sur PC de ces derniers mois dans les pages de cet album?
Et un petit coup de froid dans le dos. Les stryges sont de retour, pour notre plus grand bonheur.
J'avoue que j'avais un peut peur devant la multiplication des séries (3 maintenant) que la qualité se dégrade et que le rocambolesque face place à l'intrigue serrée des premiers albums de la série mére et du premier de celles-ci.
Mais, me voila rassuré, il n'en ai rien.
Le scenario suit son cour et l'angoisse est au rendez-vous, les différents personnages de l'intrigue méne leur enquête et tout le monde se retrouve sur l'île. Annonciateur du dénouement?
Le dessin est toujours sympatique, bien qu'on puisse reprocher des couleurs un peu limite en qualité.
Par contre, en tant que roliste, je suis un peu frustré... C'est quand qu'on va le voir à l'oeuvre le super maître de jeu de la mort qui tue?
C'est pas pour tout de suite, surtout avec l'importun qui débarque sur l'ile. Quoique.
Le Maître de jeu. Premonition. Charlet/Corbeyran. Chez Delcourt
Malgré une présence assez touffue des albums de Tardi au sein de ma bibliothèque, j'avoue que je ne suis pas convaincu par les talents de scénariste de ce grand dessinateur (notamment la série des Adèle Blanc-Sec, parfois décevante). C'est donc avec plaisir que l'on se jette dans "M'as-tu vu en cadavre", nouvelle adaptation de Léo Malet (la quatrième, tout de même) qui permet de retrouver un Nestor Burma plus vrai que nature. Tardi n'est pas toujours très doué pour créer des histoires, mais il les adapte comme peu d'auteurs y parviennent. Relisez "120 rue de la gare", "Brouillard au pont de Tolbiac" ou "Jeux pour mourir" si vous avez besoin de vous rafraîchir la mémoire.
Ce nouvel épisode des aventures policières de Nestor Burma se passe dans le dixième arrondissement. Tardi jubile tellement à l'idée de faire revivre ce quartier de Paris dans les années 1950 qu'il stipule sur la couverture : "Nestor BURMA dans le 10ème arrondissement" ! Précision peu courante en BD, mais qui montre bien le souci particulier qu'a attaché l'auteur à ses décors. On s'y croirait, c'est sûr. On en oublierait presque les détails de l'intrigue touffue de "M'as-tu vu en cadavre", concentrée en 60 pages bien remplies. Je n'ai pas lu le roman, mais on peut faire confiance à Tardi pour sa fidélité à l'oeuvre originale. L'adaptation est réussie, mais cet épisode n'est vraiment pas le meilleur de Burma. Les personnages et l'ambiance sont intelligemment plantés, mais l'intrigue policière elle-même manque un peu de punch et de rebondisements.
Vous pouvez néanmoins investir dans ce Tardi si vous êtes fan du bonhomme ou de Nestor Burma. Mais si c'est pour une découverte, je recommanderais plutôt "120 rue de la gare", classique qui sera difficile à détrôner.
Au turf que diable, au turf...
Cela va sans dire j'attendais avec impatience la sortie du quatrième tome de la Nef des fous, non seulement pour m'offrir l'ensemble la série que je n'avais fait que lire chez des amis bienveillants, mais aussi pour avoir la suite des aventures rocambolesques du Roy Clement du Grand coordina-purificateur et de son bourreau le Prince Putatif.
Et ben je suis pas décu, le dessin est toujours aussi excellent, un monde de jouets qui n'est pas sans évoquer Oui-Oui et Toys, très colorée sans être criard (avec les passages de rêves toujours aussi drôle).Et surtout, l'histoire avance, animée surtout par un sergent toujours plus perspicace et son acolyte trouillard Baltimore.
Et toujours d'excellentes trouvailles, comme G.C en sérial killer, les bords de la Nef en trompe l'oeil, le sismologue qui répare les failles du chateau et les tentes gonflables en forme de tonneau(j'en oublie).
En prime, pour ceux qui se rueront sur la première édition (et j'en suis convaincu, ils seront nombreux) la chambre du Roy à monter soi-même.
Alors n'hésitez pas...Au turf!
Pour un début, c'est un bon début, un excellent tribut même ! L'histoire, en quelques mots : lisez le résumé sur ce site (fainéants !!). Le dessin de Michel Suro (Sundance - 4 tomes/Vécu), bien mieux (beaucoup mieux, largement mieux que le dessin "mangaifié" de Charlet G. celui qui officie sur l'autre déclinaison de la série mère. L'histoire, ouais !! Bien même, très bien, mais trop tôt pour porter un jugement, je verrai sur la longueur. En bref, une bonne lecture mais je reste sceptique quant à la filiation à donner avec le superbe "chant des stryges". Ps : J'esppère que l'avenir me donnera tort sur mon scepticisme, qui a dit méfiance sur les séries à ralonge ou à tiroir (inutiles ??), hein qui ??
Beaucoup de "mais", mais l'avenir ou les les lecteurs jugeront de la pertinence de cette série de l'univers des stryges.
Le toisième épisode de la série est le plus captivant des trois. Imaginer qu'un seul homme pourrait croiser des hommes et des animaux, refaire l'évolution des hommes de la période gauloise à la révolution industrielle est assez surprenant et très intelligent de la part de Morvan. ce que j'ai apprécié dans cet album ce sont les sentiments de Nävis qu'elle éprouve quand elle rencontre un de ses semblable, certe de courte durée mais bon... Les dessins sont bien travaillés et les couleurs douces. A lire en urgence
Cinq personnages, a priori sans aucun liens, se retrouvent projetes dans un monde etrange: Arq. Rapidement separes, ils tentent de survivre dans ce monde qu’ils ne comprennent pas et echappe a toute logique.
Apres 2 tomes qui permirent a Andreas d’approfondir le passe des differents protagonistes et ouvrant pas mal de pistes pour le suite, Andreas semble enfin rentrer dans le vif du sujet, s’interessant essentiellement a Pascoe Montana. Ce dernier echoue dans un mode souterrain, dirige de main de fer par Racken, personnage aux pouvoirs mysterieux.
l’univers qu’Andreas a cree est trop riche pour tenir dans des albums de 46 planches. Certains personnages sont relegues a l’arriere-plan, voire carrement oublie pour qu’Andreas puisse traiter ce qui arrive aux autres protagonistes. Dans cet album, Montana se taille la part du lion, mais on peut etre certain qu’il laissera sa place d’autres dans l’episode a venir. Andreas voulait publier Arq directement en gros volume regroupant l’equivalent de 3 a 4 albums. Delcourt a refuse, craignant sans doute pour la rentabilite du projet. On peur regretter cette decision de Delcourt, mais cela n’empeche pas Andreas de nous livrer ce qui pourrait etre son chef d’oeuvre.
Chauvel est decidement un scenariste des plus prolifiques. Avec cette nouvelle serie, il reste fidele au polar, son genre de predilection. Mais ce premier volume n’est qu’un pretexte pour presenter les acteurs de cette histoire. Autant dire qu’il ne se passe pas vraiment grand chose. Chauvel plante le decors, ebauche quelques pistes, nous montre ce qu’il veut bien nous montrer… De la belle ouvrage de sa part, mais vu le peu d’information dont nous disposons, il est difficile d’avoir un avis tranche sur cette serie. Comme souvent, les 46 premieres planches ne servent que de hors d’oeuvre, avant que les choses serieuses ne commence… dans 1 an. Il faut aussi reconnaitre que le dessin n’est vraiment pas tres bon. Kerfriden n’a pas du decroche le job pour ses beaux yeux, mais bien parce que du cote de Chauvel et Delcourt, on pense qu’il a du potentiel. Le probleme est qu’il doit encore beaucoup travailler. Heureusement que le cenario est suffisament pour pour excuser les lacunes graphiques.
Ayant été bercé trés jeune par des récits celtiques de gnomes, de lutins de farfadets et de trolls, j'attendais le jour ou une bd saurait retranscrire le plus fidelement ce genre d'atmosphère onirique tout comme l'avait fait Jim Henson au cinéma avec Dark Cristal.
C'est chose faite avec cette bd qui ne brille peut etre pas exceptionnellement par cette énième interprétation des mythes celtiques mais qui nous arrache littéralement à la réalité grâce à son graphisme. Les couleurs de Civiello sont souvent sombres, ternes et certaines planches qui sont de véritables tableaux installent une ambiance pèsante autour du clan des korrigans, ces petites créatures d'un univers parallèle qui vont aider la jeune Lunaine à retrouver sa mère capturée par les sbires du terrible seigneur noir Balor qui à l'aptitude de pénétrer l'âme de ses victimes...
Un must du genre à devorer rapidement.
Golden city était une série qui s'annoncait prometteuse, un dessin précis, des couleurs vives, un style légèrement manga. Et de l'autre coté un scénario tout à fait honorable avec une intrigue plutot banale dans le genre mais bien orchestrée avec pas mal de rebondissements... Mifa et ses compagnons pilleurs d'epaves sont des protagonistes attachants, Banks a un petit coté de Largo Winch SF qui n'est pas pour me déplaire, bref le premier tome était une réussite et le second presque dans la meme veine, le scénario étant enrichi de nouveaux éléments. Cependant le troisième opus donne une étrange sensation d'inachevé. Le rythme n'est plus le même, l'action se focalise sur le héros dans le pénitencier et l'aspect conspiration à Golden City passe totalement au second plan, Pecqueur se ménageant sans doute pour rallonger la série qui aurait pu se contenter de 3 ou 4 tomes à mon avis.
Par conséquent même si le dessin est toujours à la hauteur et que l'intrigue reste honorable, on espère que Pecqueur va passer la vitesse supérieure dans le prochain tome.
Le troisième opus de la série est plus lent que les deux premiers sur le plan action, mais en ce qui concerne l'histoire cela prend une tournure assez interessante de plus le suspense devient de plus en plus soutenue. Les dessins et les couleurs deviennent très réaliste. Vivement le prochain tome: "GOLDY"
Une petite suggestion pour les prochains XIII :
Durant ce cycle de 6 albums, XIII se rendrait compte qu'en fait il est le frère du Major Jones, d'où problème d'inceste etc, ce qui augurerait une magnifique scène de procès dans l'album suivant... (Ils auraient été séparés à la naissance...) Ainsi, XIII découvrirait qu'en fait il ne s'appelle ni Kelly Brian ni Jason McLane mais Brian Jones, et que pendant les 4 années où l'on ne retrouve pas trace de son passé il était en fait guitariste des Stones. Ainsi, Brian Jones / XIII ne serait pas mort d'une overdose comme on l'a longtemps cru, il aurait tout simplement rejoint Brejnev en 1969 lors de la reprise en main du pouvoir par les forces communistes, après la triste et laxiste parenthèse Khrouchtchev.
Parallèlement, Thorgal au terme d'épreuves douloureuses l'amenant à se séparer temporairement d'Aaricia, se retrouverait en possession des trois clés permettant d'ouvrir la porte des étoiles. Après voir éliminé Kriss de Valnor et Ogotaï (qui en fait n'était pas mort et en plus était méchant), il pourrait enfin retourner sur la planète qui l'a vu naître, trouver le repos et vivre comme un homme simple avec sa famille et son chien. Malheureusement les dieux du Niflel refuseraient atégoriquement de lui accorder le Vallhala et le plongeraient dans une faille spatio-temporelle qui l'amènerait à devenir un pauvre paysan soviétique du XXè siècle, dénommé Thorgalovski.
C'est alors que Largo Winch, apprenant la situation catastrophique en Russie, déciderait de monter une OPA sanglante pour s'approprier la fortune des dirigeants communistes, afin de la distribuer aux plus pauvres. Pour ce faire, grâce à un boursicotage habile et au rachat d'un fabricant d'hélicoptères douteux, il créerait une société fictive au Lienchtenstein, dont le but inavoué serait de racheter le Kremlin. Déguisé en vendeur d'armes israélien et aidé de son ami Voronnaz, et après avoir troussé la propre fille de Brejnev (Natalia, ex-Miss Ukraine), il serait dénoncé par la Gotcha Inc., dont il avait commandé le contrôle fiscal pour une sombre histoire d'IRS non déclaré. Emprisonné et torturé dans un goulag, il parviendrait à s'échapper et à retrouver Thorgal. En effet, ce dernier aurait entretemps réussi à démontrer aux plus réticents des paysans soviétiques que ses intentions sont des plus pures malgré son origine douteuse et son extraordinaire maniement de l'arc et de l'épée.
Thorgal Aegirsson, assisté de Jolan, mènerait ainsi la lutte contre l'oppression communiste. A la fin de ce cycle, un duel fameux l'opposerait à
Brian Jones / XIII sur le toit du Kremlin, pendant que Largo Winch, entouré de 4 jeunes asiatiques mineures et lesbiennes, dégusterait un cocktail bien mérité dans l'un des jacuzzi privés de Brejnev.
Un cycle de 6 albums supplémentaires verrait XIII devenir Président des Etats-Unis après neutralisation de Frank Giordino. Pendant que Jones sèmerait le trouble dans l'esprit de Thorgal, Aaricia tomberait sous le charme de Largo Winch dont la fortune permettrait à Louve de s'acheter plein de compagnons à 4 pattes. C'est alors que La Mangouste, devenu gentil par l'intervention de la gardienne des clés, prendrait Ovronnaz en otage, ce dernier ayant refusé à Jolan le droit d'exercer librement sa magie sur Kim Carrrington. Thorgal Aegirsson, envoûté par la poupée black, perdrait la mémoire et serait instrumentalisé par le Groupe W dans le but de décrédibiliser XIII, lequel avait cru bon de dire que son père avait été assassiné par le Ku Klux Klan, alors qu'il était un MacCarthyste convaincu. Tanatloc, revenu du Valhalla suite à une manipulation génétique aléatoire menée par le Président de la Corporate Genetics Inc., ennemi juré de Largo Winch (il lui a pris plein de parts de marchés), prendrait sous sa coupe ce dernier et sa fiancée Louve, en fuite suite à la décision d'Aaricia de devenir Directrice Générale du Groupe W.
Mais Giordino ne l'entendrait pas de cette oreille et libérerait Ovronnaz afin qu'il détruise le Livre des Morts, document permettant à Thorgal de connaître enfin la vérité sur son parcours douloureux, que Largo Winch aurait récupéré via Louve. En effet, celle-ci aurait juré de tuer son père après que Muff ait découvert que Thorgal est bel et bien le commanditaire du complot visant à déstabiliser XIII et l'ensemble du monde occidental.
Tout le problème pour Thorgal serait alors d'accepter que son âme a enfin trouvé le repos dans un rôle de meutrier. Ce qui permettrait au cycle suivant de creuser un peu plus l'aspect psychologique des personnage, et donc de voir si sur un plan psychanalytique Thorgal est bel et bien doté d'une double personnalité - clin d'oeil évident à la double personnalité de XIII (passé inconnu / présent) et à la dualité du couple Largo Winch / Simon Ovronnaz.
l'ensemble est un peu brouillon et la dimension psychologique moins travaillée. Il faut s'accrocher pour mettre tous les éléments en place et on a parfois un gout de "trop peu" dans le développement des personnages secondaires. Les premiers albums furent une telle réussite selon moi que l'on se prend à être exigeant avec les suivants et je ne saurait caché une certaine déception. L'ensemble reste toutefois d'un bon accabit car c'est assez mouvementé.
On attendait beaucoup de ce second tome du "Sursis" lors de sa sortie fin 1999 (déjà !). Les débuts de Gibrat en tant qu'auteur complet (scénariste et dessinateur) avaient révélé aux yeux du monde bédéphile le talent immense d'un homme discret. Tellement talentueux que le bougre est parvenu à faire une suite (et fin) à la mesure de l'original, c'est-à-dire exceptionnelle.
Il faut dire que "Le sursis" a d'emblée été conçu comme une histoire en deux tomes, et que vous ne trouverez pas d'artifice scénaristique grossier pour délayer une sauce appréciée par les convives (je ne vise personne !). Gibrat envoûte sans jamais ennuyer, les dialogues et commentaires sont extrêmement bien sentis, le dessin est toujours aussi somptueux. Chaque scène du Sursis est à sa place, aucun mot de trop n'est prononcé. En bon artisan, Gibrat a soigneusement placé chacune des pierres de son édifice. On ne voit pas laquelle il pourrait retirer tant l'ensemble se tient admirablement.
Cécile et Julien vont enfin se retrouver, dès les premières planches de l'album. Le jeune homme, toujours officiellement mort, reçoit clandestinement la visite de celle qu'il a tant admirée derrière les persiennes de sa planque. Les Allemands lâchant chaque jour du terrain face aux Russes et aux Américains, la situation évolue peu à peu dans le village aveyronnais où vivent les tourtereaux. Et Serge, le milicien, a beau arrêter le résistant Paul, l'Histoire est en marche et Cécile et Julien rêvent à leur liberté retrouvée...
Le dénouement est une merveille. Le titre de la série s'impose comme une évidence et l'on referme l'album la gorge serrée. Conscient d'avoir découvert une bande dessinée d'exception qu'on relira très vite avec un plaisir intact.
J'avais déjà dit le plus grand bien du tome 1, et j'avoue que le tome est aussi bon sinon meilleur que le #1 dans la construction, le découpage et l'intrigue que dans le dessin.
Quentin rêve encore d'une Stryge et en parle à son ami Armageddon, qui a fait une page Web sur ce sujet. Pendant ce temps, deux hommes, Gerd et Arnold cherchent à se venger de Kyle McAllister, responsable du suicide du meilleur ami d'Arnold. Dans un troisième temps, on revient sur l'île avec les trois rôlistes, qui s'interrogent sur les causes exactes de la mort de Beauverger. Suicide? accident?ou meurtre? Ils comptent abandonner, mais finalement décident de continuer, car ils retrouvent le manuscrit de Von Harbow. Ces trois histoires se rejoignent à la fin de l'album pour former un dénouement hallucinant.
Cet album pose encore plus de mystères que le précédent et j'attends avec impatience le tome 3, dernier du cycle du "Maître de jeu".
Je suis déçue par cet album, je pensais lire quelque chose de mieux. Ca m'étonne de Dieter, le scénario est très léger, les dessins sont beaux mais je trouve qu'il y a trop de gros plans sur les personnages. Nous verrons bien pour le deuxième mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose, plus d'intrigue peut-être. Nous sommes loin des Gil St André et Oki.
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