Nouvelle ramification pour la surprenante série De Sfar et Trondheim. "Donjon Parade" se situe entre les deux premiers tomes de "Donjon Zénith", donc après "Donjon Potron-minet" et avant "Donjon Crépuscule". Ca va, vous suivez ? Bon, de toute façon, cet album peut tout à fait se lire sans connaître les autres, alors inutile de se compliquer la tâche. Sachez simplement que le Gardien dirige un donjon peuplé de créatures monstrueuses qu'il embauche pour combattre les aventuriers venus s'emparer des trésors cachés dans ses murs.
Amateurs de jeu de rôle, vous serez en terrain connu et apprécierez pleinement les nombreux clins d'oeil à "Donjons et Dragons" ou à "Tunnels et Trolls". L'humour est omniprésent : l'ambiance est légèrement plus détendue que dans "Les chroniques de la Lune noire" ! Dans cet opus, très court puisqu'il se limite à trente planches, un jeune arriviste développe un donjon aux portes de celui du Gardien. Le public se rue en masse vers ce donjon d'un nouveau genre et les monstres du Gardien sont désoeuvrés puis menacés par le chômage...
Petite histoire sympa et rigolote, "Un donjon de trop" est sans prétention mais permet de passer un agréable moment. Achat dispensable si vous avez des fins de mois difficiles, mais envisageable si vous avez apprécié les autres tomes de la série.
La conquête de l'Ouest - l'un des plus grands mythes américains - vue au travers d'un aventurier chinois permet d'estimer combien celle-ci s'est également accompagnée de nombreuses entorses au droit et à la liberté des hommes. Ce western est illustré à partir du point de vue d'un nomade à même de juger, de par son histoire, de la bestialité des hommes. Chinaman devient donc au fil de la série un cartographe du continent et des travers américains. Il était assez probable que, tôt ou tard, sa route croiserait celle du chemin de fer et des poseurs de rails, autrement appelés "les mangeurs de rouille". Mais l'épisode a une importance d'autant plus grande dans le trajet personnel du héros qu'il se trouve confronté non seulement aux "fils de la terre" (des Irlandais ivrognes et xénophobes), mais aussi aux " fils du ciel", ses propres frère Chinois, utilisés par le Central Pacific comme main d'oeuvre bon marché et corvéable à merci. Les deux communautés sont à couteaux tirés.
Incarnant la liberté de pensée et de mouvement, Chinaman, ancien garde du corps d'un chef de la mafia chinoise, a conquis son autonomie en prenant ses distances vis-à-vis des siens et de leurs principes. Mais parce qu'il prend à Freeburg la défense d'un ouvrier malmené par un Blanc, il est contrait d'accepter au nom de l'honneur d'abord l'hospitalité puis la protection des Chinois du chantier. Dégainant les préceptes philosophiques aussi vite que les deux sabres qu'il porte croisés dans le dos, Chinaman stigmatise par sa force morale la lâcheté, quand ce n'est pas la barbarie, des traditions.
Autour du camp, les Chinois vivant dans des conditions beaucoup plus précaires que celles des Irlandais affichent un impertinent appétit du travail, explicable en grande partie par le remboursement qu'ils doivent aux triades qui leur ont permis de faire le voyage. Les heurts se multiplient en fonction des intérêts des uns et des autres, encadrés par les religieux méthodistes contestant les moeurs régnant sur le chantier et par un journaliste venu retracer la grande aventure des pionniers du Central Pacific. Le tout est superbement mis en scène avec parfois un effet panoramique et l'incrustation graphique en quelque sorte de la voix off du héros.
Dans des décors soignés aux couleurs attrayantes, le scénario se suit impeccablement, avec un sens du détail qui n'est pas sans contribuer au succès de cette série. Tragédie d'amour également, les "Mangeurs de rouille" est un récit complet, aussi éloquent qu'évocateur. Et l'on se prend à rêver de la rencontre entre Chinaman et Blueberry.
Quoi ? Une seule critique en ligne de cet album magistral ?! Justice doit être rendue à Gibrat. Ce premier tome du "Sursis", histoire en deux volumes imaginée par un illustrateur qui passe pour la première fois à l'écriture, est d'ores et déjà un classique de la Bande Dessinée.
Dès la première planche, le ton est donné. La qualité graphique de l'album est un petit miracle. Vous allez rentrer dans cet univers villageois et vous y sentir à votre aise, observateur privilégié comme le héros. Les couleurs sont fabuleuses et créent une ambiance chaleureuse et d'une crédibilité absolue. L'humanité mise en planches. Les petites mesquineries quotidiennes découpées en cases. La beauté du monde couchée sur le papier. Vous allez tomber amoureux de Cécile, qui est peut-être la plus belle héroïne jamais créée. A chacune de ses apparitions, c'est comme si la grâce s'était faite femme. On comprend que Julien, obligé de se cacher pour échapper au STO dans la France de 1943 et réduit à observer en silence les allées et venues dans le village, pose souvent le regard sur Cécile. Il s'inquiète davantage lorsque Paul tourne autour d'elle que quand les Allemands s'arrêtent à Cambeyrac. On est en pleine Seconde Guerre mondiale, et le récit en est fortement marqué ; mais "Le Sursis" est surtout une très belle histoire d'amour.
Gibrat aime sans doute les gens, car il réussit à recréer la vie d'une communauté villageoise comme on a rarement su le faire avant lui. Vous n'oublierez jamais cet album qui a marqué de son empreinte le neuvième art de la fin du XXe siècle.
J'adore tout ce que font Stan et Vince et encore une fois j'ai aimé leur collaboration avec Benoit Delepine. Comme l'imploseur, j'ai trouvé çà délirant et très beau. Et vu que j'ai encore discuté avec eux trois à Angouleme et qu'on s'est bien amusés je conseille cet album à tous les déconneurs et les fans de stan et vince. Ils sont toujours égaux à eux-mêmes.
Il est acquis qu'Andréas est un de nos meilleurs dessinateurs. Cependant, je restais dubitatif face à cette série de "Capricorne" qui semble, au départ, être un artifice - reprise et développement d'un personnage appartenant à la série "Rork", ce qu'il avait déja fait avec Raffington Event. Rien de bien neuf, limite réchauffé même ce qui est étonnant pour un artiste dont l'habitude est de nous épaté à chaque nouvelle parution. Chaque volume était plaisant, largement au dessus du pannier habituel, mais je n'y ressentait pas le petit vertige que provoquent normalement ses scénarios.
Puis, est venu "Attaque" et la série décolle enfin. Dans ce volume, le scénario commence à multiplier les interrogations, les pistes, les demi réponses et en une quarantaine de pages le lecteur est enfin captivé; la magie "Andréassienne" opère à nouveau à plein. Les personnages sont pris dans un engrenage vertigineux qui laisse envisager des suites dignes du meilleur de notre dessinateur préféré.
le meilleur album de ma collection...dessins gigantesque, bon scenar. Le duo varanda-ange, on en redemande...
Ce premier volet de Sky Doll est un véritable chef d'oeuvre. Le scénario est fait de poésie pure, souligné d'un brin d'humour parfaitement dosé. Le dessin également en symbiose avec ce scénario : rond, rose, lisse, délicat et tout en détails et en finesse. Le storyboard n'a rien à lui envier. Quand à Noa, absolument personne ne peut résister à cette attendrissante poupée à la personnalité si vive ! Une merveille.
Une bd rare où l'on évoque le quotidien, le fugitif. Un étalage de sensations, travaillées, affinées par un dessin au trait et aux couleurs faussement naïfs. On dirait du Loustal mais c'est plus sombre encore. Un polard sordide qui s'achève sur un geste incongru sur lequel on s'interrogera longtemps encore après avoir refermer cet album.
Assia Donkova, une jeune et charmante Moscovite, se rend à Paris pour visiter les musées et les expositions afin de prendre contact avec de nouveaux talents qu'elle pourra exposer dans sa propre galerie en Russie. Elle rencontre Julien Morgan, artiste sympathique mais encore parfaitement inconnu, qui lui présente son travail et lui fait découvrir les charmes de la capitale. Ils se sentent attirés l'un par l'autre, mais Assia tente de résister au jeune Français car elle a des choses très importantes à faire à Paris. Importantes et plutôt illégales, d'ailleurs. Mais Julien est-il lui aussi bien celui qu'il prétend être ?
Ce premier tome de la série Alpha ravira certainement les amateurs d'espionnage. Il y a de l'action, du mystère et beaucoup de machiavélisme. On pense bien sûr à la série XIII, le trait de Jigounov évoquant un peu celui de Vance. Le dessin, fort honnête par ailleurs, ne brille pas par son originalité, mais cela ne constitue pas un handicap pour ce type d'histoire. Le scénario est assez bien ficelé. On a donc là un bon produit, que je n'ai trouvé moyen que parce que mes propres goûts personnels tendent peu vers les récits d'espionnage. Et peut-être aussi parce qu'Alpha n'a pas la force fédératrice des premiers volumes de XIII ? Sympa quand même.
Content de retrouver cette épopée écolo qui demeure une des meilleures série de Delcourt. Les dessins de Tota sont toujours à la hauteur bienqu'on puisse regretter un certain manque de diversité dans la réalisation des facies des personnages. La méchante De Boer nous rappelle étrangement la sadique tante de Nao, ce qui n'est pas sans nous déplaire, les protagonistes ont toujours autant de consistance et on est heureux de retrouver la fine équipe du premier cycle. reste maintenant à espérer que le scénario des prochains tomes soient encore d'aussi bonne qualité et que Cailleteau ne tombe pas non plus dans une démagogie écolo.
Deuxième volume de la trilogie "Naciré et les machines", "L'arche des déglingués" permet de retrouver tous les personnages présentés dans "Les larmes de rouille". C'est la suite directe du récit, aussi le lecteur ne doit-il pas espérer se lancer dans cet album s'il n'a pas lu le précédent. Naciré, le boucher et mlle Guilistein s'enfuient à bord de la fameuse locomotive jaune, mais ils se retrouvent rapidement pris au beau milieu d'une guerre absurde à laquelle personne ne comprend rien. Naciré et le boucher sont enrôlés de force dans l'armée et songent à faire évader leur amie. Mais d'autres personnes s'intéressent également à elle...
Pas de surprise avec ce nouveau volume : si vous avez aimé le premier, vous ne serez pas déçu. Si, comme moi, vous avez trouvé l'ensemble sympa mais pas toujours à la hauteur question scénario, vous serez également en terrain connu. Il y a certes une réflexion intéressante sur la guerre dans cet album, et l'univers est toujours kafkaïen en diable (quoique ce soit "Brazil" auquel on pense le plus), mais le rythme n'est toujours pas trouvé par Pontarolo. Le dessin est réussi, mais ne suffit pas à singulariser l'album. Lecture agréable donc, mais on a l'impression que tout cela aurait pu être bien plus marquant avec un scénario mieux construit.
ouais, je suis d'accord avec la première critique (excusez, j'ai oublié le nom). Le dernier tome est le mode d'emploi des précédents, on s'y attendait, tout est bien pensé, réfléchi, trop sans doute... J'aurais tellement voulu être aussi surpris que lorsque j'ai lu les deux autres tomes, mais on peut pas tout avoir. Je conseille cependant la lecture de cette trilogie car tout y est parfait, on passe un bon moment, ce qui est le but d'une bd, non? et puis quand on voit ce qui sort comme niaiseries, on se dit qu'il y a encore de bons raconteurs d'histoires, et bajram en est un.
Décidément, après le troisième testament et le triangle secret, j'enchaîne avec le décalogue, ce deuxième volume est aussi fort que le premier tant sur l'histoire que sur le dessin. Vivement le troisième! Les histoires religieuses de glénat sont décidément toutes extra!
Ah, ça fait plaisir de relire du bon Lapinot ! J'avais été déçu par le précédent, "Walter", situation inédite pour un album de Trondheim. Notre prolifique auteur s'est donc fait pardonner : "Amour et intérim" renoue avec le Lapinot qu'on aime, c'est-à-dire un type timide et un peu gaffeur qui rencontre régulièrement des agités du bulbe (ne serait-ce que l'ineffable Richard) tout en essayant de faire face aux aléas de sa vie quotidienne. Ici, il cherche du boulot, et songe à déclarer sa flamme à Nadia. Le boulot, il en trouve, mais c'est un drôle de poste sous la direction d'un président qui va se révéler particulièrement allumé. Quant à Nadia, c'est plus ardu : on dirait qu'elle est la seule à ne pas courir après un Lapinot dont la timidité est pourtant reconnue !
Trondheim mêle avec brio une intrigue originale, un humour qui fait mouche et des scènes qui ressemblent drôlement à notre propre vie de tous les jours (ainsi qu'à celle de l'auteur sans doute...). C'est donc un bon cru sur lequel vous allez vous empresser de vous pencher !
Excellente série de SF pure, version space opéra, qui n'a pu que ravir l'amateur que je suis. Le ton du 3ème tome est très différent de celui des 2 premiers, ce qui semble en surprendre certains, car moins dans l'action et plus dans l'explication. Le moment est venu de livrer les solutions et si celles ci sont "classiques" pour certains, avec le "coup du paradoxe temporel", je trouve que l'option choisie, a savoir que le temps est moins malléable que l'on pourrais le supposer,est plutot interressante et pas si "classique" que ça (si le thème du paradoxe temporel est lui bien connu la manière de l'aborder est souvent différente entre les auteurs...). J'emettrais juste une reserve quand a une remarque dans la BD qui est la probablement pour apporter une note un peu melodramatique mais nuie a la cohérence de l'ensemble à savoir que la mort des militaires ( les lecteurs comprendrons, et oui bien sur il faut lire cette magnifique série) etait inutile... elle ne peut pas l'avoir été puisqu'elle est arrivée... le temps est moins malléable que prévu ne l'oublions pas... mais a par ce petit "paradoxe" scénaristique , la série est superbe. Tellement d'ailleurs que j'avoue voir venir les albums suivant avec quelque inquiétude cette trilogie ne se serait -elle pas suffit à elle-même? Pierre, 30ans.
3 tomes déjà! Une série avec une trés forte identité graphique et scénaristique , on dirait du E. P JACOBS dans l'univers Celte. Cette recherche de la trajectoire héroique d'Arthur , les rites initiatiques, la magie de Myrdinn , c'est passionnant . Ce dernier tome est à mon avis le plus aboutis, plus riche en rebondissements.Il y a moins d'enchainements de combats entre clans rivaux, plus de jolies filles , la révélation d'un état amoureux pour Arthur avec toujours des raccourcis imagés, pas de sentiments, mais des états seconds reflétant des valeurs morales( Devoir, dignité,courage,témerité, force,interet général). Au delà de cela ,Cette BD renferme un conte retranscrit par un graphisme différent de l'histoire qui se déroule, ajoutant au charme et à la rêverie . Non, vraiment c'est un ton rare qui nous est offert de lire ,pas avant d'aller se coucher car j'insiste il faut être concentré , c'est du celte!!!...
Effectivement, les cours de récré ont toujours été le théatre de grandes émotions. Trés bien retranscrite ici l'ambiance de jeunes machos en culottte courte pour qui un baiser se gagne par partie de Foot interposée... Il faut aimer les sports d'équipe ici, ce deuxième album reprend le thème des jeux collectifs pour faire avancer l'histoire et les sentiments des "petits chefs de bande". Le dessin de BARU est unique comme toujours ... Si vous cultivez la nostalgie de l'enfance, cette série est pour vous!
la SF fait la gueule...
Bajram la ressucite en lui donnant une dimension humaine. Pour une fois qu'un scénario de qualité s'allie à une ambiance graphique saisissante, inutile de cracher sur la bonne soupe, plutôt la boire à grandes gorgées... enfin une histoire qui se renouvelle et qui avance. Dès les premières pages, Denis nous plonge dans ce qu'on croit être un univers lointain et lorsqu'on referme le livre, on pense à un miroir de nos vies quotidiennes... ça fait réfléchir!
Une série que j’avais commencée sans trop y croire. Et pourtant, je dois bien avouer que le courant est passé. D’album en album, le dessin de Jarbinet s’améliore au point d’être aujourd’hui quasi-parfait. Le thème des cathares, certes restrictif à la base, est intelligemment renouvelé. Calimala s’inscrit dans les tout meilleurs albums de cette série pour laquelle je souhaite une longue vie !
La Revolution Russe continue de gronder et les horreurs se succedent. Simeon continue d’essayer de tirer parti de la situation avec le plus d’opportunisme possible, quitte a trahir, mentir… Le voici cette fois contraint de collaborer avec la police, qui ne recule devant rien pour arriver a ses fins.
En s’attaquant a Ibicus, Rabate n’avait pas droit a l’erreur. Meme si quasi personne n’avait entendu parler de ce roman ecrit par un homonyme de Leon Tolstoi, le lecteur sera toujours plus exigeant en matiere de contenu des qu’un scenario est adpate d’un roman. Choisir comme heros une telle ordure presente aussi le risque de le rendre trop antipathique, et les lecteurs n’ont aucune envie de suivre ses tribulations, ou trop sympathique, ce qui met en peril la credibilite de l’histoire. Simeon est parfaitement presente comme un parasite lache et ambitieux, profitant d’une situation qui le depasse. Rabate a brillament evite tous les pieges. Ibicus est un regal. Deja 3 tomes parus et le plaisir reste intact, on regrette presque deja que la serie s’arretera au prochain volume.
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Les plus prolifiques :
Coacho (475) .
herve (370) .
yannick (352) .
Quentin (185) .
yvan (160) .
okilebo (122) .
Pierre-Paul (107) .
Lef' (105) .
cycy (103) .
alban (96) .
FatalJack (95) .
Sep (86) .
bretwalda (78) .
eddy (71) .
Nathan (65) .
le régulateur (64) .
goodcarma (59) .
Jean Loup (52) .
Ronny (50) .
Kieran (50) .
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