Dorison est le scenariste heureux du "Troisieme Testament", probablement un futur classique comme le fut en son temps "la Quete de l’Oiseau du Temps". Lauffray est un dessinateur qui produit tres peu, mais qui a acquis rapidement acquis une certaine reputation dans le milieu. Une collaboration entre ces 2 la ressemble presque a une dream team. Et comme souvent, des collaborations aussi prometteuses generent des deceptions de taille, comme la rencontre Hermann - Van Hamme.
Tout commence par une expedition archeologique au sommet de l'Himalaya. Un site remettant en cause toutes les theorie que l'on avait echafaude sur l'origine des civilisations humaines est decouvert. De cette expedition un seul homme reviendra de cette expedition tragique, mais il a reveille sans le savoir des forces qui depasse l'entendement.
Lovecraft n'est pas tres loin dans cette histoire, un peu comme dans "Tomb Raider", ecrit par Alice, son compere sur le "Troisieme Testament". Mais ce "Prophet" est de tres loin superieur. Tout d'abord, Lauffray realise quelques pages absolument remarquables (le petrolier echoue au coeur de Manhattan). Quant au recit, Dorison dose parfaitement ces effets, sachant prendre son temps quand il le faut, alternant realisme et onirisme. Il demontre sa maitrise de la narration lors de l’errance de Stanton dans les marais.
Seulement, arrive a la derniere page, on reste sur sa faim. Le décor est plante, le mystere est bien au rendez-vous, mais on a surtout l’impression qu’il ne s’est finalement pas passe grand chose. On a envie de dire que c’est vraiment une bonne serie, mais d’un autre cote, on est force d’admettre qu’il faudra attendre la suite pour se prononcer definitivement. Il faut juste esperer que Lauffray et Dorison ne nous ferons pas lanterner trop longtemps.
Un homme est retrouve mort dans son appartement. Une banale crise cardiaque. Tandis que les policiers vont et viennent, plus occupe par une vague d’attentats qui secoue Marseille, un livreur de pizza, la femme de menage et un jeune etudiant qui etait en relation avec la victime se rendent compte qu’Alex Clement avait quelque chose a cacher. Pourquoi avait-il une malette contenant 2 millions d'Euro en liquide et qui est cette mysterieuse femme qui leur tente de le joindre a propos d’un mysterieux echange ?
Alors que de plus en plus de BD semblent s’inspirer du cinema en matiere de decoupage et rythme, cet album lorgne plutot du cote du theatre. Que ce soit dans l’ambiance decalee (la vocation du fils est grandiose), l’unite de temps et de decor dans les 2 premiers chapitres. Le ton est particulier et original, entre Davodeau et Rabate. Le recit pourrait etre sorti tout droit de la page des faits divers. Il a juste ce qu’il faut de drole et pathetique pur etre credible. Des situations pareilles, c’est tellement gros que ca peut etre vrai. Seulement, le scenario de Rieu n’a ni la conscience sociale de Davodeau, ni la misanthropie de Rabate. Les personnages sont finalement un peu trop lisses et on a du mal a les aimer ou les detester. J’aurais personnellement prefere un traitement plus vachard, similaire a celui de Rabate pour "les pieds dedans".
Graphiquement, Lepage a eu l’excellente idee de surgir la ou on ne l’attendait pas. Apres "la terre sans mal", et ses magnifiques couleurs directes, il opte pour le lavis et un style plus caricatural. Dans un cas comme dans l’autre, il demontre son talent. On peut se demander quelle technique il choisira pour son prochain album.
le troisieme tome apporte de nombreuses réponses a toutes les questons que l'on c'etait poseées des le départ : pourquoi le mur est il hostile, qu'est ce qu'a rencontré balti dedans etc...
pour ma part je trouve que si cet album présente moins des dilemnes psycho des heros, au moins il est béton en ce qui concerne le scénario qui respecte d'assez pres le cote scientifique de la chose (contrairement a de nombreux autres voyages temporel fictif). l'enchainement des actions est logique, bien huilé...
pour moi, ce tome est de bonne facture, j'espere que la suite pourra bien rebondir derriere...
Pas mal pas mal. Pas génial, non plus, mais sympathique. Les meuuuchants sont très meuuuuchants, les gentils, comme il faut. Toute la galerie de sympathiques caractères secondaires passe en arrière plan, voire à la trappe et c'est bien dommage. Quant à l'histoire ? On la voit venir gros comme le Megophias mais elle est efficace. Bref une suite pas trop mal, ce qui est assez rare pour être signalé.
(PS : mais pourquoi diable appeler un silili trou noir du nom d'un rang de notable magyar (Voïvode d'où vient le nom de la région serbe de Voïvodine peuplée de hongrois) ?)
Adapter un épisode de l'histoire antique dans une autre époque, autres lieux est un exercice courant et pouvant donner de bonnes surprises. Plus étrange est la solution de conserver une grande part d'antiquité dans un monde futur. Le mélange pouvait être audacieux si réussi, il me laisse un arrière goût de maîtrise approximative. Mais le dessin est splendide, et certaines planches se laissent admirer seules. Un peu plus de "maturité" dans le scénario pourrait faire de cette histoire une très bonne surprise
Fabuleux
J'ai lu les très tomes dernièrement, je ne connaissais pas. C'est vraiment excellent. L'histoire est bien pensée et le tome 3 n'est pas moins bon que les autres (chacun son avis). Non, vraiment, pour les personnes qui aiment la SF intelligente (pas uniquement 2 gars qui butent des marsiens géants), c'est à lire absolument.
@+
C’était le premier album de Blain que je lisais. Son style est très particulier, bien loin des standards de la BD. Mais on s’y fait pourtant parfaitement. Les personnages sont attachants, le thème, à défaut d’être original, est correctement traité. Je suis en revanche resté sur ma faim au niveau de l’histoire que je trouve sans grand relief. Les ellipses sont parfois déroutantes et j’aurais aimé une intrigue plus soutenue. On se laisse porter par l’histoire, sans plus. J’attends la suite en espérant que le scénario va enfin décoller...
Plus que cet album c'est toute la série que je voudrais parler. Zig et Puce tout le monde connait mais peu de gens on vraiment lu. Zig et Puce sont intéressant à plusieurs niveau, c'est d'abord la première "vraie" BD francophone (phylactère), le premier succès commercial et une série d'histoires vraiment géniale. Les péripéties de Zig et Puce sont totalement débridées et improvisées, 70 ans avant Trondheim et ses carottes de Patagonie, on trouve un dessinateur qui improvise à la petite semaine en n'ayant pas peur d'utiliser toutes les ficelles les plus énormes pour faire avancer l'histoire (vers quel but ? ça n'a pas trop d'importance on verra la semaine prochaine). Sur le plan graphique c'est inventif (facile pour pionnier o))) ), le découpage est alerte, les scènes de foule sont fabuleuses. A première vue celà parait vieillot mais une fois plongé dedans rien ne peut vous arracher à ces aventures ! Dans la série je conseille tout particulièrement Zig et Puce au XXIème siecle et les cinq premier tomes qui respirent tous une fraîcheur étonnante. A noter le vrai travaille de ré-édition de Glénat qui nous offre une superbe édition à l'ancienne complète (de nombreuse planche inédite en album).
Bon je l'ai acheté c'est vrai, seulement on sent vraiment que la série s'émousse dans ce troisième volume.Le dessin reste assez fidèle (dans la lignée des Delcourt Néopolis),mais le scénario ne nous apprend pas grand chose. Il ne faudrait pas que les auteurs s'enlise dans une série qui n'en finirait pas de rebondir sous prétexte commercial.
Le premier album était prenant, j'espère sincèrement que le quatrième sera du même genre!
Je préfère qu'un dessinateur ou scénariste mette 2 ans pour sortir un album, mais avec la certitude que se sera de la qualité à la sortie.
Imaginez un univers quelque part entre "Brazil", "Délicatessen" et Kafka. C'est dans ce monde étrange, une cité industrielle dévorée par la rouille grimpante, que Naciré conduit quotidiennement sa locomotive jaune. Sous les ordres d'un chef autoritaire et dictatorial, il arpente les rails, qui ne cessent de rythmer sa vie que lors de son passage quotidien chez un boucher passionné mais distrait (il va se couper le bras, le prenant pour de la viande !). Mais un jour, il aperçoit une garde-barrière dont le visage empreint de beauté et de tristesse va le hanter. Il décide de provoquer une panne de sa locomotive afin de pouvoir parler avec la belle inconnue...
Univers original que celui de Pontarolo, qui permet d'intéressantes réflexions sur les excès de la bureaucratie et la déshumanisation des relations. L'auteur possède un graphisme particulier mais réussi qui impose d'emblée son style. Les couleurs sombres et ternes accompagnent joliment la mise en scène d'un monde manquant cruellement de couleur et de fantaisie. Mais si le dessin est séduisant, le scénario manque de rythme. Les 62 planches auraient gagné à être plus condensées pour mieux rendre justice à un album qui comporte plus que sa part de bonnes idées.
Ce premier tome de la trilogie est donc assez sympa mais ne se détache pas franchement du reste de la production bédé. Il mérite tout de même le coup d'oeil, surtout si vous êtes amateur d'univers originaux et poétiques.
Voilà un scénario solide, une histoire bien menée. Le dessin est s'accorde bien avec l'histoire, meme si à mon avis si n'est pas le point fort de l'album? Cet album se lit avant tout pour l'histoire et pour voire comment Holmes va réussir à démasquer le où les coupables.
Terrible, désopilant. Quelle joie de lire cet album. Le dr Watson est tout bonnement irrésistible et on rit de bon coeur. Qui plus est le dessin est agréable.
A acheter absolument
Bonjour,
A la fin de ce troisième volume j'ai ressenti comme un mauvais goût dans la bouche ; genre : un truc qui ne passe pas.
Pour vérifier cette impression j'ai comparé avec le premier tome. Livrez vous à l'exercice, c'est édifiant.
Mise en page sans recherche, alors que le premier tome faisait la part belle a des images insérées, mi-superposées ; bref, il y avait un peu de recherche.
On trouve également de nombreuses cases ou figure un unique personnage sur fonds uni ; des dessins dont on aurait pu se passer et qui ne représentent pas forcément un tour de force.
Bref, ce troisième tome alourdit la série pour la tirer vers le bas.
Je ne connaissais pas Luc Leroi. Au cours d'une promenade sur BD Paradisio, je tombe sur ce titre: "Toutes les fleurs s'appellent Tiare". J'ai vécu quelques temps en Polynésie, alors évidemment, j'ai immédiatement acheté cet album dont le titre m'évoquait quelques souvenirs...
Et je n'ai pas été déçu: l'ambiance des rues de Papeete est bien décrite. Je conseille cette BD à tous ceux qui connaissent Tahiti; on y retrouve le voyage interminable, l'escale sordide à Los Angeles, la fatigue à l'aéroport de Faaa, les trucks, les roulottes sur le port...
Cerise sur le gateau, pour les amateurs de peinture, quelques références à l'inoubliable Gauguin...
Dommage, le séjour de Luc Leroi à Tahiti est vraiment trop court. Mais la force du scénario réside justement dans sa rapidité.
Quant à tous ceux qui ont trouvé l'Amour à l'autre bout du Monde, ils adoreront...
Ces cosmonautes-là sont hauts comme trois pommes et vivent dans leur monde à eux. Complétement paranoïaques, solitaires car les autres sont à leur avis soit des robots soit des aliens, Martina et Gildas se retrouvent dans la même classe à l'école primaire et découvrent qu'ils ont tous les deux deviné que le monde entier était un simulacre destiné à endormir leurs soupçons. Les copains, les profs, les vieilles dames dans la rue, tout ça c'est pas des vrais gens ! Et pour vraiment jouer à "et si on était les deux seuls humains au monde", les deux gosses partent en croisade pour rassembler des preuves contre la machination dont ils sont l'objet. D'où les dialogues surréalistes au téléphone (il faut parler en codé !), les irruptions dans des bureaux pour y surprendre des aliens, le pistolet laser en plastique dans la poche pour se défendre... avec tout ça, ils y arriveront bien, non ?
Trondheim et Larcenet mettent joliment en scène les mondes imaginaires créés par les enfants. Le trait de Larcenet colle vraiment bien au récit et il y a quelques scènes assez mémorables. Mais au bout du compte, l'album ne se hisse guère au-delà de l'agréable divertissement car la fin est ratée. Les dix dernières planches mettent en cause tout l'équilibre du récit. Sans dévoiler ce qui s'y passe, on peut tout de même dire que l'idée est marrante en soi mais qu'elle ne fonctionne pas. Sans doute aurait-il fallu la mettre en scène différemment pour éviter le sentiment de déception qui assaille le lecteur quand il referme l'album. Dommage donc, mais "Les cosmonautes du futur" reste une BD très sympa que vous prendrez plaisir à lire malgré ce désappointement final.
Personnellement la série de Pr Bell fut un des "chocs" émotionnels en BD comme l'on a qu'une fois tous les 2 ou 3 ans... Humour et méta (pata ?) physique du scénario sont en harmonie parfaite avec la finesse et la poésie du trait. Oeuvre cultivée mais accessible, onirique et toujours étonnante, Les poupées de Jerusalem méritent plusieurs lectures et place définitivement Sfar sur un pied d'égalité avec son maitre Fred.
Chapeau bas mister Johan !
Will Eisner occupe une place a part dans le monde de la Bande Dessinee. Plus que tout autre, il a toujours ete conscient de l’existence d’un langage BD, beaucoup plus riche qu’on ne le croit. Il enseigne depuis de nombreuses annees les finesses de l’Art Sequentiel (voir “l’art sequentiel” et “le recit graphique”, tous 2 indispensable), et continue de realiser des albums dans lesquels il met en pratique les preceptes qu’il enseigne.
Mais en plus de sa maitrise du langage de la Bande Dessinee, il est avant tout un conteur hors pair. Grand observateur, chaque album nous fait decouvrir des tranches de vie plus vraies que nature, que ce soit dans “une affaire de famille” ou “Dropsie Avenue”, ou il reussit l’exploit de nous faire partager la vie d’un quartier de sa naissance a sa mort sans jamais perdre le lecteur tout au long des generations d’habitants qui s’y succedent.
Pour le present album, Eisner quitte son decors de predilection, a savoir les rues de New York, pour nous emmener sur les traces des soldats americains qui ont servi en Coree, au Vietnam et pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il nous fait partager une fois de plus des tranches de vie, des instantanes, des portraits d’hommes confrontes a la guerre. Pas de militarisme ou d’antimilitarisme. Juste des gens droles, emouvants ou detestables, avec toujours cette petite touche d’authenticite qui rend Eisner unique.
Cet album peut malgre tout etre considere comme mineur dans la bibiographie d’Eisner. Mais se dire qu’a pres de 80 ans, un artiste possede encore une telle lucidite, un dessin aussi sur et ne se contente pas de “derouler ses pages”, mais continue d’experimenter, comme cette premiere histoire, entierement dessinee en vue suggestive… Rares sont les auteurs capables de rivaliser avec un Eisner, meme en petite forme. Rien que le dernier recit, pour lequel Eisner confesse une affection particuliere, vaut l’investissement.
Il est juste dommage que l’oeuvre de Will Eisner ne beneficie pas d’une distribution digne de ce nom en francais, disseminee entre plusieurs editeurs et souvent epuise, comme le formidable “L’Appel de l’Espace”.
Mes aieus comment peut-on ne pas faire de remarque sur les DIALOGUES ! Je suis étonnée de voir un tel enthousiasme pour cet album dont je trouve les dialogues aussi grotesques que puerils ! Quand au dessin de ce charmeur de Marini, meme s'il est est graphiquement tout aussi bon qu'à son habitude, comment lui trouver autant de charme que dans l'Etoile du Désert ou encore Rapaces ??? Selon moi, le Scorpion se laisse lire, ce n'est pas le genre d'album que l'on referme au bout de trois pages, bien sur... Coup de pub oblige : il ne pouvait pas ne pas marcher (scénario accessible, romanesque, personnage classique mais efficace de la gitane style Esmeralda...) Quand à savoir si je l'ai réellement apprécié... c'est une autre histoire !
Des grands projets "Millenaristes" en BD, on aura finalement abondamment parle du compte-a-rebours d'Yslaire, toujours bloque en 98 (mais {a suivre} annonce des pages pour bientot), du "Triangle Secret" de Convard et du "Decalogue" de Giroud. Mais tres peu a propos de la "Transgenese" de Anne Ploy.
La science-fiction peut se decliner sous 2 formes tres differentes. Soit sous la forme la plus populaire, jouant sur l’exotisme, comme Aquablue. Soit elle peut servir d’arguments pour mettre en evidence certains effets habituellement dissimules dans le cadre d’un recit “realiste”. Ainsi, Will Eisner utilise l’argument d’un mysterieux signal venu de l’espace comme point de depart pour sa feroce satire “L’Appel de l’Espace”, ou evidemment Stanley Kubrick qui s’interroge sur l’Humanite dans 2001.
Le grand theme aborde par Anne Ploy dans sa Transgenese est la religion au sens large, que ce soit la relation a Dieu, les sectes, les relations religion-pouvoir… Pour se faire, elle a imagine un scenario qu’elle a divise en 4 periodes, pour 4 series (l’ancetre programme et Fides sont les 2 premeires series entamees)
L’Ancetre Programme nous fait penetrer dans Octogonia, une gigantesque complexe universitaire financee essentiellement par des organismes prives. Parmi tous les projets finances, Ted,Marie et Dudd sont charges de “creer” un super-Dieu, qui surclasseraient tous ceux qui ont ete venera depuis l’aube des temps. Dans le meme temps, Octogonia a mis en place un nouveau procede d’education personnalise, utilisant un professeur virtuel charge d’obtenir le meilleur de chaque enfant…
Le principal reproche qu'on pourrait faire a cette serie, c’est qu’Anne Ploy semble avoir ete trop ambitieuse. Elle semble vouloir aborder trop de themes a la fois, rendant l’ensemble parfois un peu trop charge. Mais Anne Ploy pose de bonnes questions qui meritent qu’on y reflechisse. Le recit en lui-meme, meme si il repose sur des ressorts classiques, est solide. Elle s’est visiblement beaucoup investi dans ce projet, tout comme les Humanos qui demontrent une fois qu’ils preferent miser sur des projets de qualite.
Toujours aussi bonne série. C'est formidablement exécuté à part peut-être quelques visages que je ne trouve pas bien faits. Ce que je préfère ce sont les couleurs, j'adore la dernière page.
Que va faire cette tribu d'indigènes?
La mentalité humaine actuelle est très bien représentée (pollution, fric). J'adore et j'attends la suite.
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