Lewis Trondheim est un vrai phénomène. En dix ans, il a signé un nombre d'albums absolument effarant : une page ne suffira bientôt plus pour tous les évoquer. Et là où cet auteur est épatant, c'est que cette boulimie irrésistible n'a jamais entraîné de baisse de qualité. Je trouve une telle performance assez sidérante, même si le porte-monnaie de ses fans développe du même coup un aspect rachitique assez prononcé :-).
"Pour de vrai" est une nouvelle aventure de Lapinot. On y retrouve le charme des précédents tomes de la série : ça parle de tout et de rien, de nous, de l'amitié, de l'amour, des copains gonflants, des amis véritables, de la mort, de l'irrationnel, du pouvoir des médias, des déconnades sur la plage. Le tout s'imbrique grâce à la verve scénaristique de Trondheim, toujours aussi drôle et pertinent. Son dessin colle impeccablement au récit et fourmille de détails : malgré son rythme intense, Trondheim ne bâcle pas ses planches, loin de là.
Allez, tous en choeur : Lisez Lapinot !
Ce bouquin est un délice d'humour décalé et de poésie. L'an 01 on l'a tous en nous, on l'a tous voulu, on le veux tous encore. L'an 01, c'est la révolution douce, celle qui ne fait pas couler le sang mais fait pousser les fleurs. L'an 01, c'est cette mélancolie que l'on éprouve tous quand on repense à ces heures de notre vies que nous vendons sans savoir pourquoi...
Ce livre est indispensable! Non seulement parce que sa réédition nous fait redécouvrir un des plus grands créteurs de bandes-dessinées des années 70 mais parce que, face au monde d'aujourd'hui,il sonne toujours aussi juste, aussi vrai, aussi sincère qu'autrefois.
Cet album est fantastique, c'est un monstre de poésie. Ayrolles jette 30 petits regards sur notre monde et c'est pas triste... l'imagination fait le reste. Car François Ayrolles à l'oeil avisé, il repère derrière les choses les plus ordinaires, l'extra-ordinaire. On frise le fantastique, l'onirisme et le surréalisme. C'est fantaisiste et drôle, amer parfois... mais ne laisse jamais indifférent. A conseiller à tous ceux qui sont sensibles à ses petites choses qui font la vie, ces petits riens que l'on rencontre au coin d'une rue, vues du coin de l'oeil, l'espace d'une seconde perdue...
Comme d'habitude, cette BD arrive à nous transporter dans des atmosphères très palpables, où tout semble plus vrai que nature. La psychologie des personnages est de nouveau remarquablement développée, et les dessins la met très bien en valeur.
Et de plus, pour les petits vicieux que nous sommes, une fin particulièrement atroce devrait ravir les amateurs
Voilà, je l'ai lu. Mon impression? C'est du tout grand Warnaut et Raives pour ceux qui apprécient le duo (et dont je fait partie). Les dessins sont impeccables et révélés par des couleurs splendides. L'ambiance « tropico-exotique » y est une fois de plus dessinée avec talent (couleurs chaudes, décors,..) et on sent la véritable passion qui anime les auteurs pour l'Afrique et les Antilles (lettres d'outre-mer, kin' la belle, Suites vénitiennes,...).
Un seul bémol: c'est un premier tome qui ne fait que distiller les premiers éléments de l'enquête (et là je pense tout naturellement à "Lou Cale" des mêmes auteurs). J'espère que le second volume satisfera ma curiosité. Celui-ci m'a fait oublier les "suites vénitiennes".
Comment qualifier cet album ? Peut etre que c est l un des meilleurs premiers tomes que j ai pu lire (et j en ai lu pas mal). Des le premier coup d oeil on est stupefait par le style tres prononce de Lauffray, illustrateur de genie et dessinateur monopolisant les remerciements de ses confreres en debut d album (Springer, Mitric...). C est son deuxieme album et deja c est un grand. Certes son style est particulier et ne plaira pas a tous, mais ce st lla marque des grands. Et ceux qui se laisseraient rebuter par le dessin pouurait s en mordre les doigts, car cette serie pourrait fort bien devenir un classique. Car le scenario de Dorison et Lauffray frappe fort, et accroche le lecteur qui le lit d une traite et qui reve deja d une suite (quelle fin d album, sur les 3 dernieres pages...). Et c est la que pourrait se trouver le point noir de cette serie, car Lauffray n est pas connu pour sa rapidite (j ai attendu Prophet environ un an). Souhaitons que l inevitable succes de Prophet lui donne du coeur a l ouvrage et que la suite arrive bientot.
Alain disait dans la critique précédente de cet album que Soda est l'une des meilleures séries policières. Je préciserais que c'est peut-être bien LA meilleure série policière actuelle. J'ai déjà confessé mon admiration pour les scénarios de Tome et la maîtrise graphique de Gazzotti (même si j'aimais bien Warnant). Ce dixième volume est pourtant un poil en dessous des autres, d'où le 4/5 au lieu du 5/5 que j'attribue les yeux fermés à ses prédecesseurs. Ne hurlez pas à la mort en vous grattant furieusement derrière l'oreille gauche, je m'explique :-).
Il y a tout d'abord des irruptions graphiques qui me dérangent un peu - je parle évidemment de ces cases directement issues de l'univers des mangas (Appleseed, entre autres) qui symbolisent les songeries de Soda. C'est la première fois que Gazzotti nous fait ce coup-là. On l'a connu plus inspiré. Côté scénario, l'humour est nettement plus présent que dans les autres opus. On est loin de la gravité de "Lève-toi et meurs" par exemple. Face à cette déferlante de situations comiques, le lieutenant Salomon joue quand même du flingue mais avec moins de conviction. Et l'intrigue policière, passée à l'arrière-plan, manque de substance. Cela reste un bon scénario, plus original peut-être que les autres, mais moins grandiose aussi. Vous pourrez en tout cas vous amuser à compter les références au XIII de Van Hamme !
Je demeure un grand fan de Soda, et cet album doit s'ajouter à votre collection. Mais qui aime bien châtie bien...
Cet album était attendu depuis un bon bout de temps (on ne peut néanmoins pas reprocher aux auteurs de ne pas assumer une cadence assez régulière !) mais je ne peux cacher ma déception. Alors que l'on sent la fin de la série (du moins d'un premier cycle) se rapprocher, on reste sur sa faim en lisant ce 4ème tome. Poursuite incessante, "Le Chasseur" porte bien son nom. Cet album se résume à ça : une chasse-poursuite durant 48 pages. C'est vrai que ça bouge.. mais c'est toujours pour courir un peu plus vite et un peu plus loin. On sent que l'étau se resserre... mais on aimerait avoir un peu de concret, quelque chose à se mettre sous la dent, et pas seulement cette poursuite incessante. Par contre, du côté des dessins, c'est absolument splendide. Probablement un des albums les plus abouti de la série. Espérons du côté du scénario que le 5ème nous apportera enfin des ingrédients suffisants pour répondre à nos attentes...
J'ai acheté le premier épisode de la série pour l'offrir à une vieille dame, russe blanche, née en 1920 à Odessa. Embarquée sur le dernier navire français partant d'Odessa pour Tunis en 1921.
Elle n'avait pas aimé Tintin au pays des Soviets, mais Ibicus, c'est autre chose. De la lecture du récit écrit par sa cousine des Etats-Unis, retrouvée il y a 6 ans, j'ai compris qu'Ibicus était une très bonne adaptation de ce que pu être la guerre civile russe et encore est-elle assez édulcorée.
En regardant l'album de photos en noir et blanc des années russes des parents de cette dame, je retrouve parfois des images Ibicusiennes...
A lire absolument.
Dallas Barr, une série qui a débuté sur les chapeaux de roue...
...Et qui s'essoufle un peu avec ce cinquième épisode qui ne semble être là que pour annoncer la suite : oui, Dallas a une fille encore inconnue et M. Stilemann semble faire le ménage.
De prime abord, le dessin et le scénario ont perdu un peu de leur vigueur. Mais si cet épisode sert à mettre en place de futurs albums dont les scénarios semblent prêts, alors la suite devrait retrouver le niveau de qualité des 4 premeirs albums.
Comme le dit si bien Thierry Bellefroid:" Un très bel album!".
J'ai moi aussi refermé cette Bd avec cette impression enthousiasmante d'avoir eu l'occasion de lire, pour certains, l'une des meilleures et plus agréables sorties 1999.
Que dire qui n'ait pas été déjà dit dans les avis précédants? Cette lecture m'a régalée à tout point de vue, ce genre d'album qui donnent chaud au coeur et qui par moment fond vraiment du bien.
Des dessins caricatruraux à souhait qui collent parfaitement à l'histoire et quelques planches encore une fois magnifiques de la part de Warnauts et Raives qui donnent au scénario de Vandam l'élan qui lui fallait.
Un café "Kin' la Belle" que l'on aimerait retrouvé au coin de sa rue afin de trouver le soleil absent de ce ciel si gris, et des personanges si vrais, si vivants, qui au fond nous ressemblent tant.
Dehors il y a la pluie "qui vous gèle les os", mais la soleil, le vrai, c'est au Kin' la Belle qu'il se trouve...
On peut se poser la question de savoir si une suite était vraiment nécessaire. Les lecteurs du premier tome sorti dans la seconde moitié des années '80 se souviendront sans doute de cette impression glacial après la lecture de ce chef-d'oeuvre. (Essayez encore après ça de prendre le train en hiver).
En effet, l'histoire originale de Lob, bien traitée était renforcée par la plume agressive de Rochette et un noir et blanc implacable. L'idée de reprendre les divisions sociales, les inégalités de classes à l'aube d'une guerre atomique et dans un train était tout simplement géniale. L'humanité survivante n'avait pas retenu les leçons du passé. Par dessus tout, la fin imparable, implacable que je dévoilerais pas ici. Depuis lors, le trait de Rochette s'est transformé en style et ce n'est pas plus mal car il le fait avec talent. Mais là où "l'arpenteur" pouvait être considéré comme un "hommage" malgré le talent indéniable de Legrand, je doute de la validité d'une telle suite. Peut-être était-ce une volonté de Lob, toujours est-il que je reste un partisant de la préservation des chefs-d'oeuvres de la bd. Je continuerai pourtant à acheter la suite.
On pourrait avoir quelques raisons de critiquer cet album a priori.
-Battage médiatique auquel la BD ne nous a pas encore habitué, mais est-ce vraiment un mal ? La BD se démocratise et c'est plutôt bien.
-Marini dessine toujours les mêmes personnages. C'est vraiment, depuis Gypsie, L'Etoile du désert ou Rapaces, c'est le même casting d'acteurs, la même brune ténébreuse, le même barbichu. Mais finalement, ils sont sympas ces acteurs (et puis ses brunes ténébreuses, on en redemande).
-A la première lecture du Scorpion, j'ai retrouvé du Giacomo C. Dans l'esprit, et un peu dans le dessin (le mendiant par exemple). Mais j'adore Giacomo C. et tout cela est de fort belle facture dans cet album.
Apres réflexion ? J'aime beaucoup, vivement la suite.
Personellement j'ai trouvé des points communs avec l'album de Tintin " L'affaire Tournesol", bon peut-etre peut on se dire que Gil St-André a beaucoup de chance,mais si l'on accepte ce fait, l'album est vraiment tres agreable à lire, le dessin de sylain Vallée est agréable et je trouve qu'il a réussi comme dans le précedent,à une fluidité entre les dessins du tome 1 et 2 et les suivants, ce qui est rarement le cas dans les "reprises".
Vivement le cinquième et dernier "opus" pour clore la série.
Après Thierry Bellefroid et ArzaK, je viens à mon tour tapoter mes impressions sur Mégalex. J'approuve leur réaction mitigée face au dessin de ce premier album. Fred Beltran ne fait pas d'erreur de proportion et il sait tenir une plume dans le bon sens. Le problème vient de son parti pris : puisque Mégalex traite d'un monde déshumanisé, utilisons l'ordinateur pour aller dans le sens du récit. On sait que "Toy Story" a déjà franchi le pas au cinéma, avec succès d'ailleurs. Mais en BD, ça donne vraiment une froideur qui me paraît peu compatible avec le septième art. Faire naître l'émotion par le lisse relèverait de l'exploit ! Pari perdu pour Beltran donc, même si certaines cases tirent leur épingle du jeu. L'ensemble manque de ce supplément d'âme qu'on aime à trouver dans ses lectures.
Côté scénario, c'est du Jodorowski en diable. Je ne suis pas toujours grand fan, et là c'est d'une lenteur évidente. C'est une très longue mise en place, qui aurait dû n'occuper qu'une moitié de l'album à mon sens. Il y a quelques bonnes idées, mais certaines scènes sont assez superflues, notamment celle où un scientifique totalement demeuré répéte inlassablement "dans le cul la balayette"... ça c'est du dialogue, Jodo !
Album dispensable, donc, auquel vous pouvez vous contenter de jeter un coup d'oeil en bibliothèque.
On aurait pu penser qu'après avoir présenté les personnages (Mémoires 1 & 2), Andréas aurait continué l'histoire d'Arq normalement, avec l'art qui le caractérise mais sans chercher trop loin. Et bien NON !
(Ca aurait été mal connaitre Andréas). Hormis la première planche (résumé des épisodes précédents) et la dernière (pleine page, comme dans les tomes précédents), les planches de ce tome s'étalent sur les deux pages (mimant plus ou moins le format à l'italienne) et, après un court temps d'adaptation, la lecture n'en est pas rendue plus difficile. Et graphiquement, le résultat est superbe.
Sans atteindre les limites pointillistes un peu extrêmes du Retour de Cromwell Stone, le graphisme exubérant (mais réfléchi) d'Andréas profite pleinement de ce nouvel espace.
Et l'histoire, me direz vous ? Eh bien, elle progresse... Elle progresse même pas mal, Julian nous ouvre des perspectives et réalise son rêve, Montana se retrouve dans un rôle taillé à sa mesure, et les autres (ah ben on sait pas trop).
En un mot comme en cent, une grande réussite.
Pour une fois on sort un peu decu d'un album de Sfar. Le dessin est tres agreable. L'enchainement de David B a Sfar ce fait tres bien. L'ambiance est bonne, mais on arrive pas a pleinement rentrer dans l'histoire. On a l'impression qu'un album ne suffisait pas pour mettre en place l'intrigue de cette nouvelle serie.
Etonnant : il n'y avait pas encore de critique en ligne de "La révolte d'Hop-Frog". Faut-il y voir le signe de la poursuite du mouvement des objets ? Les claviers et souris refuseraient-ils de transmettre au monde la nouvelle de la révolte des cafetières, pendules, poteaux et autres balais ? Diable, il va donc falloir qu'on s'organise ! Faites donc passer le mot, compagnons : David B. et Christophe Blain signent là un très très bon album. Hiram Lowatt, le journaliste imperturbable, et son taciturne assistant Placido se retrouvent mêlés à une attaque des humains par les objets menés par Hop-Frog. C'est original, drôle, tragique, beau (le trait en déconcertera néanmoins plus d'un), sacrément bien mené par un tandem qui risque de nous pondre de très belles choses dans les décennies à venir.
Avec la réédition de "La révolté d'Hop-Frog" en collection Poisson Pilote, c'est une occasion rêvée de vous offrir un de ces albums à lire et à relire... "Hop-Frog, parce que je le vaux bien" !!
Je suis vraiment très impressioné par le talent de Morvan et Buchet qui, à chaque nouvel album nous font suivre les aventures de Navis au travers d'ambience et de styles très différents. On peut d'ailleurs se demander qu'elle sera le thème du prochain album et si peut-être Navis en découvrira encore un peu sur ses origines. Ce dernier album et un plaisir de lecture et un plaisir pour les yeux. Je ne vous ment pas en vous disant que l'on prend du plaisir à le regarder juste pour le plaisir (enfin là je me répète). Donc bravo aux auteurs en souhaitant qu'ils continuent longtemps à nous faire suivre le parcours de Navis. Enfin au passage : VIVE LES BEATLES!!!
C'est la première BD de la série et nous dirons qu'elle assure la base des prochains albums qui devraient etre assez bon. En effet, le dessin est d'un excellent niveau et avec Stéphan Desberg, le scénario devrait suivre. La seule chose que l'on èspère c'est que Desberg ne fasse pas du Scorpion un super héro genre IRS et exploite plus le personnage principale et les autres (la gitane Egyptienne par exemple).
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Les plus prolifiques :
Coacho (475) .
herve (370) .
yannick (352) .
Quentin (185) .
yvan (160) .
okilebo (122) .
Pierre-Paul (107) .
Lef' (105) .
cycy (103) .
alban (96) .
FatalJack (95) .
Sep (86) .
bretwalda (78) .
eddy (71) .
Nathan (65) .
le régulateur (64) .
goodcarma (59) .
Jean Loup (52) .
Ronny (50) .
Kieran (50) .
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