Ca commence par une nuit d'orage. Il y a de l'électricité dans l'air à plus d'un titre : le peuple a décidé de décapiter son roi. Celui-ci, avant l'instant fatidique, parvient à faire transmettre à une fillette deux étranges statuettes en sa possession. Mais la malheureuse croise des brigands sur sa route qui s'emparent d'elle et de ses biens. Pour la secourir, Pop, un jeune lanceur de couteaux, est prêt à prendre tous les risques. Il n'imagine pas à quel point cela peut prendre du temps de sauver celle que l'on aime...
Le scénario est original et les premières planches sont enthousiasmantes (très réussie, la transition entre la première scène et la représentation théatrale !). Par la suite, hélas, on a l'impression que Brunschwig a été dépassé par son sujet. Il aurait fallu développer davantage la psychologie de Pop, et rendre plus fort cet amour dévorant : une planche à peine pour passer de l'enfant à l'adulte alcoolique, c'est un peu expédié. L'histoire reposant essentiellement sur cette passion amoureuse, elle perd un large part de sa puissance émotionnelle. Pour le dessin, je ne sais pas si Laurent Cagniat a déjà fait d'autres albums mais je trouve que son trait manque d'assurance. Certaines cases sont confuses. On peut raisonnablement espérer une amélioration de son trait dans les prochains titres de la série.
Au total, un album sympa mais décevant car on a le sentiment qu'il y avait matière à chef d'oeuvre. On verra ce que donne la suite.
Y a pas à dire, Hulet a l'art de nous pondre des BD qui sortent des sentiers battus. Ici, il creuse encore le sillon de l'"Etat Morbide" : visions cauchemardesques, allez-retours entre rêve et réalité, le tout avec des dessins si magnifiquement lugubres.
Autour de moi, j'en ai entendu certains parler de bédé intellectuelle, Thierry Bellefroid en premier; mais si toute BD doit être nécessairement expurgée de toute réflexion pour plaire aux "puristes", c'est baisser bien bas les ambitions du neuvième art. Bien sûr, Hulet pousse le bouchon loin. En ce qui concerne les retournements de page, c'est réussi : on attrape le tournis comme les différents protagonistes de l'histoire. Par contre, en ce qui concerne les voix off, mieux vaut ne pas les lire car elles rendent la lecture éreintante. Au total, un album très réussi dont le charme ne pourra se révéler pleinement que dans les tomes suivants (c'est quoi ces putains de voix-off ???).
Pour ceux que ça intéresse,la mousse verte,-"Ce sont des signes qui sont donnés à Sam de son destin funeste. On peut dire que c'est une fausse piste dans la mesure ou,au début,quand il les voit,il pense qu'elles ont un lien avec les crimes.En vérité,non!"-Dixit Yves H lui-meme, Bon voici un bout d'interview que j'ai lu. Et alors?Et alors faudrait peut-etre arreter de se moquer du lecteur de B.D, si dans mon appréciation je ne mets pas plus mauvaise note,c'est que par contre New-York peint par M.Hermann est vraiment magnifique.Si certains connaissent "Le secret des Hommes-Chiens",un album de Yves H,le scénario était déroutant,vraiment dommage car je pense que cet album(Liens de Sang) avait tout au départ pour etre un grand cru, mais le délire du diable,aussi avec le coup de la cicatrice cachée par le revers de l'imper,le problème pas clair des générations,franchement ça fait beaucoup.Bon courage aux curieux qui voudront comme se faire une opinion par eux-memes.
Après Pour de Vrai, on s'attendait à un "Lapinot en costume", eth bien non.
Cet album est à nouveau contemporain, et on y retrouve Lapinot en proie à de bien prosaiques soucis ménagers.
Son caractère s'affirme de plus en plus (il fait d'ailleurs preuve surtout de mauvais caractère, ici, et c'est Richard qui en fait les frais), commencent à se poser des questions quand à sa relation avec Nadia...
Graphiquement, Lewis Trondheim travaille de plus en plus ses décors et ses angles de vue (ou tout autant mais avec plus de succès), et c'est très réussi.
Le côté "aventure" est moins présent que dans les tous premiers tomes, mais ça reste un bon Lapinot (par contre, s'il séduira les amateurs de la série, je ne pense pas qu'il plaira aux autres bédéphiles, ou alors à des gens qui ne lisent pas de BD et qui verront que la BD peut aussi traiter du quotidien.)
Urani, nom étrange, pour une BD qui ne l'est pas moins.
Composée à 4 mains par Joann S. et David B., (la différence de graphisme ne se remarque d'ailleurs plus une fois qu'on est pris dans l'histoire), cet album m'a d'abord surpris... On passe allègrement de thèmes en thèmes, ce qui fait que cet album est assez inclassable, et peut être un peu dérangeant.
Je l'ai trouvé moyen en première lecture, et très bon à la deuxième. Ma femme l'a tout de suite trouvé bien.
J'ai été surpris, je dois le dire... Et la seule chose que je puis dire de plus, c'est que c'est étrange (mais pas désagréable). A essayer.
NB : on a trop rarement l'occasion de voir les dessins de David B. en couleur : et bien, c'est très bien en couleur, aussi ! (dû aussi au talent des coloristes à mon avis).
Ce n'est que le second album de la série, mais chacun d'eux est une bulle d'oxygène, une tranche de vie. Des personnages ordinaires (pour ne pas dire "normaux") vivant leur quotidien.. et cette jeune femme, Clara, belle et intelligente, simplement vivante... Cette galerie de personnages est un plaisir pour les yeux et à la lecture. A travers leurs bobos quotidiens, Clara, qui a repris le métier de son père à la mort de ce dernier, est donc devenue détective privé, et se lance avec fougue dans certaines enquêtes ("quêtes" ?). Elle se voit généreusement rétribuée par un homme qui désire qu'elle le suive et note méticuleusement tout ce qu'il fait, mais également tout ce que les gens qu'il côtoie font également ou ont comme réaction par rapport à lui. Intriguée, curieuse, Clara sera témoin de certains faits étranges. Cet homme prétend "élu et protégé de Dieu".. sans paraître "taré" pour autant ! Et bien que Clara ne soit pas très enclin à la religion ou toute autre entité mystique, elle se doit de constater que son client semble effectivement "protégé"... Mais jusqu'où peut-on défier son destin ? Illuminé ou.. trop conscient de son état.. repousser les limites de son ordinaire pour se faire une idée de jusqu'où on peut aller, peut vous perdre.. Un dessin superbement réaliste, même si très "chauzien", servi par un scénario qui lui colle à la peau.. une excellente recette pour une BD réussie. Bravo Messieurs !
Ah, l'immortalité ! Elle aura décidément inspiré plus d'un scénariste, et plus particulièrement Dufaux, et ce, à différents niveaux de son oeuvre. L'immortalité.. et la bêtise humaine pour tenter de se l'approprier ! Cet album boucle donc le second cycle de la sérue "Ombres". Rollin, dont le dessin colle parfaitement à l'ambiance sombre et "cendrée", à la limite du sinistre, semble se sentir de plus en plus à l'aise dans cette série. Bien que quelques zones d'ombre (c'est le cas de le dire !) persistent dans l'album (c'est du Dufaux tout craché finalement !), la conclusion de ce dernier n'est pas décevante, même si finalement pas très surprenante. On en viendrait presque à espérer qu'il y ait un troisième album qui vienne parachever ce second cycle...
Décidément, plus le dessin de Jigounov s'améliore, plus le scénario de Mythic se détériore. Faire encore du scénario sur l'opposition des deux bloc USA-URSS et les gueguerres éternelles qui les opposent, c'est déjà un peu éculé comme sujet, donc pas nécessairement facile à traiter sans risquer de tomber dans le cliché ou le déjà vu. Mais Mythic ne se contente pas d'essayer d'être original, il invente un tel embroglio (dans lequel il est d'ailleurs relativement pénible parfois de savoir qui est qui) que son scénario ne fait pas que relever de l'improbable mais bien du complètement tordu. A la fois trop impossible... et trop facile ! Bref : très mauvais. On ferme l'album en se didant qu'on s'est fait avoir et qu'il est bien loin le temps de Pascal Renard, qui avait imaginé la série il y a quelques années. Et dire que ce dernier s'est malheureusement suicidé ... en perpétuelle recherche de perfection, il ne se sentait pas à la hauteur, il doutait tout le temps ! Il y a décidément beaucoup d'extrêmes aussi bien dans un sens que dans l'autre dans la BD. Dommage. Jigounov devrait peut-être simplement songer à changer de scénariste...
Voila une bonne BD! Voile un album qui melange actions, sentiments et intrigue avec brio. Certe comme cela a deja été dit ca ou là, l'histoire est classique, mais qu'importe (je serais tenté de dire que bien peu d'histoires sont originales) ! quelle maestria! la narration est impeccable, et le scenario haletant. Les personnages agissent ici par survie, par urgence. Le journaliste Norman, par exemple, tombe dans cette histoire par accident, c'est aussi par accident qu'il parvient à sauver siloe. Il y a une sorte d'ecrasement de l'univers sur les personnages. Ambiance renforcée par des decors et des designs impressionants de profondeur et de realisme, le graphisme etant efficace, spontané et dynamique tout en restant sensible, notamment sur les visages. Les bases posées par le scenariste semblent plus complexes qu'il n'y parait, de nombreux indices deposés ca et là nous donnent quelques pistes enthousiasmantes pour la suite et j'ai clairement le sentiment que rien n'est laissé au hasard. N'oublions pas qu'il s'agit la d'un tome 1 (sur trois, je crois), car l'histoire parait presque bouclée alors qu'elle ne fait que commencer. L'avant derniere sequence (reve de norman), magnifique tant dans le dessin que dans le scenario donne une note particulierement émouvante au recit.
Ce qu'il sort de cette album; ce sera principalement le dessin et ces couleurs flamboyantes. Car l'histoire est d'une triste banalité et, est très commune notamment pour ce qui est de l'intrigue, et c'est vraiment dommage.
Mais il faut vraiment laisser une chance à cette série, qui à mon avis, avec un scénario "béton" peut devenir cultissime !!!
C'est effectivement drôle quand on le prend au premier degré.
Ce fonctionnaire très con , bloqué, coincé, raciste, restreint et limité n'a que ce qu'il mérite avec la moitié des paumés de la terre qui lui tombent dessus pour lui régler son compte.
Et finalement c'est terriblement cafardeux car dans la vie, malheureusement, ce genre de cons se rencontre bien trop souvent et là pas de bande dessinée pour les tourner en ridicule.
ils sont toujours à un poste clé pour un papier dont vous avez absoluement besoin ou une autorisation qui ne peut être délivrée que par qqn de leur service.
A ce moment là, qu'est ce qu'on aimerait bien jouer aussi un peu avec la pleine lune...
Ca démarre gentiment par une histoire assez naive qui raconte l'histoire d'un jeune homme relativement simple d'esprit (mais qui ne l'est pas finalement) débarquant dans la grande ville, chez son frère Chas, petit truand , à la mort de son père.
Ca enchaine vachement bien sur le deuxième album qui a déjà le mérite d'avoir supprimé cette typographie excessivement casse-pieds à la lecture (le genre comme si ça avait été écrit à la main)
Ca continue enfin tout en beauté avec ce troisième album et finalement, non seulement le scénario de ce polar un peu space, tient tout à fait la route malgré et peut-être encore plus grâce ce dessin un peu naif - et très beau - et on regrette déjà d'avoir à attendre pour le 4 ème album.
Toutes les grandes séries ont démarré de cette manière non ?
Il y a un parfum de déjà vu dans ce -volumineux- album et puisque les comparaisons sont courantes, je citerai "blade runner", "les yeux de feu", "le 5e élément" côté cinéma, et Ottomo, Mézière, Moebius côté bd. D'ailleurs l'auteur ne nie pas ces influences (voir l'interview sur ce site).
Une fois de plus, je découvre un nouvel auteur suite aux critiques de Th. Bellefroid et des nombreux internautes. Le pari du S. Letendre était de construire une histoire autour du personnage de Siloë, qui n'intervient qu'en arrière-plan. Dommage que le personnage de Vega, de la compagne de Norman soient si vite éliminés. D'autre part, cette idée d'enfant surdoué au pouvoir télépathique se retrouvait déjà dans le cycle "Akira" ou encore Norman, qui a un passé militaire, me fait penser à Dallas (B.Willis) dans "le 5e élément". Mais une bonne s-f loin des "nipponeries" qui ont envahi nos libraires, est tellement rare que je ne pourrais bouder cet album qui annonce une suite plus palpitante.
Je souhaiterai peut-être que Servain soigne son encrage qui se rapproche souvent du croquis et donne un petit caractère brouillon aux personnages. Mais il reste impressionant sur les panoramiques de la ville ou les engins volants. A lire
Voici enfin un auteur de bd qui y met du sien, qui sort des sentiers battus. Rare son ceux qui comme lui recherche un style graphique aussi personnel. Car quand on voit toute la merde commercial qui sort en ce moment, dessin différent mais même style, porté par une histoire digne des productions cinématographique américaine d'aujourd'hui, on comprend que les auteurs comme De crecy en ai ras le cul (voir un ancien numéro du regreté magazine Bachibouzouk).
Donc Bravo Liberge !
Vinn
Les derniers tomes de Thorgal m'ont laissé un goût amer. Ce dernier n' arrange pas beaucoup les choses, même si, effectivement, on retrouve un peu le Thorgal d'autrefois. Mais ce qui me désole le plus, c'est le dessin de Rosinski qui se dégrade au fil des albums. Notre homme disait dans une interview qu'il ne travaillait plus le crayonné, qu'il faisait presque tout à l'encrage (pour retrouver une certaine instinctivité). Et bien, franchement, ça se voit! Placements hasardeux, fautes d'anatomies (étonnant, d'ailleurs, lorsque l'on regarde les anciens tomes.). On devine une certaine lassitude de la part des auteurs. Espérons que la sortie de "Western" redynamite un peu ce duo si talentueux qui m'a fait rêver de longues années durant.
Encore une critique du deuxième tome de "Rapaces" ?! Hé oui, comme les dix internautes qui m'ont précédé, je n'ai pas résisté à la furieuse envie de connaître la suite de cette excellente histoire. Je ne vais pas vous relater les événements de ce second opus : je vous renvoie aux autres critiques (celles de Thierry ou de Brutos par exemple). Je ne vais pas non plus en remettre trois louches sur le dessin de Marini : c'est vraiment beau, très beau.
En revanche, j'aimerais apporter un léger bémol au concert des commentaires enthousiastes. J'ai un peu moins aimé ce deuxième tome, alors que le premier était vraiment grandiose. Comme l'a souligné fort justement Thierry, il y a certaines scènes sulfureuses qui n'apportent pas grand chose à l'histoire. Le délire sado-maso des Lost Dogs semble plus destiné à assouvir les fantasmes de Dufaux qu'à faire avancer le récit. Quant au passage lesbien, j'attends le troisième tome pour voir si c'est de l'érotisme gratuit ou un passage important de l'histoire.
Malgré cette petite réserve sur les intentions de Dufaux, ce deuxième tome reste un bon album -et la série "Rapaces", une des meilleures surprises de la fin du millénaire.
le scorpion decoit, le venin et l'atmosphere prenante qu'avaient reussi a distiller le duo marini/dufaux dans ' rapaces ' est ici inexistant. le scenario n'est pas particulierement attachant et la bd ressemble plus a un produit marketing standard qu'a une oeuvre vraiment personnelle.
toutefois il est vrai qu'il est necessaire de voir comment desberg reussira a rebondir sur une intrigue dont les elements mis en lumiere differement pourraient annoncer un cycle digne de ce nom et non pas une bluette pour jeune fille!!!
je sais je suis dur mais j'ai vraiment ete decu par rapport a une serie comme les ' rapaces ' vraiment tres tres bien !!!!
bon courage desberg, essayez peut etre de faire une bd plus personnelle :-)
Quelle joie de retrouver Matthieu lauffray longtemps après le serment de l'ambre que j'ai adoré également. Il est revenu et je suis très contente.
L'atmosphère est étrange, lugubre mais avec une palette de couleurs variée. J'attends la suite avec impatience car on ne sait pas du tout où l'on va.
C'est super et bravo Matthieu Lauffray et Xavier Dorison.
tres tres tres bon travail... les dessins sont superbes, l'histoire ressemble a un scenario de 7th sea, le scorpion incarne le heros tombeur de ces dames qui s'en va combattre les mechants... et on adore ca!!! non serieusement, c'est une excellente bande dessinee
Superbe. C'est bien vrai. On retrouve ici un Marini dans l'excellence de son art. Tant au niveau des couleurs, des ambiances et des décors qu'au niveau de ses personnages.. et de ses femmes sublimes. Par contre, j'émattrai quand même un petit bémol au sujet du récit. En le lisant, j'avais une impression de rapidité ; rapidité d'action, de séquences, d'enchaînement d'intrigues.. Cela m'avait laissé une impression très positive (quand on compare avec un Van Hamme, par exemple, où l'on connaît sa technique d'1 planche d'action-2planches de blabla-1 planche d'action, etc..). Par contre, je me suis rendu compte quelques jours après la lecture de l'album que je ne me souvenais pratiquement plus de l'histoire, de sa trame générale. En le relisant une seconde fois, cette impression me semblait inspirée d'une très longue mise en place des différents intervenants sans réelle interaction entre eux avant l'une des scènes finales de l'album... C'est effectivement l'apanage des premiers albums de série de soigner cette mise en place, mais cela manque à mon goût d'un zeste de consistance dans ce premier opus... On retiendra néanmoins une attirance très forte vers les deux personnages principaux se détachant sur ce fond de cape et d'épée qui sont le Scorpion lui-même et la gitane... On ne reste pas sans espérer qu'il se passe quelque chose de sympa entre ces deux acteurs là ;-)...
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