Intrigue génialement plantée, personnages et récits pertinents, Ombres est un scénario relativement inhabituel de la part de Dufaux, principalement dans son traitement. Encré entre la réalité et la fiction (ça, il nous l'a déjà fait ;-), l'intrigue est originale et bien ficelée. Un sablier (maudit ?), capable de mesurer la réalité du temps, surtout celui qui reste à vivre à celui qui a eu le malheur de le retrouner, est l'objet de la quête de plusieurs personnes, et ce, pour des objectifs différents. On s'aperçoit que ce sablier n'a pas nécessairement le même pouvoir sur tout le monde, et surtout que certains souhaiteraient se l'approprier à des fins bien plus "stratégiques". Où l'on retrouve quelques traces du Solitaire, abordé dans le premier cycle de la série, et de l'Ombre, bien entendu... mais également un homme, Léon Thomas, qui se change en gardien du sablier, non pas pour protéger celui-ci, mais bien pour préserver le monde de ses effets néfastes. Très accrochant, on se demande comment Dufaux va réussir à boucler ce second cycle.
C'est de la BD, c'est du cinéma, c'est du tout bon. Trois personnalités fortes en présence, deux hommes, une femme, chargés d'enquêter sur 4 morts suspectes. Affrontement des genres, des caractères, des points de vue, des habitudes, des réflexes et des âges... Chacun a quelque chose à apporter à l'autre, mais aucun n'est prêt à recevoir.
Davantage un récit sur la rencontre et l'évolution de ce trio plutôt que sur le déroulement de l'intrigue, ceux-ci sont amenés à évoluer dans un contexte qui leur est tout à fait étranger, à rencontrer un autre monde, des gens "différents". Histoire d'hommes, ceux qui y seront racontés s'y révéleront souvent d'une manière tout à fait différente de ce que les apparences laissaient prévoir, et finalement, le dénouement est à la hauteur de ce que le récit met en place tout au long de l'album. Un traitement du dessin ultra-réaliste, à la limite de la photographie, rend les scènes encore plus réelles, plus crues et plus proches de nous. On se sent à la fois spectateur (voyeur ?) et acteur d'une scène qui semble se dérouler réellement devant nos yeux. Troublant !
Ce sont les réactions des internautes de bdparadisio qui m'ont poussé à acheter le premier tome de Rapaces. Enthousiastes. Admiratifs. Unanimes, pour une fois. Et comme disait l'autre, en lisant cet album, "je vous ai compris". Difficile de ne pas adhérer au contentement ambiant face à une telle oeuvre.
Marini n'en est pas à son coup d'essai. Je l'ai découvert, ébahi, dans "L'étoile du désert", mais on lui doit aussi "Gipsy" et le tout récent "Scorpion". Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est plus que temps de vous pencher sur le travail de l'un des dessinateurs les plus talentueux de ces dernières années. Il y a des cases proprement splendides dans cet album (p. 17, p. 26...), des visages d'une rare intensité (p. 39), un trait sûr et délicat. Comme pour rendre grâce à ce talent de Marini, Dufaux s'est fendu d'un excellent scénario. On ne comprend pas encore tout à cette histoire de vengeance, mais c'est aussi captivant que possible. Le découpage est impeccable, les dialogues sont soignés. Je vais me ruer en librairie pour acheter la suite. Vous feriez bien d'en faire autant.
On continue dans la filiation biblique avec ce deuxième tome d'Universal War One (le troisième est prévu pour très bientôt semble-t-il). Ne cherchez pas de serpent dans "Le fruit de la connaissance", Bajram n'a pas poussé le parallèle aussi loin. En revanche, si vous êtes amateur de bonne SF, avec un scénario original et bien construit servi par un dessin très réussi, mordez à pleines dents dans ce fruit-là. J'avais aimé le premier volet et cette suite est à la hauteur des espérances. L'escadrille Purgatory continue d'évoluer, et après Balti, c'est un autre de ses membres qu'elle va perdre... Je n'en dis pas plus, mais le récit est toujours aussi intense et mené d'une main de maître par l'auteur. Si vous n'aimiez pas les éditions Soleil jusqu'à présent, il est encore temps de changer d'avis.
Un petit mot pour dire que j'ai beaucoup aimé cet album mais je trouve juste très regrettable le format utilisé. En effet un format comme celui de "Rapaces" met bien plus en valeur le très grand talent de Marini et, même si il est un peu plus cher, il est bien plus adapté à des ouvrages de ce type et de cette qualité graphique. C'est bien le seul défaut que je peux donner à ce superbe album.
eh bien moi je trouve que ce nouvel alpha n'est pas si mal ,bien sur on ne peut pas le comparer aux 2 premiers tomes ,mais l'intrigue est bien menée meme s'il manque un peu d'action,j'avais été décu de la liste ,celui la n'est pas si mal,toutefois 2 petites critiques jigounov avoue qu'il travaille sur ordinateur et malheureusement cela se voit ,ou est passé le beau style plus "poilu " des 2 premiers tomes,les couleurs sont ,infames et il ajoute des photos ou des images dans des cases cf planche 6 ,svp mr jigounov revenez a votre style du début ,et au bon vieux crayuonés et a l'encre,de plus c'est vrai que le scénario meme s'il n'est pas mauvais ,on peut mieux faire,et si on changeait de scénariste juste pour un tome(pourquoi pas van hamme ou godard)
Selon un sondage Sofres, Titeuf serait le troisième personnage de BD préféré des adolescents, derrière Astérix et Boule et Bill. Il faut dire qu’il est très représentatif de l’enfance. Les mauvaises notes, les amours de récré, les disputes avec les petites soeurs, les vacances et les surprises-parties sont autant de thèmes qui se retrouvent à la fois dans la vie et dans ce genre de BD, traités dans le Petit Spirou comme dans l’Elève Ducobu. Mais avec sa mèche rebelle, son attitude nonchalante et son langage "à la cool", son intérêt pour les questions de l’époque, Titeuf est également très contemporain. Et c’est sans doute pour cela que les enfants et les adolescents se reconnaissent dans le regard que jette Titeuf sur un monde qui le surprend tous les jours un peu plus: dans ce huitième album, il interprète ainsi à sa façon la génétique, la psychanalyse, le militantisme, l’art et les sectes. Il est en prise directe sur le monde qui l’entoure, et c’est pourquoi il renouvelle la BD des cours de récré. Le trait de Zep est comme une métaphore : les visages de ses personnages exacerbent leurs personnalités. Le regard noir de Nadia exprime son inaccessibilité, les grosses lunettes de Manu cachent sa timidité, la corpulence d’Hugo et sa figure à demi-cachée font de lui un copain qu’on respecte. Et Titeuf, quant à lui, est toujours aussi agaçant, indépendant, impertinent et... attachant ! Titeuf et sa bande de potes évoquent un peu les Peanuts et Charlie Brown, ou encore Mafalda, dans ce mélange de naïveté et de lucidité. Même si Titeuf n’a pas encore acquis la légendaire notoriété de ces deux monuments, il y a une parenté assurément entre toutes ces séries : un regard spontané sur le monde qui leur est donné, non pas naïf mais simple et évident. Un vrai leçon de vie !
Ca change de graine de folie où il n'y a pas de scénario. Ce fut tout simplement génial ! Bravo Mr CIVIELLO pour vos fresques et merci de vous être associé à Mr MOSDI pour avoir enfin un scénario à la hauteur de votre talent de dessinateur.
Bonne continuation pour cette série géniale !
J'étais pourtant très concentrée sur le livre.Je l'ai trouvé très beau comme toutes les bd d'Hermann mais j'avais été prévenue qu'à un moment donné je ne comprendrais plus rien et c'est ce qui est arrivé à mon grand regret. J'ai tourné la page fatale où j'ai perdu le fil de l'histoire. Pourtant tout allait bien, je comprenais tout et puis plus rien. Je suis très déçue car les dessins sont superbes.
J'espère que la prochaine bd sera plus compréhensible.
Quel moment de plaisir cette bd ! c'est tout simplement superbe ! C'est l'un des meilleurs albums que j'ai lus cette année. Bravo à Marini qui est toujours aussi excellent puisque j'ai toutes ces bd et bravo à Desberg pour son scénario. J'espère les rencontrer bientôt aux festivals.
Catherine, TOURS.
Oh! le bel ouvrage! Dessin de qualité, couleurs léchées, tous les ingrédients (et les clichés!) du genre cape & épée réunis, et même un peu plus, mais pourtant... c'est un peu court jeune homme!
Trop de choses à mettre en place certainement, voilà pourquoi on reste sur un goût d'inachevé. C'est la tendance actuelle, la BD remarche, alors on prévoit des histoires en plusieurs tomes, et on délaye l'intrigue. Faisons contre mauvaise fortune bon coeur, il y a de bonnes choses dans cet album: un personnage principal peut-être un peu moins monolithique qu'à première vue, une sombre histoire de main mise millénaire, un pape amusé et amusant... Néanmoins, c'est la suite qui permettra de juger.
On est loin, quand même, de la virtuosité des De Cape & De Croc.
On pourra regretter par ailleurs les tendances de Marini. Quand Méjai l'égyptienne ressemble beaucoup à la Sorcière du Gipsy et le Scorpion au Draco de Rapaces, on se demande si ce n'est pas un peu par facilité...
Le petit Spirou et moi, c'est une longue histoire d'amour.
Alors comprenez ma joie lorsque cet opus est sorti.
"C'est pas de ton âge" ne déroge pas à la règle. Il contient tous les (mé)faits et gestes du groom miniature.
Cet album nous offre encore une bonne tranche de gags implacables et tordants.
Dans ce tome, nous avons, de plus, la joir de voir un personnage du début s'affirmer de plus en plus. Il s'agit de Masseur le grand débile présent depuis le début de la série mais qui n'avait jusqu'alors eu qu'un rôle tiers. J'irai même jusqu'à dire qu'il commence à prendre la place de Vertignasse.
C'est donc encore un grand plaisir de retrouver le P'tit Spirou et toute sa bande pour 52 planches de pur bonheur. A acheter les yeux fermés.
Pour ceux qui connnaissent Dallas Barr ils ne peuvent que regretter l'originalite des deux premiers tomes tout a fait interessant point de vue scenario et dessin. Dans ce dernier on s'eloigne bien loin d'une histoire convenable bien ficele et comprehensible. Le dessin de Marvano dans cette album est vraiment trop superflu, les personnages encore plus mal dessine que d'habitude. Regardez les deux tomes precedents les decors sont sublimes dans les moindres details. Quand au scenario il est trop superflu des dialogues non structures et pas le moindre suspense. Bref les auteurs peuvent mieux faire
Point positif les couleurs sont plus belles on ne voit plus les traits de pinceaux a la gouache comme si Bruno Marchand le coloriste n'avait plus assez de couleur (voir la figure de Maria dans le tome 2)
Une serie qui prendra encore du temps pour decoler
Ce cinquième tome, même s'il réserve finalement moins de surprise que les précédents, est tout de même un régal pour les yeux et pour le reste : des dessins toujours à la hauteur, riches en détails, tant pour les costumes que pour les décors (les vues aériennes des grandes cités sont toujours aussi magnifiques), couplés à un sens inné de la mise en scène de la part des auteurs, multipliant les plans de toutes sortes. Le récit n'en est que plus dynamique et rythmé.
Mais un coup de chapeau au scénariste, qui nous subjugue à chaque tome tant par la cohérence de son histoire que par une foultitude de petits détails humoristiques ou non (bravo, le coup de la mouche, monsieur Ayroles, on attend la suite!), comme il le fait d'ailleurs dans sa deuxième série 'De cape et de Crocs'. Les dialogues sont à la fois d'époque et à consonnances modernes, et font souvent mouche, tout comme les attitudes des personnages, souvent proches du cartoon (ah, la nostalgie des Bip-bip et Coyote...).
Deux auteurs de talent, donc, dans une BD "historicomique" des plus originales. Deux tomes au plus seraient nécessaires pour terminer l'histoire, et j'espère que le "syndrôme de Thorgal" ne touchera pas ses auteurs...
J'ai finalement acheté le "chef-d’œuvre", l'"incontournable" si on reprend les mots des critiques précédentes. Sans doute que les qualificatifs étaient trop pompeux et que j'ai été un peu déçu à l'arrivée. Déjà l'univers du Moyen-âge en bd n'est pas ma tasse de thé, sauf les excellents "Tours de Bois-maury" du grand Hermann. Le scénario est excellent et original. Il part d'un postulat qui n'est pas si facile et dans un contexte qui ne l'est pas moins. A moins de pondre une brique comme Umberto Eco. Certains éléments font bien sûr penser au "Nom de la rose" ou au "Pendule de Foucault". Qu'on se le dise l'église reste un terme suffisamment rare en bd que pour souligner la qualité du scénario (et surtout la documentation qu'il a fallu rassembler). Le personnage de l'Inquisiteur est un monstre mais on finit par trouver derrière son masque une âme rédemptrice (à moins que ce ne soit de la vengeance).
Mais là on j'accrochais difficilement dans le tome 1, c'est au niveau du dessin: la proportion des personnages passe souvent du panoramique au gros plan (la bouche ou les yeux) et les décors absents ou trop concentrés dans des cases trop petites. Heureusement, que l'auteur allège ses planches par un incroyable et époustouflant découpage. Le visage du personnage féminin change en fonction des planches.
Sur le deuxième tome, on sent une nette amélioration: les décors ne sont plus travaillés à la règle (aarg!! ces lignes dans les premières planches du tome 1) et surtout une maîtrise du mouvement à faire pâlir les "comics" américains (le combat dans la bibliothèque, la poursuite dans la cathédrale). D'ailleurs le style s'en rapproche très fort.
Outre ses critiques de puriste (on ne se refait pas), j'ai été littéralement scotché par l'intrigue. Il ne manquait plus qu'un "Carminas burana" pour rendre l'ambiance encore plus terrifiante. Vivement la suite.
Titeuf...J'ai connu ce gamin-là dans un kot où une de ces parutions trainait à même le sol.
Depuis, on est comme cul et chemise, alors vous pensez bien, lorsque j'ai vu le huitième...
Ce nouvel opus du sale gamin et de sa bande de déjantés est incontournable. Zep nous en donne pour notre argent et quelques planches resteront dans les annales de la série (Titeuf chez le psy, Nadia qui rève de l'homme idéal, Jen-Claude "Mega-différent", etc,...).
Néanmoins, je regrette que certains personnages secondaires soient beaucoup plus discrets que dans les autres albums. C'est le cas de Puduk qui n'a droit cette fois-ci qu'à...deux cases sur l'entièreté de l'ouvrage.
Mais bon, je pinaille.
Franchement, ce huitième tome vous fera passer un
moment de bonne rigolade et vous fera patienter jusqu'à la sortie de la suite.
Un album à lire et à relire jusqu'à plus soif.
Dallas Barr est une série qui ne cesse de m'étonner à chaque lecture. L'intrigue est toujours complexe, et la fin de chaque album pose souvent de grandes questions. Cet album est de la même ligné que les autres. Les fans de SF ou de Haldeman aimerons, et prendrons le temps de lire pour comprendre. Car ici, plus encore que d'habitude, l'intrigue est complexe et multiple. On peut presque penser que nous n'avons là qu'un prologue pour au moins deux autres livres.
Seul reproche à l'histoire, le manque de sentiment malgré un début prometteur. Le héros est trop froid, trop loin de nous pauvre mortel. On ne croit pas toujours à cette relation étrange père/fille. Le point fort de cet album est que tout ne tourne pas autour du procédé Stilman qui permet de rester jeune.
Le dessin est lui aussi de qualité, meilleur que précédement. Les couleurs sont aussi très jolie et apporte beaucoup.
A découvrir pour les fans de SF et tous ceux qui on aimé La guerre éternel (roman ou BD). Mais pour espérer comprendre, commencez par le tome 1.
Un album qui vient clore paisiblement le deuxième cycle des Ailes du Phaëton. Ce n'est pas exceptionnel, mais cela nous fournit un scénario solide, et sans surprise, le dessin est toujours aussi bon, et on passe un agréable moment. Un petit regret : les personnages secondaires ne sont pas très fouillés.
La fin est cependant originale, et nous laisse sur notre faim. Y aurait-il un troisième cycle ?
Quel dommage!Didier Convard nous propose ici un scénario,ma foi, très intéressant et qui semble bien travaillé.L'action part bien ,l'album nous met l'eau à la bouche pour les suivants.Mais la ou le bât blesse c'est du côté dessin.Attention je ne parle que pour Denis Falque: les proportions mal respectées, des personnages raides et mal articulés et des visages qui ferait fuir le plus endurci des légionnaires.Non vraiment c'est dommage, espérons qu'il se reprendra car c'est tout l'album qui en souffre.
Encore un héros sans peur et sans reproche, grand séducteur et escrimeur hors pair. On retrouve les éléments classiques des histoires de capes et d'épées. On s'attend donc à une BD sans grande surprise, que l'on va lire avec plaisir grâce au talent de Marini. Talent dont il fait preuve ici. Le dessin est beau (surtout les femmes), efficace, et les couleurs magnifiques. On se laisse captiver par le décor de cette Rome de fin de XVIII ème siècle. Mais le dessin n'est pas le seul atout de ca livre.
En fait l'histoire est beaucoup plus intéressante que je ne me l'imaginais. L'histoire commence avec la chute de l'Empire Romain. Les neuf grandes familles qui contrôlaient le monde antique, voyant le vent tourner décident d'asseoir leur pouvoir sur un nouvelle religion naissante le christianisme. Voilà ce qui attend le Scorpion, ce beau et ténébreux héros, il va devoir combattre, pour sauver sa propre vie, les neuf familles qui dirigent le monde depuis deux mille ans. Ce premier épisode, nous laisse sur notre faim, car l'album suffit juste à mettre en place l'intrigue et se termine sur une fin qui n'en est pas une. Mais nous commençons à avoir l'habitude de ces albums qui finissent sur une note dramatique, poussant ainsi le lecteur à sauter sur le prochaine épisode. Il nous faut donc attendre la suite pour dire si Scorpion va être une bonne série. Le prologue laisse à penser que oui, mais attendons.
Ceux qui n'aime pas les héros parfait, n'acheter pas Scorpion tout de suite, attendez la suite voir si des failles ne vont pas s'ouvrir dans ce personnage qui malgré tout semble tourmenté. Pour les fans de Zorro ou Fanfan la Tulipe, ruez-vous sur cet album.
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