Je suis assez étonné que cette série ait eu une suite après les deux premiers tomes. Ces derniers avaient une raison d'être par deux, mais "Fleurs de sang", le troisième, fait figure de rajoute. Autant l'intrigue des deux premiers était intéressante et "originale", autant ce rebondissement dans celui-ci n'a aucun intérêt. Etait-ce l'intention de départ de l'auteur de faire vivre à son héroïne de multiples "aventures" ou était-il parti sur un "two-shots" et la tentation de continuer a été trop forte ?
En résumé, dans Fleurs de sang, on retrouve Eillen, séparée de son mari, qui change un peu d'orientation de vie après ses premières aventures. Mais à nouveau, cet album vire au tragique. A croire qu'il est courant de trouver des destins tragiques dans notre quotidien ?! Je ne connais qu'une seule autre héroïne du genre : Jessica Blandy, et encore, les cadavres ne semblent pas aussi fréquents. En outre, Jessica vit elle-même ses aventures. Dans Bleu Lézard, Eillen se fait raconter les aventures des personnages qu'elle rencontre, mais finalement, vit très peu elle-même ce genre de tumultes...
Quant au dessin de Roels, qui est quelqu'un d'une extrême sensibilité, il s'affine, à la limite de l'éthéré, mais on constate encore pas mal de raideurs dans les attitudes des personnages ainsi que de mauvaises perspectives. C'est un peu dommage qu'il n'y ait pas un aîné qui puisse un peu épauler ce jeune auteur qui a beaucoup de mérite mais qui gagnerait sûrement beaucoup à être conseillé. Avis donc très mitigé pour ce troisième album, même si les deux premiers semblaient bien partis.
Intéressant pour un résumé historique. En dépit du fait qu'il s'agit d'avantage d'un récit d'action illustré (cf: Marc ou le réveil du lion) avec des images superbes, l'histoire se base sur des faits historiques véritables et prouvés, ce qui rehausse la valeur du scénario.
Une seule critique négative cependant; de par l'ampleur qui est donné aux scènes d'action, le Troisième Testament se rapproche "relativement" des histoires stéréotypées des États-Unis.
Sinon, le Troisième Testament est presque un chef d'oeuvre (je lui donne une note de 4,5 sur 5)qu'il faut absolument que tout bon amateur de BD se doit de lire au moins une fois dans sa vie.
Action, sexe et brigandage sont les ingrédients de cet album. Ingrédients que l'on a l'habitude de retrouver dans un bon film d'action américain mais à la seule différence que la principale place où se deroule l'action est en Russie! Donc une certaine originalité est apportée. Sinon, le reste est tout à fait classique: un héros à la Bruce Willis (dans le dernier samaritain), une intrigue pas franchement résolue en fin d'album (alors vivement la suite) et des mechants à la hauteur de nos espérances. Un bon album qui malgré quelques lacunes graphiques, est à s'offrir sans surprise!
On a attendu tout ce temps pour ça!!
"Sanctions" n'est pas un mauvais album en sois, mais c'est le moins bon de la série. Les trois premiers étaient géniaux et le quatrième restait de bon niveau, mais ce dernier opus est légérement décevant.
Le dessin reste très bon et l'album est agréable à lire, mais le scénario aurait pu etre plus développé, on reste sur sa faim. Peut etre serait il bon que l'auteur nous concocte un bon scénario en deux ou trois album, histoire de pouvoir aller plus au fond des choses.
Alpha, tu connais? Ouais...bof! (re)bof! A dire qu'on l'attendait depuis mars 2000. Problème avec l'éditeur, ou bien juteuses prépublications en vue?
J'ai été emballé dés le premier album. Renard, scénariste télé nous concoctait une série au scénario touffu mais passionnant et d'actualité: complot politico-financier, maffia russe Digne héritier de John Le Carré et Tom Clancy, composait une bonne histoire d'espionnage loin des "Jamesbonderies" habituelles. Jeune agent des services secrets ricains, naïf, idéaliste dans l'univers impitoyable de l'espionnage où l'opposition est/ouest est devenu une affaire de gros sous.
Le dessin de Jigouvov (un inconnu sauf pour les lecteurs de 7 à 77 ans qui se souviennent des "Lettres de Krivtsov" paru dans "Tintin") est séduisant (quoique classique) mais colle tellement bien au scénario. Sans doute que les "loups" de marketing y ont vu un nouveau "XIII" ou "Largo Winch" et décidèrent de canoniser la série dans la collection "Troisième Vague" et à coup de matraquage publicitaire.
Le décès de Renard les oblige à trouver au plus vite un remplaçant, façon "script doctors" afin de boucler un triptique inachevé. Non content d'expédier une histoire si bien commencée, Mythic loupe son entrée.
Succès financier oblige, les auteurs s'attèlent à deux albums et ratent le coche. Là où Renard insistait sur les coulisses des services d'espionnage de l'après-guerre froide, Mythic y voit du polar rythmé, quand le premier développait la dimension psychologique du héros, le deuxième en fait des héros vides, transparents. Pas d'humour, pas d'amour, rien. Et pourtant, il y a matière à travail: les opérations occultes de la CIA, le passé d'Alpha (qui au départ était un nom de code), le personnage féminin de Sheena. Et non, Mythic nous compose un petit polar (et encore) où les personnages ne font que passer et le dénouement final façon Agatha Christie, ne tient pas la route. Même Alpha a l'impression de s'ennuyer.
Mythic n'est pas Greg, ni Van Hamme. Le plus triste c'est de voir autant de talent chez Jigouvov gâché. Du pain pour les canards. Oubliable.
ca y est je l'est lu!!!
apres avoir lu le premier opus de cette serie avec beaucoup de plaisir mais en me demandant ce que jodo allit bien pouvoir nous reserver pour le tome 2 j'ai ete une fois encore surpris par l'imagination du scenariste qui comfirme qu'il est le specialiste des scenarios a rebondissements et pourtant on ne peut s'empecher de plonger dans cette histoire
bref on attend la suite sachant a l'avance qu'on ne sera pas decu
Sans vouloir offenser l'auteur de la premiére "critique" ,je pense qu'il va un peu vite dans son jugement.
je me suis laissé emporter par une série originale ,et plutôt bien ficelée.
Le dessin est très technique et agréable à regarder.Maintenant prenons les petits plus que l'on survole distraitement ...
-Les pages 27 et 28(sans commentaire...)
-les effets de lumière que procure la mise en couleur par ordinateur.
-un très bon découpage etc...
Certain trouverons le héro un peu ringard mais arrétez de vous casser la tête et laisser vous aller.Après tout, c'est ce qui nous ammuse ...
Un peu de kitche,un nouvel univers à explorer dans le prochaine opus mais surtout un bon divertissement car messieur les "critiques" , la BD ce n'est que ça en fin de compte...
C’est actuellement le récit que j’ai le moins aimé de tous les albums de Christian Cailleaux que j’ai pus lire. C’est son scénario qui en est la cause, je n’ai pas été du tout convaincu par l’engagement du personnage principal prénommé Terry en faveur d’une hypothétique chasse au trésor proposée par Sam, un protagoniste de race noire. Déjà que je ne suis pas du tout du tout superstitieux, alors quand l’auteur nomme l’« Harmattan », un vent du Sahara qui rend fous les hommes pour justifier la réaction du héros, j’hallucine !
Si le lecteur accepte ce postulat (ce qui n’est pas mon cas), je pense qu’il passera un bon moment de lecture. J’avoue que l’ensemble m’est apparu tout de même assez sympa à feuilleter car les personnages sont attachants. Reste qu’il faut aussi accepter (encore !) une séquence de tuerie assez surréaliste d’un des proches de Sam : ça fait beaucoup non ?
Par conséquent, je n’ai pas apprécié ce scénario !
Par contre, au niveau du dessin, j’aime le coup de patte de Christian Cailleaux. J’aime bien cette mise en couleurs en grisé qui met en valeur le trait de cet auteur. Du côté du découpage, je n’ai pas grand-chose à reprocher à Christian Cailleaux, ça se lit bien, c’est fluide et la mise en page aérée se prête bien –à mon avis- à l’édition « format de poche » que je tiens entre mes mains.
Il faut aimer lire des récits où l’irrationnel est présent (même un tout petit peu) pour accepter ce scénario de Christian Cailleaux sinon « Harmattan – Le vent des fous » vous décevra malgré un dessin –à mon avis- très agréable à contempler.
Si vous voulez découvrir une bd de cet auteur, allez plutôt jeter un coup d’œil sur « Le troisième thé » dont j’avais apprécié son ambiance se passant en Afrique.
Boarf.... Bof, bof... Est ce que Hermann ne nous concocterait pas de nouveau un bon Red Dust ?
Difficile de tirer à boulets rouges devant ce livre dont on voit immédiatement le travail de qualité et l'expérience de l'auteur mais... le scénario devient vraiment très très tordu.
En fait, je n'ai pas compris grand chose et à la deuxième lecture (en diagonale car je n'avais plus trop envie), je crois que j'ai trouvé une interprétation et encore, j'imagine qu'elle est mauvaise.
Déjà, l'histoire des tomates farcies de Van Hamme, ça allait parce que bon, c'était un one shot et puis bon, hein, faut essayer avec Van Hamme sinon on a l'air 'has been'.
Mais là, l'histoire du fils qui se fait sa mère (si c'est elle) commandité par son père qui n'est pas celui qu'on croit et qui se fait descendre pour réalsier que tout ça n'est peut-être pas vraiment arrivé encore que....
Bon j'arrête, je reconnais que je n'ai sans doute rien compris mais bon Dieu que je regrette Red Dust et Commanche.
Au fait, chaque dessin est toujours une oeuvre d'art en soi mais ça on le savait déjà.
Sivousplé monsieur Hermann, on pourrait pas revenir aux sources ??
La collection "bulle noire" a - parait-il - la réputation de faire de la Bd un peu facile.
Comme les séries américaines sans doute qui sont néanmoins les plus regardées.
Si vous demandez à la Bd de vous distraire pendant une heure et de vous faire penser à autre chose qu'à votre patron râleur ou votre femme à bigoudis, alors Macadam est le remède qu'il vous faut.
Une bonne petite série policière qui tient sur un volume (encore que le fin annonce une suite) et qui, sans être d'une grande prétention, vous tient en haleine jusqu'à la fin de l'histoire... qui parait ailleurs finit un peu en queue de poisson, dommage.
Ce petit flic pas comme les autres, qui ne se veut pas violent mais qui n'aime pas faire comme tout le monde "parce que ça se fait" attire plutôt la sympathie.
Le scénario relève plutôt de la série B que de la Bd mais combien de séries Bd nous retiennent collés à la TV pendant des soirées ?
Sympa cette histoire de tonton flingeur qui n'a pas envie de profiter de sa retraite, tranquille comme tous les vieux à regarder passer les trains et qui décide que mieux vaut être riche sur le tard que jamais.
Constatant que l'argent de son premier kidanpping disparait un peu vite, il refait appel à ces petits copains pour faire un dernier casse mais un vrai, un gros (ah, parce que kidnapper le fils de la pègre locale c'était déjà pas un gros coup ?).
Le hic, c'est que le papa du gamin kidnappé - et depuis lors retrouvé - n'a pas vraiment pardonné et faire un casse quand on a des mafiosos sur le dos, c'est pas évident.
L'histoire se lit d'une traite même si le héros n'est pas vraiment l'être idéal auquel on aimerait s'identifier...
Au secours!! Après Largo Winch, voici le retour de l'Oncle Picsou, alias "comment-se-faire-un-max-de-pognon-avec-une-série-qui-marche". J'annonce la couleur: Largo Winch, qui traîne parmi les romans de seconde zone est adapté au début des années nonante par un jeune dessinateur talentueux.
Le graphisme se veut, au début, un croisement entre Vance et surtout Hermann. Il évoluera par la suite en roman-photo. Le cocktail est bon et la sauce prend. Jusque-là tout le monde suit. La formule est classique, je la qualifie même de "bédé hamburger" pour reprendre les termes d'un critique journalistique: c'est vite fait, ça a bon goût (franchement pas dégeulasse), mais surtout on a toujours autant faim après.
Van hamme, "l'homme qui valait 500.000 albums" connait la recette gagnante. Qui le lui reprocherait dans l'univers impitoyable de la bd ? Surtout pas ces artistes vivant péniblement de la vente de "petits mickeys", louant (et enviant) le courage de Ph. Francq qui s'en alla trouver "le scénariste aux mains d'or" et lui réclama une série.
Et pourtant l'ennemi guettait, tapi dans l'ombre et attendant patiemment son heure. Connu sous le nom de "merchandizing", il avait déjà sévi sous d'autres cieux: Franquin, Hergé, ... Ici pas question de veuve éplorée ramassant les millions de son (feu) artiste de mari en exploitant au maximum le filon, mais pire de télévision! Le tout réalisé façon Tf1 financé par la Paramount, les fonds allemands et canadiens sous la bienveillance de Dupuis qui espère s'en mettre plein les fouilles en n'oubliant les royalities des auteurs (Van hamme est ingénieur commercial, ça aide) . Pis, la commercialisation du logo "W" sous toutes ses formes. L'horreur!!!
Pourquoi pas diront les inconditionnels? Tanguy et Laverdure avaient fait le chemin inverse. Soit! Pouvu qu'ils ne décident pas d'en faire un "opéra-rock".
A bas la mondialisation et vive José Bové!
Que penser du Gipsy, ersatz de Rambo ou d'Indiana Jones. Disons-le franchement, cette série ne brille pas par la qualité formelle du scénario qui mélange anticipation, politique et baroud. Je dirais même plus qu'on s'en fout, ce qui compte c'est que ça pète, roule des mécaniques et qu'il s'en aille à la fin avec la belle. Fan de Jodorowsky ou scénarios-migraineux tirés par les cheveux passez votre chemin! Qu'est-ce qu'il reste? Une série d'action, au rythme cinématographique, aux dialogues bourrés d'humour (façon Audiard), pleine de pétards, de mécaniques, de filles sexy et surtout un scénariste qui ne se prend pas au sérieux offrant avant tout du divertissement, façon "buddy-movies" (yeah!).
Et cela se ressent dans toutes les cases: le dessinateur se laisse aller et se défoule sans complexe (ah! ces scènes d'action, aah! ces couleurs). On reste loin des "Rapaces" ou de "L'étoile du désert", mais c'est de la bonne bédé "entertainment" comme on dit aux "zouesai". Avant tout pour les fans de Marini.
Il y a peu de séries qui peuvent se vanter de conserver une qualité intacte après une dizaine d'albums. Soda est de cette trempe. Il faut dire que pour tenir les rènes de cette increvable machinerie, se trouve l'un des scénaristes les plus doués de sa génération. Philippe Tome a peut-être fait hurler certains puristes de Spirou et Fantasio avec son "Machine qui rêve" (jugé trop proche de Soda, justement) mais il est rare de rencontrer un bédéphile qui ne l'apprécie pas. En créant Soda avec Luc Warnant, Tome a lancé une formidable série policière. Gazzotti, qui a repris le dessin au cours du troisième tome, a su peu à peu faire sienne une série dont il était totalement exclu au départ : son trait est irréprochable, épousant parfaitement l'univers et l'excellent découpage opéré par son scénariste.
Quid de cet album en particulier ? Rien de vraiment spécial, en fait. Le scénario est de qualité, savamment orchestré, avec des scènes d'action formidables. On retrouve Tchaïkowski, Bab's et l'ineffable Mary qui prend ici une place plus centrale qu'à l'ordinaire puisqu'un truand met sa tête à prix sur internet pour se venger du lieutenant Salomon. En bref, il y a suffisamment de neuf dans cet album pour vous surprendre, et suffisamment de visages connus pour vous réjouir. A lire absolument. Aucune excuse ne sera acceptée.
Dans la lignée des polars de la collection Sang Froid de Delcourt, Les ailes de Plomb se déroulent sur trois tomes dans une ambiance savamment installée par les auteurs. Le héros principal, parachuté dans la bagarre, sans vraiment savoir où il met les pieds, est un homme somme toute assez ordinaire, sans qualités ou courage extra-ordinaire, et c'est probablement ce qui fait sa force. Ordinaire mais honnête, il tentera de contrer un complot orienté contre le général de Gaulle et de sauver la femme d'une rencontre, devenue froide et calculatrice par le poids de son exsitence, et le tout, en tentant d'éviter les truands lanc"s à sa poursuite.
Même si la série se laisse lire, on est un peu gêné par la multitude des acteurs entrant en scène, entre les loups qui se mangent entre eux, les flics débiles ou simplement maladroits, les commanditaires du sabotage, les propriétaires du prototype convoité, etc.. on a un peu de mal à s'y retrouver et à reconnaître tous les intervenants.
La fin est un peu rapide, une fin probablement inéluctable, mais qui laisse un petit goût de déception. Impression quelque peu mitigée donc dans l'ensemble, malgré les deux premiers albums qui m'avaient vraiment emballé.
La collection Bulle Noire de chez Glénat possède certains petits bijoux dont Macadam fait partie. Un flic un peu "flingueur" mais fonceur, une ambiance et des quartiers bien "de chez nous" qui ne sont pas sans nous rappeler un qutotidien familier.. le décor est planté. Chaque album tient de par lui-même et présente une nouvelle aventure de ce flic, même si ce deuxième album peut éventuellement trouver un prolongement sans le suivant. Il est vrai que les thèmes abordés ne sont pas réellement très originaux (tome 1=vandalisme du cimetière de Carpentras - tome 2= une tueur en série fixé sur les femmes "un peu bronzées"), mais les intrigues sont bien posées et on suit les personnages en retenant son souffle. On reprochera peut-être des traits parfois un peu épais aux personnages, mais cela n'enlève rien au plaisir de l'album en général.
Bulle Noire est un peu l'équivalent de la Collection du Masque en littérature : de bosn petits polars qui se lisent avec plaisir, d'une traite. Et Max Klein, le héros principal, n'est pas sans nous rappeler un certain Belmondo dans certains de ses films, ce qui n'est pas sans déplaire non plus. Bonne lecture.
Voilà un album de SF quelque peu atypique de part son ambiance de révolution industrielle. Il nous raconte un passage important de la vie de Navis qui découvre ici l'amour et le racisme. Le personnage a évolué et le ton est devenu plus froid.Si on aime l'ambiance, on ne peut qu'être passionné par ce troisième volume. Quand au scénario, il est traité avec une grande finesse;les auteurs ne prennent jamais parti pris et la fin ouverte de l'histoire est tout simplement sublime. Il est rare aujourd'hui qu'une série offre des albums qui,indépendamment les uns des autres, sont tous aussi intelligents et réussis. Quand au dessin il est sublime, les cadrages sont excellents et contribuent à rendre la bd très vivante.
Jusqu'au deux tiers, tout se tient. Puis, alors qu'on s'attend à ce que tout soit expliqué, on reste sur sa faim. Quelle est l'origine de ces mystérieuses taches vertes? L'appareil photo? Aucune idée. Le lieutenant Vandenbosch semble avoir un rôle précis dans toute cette intrigue, mais cela reste inéclairé. Il y a juste ce tatouage sur son bras. Ensuite, on voit Joe Beaumont tuer la Gladys jeune, mais quelques pages plus loin, la Gladys vieille se suicide. On pourrait éventuellement apprécier la superposition du présent et du passé, mais on demande une certaine cohérence... Décidément, cette histoire est mal foutue. Mais il faut tout de même admettre que les dessins de Hermann sont magnifiques et que l'idée de départ est intéressante. Dommage...
"Amer savoir celui qu'on tire du voyage..." clamait le capitaine Steene. C'est là le magnifique destin du plus grand globe-trotter du magazine Spirou. (qui a dit Marc Dacier?)
Si le personnage créé par F.Legall au début des années '80 - du temps de ses pages ô combien glorieuses- frôlait la caricature conradienne (Kim, Lord Jim,..), l'auteur a su se démarquer par un style personnel de ces héros tourmentés. Théodore, tout comme un autre marin célèbre du panthéon de la bd, recherche toujours quelque chose (un trésor, Marie-Vérité, un père,...) et peu importe, car ce qui compte c'est qu'en bout de piste, tel Lord Jim, il ne trouvera que lui-même et l'ombre de son passé.
Ce parcours initiatique sous la vigilance de Mr. Novembre sera prétexte à son apprentissage semé d'embûches (pirates, espions, soldats, révolutionnaires,...). Théo est pris dans la tourmente de l'histoire et nous promène des mers du sud à la mer de Chine pour finalement nous ramener tous à bon port, sains et saufs.
On aurait pu craindre une aventure bonne enfant ou un conte moralisateur, façon "Tintin chez les sauvages"; Et bien non! Legall a su composer son histoire avec suffisamment de poésie, de sensibilité, de réflexions (voyez "Secrets", "Marie Vérité", "Le passager porté disparu" ou le merveilleux "La vallée des roses"). Et peu importe qu'il ait un constant éclat de lumière dans ses lunettes. (le reflet de son âme?) Legall cumule moments de tension avec des cases dépouvues de texte mais tellement significatives. C'est ici que plane l'ombre du grand (feu) Hugo Pratt.
"Une oasis d'horreur dans un désert d'ennui"? Non, Frank Legall! Merci de nous faire autant rêver. A recommander.
Magnifique album. Pas vraiment original, mais tres bien raconté et beau. Servain nous offre la un dessin clair, precis, puissant, sans faux semblants -ce qui est plutot rare dans ce genre de Bd- et des couleurs magnifiques. L'intrigue est assez classique. Mais, meme si Le Tendre ne s'est manifestement pas trop attaché à construire un recit alambiqué et à tiroir, comme le veut la coutume du genre SF, cela ne l'empeche pas de nous servir ici un recit extremement bien construit et rythmé. Et surtout il est parvenu à rendre ses personnages attachants, vivants et complexes. Ce premier tome donne envie de lire la suite sans frustrer le lecteur pour cause de fin trop abrupte ou trop à suspense. Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé, meme si je pense que les amateurs de SF pure et dure -facon asimov- risque d'etre decu.
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