Un album ambitieux: 70 pages, belle édition, grand format qui rend bien les dessins , belles couleurs.
L'histoire n'est pourtant pas si originale. Une femme enceinte meurt après avoir assisté accidentellement à un expériment dans le laboratoire de son mari. L'enfant est sauvé et se découvre des pouvoirs exceptionnels, qui seront exploités par le consortium dont le laboratoire dépend… Les amateurs de science fiction découvriront peu de réelles nouveautés dans cet album. Le dreambox, le newmask, la secte religieuse, le multinational qui aspire au pouvoir… enfin vous voyez le genre. Il reste les relations entre les personnages, sur lesquelles Le Tendre s'est particulièrement concentré (voir interview Bdisio) et bien des scènes d'action. On attend mieux d'un scénariste comme Le Tendre. Le dessin est de bonne qualité sans être épatant. Il faut surtout féliciter Servain de la clarté et de la bonne lisibilité, qui manque souvent dans des récits de ce genre.
Un album assez réusssi mais pas vraiment exceptionnel, qui à mon avis n'est pas supérieur à un Dallas Barr ou un Charly par exemple.
Que dire qui n'aurai pas déjà été dit.
La maîtrise du lavis de Rabaté n'est plus à complimenter. Les cadrage sont toujours bien utilisés..... Siméon reste toujours cet antihéros terriblement humain, presque trop, presque trop proche de nous pour ne pas être gênant... Et l'histopire progresse toujours à son rythme... C'est forcément un passage obligé pour ceux qui ont déjà la série, c'est toujours une bonne idée de cadeaux pour ceux qui n'aiment pas spécialement la bande dessinée.
On n'est pas particulièrement surpris par le déroulement de l'histoire, uniquement pas les évènements... Et par rapport aux précédents, on a toujours autant envie d'avoir la suite...
Cette série mérite ma palme d'or pour cette année 2000. A dire que je l'ai un peu découverte par hasard. Léo aurait laisser traîner ce projet dans ses cartons pendant plusieurs années, j'espère que ses "archives" nous revèleront encore de belles surprises.
Tout d'abord le dessin: les personnages évoluent dans un décor paradisiaque (sauf les marais)dans des cases suffisamment larges et aérées (ce n'est donc pas du Jacobs). Celles-ci sont magnifiées (un peu trop) par des couleurs chaudes et claires. Mais là où on atteint des sommets, c'est quand l'auteur recompose la faune et la flore (voire la technologie) d'Aldébaran.
Chaque planche est l'occasion d'un véritable délire visuel et créatif (je ne pourrais citer qu'un Moebius à titre de comparaison ou encore Luc Orient (De Paepe/ Greg) pour les lecteurs plus avertis). Au placard Georges Lucas et son space-opéra! Oublié la violence mystico-moyenageuse des Métabarons!
Côté scénario, sachez qu'il m'a fait oublié les "vanhammeries" semestrielles et c'est déjà un exploit!(l'honneur de la bd est sauf). La psychologie des personnages est fouillée, la relation amoureuse entre les protagonistes se veut complexe et sincère. Dommage que les "méchants" ne soient pas assez travaillés et jouent souvent les "faire-valoirs", (soit un prétexte permettant de faire rebondir l'album pour un prochain numéro). La dictature, thème cher à cet auteur sud-américain est abordée de manière juste et évite la caricature gratuite (ah! cette connivence église/armée).
Bédé écologiste? Peut-être mais d'un nouveau genre sûrement. Je renvoie à cet effet les cinéphiles à la S-F des années septante avec ses thèmes récurrents: colonisation de planète, retour à la nature, équilibre homme/nature, pollution,...
Bref à ne pas manquer!
Et moi qui écrivais candidement que ce cinquième volume serait nécessairement mieux que "L'éclat de Camerlot" ! Oh, remarquez, il n'est pas pire, et c'est déjà ça vu la tournure des événements. Mais "Le cri du Plouillon" installe les Maîtres Cartographes dans une contrée de "bof", "mouais", "sans plus" et autres "pas terrible", alors que les trois premiers tomes évoluaient en des sphères plus honorables.
Le dessin de Glaudel a nettement évolué depuis la première aventure. Reconnaissons que le trait est plus sûr dans l'ensemble, mais il a subi deux évolutions que je n'apprécie pas. Tout d'abord, il ne faut pas confondre assurance et rapidité : certaines cases paraissent avoir été bâclées, comme en planche 14 où un phylactère vient cacher la moitié du visage d'Archim... Secundo, il y a beaucoup plus de rondeurs chez les personnages (je ne parle pas des demoiselles, pulpeuses dès le départ), comme si l'on dérivait peu à peu vers du gros nez -lequel gros nez est rarement compatible avec l'héroic fantasy à mon avis (même si Percevan, je l'avoue, y parvenait assez bien). Les faciès se déforment de plus en plus, masques de latex qu'on apprécie dans Garulfo mais qui sont un brin envahissants dans l'univers des Maîtres Cartographes. Le scénario, lui, continue à patiner à grands coups de "poufiasse vérolée" et de "catin baveuse" puisque Jedruth et Lumille se disputent élégamment les faveurs d'Archim. Olivre, lui, n'a plus envie de tuer le cartographe (c'était l'invraisemblable situation de la fin du tome quatre) et revient sagement lui manger dans la main. L'humour d'Arleston n'est pas franchement brillant dans cet album, mais peut-être suis-je trop adulte. Arleston cherche-t-il à toucher un public plus jeune ? Accordons-lui le bénéfice du doute pour atténuer l'impression plus que mitigée laissée par ce cinquième opus.
Et voilà le 6e album! On dit qu'il entame le deuxième cycle. Il faut dire que je n'avais déjà pas compris le premier!
Rappel: "Esquisses" débute comme un polar "en costumes". Par la suite, chacun des personnages relève sa part sombre: sorcellerie, vaudou, ambition, perversion,...Soulignons d'emblée, les décors sont superbes, le travail sur les costumes et les couleurs est excellent. Mais le scénario part dans tous les sens et sent le rechauffé, à tel point qu'on a souvent l'impression d'avoir manqué quelque chose (notamment quand on le compare au résumé de la couverture) et ce, d'autant plus que le rythme de l'histoire est très lent.
D'aucuns diront que c'est une "marque de fabrique" du tandem. Peut-être, mais ils étaient plus convaincant dans "La contortionniste", "l'innocente" ou encore l'excellent "Kin' la belle". "Le griot blanc" me rappelle le film "Les caprices d'un fleuve" (B.Giraudeau) ou l'autrement plus intéressant "les passagers du vent" de F.Bourgeon. De plus cette idée de révolte des esclaves (sans doute pour les prochains tomes) nous avait été conté avec plus de panache par Pellerin/ Charlier "Les révoltés de la Jamaïque".
On y sent tout de même un grand amour pour l'Afrique (toujours ce thème central du choc culturel).
Mais bon, espérons seulement que ce deuxième cycle redynamisera cette série qui a assez mal commencé. Côté dépaysement et métissage, je me consolerai avec "Lettres d'Outre-mer" des mêmes auteurs.
Le "sanglier des ardennes" a encore frappé un grand coup! Et quel coup! Hermann n'est jamais aussi bon quand il compose des "one-shots". Je suis admiratif de cet auteur depuis les excellents "Bernard Prince" et "Comanche", mais ce qui m'étonne le plus, c'est sa capacité à innover (contrairement à W.Vance par exemple): travail incroyable sur les couleurs (directes), vraies "gueules" de série B, atmosphère et surtout un sens inégalé du mouvement.
Scénaristiquement, on reste loin de "On a tué Wild Bill". Le scénario se veut avant tout cinématographique et lorgne du côté de "Seven" (D.Fincher) pour l'ambiance glauque, poisseuse et désepérée mais aussi de "Angel Heart" (A.Parker) qui part de la même trame. Soulignons que le retournement final était assez attendu, voire téléphoné. On en vient à regretter le Greg de la grande époque. Mais ne boudons pas la chose, ça reste un très bon Hermann et ça c'est déjà un évènement!
Encouragé par une bonne critique sur le site de BD Paradisio, je me suis laissé tenter par cette BD ...qui ne m'attirait au demeurant pas. De prime abord en effet, un feuilletage rapide donne l'impression d'une BD faite par un jeune débutant qui a encore énormément de leçons à apprendre. Mais bon : un dessin "simple" peut tout à fait donner une excellente BD si il est servi par un bon scénario. Seulement voilà, le scénario est réduit à une peau de chagrin (et dure pourtant plus de 70 pages!) : un appelé se retrouve sur un immense bateau sous les ordres de chefs féroces (en temps de guerre ?), et bloquera finalement la bonne marche du bateau avec un taille crayon (!), Forcément, le résultat final donne une BD plutôt intimiste qui, à mon avis, ne peut plaire qu'à une frange réduite d'amateurs de BD. Dans le style anti-militariste, "La Guerre Eternelle" de Marvano et Haldeman constitue un bien meilleur investissement...
"RAPACES" c'est le Cezanne de la BD, L'histoire si "dufauxesque" est magnifiée par un dessin original et brillant. Un renouveau intéressant car beaucoup de BD récentes ont un dessin bâclé et inesthétique!! Et le plaisir de contempler de vraies oeuvres d'art en frémissant au récit nous est donné par Marini que je remercie...
La dernière reste exactmeent dans l'esprit de la série :) Ce qui fait que j'apprécie énormément. Les gags vivent et ne se ressemblent pas. Avec tout de même un humour très large, il y a moyen de rire à chaque page, ce qui n'était tout de même pas mon cas. Conseillé!
Hé bien, ça se bouscule à la rubrique critiques ! Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, j'ai entrepris la chronique des Maîtres cartographes au fur et à mesure de ma découverte des albums. Le troisième m'avait fait fort bonne impression et laissait augurer une amélioration sensible de cette série sympathique mais pas extraordinaire. Hélas, "L'éclat de Camerlot" est loin d'être aussi réussi que "Les tours du Floovant". On peut même dire que c'est le moins bon des quatre épisodes.
Le scénario est décevant, voire franchement horripilant sur certains points. Glaudel est-il obligé de ne dessiner que des filles pulpeuses aux larges hanches qui abandonnent leurs rares vêtements à la première occasion ? Une héroïne pulpeuse c'est bien (les fans de Loisel ne me contrediront pas) mais trop d'érotisme tue l'érotisme. Le personnage féminin qui a rejoint les deux héros est quasi inexistant, si ce n'est pour copuler avec les deux à la fois. Je ne me sens pas particulièrement l'âme d'un féministe, mais lire un album où toutes les femmes ne sont que des créatures libidineuses soumises aux assauts d'un cartographe vigoureux ne me paraît pas d'un grand intérêt. En tout cas, c'est au minimum lassant. Ajoutez à cela une intrigue un peu mince et des invraisemblances (la réaction d'Olivre planche 41 parait un peu démesurée) et vous obtenez un album tout à fait dispensable. On verra ce que donne le prochain mais ce sera, à coup sûr, mieux que ce faux pas.
c'est clair, j'ai été globalement déçu.
le thème était à la base vraiment interessant , d'ailleurs les trois premiers tomes étaient vraiment dans la veine des meilleurs Lanfeust, mais on a vraiment l'impression de rapidité et de facilité dans ce dernier tome.
certes Arleston est un bon scenariste avec des histoires proche du génial. mais parfois il donne l'impression de ne plus s'investir quand il voit la fin du projet...
j'attends sincèrement mieux pour le dernier Lanfeust, parce que l'action est aussi dense et que les vingt premières planches ne préparent pas à une bonne surprise du genre page 48 pouf voila le magohamoth et au revoir.
Superbe album. La tâche n'était pas gagnée d'avance et le sujet assez casse-gueule. On connaîssait la passion du tandem Warn's et Raives pour l'Afrique (Congo 40) ou la Guadeloupe (Lettres d'Outre-mer). Ils y avaient déjà abordé les thèmes du métissage, du choc culturel et du racisme.
Trois "Mundélés" parlant de la communauté africaine de Belgique pouvait frôler la caricature "black mic-mac", voire la bonne morale. Et bien pas du tout. On est agréablement surpris de trouver une histoire qui tient la route et surtout des personnages attachants "façon Robert Altman" dans un tout très cohérent. Les auteurs laissent de côté leur style roman-photo de leur début (même si on le retrouve toujours dans les "Suites Vénitiennes"), prouvant une fois de plus qu'ils ne sont jamais aussi bons que quand ils composent un "one-shot".
Si on lit cet album juste comme ça, on peut dire qu'il est "pas mal". Mais si on se réfère aux premiers albums de la série, jusqu'à "Comme un trou dans la tête", on ne peut qu'être déçu. Après ces albums-là, seul "Ginny d'avant" sort du lot. En effet, depuis quelques temps, Les Jessica Blandy sont beaucoup moins palpitants et vivants que les premiers. Autrefois, le récit était guidé par Jessica elle-même, qui "racontait" une aventure qui lui était arrivée, ce qui représentait le bouquin qu'elle aurait écrit. A présent, non seulement on se contente des paroles de chaque personnage, mais, en plus, les dessins ont changé. Ils sont beaucoup moins expressifs qu'avant, et même les couleurs qui étaient autrefois vives sont devenues ternes. Gros plans sur les personnages et leur visage. Cette série a perdu ce qui faisait son charme. Elle est devenue bêtement commerciale...
Je n'ai qu'un seul mot à dire: excellent. Au fil de son oeuvre, je deviens un inconditionnel de Marini. S'il conservait un style proche de la bd nipponne à ses débuts (Otomo), il a su se démarquer de ses maîtres et trouver sa propre voie. Il suffit de comparer son travail sur les couleurs de "l'étoile du gitan" avec celles de "l'aile blanche". Son incroyable sens du mouvement qui se rapproche assez d'un Hermann ou d'un Sergio Leone au cinéma: gros plan, plongées et contre-plongées vertigineuses .
Dommage que le scénario de Dufaux reprend les mêmes obsessions de l'auteur (le bien et le mal) ou puise dans son répertoire cinématographique "Interview avec un vampire" (N. Jordan), "Génération perdue" (J. Schumacher),...
Un seul regret: cette obsession pour les décolletés, le latex (on se croierait dans un mauvais Largo Winch) ou les carrures imposantes. On attend impatiemment le nouvel album du tandem Marini-Desberg.
Question dessin, il n'y a rien à dire, mais question scénario, c'est vrai qu'on a du mal, on ne sait pas si le flic remonte le temps ou s'il revit des épisodes vécus par ces parents ???
Malgré plusieurs lectures, comme les autres critiques de cet album, j'en suis resté au même point sur ma compréhension de l'histoire.
Avec Hermann, j'avais acheté cette BD les yeux fermés, je l'ai rendue le lendemain, déçu !
Est-il encore possible d'inventer quelque chose d'original actuellement dans le polar BD. On peut se dire que Frank Lincoln est ce qu'on appelle un bon petit polar... mais sans grande envergure. Une petite aventure gentillette qui colle bien dans la collection "gentillette" et "proprette" qu'est Bulle Noire, chez Glénat. On note un semblant de "déjà vu", tant dans le dessin que dans le scénario... et l'histoire de l'homme dont la femme a disparu mystérieusement, et qui se lance seul, à sa recherche, se mettant ainsi, pour se faire, à jouer au détective privé... cela fleure même l'inspiration "Gil St André" à plein nez ! Quant au principes du scénario, il me semble un peu éculé : le jeune indien qui veut absoluement devenir le second de ce détective, et qui récite en début d'album la vie et les méandres du personnage central (comme ça, on est sûr que le lecteur est au courant d'emblée.. ),... rien n'est vraiment en finesse ou suggéré dans cet album. Un peu cliché, un peu "gros sabots", c'est à mon avis un coup dans l'eau. Si au moins il avait une dimension un peu originale, on pourrait s'y accrocher ou si attacher, mais rien ne distingue décidément cette nouvelle série, de la masse existante dans le genre !
Beaucoup de journalistes semblent avoir cede a la facilite en comparant a tort cet album aux "idees noires" de Franquin, a cause du titre similaire et de l'usage intensif du NOIR, qui evoque les ombres chinoises. Mais s'il fallait rattacher cet album a quelque chose de connu, il faudrait plutot chercher du cote de la poesie decalee de Tim Burton.
En effet, au fil des 44 petits contes qui composent ce recueil, les freres Le Gall developpent un univers faussement enfantin, decale, voire carrement absurde, mais surtout tres cruel.
Ici, les loups tentent d'assassiner les jeunes femmes , des savants mettent leur science au profit de militaires belliqueux, le teleporteur du professeur Schlimsky a des consequences inattendues sur la paleantologie ou une bonne epouse tire des conclusion sans doute hative du vocabulaire fleuri de son perroquet...
Ce monde n'est pas rose, ni meme gris. Il est NOIR. La mort y est bien presente, on s'y saoule a l'absinthe, on y creve les yeux des enfants... Un tel monde ne peut survivre et il finira d'ailleurs par disparaitre, par une etrange bizzarerie de la gravitation.
Les freres Le Gall semblent avoir pris beaucoup de plaisir a realiser cet album tres poetique, parfois drole, parfois deroutant. Il ne se deguste vraiment que comme livre de chevet. Quelques pages, pourquoi pas dans le desordre, le soir avant de s'endormir permet de mieux ressentir la richesse de ces petites histoires faussement inoffensives.
Plusieurs fois, Morti a conseille cet album. Apres avoir longuement hesite, et echaude par la deception de "Paquebot", derniere collaboration de Christin et Goetzinger, je l'ai finalement achete. Force est de constater qu'effectivement, cette "Sultane Blanche" constitue une belle surprise.
Nous y suivons 2 vies en parallele. Emma Piggot fut la preceptrice des enfants de Sir Ashley, diplomate anglais dans les annees d'apres-guerre, peu avant le demantelement de l'Empire Britanique. Elle vecut de nombreuses annees en Asie, dont elle tomba instantanement amoureuse.
Dans le meme temps, un medecin et un ambulancier reconstituent sommairement la vie d'une vielle femme qui vient de mourir dans sa maison de Whitechapel. Cette institutrice en retraite, qui vecut toute sa vie morose a Londres, se nommait... Emma Piggot.
L'une de ces vies est reelle, l'autre non. Mais laquelle est relle ?
A travers ce portrait sensible, Christin joue le jeu des "et si...". Et si Emma Piggot n'avait pas envoye sa candidature au poste de preceptrice propose par Sir Ashley, que serait-il advenu de sa vie ? Et si la vie morose d'Emma Piggot etait un cauchemar consecutif a un traumatisme survenu en Malaisie ? Les auteurs se gardent bien de nous donner la reponse. C'est a nous de nous forger notre opinion, de decider quelle vie nous voulons offrir a cette heroine.
Un album sensible, porte par le dessin elegant de Goetzinger. Pas de quoi revolutionner la BD, mais un beau portrait de femme(s).
Pas specialement amateur de polar, je me suis pourtant laisse tenter par cette nouvelle serie, essentiellement a cause des echos favorables glanes a gauche et a droite. Mais apres lecture, la deception est de taille. Cet album ne se demarque absolument pas des autres series du label "Bulle Noire" de Glenat.
D'un cote, un scenario sans surprise, a la limite du convenu. La seule originalite de l'histoire reside dans sa localisation geographique: Anchorage, en Alaska. Sinon, les personnages sont tres stereotypes, entre l'ex-flic devenu detective prive pour retrouver sa femme disparue mysterieusement, sa secretaire, la victime pas si innocente que ca, le mechant psychopathe et ses hommes de main... Tout y est, ou presque.
Le dessin de Bourgne ne depareille pas avec ce qui semble etre devenu la ligne graphique de Glenat: un style derive de la ligne claire chere a l'ecole franco-belge. Les couleurs, visiblement realisees par ordinateur, sont trop vives, ce qui donne un cote artificiel a l'ensemble.
Les amateurs du genre y trouveront sans doute leur compte, et c'est sans doute le plus important. C'est un album "de genre" qui remplit honnetement son role, sans panache, mais sans demeriter non plus.
Hermann n'arrete decidement plus de sortir de nouveaux albums. Cette fois, epaule par son fils, il plonge dans l'univers glauque des polars. Un jeune flic idealiste se retrouve embrigue dans une succession d'evenements qui le depassent encore plus qu'il ne pourrait l'imaginer.
Des le debut, nous naviguons en eaux troubles. Des la planche 2, nous voila en plein "Se7en". Flics corrompus, femme fatale, gardes du corps violents, flics corrompus et un mysterieux prive (qui rappelle etrangement Bogey) desireux de mettre de l'ordre dans tout ca. Tels sont les elements de ce recit de facture classique... jusqu'a ce que tout bascule. Le passe et le present se telescopent avec violence. Et je dois reconnaitre qu'a partir de ce moment-la, je decroche completement.
Je vois parfaitement ou Yves H. veut en venir, mais le chemin qu'il emprunte me laisse perplexe, et malgre plusieurs relectures, je continue a trouver que ca ne colle pas. C'est trop facile. A croire qu'il ne savait pas trop comment traduire son idee en lagange BD. Il en resulte un denouement en partie confus qui laisse beaucoup trop de points d'interrogation en suspens. La machination "diabolique" imaginee par Yves H. devrait theoriquement s'eclairer au moins partiellement a la fin de l'album. Au contraire, je suis reste sur ma faim, avec beaucoup de supputations, mais guere d'indices me permettant de me forger une opinion.
Laisser au lecteur le soin de se faire une opinion est toujours une bonne option, mais encore faut-il lui donner un minimum d'elements a exploiter, ce qui n'est malheureusement pas le cas ici. Le resultat est un album frustrant, parce qu'on ne sait pas vraiment par quel bout prendre cette histoire. Il manque au recit une logique interne, une coherence pourtant indispensable. Apres "Lune de Guerre", une nouvelle deception que ce nouvel Hermann, et je doute que le prochain album annonce, qui sera un Jeremiah, ne renverse la tendance, la serie-phare d'Hermann donnant d'inquietant signes de routine depuis quelques numeros. Une annee sabbatique ne serait peut-etre pas superflue.
|
Les plus prolifiques :
Coacho (475) .
herve (370) .
yannick (352) .
Quentin (185) .
yvan (160) .
okilebo (122) .
Pierre-Paul (107) .
Lef' (105) .
cycy (103) .
alban (96) .
FatalJack (95) .
Sep (86) .
bretwalda (78) .
eddy (71) .
Nathan (65) .
le régulateur (64) .
goodcarma (59) .
Jean Loup (52) .
Ronny (50) .
Kieran (50) .
|