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J'ai achete cette bd un peu par hasard (comme la plupart des autres) parce que les dessins m'ont tout de suite attires. L'histoire commence tres bien, nous mettant tout de suite dans l'ambiance mais... rapidement un bon nombre de choses m'ont echappees, des details pas tres clairs, quelques invraissemblances... sans parler de la fin que (et en ce point je rejoins Howkes) j'ai du relire plusieurs fois pour bien la comprendre. En fait l'histoire est beaucoup trop tordue et le denouement pas assez finement prepare (a mon avis). Je pense que cette bd a ete faite trop vite alors que l'histoire pouvait etre amelioree.
Je serai moins enthousiaste que T. Bellefroid à propos de cet album. L'idée principale d'"Urban Games" sent trop le déjà vu (on pense à "Running Man" et à un autre film dont je ne me rappelle plus le nom, "La loi du danger" ou un truc du genre). Par contre le contraste entre le graphisme bon enfant et la violence et le cynisme du récit est intéressant et procure des effets troublants (de même que tout ces costumes guimauves façon parc d'attraction). Dommage que le graphisme soit parfois inégal et que la mise en page donne de temps à autre dans des effets assez maladroits et mal calculés.
Dieu que le dessin est laid. C'est froid, sans sensibilité. Certains me diront alors que ce style désincarné est pleinement voulu et que cet album est un exercice de style: rien de mieux qu'un graphisme froid, inhumain (ça pue l'image de synthèse et les effets photoshop) pour décrire un système totalitaire et déshumanisé. Je ne suis pas d'accord avec cette idée. D'abord je ne suis pas sûr que c'est ce qui a été recherché par les auteurs, et même si c'est le cas, je ne trouve pas cela réellement passionnant comme expérience (trop de redondance tue). Quant à l'histoire il est beaucoup trop tôt pour juger. Ce n'est qu'un début. Trop court, trop vite lu. Aucune idée réellement originale n'a encore pointé son nez. On a plutôt l'impression de se retrouver devant les cinq premières minutes d'un film de deux heures et demi. Mais j'ai confiance en Jodorowsky car tout n'est pas négligabe dans cet album, l'humour est présent.
...Et les héros de Dandale continuent leur bonhomme de chemin. Archim concilie toujours ses activités de maître cartographe et son empressement à satisfaire les désirs exacerbés de la gent féminine à son égard. Olivre, toujours bonne pâte, attend patiemment que son compagnon achève ses galipettes, sans amertume si ce n'est quand Archim prend trop son temps pour défendre une réputation bien établie. Nouveauté dans ce troisième tome, c'est pour une fois le cartographe qui suit le dérobeur et non l'inverse : le père d'Olivre l'a fait mander d'urgence car il se sent menacé par les sapientistes (damned, encore eux !). Voilà donc le duo en route pour la magnifique forêt du Floovant, coin de verdure sauvegardé sur une planète entièrement urbanisée. C'est évidemment le point de départ d'une succession de péripéties qui montreront aux héros que la forêt n'est pas le lieu paisible qu'on pouvait croire...
"Les tours du Floovant" est le meilleur album des Maîtres cartographes que j'ai lu à ce jour (voir mes critiques des deux précédents). L'action y est ininterrompue, haletante et variée. L'humour est bien employé, mieux que dans certains Lanfeust où Arleston en fait des tonnes. La découverte de cette région du monde de Dandale a visiblement inspiré le scénariste. Le dessinateur également, ajouterais-je. Le trait me semble avoir gagné en qualité et en précision, plusieurs cases dévoilant de somptueux décors. Une vraie bonne surprise, d'autant que l'on en apprend encore un peu plus sur les sapientistes qui s'affirment comme le fil rouge de la série. Celle-ci est donc à découvrir si ce n'est déjà fait.
Archim le maître cartographe et son compagnon Olivre sont envoyés à Agrutone pour échapper à l'ire d'un mari cocu. Ils tombent en pleine révolte des micqueux et rejoignent tant bien que mal le palais du régnant Aulnois. Le répit est de courte durée car la foule en colère lance l'assaut et oblige les héros à se terrer dans les couloirs secrets du palais, d'où ils vont préparer leur riposte...
"Le glyphe du bouffon", second volet de la série des Maîtres cartographes, peut se lire comme un album indépendant. Point de complot machiavélique révélé au terme de treize albums ni de saga familiale inépuisable : l'histoire tient dans le cadre traditionnel des 44 planches. On regrette d'ailleurs sur la fin qu'il n'y ait pas eu quelques planches supplémentaires, car le dénouement paraît un peu elliptique. La référence scénaristique à la Révolution française est évidente, Bethun faisant un Robespierre plus vrai que nature. L'intrigue est bien menée et ouvre de nouvelles pistes sur l'identité des mystérieux sapientistes. Le dessin manque un peu de détail à mon goût et les traits des visages sont trop carrés, mais c'est le style de Paul Glaudel et il cadre bien avec l'ambiance de la série.
Une série sympathique et sans prétention.
C'est sur le tard que je m'initie au monde des Maîtres cartographes, je le confesse sans honte. Voilà huit and que ce premier tome est paru et le succès de "Lanfeust de Troy" du même Scotch Arleston est passé par là entretemps. Ayant lu ladite série phare des éditions Soleil, c'est en lecteur averti que j'ai parcouru "Le monde de la cité". La conclusion de l'affaire est plutôt heureuse : l'album est plus qu'une curiosité pour lecteurs de Lanfeust en manque.
Arleston déploie d'emblée quelques bonnes idées pour créer son univers. Dandale est à la fois une ville immense et un monde entier puisqu'il n'y a quasiment plus de forêt sur la planète (le bois est devenu une denrée rarissime), la cité étendant son emprise sur chaque once de terre. Les maîtres cartographes sont chargés d'établir les plans de cet amas urbain. Ils sont ainsi dépositaires d'un savoir qu'aimeraient bien mettre à profit le comité et les mystérieux sapientistes aux armes extraordinaires...
Le personnage principal est un jeune cartographe séducteur et déborouillard, auquel est adjoint un voleur qui devrait s'affirmer comme le boute-en-train de la série. L'ensemble fonctionne plutôt bien, même si cela ne révolutionne pas le genre. "Les maîtres cartographes" n'est pas une série de la trempe des "Légendes des contrées oubliées" ou de "La quête de l'Oiseau du temps", c'est entendu. On passe néanmoins un agréable moment de lecture, voire davantage si on est très fan d'héroic fantasy. Alors à très bientôt pour la chronique du deuxième volet, "Le glyphe du bouffon" !
A la lecture de cet opus, je balance entre deux impressions contradictoires : est-ce une oeuvre superbe dont un élément m'a échappé ou bien une énorme mystification ? Je m'explique. Les dessins de Hermann sont sans aucun doute admirables, tant ses couleurs, ses ambiances que ses décors et même ses personnages, à qui pourtant bien souvent je trouve une mine très carrée et des machoires (bajoues) excessivement développées. Reconnaissons que le maître atteint ici une maîtrise de son art rarement égalée dans ses albums précédents (cet avis n'engage que moi ;-). Examinons ensuite la nouvelle collaboration que ce cher homme entame ici avec son fils, Yves H. (H comme Huppen -nom civil-et non comme Hermann, précisions-le !). Il est clair que cette collaboration fonctionne bien, père et fils trouvant indéniablement le ton qui leur convient à tous les deux (ou bien est-ce du Huppen qui fait du Hermann à la sauce Hermann et dont le rendu dépasse les espérences du père himself ?!).. quoiqu'il en soit, on se laisse prendre par le bouquin.. jusqu'au moment où... et bien, tout simplement, on ne comprend plus rien ??!! Effet voulu par les auteurs, direz-vous ? Et bien, rien n'est moins sûr, parce que même si nous partons de l'idée de départ du polar relativement classique (un jeune homme de la campagne débarque dans la grande ville et s'engage dans la police), on vire relativement rapidement à un pseudo thriller de science-fiction où l'on se demande si on a affaire à un parricide consciemment et minutieusement élaboré (auquel cas je m'interroge sur la complexité mentale du scénariste face à la complaisance et la soif de comprendre ce qu'il lit de la part du lecteur) ou bien un enchaînement de faits menant inéluctablement à un déroulement attendu. La présence des fameuses tâches vertes (dont je ne révèlerai pas la signification ici, bien entendu) sembleraient en tout cas pencher pour la première hypothèse. Mais alors, ce scénario serait beaucoup trop tordu pour être honnête - si je puis me permettre l'expression - : beaucoup d'éléments se contredisent et l'enchaînement de certaines séquences relèvent tout bonnement de l'impossible !!! D'où mon interrogation du départ : est-il réellement nécessaire d'enchaîner des séquences fleurant l'ordinaires et en faire un embroglio incompréhensible en finale, pour réellement faire croire que c'est une bonne BD bien construite.. Je me pose la question ??
Cet album m'a sans aucun doute laissé un malaise, et reconnaissons-lui cette qualité, m'a fait relire par trois fois le dernier tiers pour essayer de comprendre ce que j'avais raté..
Curieux de savoir ce que d'autres lecteurs en auront pensé !
Changement de décor dans ce troisième tome. Nävis est pour la première fois confronté à ses semblables - ou tout du moins à leur image - et découvre que l'égoïsme, le narcissisme et la haine ne sont pas uniquement des sentiments réservés à la haute société de Sillage. Un album moins glamour, plus âpre mais dont le scénario est captivant. Les couleurs perdent le ton pastel des salons de thé de Sillage pour donner à ce volume une ambiance beaucoup plus noire.
Comment TRI-JJ 68 a-t-ell reussi a passer d'une civilisation primitive a une civilisation industrielle en un temps si court ? Sillage est intrigue par cette etrange situation et depeche Navis sur place. Elle est d'autant plus concernee que les habitants de cette planete ressemble etrangement a des humains.
Apres un premier volume absolument epatant, Morvan et Buchet avaient signe un second volume un peu decevant. Mais ce troisieme episode de "Sillage" remet les pendules a l'heure: Sillage est bel et bien et des meilleures series de SF du moment. En fait, le principal defaut du second tome etait de n'etre qu'une histoire de SF, sans reelle profondeur. Cette fois, Morvan et Buchet integrent a nouveaux quelques interrogations tres interessantes a une histoire passionnante. Car TRI-JJ 68 est une planete secouee de troubles divers, nous renvoyant tous a des problemes contemporains comme le racisme, l'exclusion, les dictatures...
Le ton est peut-etre plus sombre que dans les premiers volumes, mais le resultat vaut vraiment la peine, tant pour la qualite de l'histoire qui permet de se divertir tout en posant de bonnes question que pour la grande qualite du dessin. A noter egalement une fin tres reussie qui font de Sillage un des albums a posseder en cette rentree BD.
"Struggle for life"
Nina et Castor travaillent pour la meme societe de transport. Elle est 'technicienne de surface', il est chauffeur. Tous 2 savent que leur travail est la seule chose qui les separent de la rue, et l'un et l'autre sont conscients que leur travail est menace. Autant dire qu'ils sont pret a tout pour conserver leur emploi. Du moins le croient-ils. Et c'est monsieur Faure, DRH et brave type, qui sera contraint de trouver une solution au probleme.
Davodeau avait un peu decu lors de ses 2 derniers albums. Il revient tres en forme avec cet album du niveau du "constat". En s'attaquant de front au probleme de la precarite de l'emploi, Davodeau trouve le ton juste, rappelant parfois Robert Guedidian ou Ken Loach. Les (anti) heros de cette histoire doivent trouver le moyen de survivre dans un monde sans pitie ou les autres sont prets a tout pour conserver leur emploi. Ils sont conscients qu'ils doivent faire de meme. Malheureusement, ils n'y arrivent pas vraiment ou s'y prennent mal.
Si Davodeau reussit a rendre cette histoire sympathique et parfois meme drole, il n'oublie pas non plus de faire ressortir le cote desespere de la situation. Garder son emploi necessite parfois petites bassesses et trahisons. Nina et castor en font la triste experience. Pas de happy-end possible, mais un portrait sans complaisance d'une certaine realite sociale.
Quand on pense a Delcourt, on pense directement au label "Serie B" de Vatine, Blanchard & cie, aux collections "Sang-Froid" et ses polars signe Chauvel, aux BD de SF ou de Fantasy souvent tres influencees par la culture comics. Mais c'est un peu trop facile de reduire Delcourt a cela. On y trouve aussi et surtout des auteurs au style tres personnel comme Davodeau, Trondheim, Andreas... et Thierry Robin qui a deja signe le magnifique "Rouge de Chine", qui s'impose facilement parmi les meilleures BD de ces 20 dernieres annees.
Il vient de signer le deuxieme volume de sa nouvelle serie "Koblenz". Nous y suivons les aventures d'un etrange personnage, le professeur Koblenz, et de son assistante, Clara. Ces 2 personnages, dont le passe reste un mystere (meme si Robin laisse echapper quelques elements dans cet album), se retrouvent cette fois en Tunisie, pres des ruines de Carhage, pour venir en aide a Boese, un vieil ami de Koblenz. Cette aventure va les transporter dans la Carthage des legendes ou ils se trouveront confronter a une etrange malediction.
Le style baroque et flamboyant de Robin se prette particulierement a ce recit ou l'irrationnel et le mystere sont presents a chaque page. Pour cette serie, il a decide de se limiter a des histoires independantes, utilisant des personnages dont la passe est charge de zones d'ombre et donc sans attaches, ce qui lui permet de les faire voyager au gre de son magination. Apres les vallees industrielles de la Rhur, il prend cette fois un reel plaisir a illustrer les souks du XIXe siecle et la spleneur de Carthage (le peu de documentation existante lui a permis de laisser libre cours a son imagination).
Apres un premier album un peu decevant, Robin livre un second opus de tres grande qualite, aussi bien au niveau du dessin (rien que la couverture vaut le detour) qu'au niveau du scenario, qui menage une fin surprenante.
Apres les "histoires a lunettes", Midam et Clarke partent en guerre contre les fumistes, escrocs, manipulateurs et esoteristes de tout poil. Tirant a boulet rouge aussi bien sur les personnages sans scrupules qui ont fait du paranormal leur fond de commerce que sur les credules, victimes quasi consentantes des premiers. Une bonne couche de rationnel pince-sans-rire pour demonter certaines idees (mal) recues, une formule gagnante.
La stupidite crasse, plus que la malhonnete, semble etre le lot commun de ces recits, que ce soit lors de la recherche du Big Foot ou face a des lits d'hopitaux maudits. Les auteurs ont l'avantage d'etre clair. Ainsi l'interrogatoire du faux voyant par le commissaire de police vaut son pesant de cacahuetes. On rit peu dans cet album mais on jubile ou on ricane beaucoup. Laissez l'irrationnel au vestiaire et plongez sans hesiter dans cet album... a moins que vous ne soyez reellement convaincus le visage de la Vierge est rellement sur un hamburger.
le Professeur Bell et Humpty Dumpty se retrouvent a Jerusalem pour tenter d'empecher le Diable de quitter la ville, ce qui lui permettrait de regner sur le monde pour les 1000 ans a venir. Le genre d'argument qui debouche en general sur des recits manquant cruellement de fantaisie. Mais ce n'est evidemment pas le cas avec Sfarr.
Un diable amateur de nouvelles technologies, fascine par la photo, quelques repliques cinglantes, une diablesse dont la fibre maternelle la titille... beaucoup de bonnes idees qui contribuent a la qualite de l'album. Le dessin a notablement evolue depuis le premier volume, certaines cases etant vraiment tres reussies. Mais tout n'est pas parfait dans cet album. Si certains dialogues sont vraiment tres drole, d'autres manquent un peu de relief. Qui plus est, certaines ellipses sont parfois un peu trop abruptes, comme l'arrivee de Bell et HD a Jerusalem. Un peu comme si le scenario aurait gagne a etre un peu plus travaille. MAis rien qui ne gate reellement le plaisir de la lecture.
La fin elle-meme semble facile, quoique...
Fantastique!!!!Voilà une excellente Bd a acquérir dans les plus brefs délais.Tout d'abord le dessin de Hermann est une pure merveille, les couleurs sont sombres rendant l'atmosphère assez glauque.Quant au scénario il est formidable un polar comme on n'en fait plus.Mais je préfère ne pas en dire plus pour vous laisser le plaisir de le découvrir.
Vuillemin, c'est un peu le poil à gratter de la BD humoristique. Le poil à gratter, ça fait marrer les foules, mais en même temps ça démange là où ça fait mal et ça peut franchement énerver. Vuillemin réunit ces mêmes caractéristiques et fait partie de ces auteurs qui ne laissent pas indifférent : il y en a qui détestent, les autres se poilent sans retenue. C'est gore, dégueu, mysogine, crade, scatologique, branché sexe, anticon. Tout ça et bien plus encore. Pas vraiment du politiquement correct, pour reprendre une expression en vogue. Vuillemin ne caresse pas dans le sens du poil : son trait est déjà une agression pour le bien-pensant. Ses personnages sont toujours moches ou crades. L'image du genre humain restranscrite dans les "Sales blagues de l'écho" n'est pas reluisante, mais qu'est-ce qu'elle est drôle.
Les gags sont nécessairement inégaux mais comportent des morceaux de bravoure (mention spéciale à "la nuit du concombre", "Robert a disparu" et "Tragédie sous le pont de l'Alma"). A ne pas mettre entre toutes les mains, mais si vous n'êtes pas allergique à l'humour crade, vous risquez de passer un bon moment.
Les pensées d'un tueur qui critique la société, tout le monde y passe les fachos, les riches, les pauvres, les hommes d'état...un tueur solitaire qui ne fait confiance en personne et qui ne croit pas dans les idéologies qu'une certaine Déclaration des droits de L'Homme .Une BD sans morale ni leçon....Très Bien!!!
La parution du huitième album de Titeuf est sans aucun doute l'un des gros coups annoncés de cette rentrée. Au fil des années et des gags, Zep s'est fait une place de choix dans le coeur des jeunes et des moins jeunes. A l'instar d'un Petit Spirou, Titeuf s'adresse aussi bien aux adultes qu'à leurs rejetons : les uns se poilent en repensant à leur enfance perdue, les autres sont hilares à la lecture de ces planches où ils se retrouvent. Zep est doté d'un réel sens du comique et il arrive souvent au lecteur de rire plusieurs fois dans une même planche (ce qui est rare pour une BD humoristique !) : je me souviens d'avoir trouvé irrésistible l'album "Tchô, monde cruel", par exemple.
"Lâchez-moi le slip" est un brin en-deçà de la barre fixée haut par les autres tomes. Entendez par là que c'est un bon album et que vous rirez, mais que ce n'est pas un excellent album de Zep. Il demeure au-dessus de la production BD habituelle mais ne répond pas pleinement au degré d'exigence qu'on est en droit d'attendre de cette série que je trouve généralement drôlissime. A lire tout de même (quelques gags sont vraiment très bons, comme la page 41...), mais à compléter par les précédents albums pour comprendre que le succès public de Titeuf est amplement mérité.
Que dire d'une BD qui est a la fois très ordinaire et extra-ordinaire... sans avoir l'impression de s'exprimer par clichés. Davodeau invoque ici les conditions finalement très ordinaires, d'une femme ordinaire, dans une situation très ordinaire, voire banale (même si très dure à vivre au quotidien). Seule, élevant sa fille, Nina travaille dur, mais fait croire à son père et à sa fille qu'elle est un cadre important dans une société et qu'elle voyage aux 4 coins du monde pour son job. Or, en réalité, elle nettoye les bureaux et les chiottes de cette société, mais c'est un peu plus difficile à admettre, autant pour elle que de l'avouer à sa famille. Rebelle, Nina n'aime pas l'autorité ni les "cons".. et elle le fait bien sentir. Seule son petit univers familial compte, et elle est prête à tout, quand elle sent son emploi en danger, pour garder ce dernier, même si celui-ci n'est pas très valorisant. On peut noter une certaine froideur tant qu'une certaine candeur dans les personnages et leur comportement. Paradoxal au point de faire vivre les deux antagonistes principaux de cette histoire (Castor, celui qui veut piquer le job de Nina et cette dernière) ensemble sous le même toit pendant un week-end, dans un climat somme toute assez serein et agréable. Les personnages se rencontrent et s'affrontent : Nina et son directeur des ressources humaines (Samuel faure), Nina et Castor (son adversaire), Nina et les bonnes femmes de l'équipe de nettoyage de la société, Nina et une femme rencontrée par hasard dans une situation rocambolesque, ... Derrière la brutalité des situations et des propos utilisés, on sent une grand tristesse et une grande déception, mais à la fois beaucoup de force et de détermination. Tant Nina que Castor ont de bonne raisons de se battre et de vouloir gagner ce job, aucun finalement n'est fondamentalement à blâmer... mais...
Récit intimiste d'une force incroyable, grande lecon de savoir faire de Davodeau,... même si j'ai encore un peu de mal à m'habituer à ses dessins parfois très disproporionnés... Anticyclone ne vous laissera pas indifférent !
Entre Bulle Noire et Sang Froid, mon coeur balance. Les dessins des auteurs Glénat m'ont toujours plus attiré que ceux de chez Delcourt. Pourtant au niveau des histoires noires polar, y a pas photo, Delcourt remporte la palme ou plutôt Chauvel remporte la palme. Une fois de plus, ce scénariste parvient a captiver son lectorat avec son histoire pleine de mystère et de suspens. La porte est ouverte à toutes les supputations avec cette nouvelle histoire touchant le monde du sport. Cette histoire a beau se passer aux States dans un sport peu connu de nous les européens, elle est en phase avec notre actualité. En effet, personne n'a oublié les histoires de dopage qui a entaché un certain tour de France. S'agissant d'un premier album, il est difficile de faire des paris sur le succès de cette série. Faisons confiance à Chauvel pour nous tenir en haleine jusqu'au bout. Côté dessin, il est vrai qu'il doit pouvoir s'améliorer. En résumé, un excellent polar de l'écurie Delcourt, un de plus !
Au fil du temps, la collection Bulle Noire s'agrandit et de très belle manière. En voici un exemple concret avec Frank Lincoln, détective privé de son état. Bourgne au scénar et au dessin a choisi de nous faire vivre les aventures de ce détective dans un espace géographique original.
L'histoire a proprement parler est de facture classique : une jolie jeune fille (loin d'être innocente) demande la protection rapprochée du détective, ce dernier découvrant très tôt que la donzelle est l'ex petite amie du fils d'un célèbre mafieux local.
Le ton de cette histoire est nerveux et on ne s'embête pas une seconde à la lecture de ce bon polar. Ici, pas de mise en place des personnages, on rentre directement dans l'action. Néanmoins, qui dit série dit fil conducteur : l'épouse de Frank a disparu dans des circonstances mystérieuses. La fin de ce premier tome nous renvoie à cette disparition mystérieuse (c'est la mode des disparitions d'épouse chez Bulle Noire ? ;-), je n'en dirai pas plus pour ne pas enlever l'effet de surprise aux futurs lecteurs.
Côté dessin, le dessin de Bourgne (Barbe Rouge) est d'une efficacité remarquable.
En résumé, un polar d'excellente facture.
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