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C'est avec quelques mots, et un dessin acéré et élégant que François Ayroles nous transporte dans un voisinnage un peu différent, où l'absurde est le lot quotidien... Cette trentaine de récits - quasiment dépourvus de bulles et limités à des textes sous les cases - explore avec fraicheur et poësie une réalité borgesienne, où l'on sourit et l'on se dit que que, dame, c'est bien proche de chez nous, tout ça ! Une lecture rafraichissante et dépaysante.
Oh que voilà une jolie découverte !
Rien qu'à la couverture déjà j'avais envie d'ouvrir l'album, ensuite le thème était original et m'a rappelé les histoires fantastiques de mon enfance (on n'est pas loin de Perrault ou de Dickens) et le dessin autant que la mise en couleurs m'ont immédiatement séduits, un petit côté Loisel époque Peter Pan, mais qui garde son originalité, avec des personnages moins torturés même si la tournure des événements bascule très vite.
Effectivement petit reproche, ça se lit très (trop ?) vite, on aurait envie que ça dure un peu et je trouve que le secret du livre est un peu trop vite dévoilé. Les personnages m'ont paru attachants là où d'habitude les héros enfants m'ennuient un peu, la fin aussi a un côté assez surprenant.
Pour une fois on aimerait que ça dure plus que 2 albums car il y a encore beaucoup de points obscurs et inexpliqués...je serai curieux de lire Le livre de Sam.
Avec Petit Verglas, cela fait deux nouveautés bien rafraichissantes...la saison peut-être ? :o)
Marc
Comment un auteur doit-il s'y prendre pour dégouter le public de sa série et essayer de le faire fuir le plus rapidement possible ? Recette à la Weyland : vous prenez une héroïne (mignonne quand il le veut bien), vous lui faites vivre plein d'aventures et vous lui donnez un caractère bien trempé, vous mélangez un peu de fantastique et de magie, ... vous diluez le tout au fil des épisodes... et vous reprenez quelques années après les mêmes ingrédients, mais avec un autre assaisonnement : à l'héroïne mignonne et indépendante : vous lui collez un marmot avec des écailles, qui grandit trop vite, vous lui prêtez une amourette avec un homme qui tente de tuer son marmot et qu'elle oublie aussi sec, vous faites grandir suffisamment vite son mouflet pour qu'il devienne un "vrai" acteur de la série, et en deux albums, vous en faites un ado indépendant, sans écailles, aussi vide de sentiments que sa mère, qui, après avoir rencontré son père, estime qu'il a assez de bagages pour s'en aller seul sur les routes, accompagné de sa petite amie. Age réel de l'ado : moins de deux ans !! Après une séparation d'avec Aria dont le père de l'enfant avait semblablement du mal à se remmettre : vous les remettez en présence, sans qu'aucun ne se pose de question, ne se parle vraiment, ne se prenne d'aucune émotion... et vous réécartez aussi sec le père de l'aventure : il pourrait gêner ! Mais est-ce possible de faire une série aussi nullissime !! Weyland prétend vouloir approfondir la psychologie de ses personnages. Ne devrait-il pas retourner voir au dico la signification de ce mot ?? Faut pas confondre psychologie et niaiserie, cher Monsieur Weyland ! Vous direz que c'est de ma faute si je me sens tellement frustré, je n'avais pas à acheter cet album dont tout le monde sait actuellement à quel point le niveau est descendu... mais j'avais aimé cette série étant gamin... et j'avais encore un peu d'espoir puisqu'on annonçait la retrouvaille entre Aria et Tygron... mais même ça, c'est tellement inodore qu'on ne peut que prendre ses jambes à son cou.
Encore une chose : le titre : "La voie des rats" : c'est une trouvaille comme titre : poétique, percussif, efficace.. ne trouvez-vous pas ? N'y a-t-il aucun conseiller chez Dupuis qui puisse demander à Weyland d'arrêter le massacre ????
Je me suis procuré cet album sans rien connaître ni des auteurs ni de la trame de l'histoire, seulement en ayant feuilleté l'album dans une librairie. Je suis tombée sous le charme du dessin. Et bien m'en a pris. L'album est très bon. Sans vraiment être d'une originalité folle, en effet, beaucoup de scènes sont finalement des scènes déjà vues au cinéma, le scénario est bien mené, le rythme est haletant... Beaucoup de personnages entrent en scène, soulevant une intrigue qui remonte dans la passé, et certains nouveaux acteurs, jetés au milieu de ce jeu, en sont soit les victimes, soit croient devenir fou (folle en l'occurrence, puisqu'il s'agit de l'héroïne de la série) à force d'avoir l'impression d'être une boule dans un jeu de quille, et de ne rien maîtriser du jeu ni des règles. Les athmosphères sont superbement rendues par le dessin... Bref, c'est du pur plaisir, un excellent moment à passer !
"Par les auteurs de M. Jean" clame un autocollant sur la couverture. Il est vrai que ce second tome d'Henriette a bien besoin d'un petit coup de pouce. Je fais partie des nombreux lecteurs qui aiment M. Jean. Je lisais "Fluide Glacial" à l'époque où "le journal d'Henriette" (ancêtre de cette série) faisait découvrir au monde Dupuy et Berberian. Grande est donc ma déception au terme de la lecture d'une BD gentillette mais qui manque de drôlerie.
Le premier volume était plus réussi que celui-ci, même si Henriette est de toute façon loin de la recette miracle qui a fait le succès de M. Jean. Il y a moins de thèmes traités cette foic-ci (le chien, Fatman, le boys band Etalage... et c'est tout) et on a du coup la sensation que les auteurs tournent rapidement en rond. Peut-être ne suis-je plus suffisamment adolescent pour pleinement accrocher à ce type d'humour. Je me sens en tout cas bien plus proche de la poésie humoristique de M. Jean. Un album à conseiller à votre petite soeur, mais si vous êtes adulte, vous risquez d'être déçu.
La claque ! Quel dessin !
Je ne connaissais pas du tout Béatrice Tillier et j'ai donc découvert les 2 albums d'un coup. le moins qu'on puisse dire, même si ça paraît banal, c'est que c'est BEAU. Mais pas uniquement beau pour "faire joli", ce dessin très fin d'un côté est associé à une mise en couleurs époustouflante mais c'est surtout l'idée de départ et les personnages qui sont excellents.
Il y a un tel contraste entre l'aspect poétique de ces automates amoureux, leur création, leur utilité, leur évolution... et la violence qui se déclenche tout à coup qu'on ne peut qu'être "bousculé" en lisant cette histoire. J'attendrai d'avoir lu le 3e et dernier épisode pour me faire une idée d'ensemble car actuellement le scénario reste encore un peu dans le flou mais rien que pour le dessin, je suis certain de l'acheter, ça sort vraiment de la production habituelle...
Par contre comme je le disais au début, je ne connaissais pas la dessinatrice et j'ai raté le coche, ne l'ayant pas abordée alors que j'ai eu l'occasion de dîner en sa compagnie...je n'ai pas d'excuse mais si l'occasion m'en est donnée à nouveau, je ne la raterai pas une deuxième fois... :o)
Marc
N'étant pas amateur de littérature de S-F, je ne connaissais pas du tout cette saga donc je n'avais pas le "background" que certains pouvaient avoir et suis parti à la découverte de cet album sans à priori.
Impression mitigée, l'histoire me semble compliquée, les personnages nombreux et encore mal définis (mais peut-être est-ce typique à ce genre de saga...) mais cela se lit sans déplaisir. L'adaptation est sans doute un genre difficile mais cela me semble déjà un peu "daté", j'ai l'impression d'avoir déjà vu ou entendu ce genre d'histoire plusieurs fois (Dune, Star Wars,...) et je ne suis pas certain d'acheter la suite...n'ayant pas eu la surprise d'une série comme Aldébaran par exemple.
Quant au dessin de Li An, j'avoue aussi rester mitigé, il y a des planches superbes et d'autres frôlant le dessin amateur, certaines perspectives ou personnages étant parfois limite-limite, j'espère que ça s'améliorera dans les albums suivants, je pense qu'il a le temps, la série s'annonçant longue.
Pour les amateurs de S-F sans doute, pour les autres...à voir...
Marc
Très très bon. Rabaté s'est acheté par hasard aux puces un bouquin à trois francs de Tolstoï. Il découvre chez lui que ce n'est pas le Tolstoï de "Guerre et paix" mais un homonyme. Il le lit quand même. Il a bien fait. Son adaptation de l'ascension d'un jeune homme aux dents longues dans la Russie de 1917 est carrément magistrale. Dessin aussi original que maîtrisé, scénario excellent, découpage bien vu, rythme impeccable.
"Un ver dans le fruit" était déjà prometteur. "Ibicus" m'a encore plus impressionné. On trouve peu de ce genre d'histoire en BD, et franchement ça va peut-être donner des idées à certains scénaristes. Quant à toi, ami lecteur, hâte-toi d'ajouter cette perle à ton collier.
Swolfs, l'auteur du Prince de la Nuit et de Durango a choisi de placer les personnages de la série Vlad dans une Russie du XXIè siècle, qui ressemble à s'y méprendre à un far west moderne. Devant les lois bafouées par la corruption et les micro-pouvoirs de tous genre, Vlad, surnommé dans l'armée "Le loup", incarne l'archétype du justicier, errant et héroïque. Il se déplace tel un Mad Max du bloc de l'Est dans un véhicule blindé, armé jusqu'aux dents. Ex-officier décoré à plusieurs reprises pour sa bravoure, c'est un être robuste, rompu aux techniques du combat, mais aussi un homme fêlé intérieurement. Seule valeur que la civilisation pourrie n'a pas réussi à éradiquer, la relation affective qui le lie à son frère devient sa raison de vivre.
A l'instar de nombreuses utopies négatives, tel le Brazil de Terry Giliam ou le 1984 d'Orwell, la ville de Moscou où se déroule une partie de l'histoire est devenue en 2050 un havre d'insécurité, insalubre et gris. Où chacun tente de survivre avec les moyens du bord. Jamais futur n'a paru aussi proche d'une déréliction sociale pour nous bien contemporaine.
Le scénario est d'une grande efficacité, accumulant scènes d'action sur scènes d'action : à partir d'ingrédients somme toute de facture classique dans un thriller SF politico-économique, Swolfs parvient a donner une indéniable consistance, charnelle et psychologique, à ses personnages. Tout en ménageant un rythme haletant, digne de toute production hollywoodienne qui se respecte. Il est remarquablement secondé en cela, il est vrai, par la rigueur du dessin de Griffo, passant avec une aisance époustouflante de Giacomo C, gentilhomme vénitien du XVIIIème siècle (avec Dufaux) et de la Pension du Dr Eon (avec Cothias) à cette Russie futuriste décadente. Entre truands pourris et politiciens véreux, Vlad esquisse dans ce premier volet de la série le portrait sans concessions ni tabous d'un certain déclin de l'ex-URSS dont on peut difficilement s'empêcher de penser qu'il n'est qu'hypothétique à l'heure actuelle...
Sentiments mitigés, critique mitigée!
On ne peut pas dire que cet album soit le plus tordant, jamais vu, on ne peut pas tout jeter non plus mais, on a le sentiment qu'une étape a été franchie. Tome et Janry ont voulu dans les 8 premiers albums rester soft, mais dans celui-ci, ils sont entrer dans le GRAS!!! L'essentiel est conservé mais de plus en plus de gags sont à la limite du politiquement correct cher aux éditions Dupuis, et puis il y a quelques pages que l'on ne saisit pas completement. Le grand Spirou a changé, le petit a grandi!
Amateur des travaux de Jacques Martin, et plus particulièrement de la série Jhen, j'ai été agréablement surpris de voir la sortie d'un nouvel album, depuis le temps que l'on attendait cela. Par rapport au scénario, mon avis est partagé, l'histoire se tient, elle est assez bien construite. Ce qui me dérange, c'est le côté fantastique auquel nous n'étions pas habitué et qui ne correspond pas à l'esprit de la série. Par rapport au dessin, je reste perplexe. On retrouve l'habituelle minutie de Pleyers, par contre j'ai un doute : est-ce bien lui qui a dessiné Jhen, les visages de Jhen sont plus éloignés que dans les albums précédents et j'ai eu du mal à retrouver son visage. J'attends de voir le prochain album pour vérifier. Un avis moyen au final.
>>Apres cet album, je crois que je ne lirais rien >>d'autre d'elle... je ne pourrais qu'etre decu.
Thierry, tu connais pas alors 'Le roi cyclope' !
Dethan a realisé une superbe histoire en 3 albums
au graphisme rare et à l'imaginaire baroque.
Henriette c'est bien... 'Le roi cyclope' c'est autre chose...
Je suppose que beaucoup ressentiront une impression similaire à la mienne : déception ! Pourquoi cela arrive-t-il si souvent qu'une série démarre bien, que le déroulement nous tienne en haleine, et que la conclusion soit souvent en queue de poisson ? Etait-ce vraiment nécessaire de nous faire languir si longtemps pour en arriver à une solution si "facile". Quand je dis facile, je parle autant du scénario que de la réalité : je ne pense pas que le déroulement aurait été si facile dans la réalité.. mais bon, c'est une BD.
Et tous les points pour lesquels nous gardions des points d'interrogation... et bien, soit trouvent une réponse décevante, soit restent en l'air... et débrouillez vous avec. Certains personnages mêmes, auxquels on aurait pu s'attacher, soit disparaissent sans laisser de traces (ex : Rusty : quel était l'intérêt de le faire intervenir dans l'histoire pour l'effacer du scénario aussi rapidemnt...?) Pourquoi Milton, auquel on aurait pu trouver un côté sympa.. devient-il si odieux tout d'un coup ???
Qu'est-ce qui faisait que Gladys défendait une cause tellement horrible (et adoptait d'ailleurs un comportement exterminateur), sans apparemment s'en rendre compte... et finalement changer de camp ?
Finalement, ce qui attire dans cette série, c'est sans aucun doute le dessin de Berthet, mais peut-être la nostalgie des trois premiers tomes (premier cycle). Question mainte fois posée : était-il nécessaire de continuer la série avec ce second cycle...? et, pire encore, que vont-ils nous servir pour le troisième cycle annoncé "Las Vegas"...?
enfin le retour de jhen ca faisait 10 ans qu'on l'attendait,avec un album très correct au niveau du scénario et extraordinnaire du point de vue du dessin PLEYERS est vraiment un génie sous estimé quelle gestuelle,quels décors(on ne peut pas en dire autant de tout les dessinateurs !!!!)
je ne comprends pas qu'on ne fasse pas plus souvent appel a lui,quelles illustrations splendides.
a quand la suite (pas dans 10 ans j'èspere).
Bonne année ! par Jean Loup
 
Il commence à avoir pas mal d'albums derrière lui, le gars Baru. En nous souhaitant la "bonne année", il opère un changement dans la continuité. Changement puisqu'on est en 2014, dans un futur proche où les gosses des banlieues sont enfermés dans leurs cités par d'immenses murs surveillés par des miradors. Continuité parce que les personnages, les situations, tout rappelle l'univers cher à Baru. Il y a toujours des mobs, de jolies filles et des mecs qui rêvent de mettre la main sur une de ces capotes devenues rarissimes dans les cités. Si vous avez lu "Quequette blues", vous savez ce qu'ils comptent en faire ! Eh oui, dans le futur, on a toujours une furieuse envie d'aimer et de serrer un corps contre le sien.
On passe un bon moment avec cette histoire à tiroirs. Certaines idées paraissent déjà vues (le coup de l'homosexuel à la planche 27, Baru l'a fait aussi dans "Sur la route encore") mais l'ensemble est agréable. Pas mal du tout. Espérons en tout cas que le gros blond à l'oeil torve qui devient président et fait des discours à la télé devant l'effigie de Pétain, ça n'arrive que dans la BD, hein ?
et bien moi , j'ai aimé cet album. Le dessin est vraiment tres beau , la façon dont Pleyers dessine les monuments , le peuple qui vit dans les rues et les couleurs m'enchantent vraiment beaucoup . Le scenario est quand a lui tout a fait acceptable et plus interessant que le veau d'or . Uu ouvrage tres agreable a lire .
Le scénario comme le dessin laisse vraiment à désirer! Le fantasmagorique ridicule semble avoir pris le pas sur l'Histoire, au plus grand désespoir du lecteur habitué à un peu plus de rigueur! Le dessin est souvent trés grossier! Le coloriste aurait été avantageusement remplacé par ma petite soeur!
Entre le Vol du Spirit (Lefranc) et Les Barbares (Alix), les séries de Jacques Martin tombent bien bas...
Rabattez vous plutôt sur Keos n°3, Le Veau d'or, qui sauve l'honneur de Martin et Pleyers.
Triste fin de carrière, tout de même...
Peut-être que je suis dans une passe critique, mais il me semble qu'il manque plus que quelque chose... Il est vrai qu'il y a des histoires qui sont tordantes mais il y en a quelques unes qui sont cyniques ex: -la dernière page où Spirou et son copain font tomber de la neige et qu'un homme tombe de l'arbre et que le fusil tire un coup...
-ou encore cette dernière où Spirou pousse sonr prof de gym devant un camion à cause d'un papillon...)
Il me semble que l'humour est un peu trop noir...
C'est bien sûr qu'un commentaire. On verra lors du prochain album
Muse
Commentaires... Après une première lecture, je considère cet album comme moyen. Je trouve que l'idée de base, que Sacham qui a des cauchemards et qu'il doit règler ses problèmes avec son père, est bien, mais... Et voilà.
À la fin, Sacham va quitter sa mère pour courrir les routes avec ses nouveaux amis. Autrement dit, il va disparaître de l'histoire pour revenir de temps en temps.
Déjà que l'enfant a grandit rapidement pour en faire un ado et déjà il quitte le nid. Alors, question fondamentale, pourquoi Aria a-t-elle eu un enfant??? Si c'est pour le faire disparaître à peine arrivé???
Je trouve que personnellement, l'album manque de contenu et qu'il fait plus référence à une petite histoire à l'eau de rose puisque rien n'est exploité à fond, seulement en surface (que se soit les pouvoirs de Sacham, la réconcilliation entre Tigron et Aria, le médecin jaloux).
Malgré tout, je devrais acheter le prochain numéro en espérant avoir plus de contenu...
Muse, une collectionneuse de la Bd Aria...
(Chantal Taillefer)
Après une trop longue absence, Hulet nous revient avec un album où on doit s'attendre à chaque page à des surprises...
Le format carré, tout d'abord avec lequel il joue (aucune case de carrée, ou lecture dans sifférents sens, car comme c'est carré, pas de côté préférentiel), et la recherche identitaire de 2 individus (voire 3...) en quête de réalité dans l'illusoire du quotidien et des souvenirs d'une jeunesse pénible. On retrouve les sculptures morbides de l'énergumène (Voyage en tête étrangère), les ectoplasmes inspirés de l'état morbide, le tout au service d'une histoire assez compliquée... Le dessin est toujours aussi beau, plus clair qu'avant, même, plus aéré, mais par forcément moins oppressant... Derrière toutes ces prouesses, on a quand même du mal à se retrouver dans une hisoire à plusieurs niveaux de lecture, et on se demande s'il ne s'agit que d'un exercice de style... Mais ça s'éclaircit un peu vers la fin et ... c'est fini, la suite au prochain numéro. Dommage... Le texte de certaine bulles tombe un peu à côté, comme si ça faisait trop longtemps qu'Hulet ne s'exprimait plus en BD, mais sinon, c'est très prenant, même si le meilleur reste à venir, sûrement.
Ah, une petite critique vis à vis du prix : 98 FF, ça fait quand même cher la page... Est-ce que l'auteur touche lui aussi sur cette augmentation, ou tout ça n'est destiné qu'à l'éditeur ?
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