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Le retour de MA Mathieu était très attendu et il n'a pas déçu... Toujours des trouvailles qui font apparaitre une nouvelle prise en compte de notre mode de pensées, d'aillleurs, cette album semble encore plus psychologique et philosophique que les Julius Corentin...
Coté graphisme, Mathieu jongle avec le noir et blanc de façon hallucinante (l'observatoire est vraiment un bijou), vivement son prochain album, peut etre un Julius Corentin ?...
Mort Linden, ou comment avec une idée de départ correcte, on gache un album...
Mort Linden se retrouve sur une planète au moeurs étranges, où des peuples plus ou moins primitifs vivent avec leurs coutûmes différentes... Voilà pour l'argument de base. Le reste, après une description sommaire des peuples en question, n'est plus qu'une succession de combat contre des monstres, contre des méchants, ou à l'exhibition de gros muscles et de belles poitrînes...
Le livre à conseiller à son petit frère prépubère frustré et au QI à un chiffre.
Dommage, car le plumage (un scénariste qu'on a connu meilleur, et un dessinateur qui nous fait une belle couverture)laissait présager mieux.
Je ne parle pas des couleurs...
Une bonne série trop méconnue à mon gout. Le dessin pêche un peu, trop haché pas assez dynamique mais l'histoire est bien menée et pour peu qu'on s'interesse au Moyen Age devient passionante. Le scénario comporte plusieurs rebondissements plus ou moins previsibles mais surtout plusieurs lectures sur différents tableaux (guerres, complots, religion...). A LIRE !
Voila une BD qui vaut le détour, le dessin est fluide et agréable. Le scénario bien barge comme il faut, on retrouve avec plaisir les personnages du premier tome ainsi que quelques caricatures supplémentaires du cinéma américain (nottament la flic de Fargo). Tout cela laisse presager de la naissance d'un futur "classique".
l'histoire est un peu decevante car apres plus de 40 episodes on a l'impression de deja vu. les auteurs se feraient ils vieux? on attend avec impatience le prochain album qui devrait etre la suite de "qui veut la peau du general?". cette serie a connu sa periode la plus faste entre les albums n° 10 à 35.
Il n'y a pas à dire, cet album méritait bien le prix Goscinny qui lui a été attribué en 99. Le dessin, aux traits fins, les décors et l'utilisation du Noir & Blanc plantent un décor poussiéreux et "désolant" comme se doit un endroit tellement perdu. Le thème du purgatoire est abordé d'une manière totalement nouvelle. On y trouve des personnages qui continuent à vivre, à boire et à penser, comme s'ils étaient encore vivants... tout en sachant qu'ils ne le sont plus vraiment, mais sans savoir où ils sont tombés exactement. Un ordre s'est établi et des règles bien précises sont à suivre.. Une société s'est recréée.. L'homme est décidément irrécupérable... mais, dans cette horde "désabusée" et "résignée", certains personnages songent à se poser des questions, à sortir de cet ordre établi... et cela ne va pas sans mal.
La réflexion est fine, le scénario est bien mené... on regrette peut-être seulement certaines scènes manquant légèrement de clareté, soit dans l'enchaînement des faits, soit dans la mise en situation de certains éléments et personnages... Il m'est arrivé plus d'une fois de ne plus comprendre où se situait le personnage central et pour quelle raison... mais cela s'arrangera certainement dans le prochain album...
A lire sereinement ;-)
Les BD scénarisées par Yann ne sont pas souvent ma tasse de thé lorsqu'il s'agit d'humour noir. Mais j'avoue avoir été surprise par cette série. le premier album ne m'avait pas vraiment interpellée. Je trouvais le style décapant mais je n'arrivais pas vraiment à me laisser prendre au jeu. Ce deuxième tome est un cran au-dessus. Il est réellement excellent. Tant le dessin qui s'affirme que l'humour incisif des scènes et lourd-dingue des personnages est absolument "volupteux" comme dirait Miss Balconi. Bref, c'est à lire absolument si vous souhaitez passez un bon moment à vous détendre en rigolant.
Superbe album touchant d'un petit fils à son grand-père. Une dédicace émouvante sur fonds de guerre et de décolonisation. Les souvenirs d'un petit garçon qui nous touchent tous, on s'identifie, on se revoit dans la cuisine de ses grands parents le week-end à prendre le petit déjeuner.
Très touchant
Après une longue histoire, Delcourt nous livre ici trois petits récits où l'on retrouve notre diable à lunettes sur le front (ah c'est des cornes coupées... pardon) confrontés soit aux légendes d'Europe centrale, soit à ses propres origines... Le dessin de Mignolaest toujours aussi étrange et attachant, les histoires mêlent agréablement action et 'réflexion', on ne peut déplorer qu'un léger détail : il est fait référence à une histoire (en note de renvoi) non encore publiée...
Un retour dans le monde de J.C. Acquefacque, dont il n'est pas le héros (bien qu'il y ait un clin d'oeil, au début)... Le héros - enfin, le personnage principale - est Firmin Houffe... Qui travaille au service du cadastre.
Des murs apparaissent dans la cité, et les gens perdent la mémoire (clin d'oeil à La Mutation, paru à l'Association ?)... Autant de problèmes que va tenter de résoudre Houffe... Les trouvailles sont toujours aussi heureuses (rueuse, boite noire...), et le monde toujours aussi kafkaïen... Une histoire plus sombre que les précédente, mais de très haut niveau... Le médium BD n'est pas, cette fois-ci au coeur de l'histoire.
J'adore Pennac, j'ai lu pas mal de ses bouquins, et j'ai toujours trouvé une légèreté et une fraîcheur à ses récits et à ses personnages qui les rendent attachants et tellement entiers. Je ne connais pas trop Tardi, si ce n'est par certaines planches entrevues, mais qui ne m'ont jamais vraiment attirées par la lourdeur de ses dessins. Mais j'ai trouvé l'association des deux auteurs très réussie. Les personnages souvent très marginaux de Pennac se retrouvent bien dans les traits de Tardi, la caricature de certains d'entre eux est également très bien rendue. Quant au récit, d'une manière générale, il ne laisse pas beaucoup de surprise mais il est bien amené. Pour un premier essai de Pennac en BD, c'est pas mal réussi. C'est un album à découvrir parce qu'un style assez neuf en BD, et peut-être, pour ceux qui ne connaissent pas encore Pennac en littérature, peut-être leur donnera-t-il envie de le lire ...
J'aimerais contre-balancer les implacables critiques du scénario,le graphisme n'étant pas en cause (pour ceux qui y verraient des faiblesses n'oublions pas qu'il s'agit d'un premier album pour Palma et qu'il y a toujours une progression).
Au sujet du scénario, on peut effectivement le classer illioco presto dans les séries B toutefois, il ne faut pas oublier qu'il y a une suite, et juger à coups de hache (comme certains l'on fait avec le dernier Star Wars) est facile et manque de perspective, alors que diantre laissons une chance à Mosdi et voyons ce que sera le scénario sur l'ensemble.
En un mot : hilarant.
Depuis que Gaston Lagaffe est orphelin, rares sont les BD qui puissent encore nous faire rire aux éclats. Mais le tome 2 de "Spoon & White" est de celles-ci.
L'humour corrosif de Yann associé au dessin mordant de Léturgie vont vous prouver leur redoutable efficacité (et comme d'habitude, ce sont les zygomatiques qui vont souffrir...). Vous retrouverez les deux flics (toujours aussi) bêtes et (encore plus) méchants, la somptueuse Courtney Balconi (un peu moins "froide" que dans le tome 1, il y a même une scène voluptueuse sur un divan...MIAM!) et surtout un grand nombre de clins d'oeil savoureux.
Seule ombre au tableau : le début et la fin ressemblent trop à ceux du tome 1. Autant c'est un effet de style que j'apprécie dans "Soda", autant ici cela fait un peu artificiel.
Mais bon, cela ne vous empêchera pas d'apprécier cette BD, qui s'annonce comme un futur incontournable de l'humour noir.
L'univers de "Transperceneige" n'est pas sans évoquer celui de "La compagnie des glaces", une série de romans de science fiction post-apocalyptique. Dans un décor désolé fait d'immensités enneigées roule sans fin le Transperceneige, un train qui transporte les humains survivants à une guerre mondiale. Dans la queue du train vivent les plus défavorisés, livrés à eux-mêmes et affamés, tandis qu'en première classe des débauchés s'adonnent au luxe et à la fornication. Mais un des misérables décide de remonter le train jusqu'à la locomotive...
Traitée en noir et blanc, cette fable livre sur plus de 100 planches la vision pessimiste d'une humanité moribonde qui continue inlassablement à se déchirer. Le scénario n'est pas d'une originalité foudroyante mais il comporte de bonnes idées et mêle intrigue politique, recherche de la vérité et découverte de l'univers du Transperceneige. Rochette a un dessin fouillé et agréable qui exploite parfaitement le noir et blanc.
Cet album est assez bon, plutôt "pas mal" que "moyen" s'il faut donner des précisions par rapport à la notation proposée ci-dessus. Je ne suis pas persuadé qu'il fasse partie de ces volumes qu'on lit et relit avec un plaisir intact, mais c'est une lecture qu'on peut recommander sans nécessairement l'avoir chez soi. Pensez aux bibliothèques qui sont de mieux en mieux fournies en BD !
Depuis un peu plus d'une dizaine d'années, les éditions Delcourt ont beaucoup oeuvré pour la maturité de la BD. Plutôt tournée vers la science-fiction et l'héroic fantasy, leur production a notamment accueilli le fabuleux triptyque des "Légendes des contrées oubliées" et la série des "Aquablue". Deux exemples pris parmi tant d'autres et en tant que tels, totalement subjectifs. Certains jugeront peut-être que la série "Sillage", entamée avec ce premier volume "A feu et à cendres", pourrait être bientôt citée comme une des réussites de cet éditeur qui a le vent en poupe.
L'idée de départ est très originale. Un gigantesque convoi spatial nommé Sillage parcourt l'univers pour découvrir de nouvelles planètes habitables, certaines races connaissant des problèmes de surpopulation. En théorie, il suffit de découvrir une forme de vie intelligente sur une planète pour abandonner toute vélleité d'implantation. Mais en pratique, quans le madjestoet Heiliig découvre un monde qui pourrait acceuillir son peuple des Hottard, il décide rapidement de cacher à Sillage la découverte d'une forme d'intelligence inconnue : la race humaine, représentée par une jeune sauvageonne vivant dans l'épave d'un navire stellaire...
Le scénario est très bien conçu. On ne découvre ce qui se passe qu'au fur et à mesure. Les personnages ne sont pas manichéens : même Heiliig n'est pas totalement antipathique, surtout lorsqu'il expose son point de vue devant la Constituante (faut-il sauver une vie pour en condamner des millions ?). La fin est assez surprenante mais sacrément bien vue. Il y a de l'humour, de l'action, du suspense. Morvan paraît très à son aise avec cette histoire et l'on peut espérer que les prochains volumes de la série seront du niveau de celui-ci.
Côté dessin, Philippe Buchet (que l'on connaissait par "Nomad") donne une vraie ambiance à la série. J'ai parfois trouvé les couleurs un peu trop vives, mais elles collent assez bien à l'atmosphère du récit. Il n'est de toute façon pas difficile de rentrer dans cet album qui devrait faire l'unanimité sur le plan graphique.
En clair, c'est du bon ! C'est vraiment un album à lire, surtout si vous appréciez généralement les auteurs Delcourt. Alors foncez !
Les Tuniques Bleues fait partie de ces series qu'on a toujours connue ou un peu pres. C'est vrai que certains albums ont laisse une trace durable dans notre esprit, comme "les deserteurs", "des beus en N&B" et quelques autres... mais de plus en plus, cette serie donne l'impression de n'etre maintenue que sous perfusion (on abandonne pas une serie qui tire a 100 000 ex., quand meme). Mais la guerre de secession n'a pas dure si longtemps que ca, et dire que le filon s'epuise est un euphemisme. En plus, le tour des relations entre Blutch et Chsterfield semble avoir ete fait depuis bien longtemps.
Autrement dit, depuis quelques temps, les surprises sont rares, et le sommet semble avoir ete atteint avec cet album plutot calamiteux. A moins de changement en profondeur dans la construction de la serie (nouveau personnage ou oser quitter la guerre de secession), je crains que ca ne s'arrange pas.
Je prefere relire me replonger dans les meilleurs episodes de la serie que de subir les derniers albums.
Tout le monde venere cet album, il recoit le prix de l'association des libraires de BD... mais moi, j'y arrive pas!
Malgre tout mes efforts, impossible de rentrer dans cette histoire, de me passionner pour ces personnages. J'y peux rien, c'est comme ca. Question de sensibilite. Ni le dessin, ne le scenario ne me touche. Tout a l'air artificiel a mes yeux. J'ai l'impression que c'est un album qui a suivi a la lettre le cahier des charges pour paraitre chez Aire Libre, mais sans ce petit supplement d'emotion qui fait qu'on aime une histoire.
Je dois pas etre normal ;o)
Que dire de cet album ?
Une approche originale: l'au dela se presente comme une espece de gigantesque administration corrodee ou le cafe represente le dernier lien avec la vie.
Une scenario qui tient toutes ses promesses: arriver a la fin de l'album, on a envie de le relire directement pour voir si rien ne nous a echappe, et on atend avec impatience le tome 2.
Un dessin superbe: parce que faire un album dont les personnages sont tous sans exceptions des squelettes, c'est coton pour leur donner une personnalite a chacun, et Liberge y est arrive.
Malheureusement, ce genre d'album souffre d'une diffusion difficile (deja un changement d'editeur alors que seul le premier tome est paru). Heureusement, BoDoi et Bachi Bouzouk avaient en leur temps publie des critiques (tres bonnes), bien que tardives. Et le prix Rene Goscinny que vient de recevoir Liberge pour cet album devrait lui permettre de toucher un plus large public.
Pour memoire, Eric Liberge avait egalement publie des recits se situant dans le meme univers dans PLG.
Autrement dit, ce serait vraiment dommage de passer a cote de cet album.
A+
Le dessin de Lepage est superbe et on entre très rapidement dans ces paysages de jungle équatoriale. Le récit posséde en effet quelques légères erreurs de narration, mais il n'emtame en rien la puissance qui s'en dégage tout du long.
Une véritable initiation à l'éthnologie, un hymne à la beauté de la vie!
Désolé Cindy mais cinq étoiles c'est vraiment un peu trop. Si cet album ne me laisse pas totalement indifférent c'est à cause du dessin de Hardy qui reste tout de même unique. L'humour de Cauvin est au niveau de toujours: très prévisible, sans surprises, efficace mais d'un ennui...mortel.
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