Ce second tome de la série a beaucoup gagné dans le changement de son dessinateur. Le dessin et les couleurs de second sont vivantes, dynamiques et beaucoup plus "attachantes" que dans le premier. Par contre, malgré le fait que j'aime assez l'intrigue générale, Arnoux devrait apprendre à scénariser convenablement. Tout est basé sur les points de suspension et l'effet de la dernière case de la planche !! Des effets d'expression et de point d'interrogation d'un personnage qui vient de découvrir quelque chose ou un rebondissemnt dans une planche, toujours à la dernière case,... et lorsque l'on tourne la page, on est passé à une situation différente, il reste une tonne de points d'interrogation en l'air ; limite de l'incompréhensible. Les éléments sont distillés au goutte-à-goutte ; ce qui fait un premier tome de la série qui était relativement indigeste (mais on est toujours assez tolérant avec un premier tome) et un second qui ne s'améliore pas à ce niveau. J'espère que cela ne va pas aller crescendo dans la complication des séquances et des enchaînements, sinon, on finira par décrocher complètement !
Sinon, l'intrigue n'est pas sans rappeler un certain film de Belmondo, je n'en dit pas plus pour ceux qui n'ont pas lu les albums, mais je me demande réellement si Arnoux ne s'est pas "un peu" inspiré d'un scénar déjà existant.
Comme beaucoup, je trouve que cet album à été fait avec de la colle et des ciseaux, que les auteurs ont été chercher des images à droite à gauche pour remplir l'album. Le mieux, ce sont les 4 dernières planches (mais la dernière est quand même limite).
Ce second et visiblement dernier volume de l'histoire mise en place dans "Sueurs froides" me paraît, disons-le tout de suite, un brin en retrait du précédent. Le dessin semble moins soigné, les faciès des personnages sont parfois grossièrement esquissés. Le scénario reste de qualité mais il y a moins de surprise que dans le premier opus.
Cependant, Cryozone mérite d'être lue, surtout si vous appréciez Cailleteau (scénariste d'"Aquablue") ou la SF horrifique à la "Alien". Ces deux albums sont assez originaux et on échappe au syndrome de la série à fric qui n'en finit pas de décevoir les lecteurs. Et si vous êtes vraiment amateur de BD, du genre à avoir plusieurs centaines d'albums chez vous, l'investissement mérite d'être envisagé.
Contrairement à ceux qui pourraient penser que cet album n'est pas le meilleur, osons le dire : c'est du tout bon Trondheim, c'est du tout bon Sfar. Comment? la surprise ne joue plus?
Les premières pages, délicieuses critiques des brain-stormings poussifs dans les entreprises, sont à elles seules des pages extraordinaires !
L'arrivée dans la série de la princesse (enfin un peu de sensibilité dans ce monde de brutes !), l'épée du Destin enfin disponible pour Herbert (et alors? on est plus avancé?), le futur mariage du Gardien, ... tout ceci concourt à faire de cet album le meilleur de la saga "Donjon". Oui! saga! le mot est lâché.
Le propre des meilleures séries de BD est de décrire un univers cohérent, avec ses marques, ses repères, mais aussi avec ses singularités, ses fractures et ses absurdités. Dans ce genre-là, Donjon est assurément une excellente série, qui se joue tour à tour des codes, des conventions et des genres.
Un album à déguster sans attendre! (J'en suis à la 5e lecture...)
Voilà un album qui semble sortir directement d'un vieux roman policier américain ou d'une série télévisée : les années d'après-guerre, les détectives avec imperméable et chapeau style Marlowe, les méchants gangsters ... C'est vrai que cet album aurait très bien pu avoir été dessiné il y a 20 ans.
L'histoire (qui semble tirée d'un fait réel (?)) nous entraîne dans cet univers finalement assez classique mais toujours attachant.
Ce n'est pas une révolution dans la BD, mais ça vaut toutefois le détour.
dur pour le pauvre Palma. Deja succeder a Ledroit pour un premier album, c'est limite suicidaire, mais en plus, le scenario de Mosdi est vraiment en dessous de tout. Juste un mix de genres, tres stereotype, deja vu, et sans le moindre interet.
Palma reussit malgre tout une prestation plus qu'honorable. Son dessin est tres efficace, bien que manquant parfois de lisibilite (mais c'etait aussi un des principaux reproches que je fais aux 2 premiers tomes) et aux couleurs parfois un peu criardes.
Cela dit, vivement que Palma ait un scenario digne de ce om a illustrer, par que vraiment, Mosdi ne s'est pas foule pour le coup.
Dommage.
Je viens de lire cet album et bien qu'il raconte une simple histoire (pas d'un heros), je la trouve tres humaine et fascinant. Tres bien racontée et avec un dessin sans problemes.
Il faut lire albums pareils de temps en temps pour voir que la vie c'est quand même une bien belle aventure.
Mais que diable allaient-il faire dans cette galère!!! (Juillard & Convard)
Voilà des années que Jacobs me fait rêver, là c'est un cauchemard, action hachée, textes envahissants avec des polices de caractères qui frissent le ridicule, (il faudra bientôt vendre une loupe avec la BD). Graphiquement Julliard qui est un champion dans d'autres séries sort son épingle du jeu, mais tout juste, le scénario quand à lui est NAC et ne vaut pas la peine d'en parler. On fini par regretter que EPJ n'est pas bloqué le système comme Hergé. (Surtout quand on voit ce qu'ils ont fait avec la série TV)
Drole d'album que ce Noe.
Stephane Levallois prend le pari de faire un album muet (jusque quelques textes intercales entre les chapitres), pari toujours risque. Le resultat est pour le moins surprenant. Graphiquement, c'est une reussite et certaines planches sont superbes et intrigantes (particulierement l'avion suspendu comme une croix dans la cathedrale, celle-la me donne le frisson), mais en ce qui concerne l'histoire, je suis plutot sceptique.
L'histoire est tres symbolique, et j'ai l'impression de ne pas avoir toutes les cles pour la comprendre vraiment. C'est le genre d'album qui necessite plusieurs lectures et des discussions avec d'autres lecteurs pour essayer de le comprendre pleinement (qu'on ne me dise pas que c'est parce que je suis trop habitue a lire du JVH et autres, que je ne suis plus capable de lire un truc un peu plus elabore narrativement, je suis aussi un fan d'Andreas et Bezian ;o)).
Je vais d'ailleurs le relire une nouvelle fois a tete reposee pour essayer de mieux le sentir, et comprendre certaines choses qui m'ont carrement "paume" a la premiere lecture.
Je conseille donc la lecture de cet album a tous ceux qui aiment les albums originaux et innovateurs, et si il y en a qui ont des pistes pour decrypter cet album (ou si Levallois passe dans le coin, sait-on jamais), je vais creer un sujet sur le forum.
En tout cas, Tohu Bohu s'offre encore un album original et interessant... une collection a surveiller.
A+
On ne peux pas ne pas penser a Monsieur Jean en lisant cet album. En effet, dans un style graphique proche de celui de Dupuy & Berberian, les auteurs nous font partager les deboires essentiellement sentimentaux d'une jeune trentenaire a la recherche du bonheur. La comparaison est inevitable.
Malheureusement, l'album souffre de cette comparaison. En fait, il reste toujours un ton en dessous. Il faut dire que Dupuy et Berberian ont mis la barre tres tres haut, a tous les niveaux. Qui plus est, le personnage de Monsieur Jean a pris le temps d'evoluer, jusqu'a arriver au cocktail magique qui fait de Monsieur Jean une serie exceptionnelle et originale.
Lucie est tres sympathique, mais j'ai un peu de mal a vraiment me passionner pour ses problemes. Trop souvent, j'ai l'impression d'avoir deja vu ce qui lui arrive (vu et pas "subi", comme avec Monsieur Jean, mais c'est vrai qu'etant un homme, certaines choses me touchent peut-etre moins). Qui plus est, ce qui rend Monsieur Jean unique, c'est cette petite dose de surrealisme (le chateau assiege des femmes et des enfants d'abord...) ou cette poesie qu'on retrouve dans la superbe histoire du tableau dans "heureux sans en avoir l'air".
Pourtant, Lucie... n'est certainement pas un mauvais album, au contraire. Il y a quelques tres bon moments, comme le WE en famille, mais Monsieur Jean est deja passe par la, et il parait impossible de faire mieux. On reste un peu sur sa faim avec Lucie, alors qu'honnetement, elle merite plus qu'une attention polie. Elle trouve parfaitement sa place dans la collection Tohu Bohu, qui se presente de plus en plus comme une des collections a suivre, entre Aire Libre et l'Association.
A+
Evidemment, cet album ne pouvait que decevoir. Le retour de Van Hamme au one-shot, genre ou il nous a offert certains de ses plus grands albums (le Chninckel et histoire sans heros) et une collaboration avec Hermann, forte personnalite si il en est. Et au final, le tout fait un peu l'effet d'un petard mouille.
Pourquoi ?
A priori, ca devrait faire des etincelles: 2 geants de la BD, une histoire qui s'annonce excellente: un mariage qui tourne au jeu de massacre. Mais la sauce ne prend jamais vraiment.
Hermann semble s'etre contente d'illustrer cette histoire, sans s'etre investi dans le scenario. On le sent parfois a l'etroit dans le decoupage de Van Hamme. J'ai parfois l'impresion que cet album aurat pu aussi bien etre illustre par Vance ou n'importe quel autre dessinateur realiste (Franz, Griffo, Berthet...)
Quant a Van Hamme, cela fait la deuxieme fois qu'il gache un album en "etriquant" son developpement. Deja le dernier Thorgal, apres un debut passionnant, Van Hamme expedie la fin en baclant litteralement l'histoire. Ici, il commence par presenter 30 personages en 3 pages. On n'a meme pas le temps de les identifier que le recit s'emballe deja. On doit alors faire de nombreux retours en arriere pour remettre un nom sur tel ou tel visage. C'est pour le moins perturbant. Une dizaine de pages en plus n'auraient pas ete superflues pour mieux introduire le recit. De plus, l'ensemble aurait gagne en force si pendant quelques pages, on avait assiste a un mariage sans histoire.
Cette histoire devait evidemment tenir en 1 seul album, mais une vingtaine ou une trentaine de planches supplementaires auraient permis un developpement plus en profondeur des personnages et des circonstances, d'autant plus que le cahier supplementaire qui accompagne l'album reprend les presentations des personnages, a la lumiere desquelles l'histoire gagne en force. Mais faire d'un element essentiel d'un album un simple bonus vraisemblablement reserve a la premiere edition, c'est pour le moins bizarre.
Alors pourquoi un album si "court" ? Certainement pas pour des raisons de rentabilite, surtout que pour Blain, Aire Libre ne s'est pas pose de question (alors que son tirage doit avoir un chiffre de moins que celui de cet album). Pour une question de planning ? Si des auteurs sont contraints de bacler un album pour respecter un planning, c'est plutot inquietant.
Grosse deception, donc. Un album juste plaisant, mais qui ne laisse aucun souvenir particulier car pas de personnages attachants ou reellement detestables, pas de moments forts... juste une rencontre qui promettait.
A+
J'ai lu les deux albums en une fois, j'ai préféré de loin le premier au second. En fait, les dessins sont superbes, de même que les couleurs même si les perspectives sont parfois un peu bizarres. Mais je trouve que les personnages sont beucoup trop épais, pas au sens du trait, mais au sens du caractère. C'est toujours le même genre de "gentils" et de "méchants", de la pauvre et de l'orphelin contre les riches qui sont au pouvoir... Le scénario n'est pas trop mauvais mais verse trop dans la caricature vue, revue et corrigée. On se demande ce que la série va devenir vu les bruits qui courent actuellement sur les éditions du Téméraire, mais cela serait dommage de ne pas donner une autre chance à cette série. En dehors du langage "gentil indien contre méchant blanc", il y a matière à travailler.
Cela faisait longtemps que j'attendais un nouvelle album (et pourquoi pas une nouvelle série) de la part de Dominique David. J'aimais beaucoup la série Jimmy Boy, jeune, simple et fraîche, mais qui s'est trouvée interrompue pour je ne sais quelle raison. On retrouve son trait léger, ses lignes fines et ses couleurs chaudes.. le plaisir du dessin y est.. mais côté scénario, je le trouve franchement un peu faible. Les deux personnages principaux sont attachant, mais les périphériques sont très "clichés" et n'ont pas beaucoup de consistance. L'ensemble laisse un peu à désirer, notamment la fin en queue de poisson de cet album (second de la série) ... On est interloqué et on se demande si c'est un fin réellement simpliste ou si cela cache quelque chose de plus profond. Je me réserve quant à un avis définitf sur la série tant que je n'ai pas lu le troisième album... mais je suis un sceptique.
C'est rigolo, c'est le moins qu'on puisse en dire, et c'est très naturel. Mais n'est-ce pas un thème un peu éculé.. la jeune femme, célibataire, la trentaine, qui compense sa solitude par son boulot, des confiseries et les copines ? On a eu droit à quelques albums de ce registre ces deux dernières années, et cela ne se renouvelle pas beaucoup. Pourquoi ne pas exploiter le talent (réel) des auteurs sur un autre thème ?
Sinon, c'est léger et cela se mange sans faim... un bon départ ...
Une nouvelle fois, le cycle arthurien sert de base à la BD. Mais ici, de façon réaliste... Outre le dessin magnifique de Lereculey, l'avantage de cette BD est de rendre compte de l'ambiance même du monde celtique, de part les images, déjà, et surtout dans le texte narratif, très fidèle dans les descriptions des personnages et de scènes aux textes primitifs (mabinogions, etc...) A conseiller aux amateurs du genre. C'est plus proche de Slaine que de Excalibur (Soleil & Arleston) au niveau authenticité.
Ce livre est un revenant qui porte malheur... Tout d'abord partiellement prépublié par Golem (exit Golem), puis publié par Zone créative (exit Zone créative), le voilà repris... Et qu'est-ce qu'on y trouve ?
Un petit chef d'oeuvre, d'une richesse rare... Le thème, tout d'abord : la vie des morts une fois de l'autre côté. Et qu'est-ce qu'on y trouve pas ! des façons absconses de passer le temps, des pseudo religions, une surpopulation infernale, et le danger de se voir abimer (car les os ne repoussent pas, dans l'au-delà...)
On y suit les pérégrination d'un homme mort entre le Mardi Gras et le Mercredi des Cendres (d'où le nom), dont les compétences et ce qu'il a ingéré avant de mourir intéressent beaucoup certains morts...
Le dessin, précis et nerveux sert magnifiquement une histoire qui a l'air d'avoir été bien pensée par l'auteur depuis bien longtemps, rien n'est laissé au hasard, il y a plein de détails 'réalistes' partout...
Une lecture jubilatoire.
Second volet de cette série qui a pour ambition de raconter la saga arthurienne sous son angle dit "primitif". C'est un beau défi pour les auteurs. Dans ce second tome, la furie des combats est bien présente et est de surcroit très bien dessinée. Arthur est le chef d'une armée de bretons qui n'hésitent pas à sortir les armes pour défendre leur terre contre les envahisseurs. L'ambiance - légendaire et fantastique est très bien rendue tout au long de ces planches. Le dessin a très bien évolué par rapport au premier tome consacré à Merlin (dessin mieux maîtrisé et les personnages - surtout les principaux sont très réalistes) L'aspect narratif (cases off) peut paraître, de prime abord, un peu lourd mais est inhérent à ce type de Bd. Autre lourdeur, plus gênante à mon sens ( à moins qu'elle ne trouve sa justifications dans les prochains albums), c'est la description des personnages secondaires, les guerriers compagnons d'Arthur. Chaque personnage est détaillé dans ses attributs particuliers, avec à chaque fois son nom breton et son ascendant. Machin, fils de untel + caractériques particulières (1 ou 2 cases par tête de pipe).
Un ou deux passe encore, mais là, il y en a au moins une bonne quinzaine. Il est a souhaiter que ces descriptions de personnages serviront pour les albums futurs. Pour aider le lecteur à s'y retrouver, il y a heureusement un lexique en fin d'album, car pour s'y retrouver dans cette galerie de lieux et de noms bretons ...
En résumé, un bon album pour qui apprécie la combinaison histoire/contes et légendes.
Presque rien à ajouter à la précédente critique. Les deux premiers albums étaient déjà réussis mais ne laissait pas deviner une telle montée en puissance qui propulse la série au top niveau du genre. C'est vraiment agréable, et rare, de voir une telle bonification dans le temps! Vivement le prochain!
C'est vraiment très bizarre cette série. Scénarisé par Cothias, le premier album fleure bon le récit auto-biographique : avec une certaine humilité, l'auteur décortique le comportement d'un scénariste prolifique qui est passé par différentes phases (du faîte à l'abîme profond), à qui on propose une telle somme d'argent que le retour à la vie, à l'origine lui semble permis. Dans le second album, on dirait qu'il a compris la leçon, qu'il reprend espoir, qu'il revit... mais le troisième et dernier tome est tellement sombre.. Il nous donne l'impression que Cothias est complètement désillusionné sur le monde, son métier et la vie en général.. Cela donne froid dans le dos, pas une lumière d'espoir, pas une petite lumière au bout d'un tunnel. Il n'est même plus très crédible. Et le parallèle avec Cothias n'est pas qu'imaginé, il est vraiment souligné à plusieurs reprises par des allusions à des séries précédentes du genre : Le masque Vert, les 7 Vies de... etc...
Je n'ai pas trop aimé la série en général, bien que les dessins soient absolument superbes et que les deux premiers albums étaient très bons.
Mais comme disait un autre auteur récemment, le propre de l'auteur n'est pas nécessairement de plaire au lecteur mais de se donner d'abord du plaisir en espérant le lecteur y trouvera son compte et fera sa propre lecture au travers de l'album. Bof, sceptique !
les deux premiers étaient tres bien mais la, la claque. Le desin encore meilleur que dans les premiers album , colle à l'action et donne une peche d'enfer à cette histoire. le sénario est à rebondisement et les chantages, aliances et autres complots sont digne du sénariste de XIII, l'humour en plus.
une série évoluant dans le méme univers que carmen mac callum autre serie péchu du label "série B".
un incontournable, 46 planches d'action, d'évasions, de bonheur garanti.
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