l'ambition n'était déjà pas très louable le résultat est à la hauteur des espérances.
Cette "Machination Voronov" n'a pas sa place dans la série "Blake et Mortimer", et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, et même si le scénario n'est pas à mettre à la poubelle, l'histoire de ce nouvel album sombre dans l'espionnage/contre espionnage déjà vu. Comme on a pu le lire, le scénario de Sente aurait sa place dans un film
de James Bond mais, il semble que cette équipe n° 2 ait oublié l'aspect fantastique et innovant qui a fait une grande part du succès de la série. Ici rien. Une alarme bactériologique tente tant bien que mal de donner cet image scientifique mais ne fait pas illusion. Et cette fois l'excuse du premier album post Jacobs et des retrouvailles entre Blake & Mortimer et le public ne peut justifier les carences graves du scénario. Alors que Ted Benoit et Jean Van Hamme réorientront plus que probablement les héros vers des aventures plus fantastiques dans "L'Etrange Rendez-Vous", Julliard et Sente vont à rebrousse-poil et sortent un polar.
Ensuite, même avec beaucoup d'application, le dessin de Julliard n'est pas toujours à la hauteur. Pour preuves, un Olrik complètement raté une fois à l'action, un Francis Blake cammouflé par des déguisements, certaines attitudes des personnages semblent les mettre à l'étroit dans leurs costumes amidonnés. Et un gros manque d'audace dans les décors, ici nul équivalent à l' escapade Ecossaise qui a donné ses galons à Ted Benoit, la consigne semble être ne sortons sous aucun prétexte des sentiers battus.
Enfin le grotesque clin d'oeil aux films de James Bond. Je ne suis pas contre le principe des références mais celle-ci est vraiment trop béante et complétement inutile. Le clin d'oeil au "Sceptre d'Ottokar" se révèle, lui, beaucoup plus intelligemment amené.
Pour en conclure avec cette machination, on ne pourra que regretter le mercantilisme de l'éditeur qui prétextant l'impatience des lecteurs [un peu de bon sens voyons ! Jacobs lui même prenait de longues année de réflexion entre chaque album, et doit on vous le rappeler il a fallut patienter 17 ans ("Les 3 Formules du Professeur Sato" en 1979) pour avoir une nouvelle aventure ("L'Affaire Francis Blake" en 1996)], nous jette en patûre un album bien moulé dans un cadre marketing. Espérons que "L'Etrange Rendez Vous" rectifiera le tir (même si nous devons encore patienter 4 ans).
La débauche par Associal:)
 
J' ai été un peu décu par La Débauche.
C' est tout d' abord le scénario qui semblait un peu faible: la clé de l' intrigue est rapidement découverte et le comportement des personnages, en particulier celui de Justin, est souvent prévisible ou à un air de déjà vu. Peut-être est-ce lié à la ressemblance des personnages de la B.D et de certains protagonistes de la Saga Malaussène? J' ai ainsi cru au début de ma première lecture de La Débauche que la commissaire était en fait le commissaire Thian de La fée carabine dans le rôle de grand mère qu'il affectionne tant.
De plus il semble que le dessin de Tardi soit bien plus en accord avec l' ambiance ( un peu noir) de ses autres BD ( La der des der, Adèle Blanc-sec ...) qu' avec le decors moderne dans lequel evoluent les personnages de Pennac...même si les couleurs chatoyantes de l' album donne un (trop)peu de vie à l 'histoire.
Voilà; la lecture de cette BD aurait pu être jouissive eu égard à la répution d' innovateurs en matière artistique et littéraire de ses deux auteurs... elle s 'est révelée tout au plus agréable...
J'ai longuement réfléchi à ce sujet, et je me décide enfin à vous soumettre mon opinion.
J'ai lu trois fois La Machination Voronov et mon opinion est désormais sûre : c'est très mauvais.
Tout d'abord voyons l'histoire. Le plus gros reproche c'est que, si c'est une bd moyenne, c'est malgré tout un mauvais Blake et Mortimer. Il faut plus qu'un banal scénario de James Bond pour intéresser le lecteur, nostalgique ou simple "non-initié". Où est le fantastique d'anticipation si cher au grand Jacobs? Un virus venu de l'espace, c'est vraiment minable. Surtout qu'il n'est même pas utilisé pour tuer l'ensemble de la population occidentale, mais juste pour quelques personnalités, avec une histoire tordue de gamins contaminés qui font bisou et tout le bataclan. Mais en plus c'est mal rafistolé: pourquoi Wardynska n'a pas prélevé 11 échantillons au lieu d'avoir à en voler un? Comment Mortimer, éminent physicien, se transforme-t-il si facilement en biologiste (sacrilège! Mortimer n'est pas polyvalent comme Tournesol!)? Et le temps d'incubation de la bactérie (12 heures! Qu'est-ce qu'on rigole!)? Et une multitude de petits détails qui doivent faire se retourner le rigoureux EPJ dans sa tombe (Une fusée à cinq moteurs qui n'en a plus que quatre deux cases plus loin; des déguisements un peu faciles alors que le pro dans ce domaine, qui se laisse d'ailleurs trop facilement berner, c'est Olrik...).
Sans parler de la technique narrative, qui est à hurler de rire ou d'indignation : beaucoup trop lourd à digérer, cet album, avec de la matière pour beaucoup plus. Jacobs faisait dense mais pas lourd, il prenait son temps ( Dans La Marque Jaune ou SOS Météores, Sente pourrait apprendre à fairte une vraie course poursuite palpitante ). Et puis Jacobs mettait beaucoup de texte, mais il complétait sans jamais répéter. Et il manque les traditionnels souterrains jacobsiens. On ne s'improvise pas scénariste, Mr Sente, mais on n'a pas non plus le droit d'imiter le maître comme un débutant, et en plus c'est malhonnête. Une fusillade dans un parc un peu trop ressemblante à un passage de L'Espadon, un Blake dans une situation un peu trop ressemblante à celle de l'"Affaire Francis Blake" ( coincé dans une cellule, avec le même Olrik à la porte ), et j'en passe...
Donc: un scénario vraiment rafistolé, mais en plus mal rafistolé.
Le dessin: André Juillard, quel atout intéressant pour vendre un peu plus un album qui risque fort de ne pas durer après le choc de la sortie ( un genre de nouveau SATO tome 2). Mais là encore quelle déception! Une couverture qui déjà repousse le lecteur potentiel ( un peu comme celle de l'Affaire du Collier, encore un point commun avec un album très moyen ). Dans tout l'album on cherche à reconnaître Blake et Mortimer, mais de toute façon l'ensemble du dessin est raide, banal ( quel cadrages navrants ). On est loin du style charmant, sûrement influencé par son expérience publicitaire, de Jacobs. Chez lui tout était stylisé mais évitait superbement la raideur. Le dessin de Juillard ( par ailleurs génial dans ses productions ) s'améliore un peu dans les dix dernières planches, mais on est plus dans TINTIN que dans Jacobs. Et pas du meilleur Tintin (plutôt les Picaros que L'Affaire Tournesol ou Les Bijoux, si vous voyez ce que je veux dire...)
Et contrairement à ce qu'on a pu entendre ou lire ici ou là, les couleurs n'aident pas. Convard devrait lire ce que Hergé et Jacobs lui même avaient comme conception de la couleur : l'APLAT. Et la couleur doit rester identique en toutes circonstances pour chaque personnage. Pas devenir toute sombre la nuit, ou éclairée par taches. On éclate de rire au "Mortimer" case 10 planche 36. Et dans le noir, les faisceaux de lumière doivent être comme aux planches 9 ou 13, pas comme aux planches 29-32 (cf. les scènes de nuit dans La Marque Jaune : un modèle).
Résumons : un scénario mal fichu, un dessin très plat mais loin d'être clair et encore moins "ligne claire" ( vivement le prochain Plume aux vents ). Attendons un peu la parution de L'Etrange Rendez-Vous. On n'a aucune idée de sa date de sortie, mais on sait qu'avec un scénariste expérimenté comme Van Hamme et un dessinateur comme Benoit ( voilà un vrai talent de la ligne claire, et en plus aussi posé, soigneux et travailleur qu'il faut, LUI. Pas le genre à expédier un demi-album en trois mois. ), le résultat peu être digne de Blake et Mortimer. En tout cas on l'espère : il faudra ça pour redonner la joie aux lectuers de La Machination Voronov.
Je ne vois pas vraiment ce que je pourrais rajouter ! Si ce n'est qu'un auteur pareil devrait être immortel !
Cette série est fantastique, superbe, magnifique, passionnante, attachante, surprenante, saisissante, tellement réaliste !, ..., je ne trouverai jamais assez de mots pour la décrire. Je n'ai qu'un seul conseil à vous donner "Lisez-la !!!" et j'espère sincèrement POUR VOUS que vous le suivrez !
Bonne lecture !
Je croit que réutiliser le succés des deux premiers albums pour continuer la série dans un but un peu commercial n'est pas très palpitant de plus la série par dans tout les sens comme s'il fallait épater le lecteur pour qu'il en ait pour son argent : bref dommage....
Alors là, je m'insurge. J'adorais Franquin... je trouve que cet album est une injure à sa mémoire et à tout ce qu'il a fait durant sa carrière. Jamais il n'aurait autorisé de sortir un album pareil dont le seul but avoué (tellement il est flagrant) est de faire une dernière fois du pognon sur son dos. Ce n'est pas contre les dessins, planches et agrandissement honteux à la photocopie que reprennent cet album que je m'insurge mais sur le but de celui-ci. Faire du fric pour du fric, sans même faire une vague tentative de réaliser un bon produit de qualité, c'est nullissime (et les pauvres pigeons que nous sommes se font méchamment avoir par le produit, en souvenir nostalgique de l'auteur)...
La plus grosse arnaque : cette succession de planches sur la pile machin chose... comble de l'horreur !!
N'acheter pas ce produit, vous ne faites que crédibiliser cette stratégie du fric avant tout. Oh que je suis déçu et faché !!
J'étais un peu sceptique lorsque j'ai commencé la lecture de cet album. En effet, bon nombre de critiques "autorisés" avaient descendu sans vergogne cette "Machine A Sous Voronov", d'autres spécialistes jacobsiens avaient crié au scandale et au nivelage par le bas. Moi-même était un peu réticente à entamer cet album vu la masse "pesante" des textes pendue au-dessus des têtes de ces deux valeureux héros. Néanmoins, j'ai passé un très bon moment. Après une lecture concentrée de trois heures (hé oui, il n'en faut pas moins pour faire le tour), j'ai refermé l'album en me disant : vraiment pas mal du tout ! Un bon scénario, un bon dessin (quoi qu'en disent certains !) et une ambiance dans laquelle j'ai baigné le reste de la journée... Je ne sais pas s'il est bon de reprendre d'anciens héros (tels que Spirou, Blake et Mortimer ou - pourquoi pas un jour - Tintin ;-))... mais si l'on arrête deux secondes de se poser des questions à s'arracher les cheveux, l'album La Machination Voronov nous plonge dans une époque qui, si elle avait dûe être recréée avec d'autres héros, aurait fait hurler à nouveau les spécialistes au plagiat etc... Cet album ne pouvait exister qu'avec B & M.. On les retrouve avec plaisir, ainsi que les couleurs de Jacobs... Vraiment, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet album et j'ai même davantage pris de plaisir à lire celui-ci que l'affaire Francis Blake... Faites-vous votre propre opinion, mais ne vous laissez pas décourager par les critiques... Il en vaut de toute façon la peine.
Avis d'une lectrice "non-autorisée" ;-) ...
Primo : j'adore Hermann et VanHamme , même si ce dernier commence à me lasser avec thorgal et pourtant j'adore Thorgal aussi mais plus du tout depuis 4 ou 5 albums ( qui sont nuls et inutiles )
Secundo : cet album , pour moi , n'a aucune critique à recevoir. professionnellemnt il est parfait.Il n'innove pas mais il est parfait !
tertio : j'achète 50 à 100 BD par an , mais à choisir je préfèrerais n'en acheter qu'une seule de ce cru là !
conclusion ,vive les "one-shot" de VanHamme et lisons du Hermann : on ne sera jamais déçu !
PS : j'ai cru lire que quelqu'un trouvait qu'Hermann ne savait pas dessiner les femmes .Que du contraire , Hermann est un dessinateur hors-paire ,et il dessine les femmes telles quelles sont , il n'y a pas que des canons sur terre !!!!!
C'est le dernier album que j'ai lu , et je dois dire que c'est celui qui me laisse le meilleur souvenir depuis de nombreuses lectures .
Le scénarios est très contemporain et est très accrocheurs ! par contre ,petit point négatif pour le dessin ,mais ça c'est une question de goût !
c'est vrai qu'on plante le décor et les personnages , mais le fait de laisser toutes les fenêtres ouvertes pour la suite de l'histoire c'est génial.
En fait cette BD est très réaliste , il n' y a pas vraiment de héros ni de personnages "tout puissants" , tout peut arriver et à n'importe qui !
Je crois que la série aura un très gros succès, à moins que ça ne dérape, mais je ne crois pas .
Arrêtons de tergiverser , ce nouvel épisode de B&M n'est rien d'autre ( au préalable) qu'un coup de marketing pour amortir l'investissement du rachat des droits par Dargaud !
De plus , il est vrai que l'histoire est loin de l'univers jacobs (fantastique , exotique , etc..).
Il est aussi vrai que celui qui a retenu le dessin de la couverture a fait une grosse boulette; ça ne ressemble a rien dut tout , ce n'est pas accrocheur et c'est complètement amorphe. Ayant vu les autres projets de couvertures dans l'album , il y avait nettement mieux.
Mais à part ça même s'il est vrai que les dessins des personnages ne sont pas exceptionnels (c'est pas Jacobs non plus qui les a dessinés !), finalement on peut dire que c'est pas mal du tout ; l'histoire est captivante , bien ficelée et de plus on retrouve ses héros favoris .
Il ne faut pas être mesquin , tout ce que les "aficionados" de B&M attentaient , leur a été donné . C'est pas tout à fait du Jacobs ; c'est vrai , mais il faut dire que si on est pas contant , finalement c'est à prendre ou a laisser car E.P.Jacobs ne reviendra plus.
Moi , en tous cas , j'ai vraiment passé un très bon (et long) moment à lire cette BD de " cru supérieur"
Ca commence comme sur un fleuve, sur un pirogue...
Et puis, non, on se retrouve à Douai, sous les terrils qui donnent envie à Dodo d'aller ailleurs, voirs si le ciel est plus bleu... Ce sera la Royale... Grégory Mardon nous raconte son grand père avec beaucoup de sensibilté. Le dessin parfois un peu maladroit ne gêne en rien la lecture car il demeure très clair et lisible...
De Mers El Kebir à l'amour d'une femme, de sports à trous de cigarette dans la nappe, une histoire vraie et simplement belle...
Cet album est un chef d'oeuvre ! Respect du maitre, scénario complexe et structuré (on pense aux plus grands maitres de la littérature : James Ellroy, Montesquieu, sans oublié Gérard de Villiers) respect du maître (Bob de Moor, Yves Chaland, Ted Benoit, Joost Swarte, Flo'ch et même Hergé sont cloués sur place par une telle maitrise du trait tintinéen) finesse des références et des coups de théatre, bref cet album devrait satisfaire les amateurs du petit reporter les plus exigeants, Nick Rodwell en premier. Pour tout dire, la couverture (une savante composition présentant Haddock et Tintin dans le métro parisien, tandis que la Castafiore fait une non apparition speculaire grâce à ube affiche présentant son dernier show) rivalise sans complexe avec les Velasquez, Manet et autres Delacroix.
Un chef d'oueuvre, en toute simplicité.
Arnaud H.
Franchement, beaucoup de bruit pour pas grand chose. Juillard ferait mieux de faire du Juillard, cet album est un peu laborieux du point de vue dessin.
En ce qui concerne le scénario, ce n'est pas vraiment mieux, je n'avais pas aimé "l'affaire Francis Blake" qui n'utilisait pas - ou très peu - (comme "l'affaire du collier", d'ailleurs, ce qui, à l'exception de la visite des catacombes, en fait un album assez atypique et plutôt faible) les ressorts fantastiques traditionnels chez Jacobs (du type "réalité décalée", ou "science-fiction plausible").
Dans le cas présent, la bactérie est extraterrestre, c'est bien le seul élément "bizarre". Et assez mal exploité dans une histoire d'espionnage plutôt poussive. Tout est prévisible, les rebondissements sont téléphonés, bref, cela manque d'imagination. On est fort loin du "piège diabolique" ou de "SOS météore".
En définitive, si c'est pour faire du Jacobs sans respecter son esprit, il ne reste guère plus qu'une affaire purement marketing...
Un album de la série B doit un peu à Vatine...
Mais ici, au niveau du dessin, c'est presque du plagiat ! Donc, le dessin étant bon, voyons le reste... Un futur assez sombre avec une odeur de déjà vu (cherchez un film avec Harrison Ford...), un complot politico-économique comme ça se fait beaucoup de nos jours, et un brin d'érotisme, plus quelques personnages stéréotypés...
Un album agréable à lire, mais à oublier assez vite...
Vraiment excellent!!!
Ambiance noire, lourde, mais terriblement prenante.
Aucune hésitation à avoir...
C'est facile, mais le seul mot qui me vient
a l'esprit est feerique !
L'attente a ete tres ( trop ? ) longue pour
avoir ce deuxieme album mais on ne peut pas etre
decu. Il se degage une telle poesie de ses planches, l'histoire est tres touchante et le dessin superbe !
Ah que j'aimerai "choper" la dessinatrice en
dedicace !
L'idée de base est complétement délirante : une momie égyptienne morte depuis quelques dizaines de siècles vit une histoire d'amour tourmentée avec une jeune femme. Personne autour du couple ne s'étonne de voir ce grand personnage déguingandé et entouré de bandelettes se consumer d'amour pour l'élégante fille du professeur qui a découvert la momie. Mais l'amour a beau être la plus grande aventure humaine, il est aussi la plus compliquée ! Les deux tourtereaux affrontent vents et marées pour rester ensemble...
Cet album est une petite merveille d'humour et de poésie. Le dessin est très beau, tout en ambiance et en suggestion. Les personnages sont attachants et gaffeurs, profondément humains. L'histoire mêle romantisme et aventure, mort et humour.
En clair, La Fille du professeur fait partie de ces albums rares qui peuvent plaire à des gens peu habitués à lire de la BD. A ce titre, il doit avoir sa place dans toute bédéthèque qui se respecte. Alors, vous attendez quoi ?
L'idée de base est complétement délirante : une momie égyptienne morte depuis quelques dizaines de siècles vit une histoire d'amour tourmentée avec une jeune femme. Personne autour du couple ne s'étonne de voir ce grand personnage déguingandé et entouré de bandelettes se consumer d'amour pour l'élégante fille du professeur qui a découvert la momie. Mais l'amour a beau être la plus grande aventure humaine, il est aussi la plus compliquée ! Les deux tourtereaux affrontent vents et marées pour rester ensemble...
Cet album est une petite merveille d'humour et de poésie. Le dessin est très beau, tout en ambiance et en suggestion. Les personnages sont attachants et gaffeurs, profondément humains. L'histoire mêle romantisme et aventure, mort et humour.
En clair, La Fille du professeur fait partie de ces albums rares qui peuvent plaire à des gens peu habitués à lire de la BD. A ce titre, il doit avoir sa place dans toute bédéthèque qui se respecte. Alors, vous attendez quoi ?
Il en aura fallu, du courage, pour sortir un tel album. Quand on est un scénariste reconnu et talentueux, à la tête de séries phares comme Soda, Le petit Spirou ou Spirou et Fantasio, on peut vivre sur ses lauriers et alimenter chaque série pour que les ventes ne se tassent pas. Mais Philippe Tome, visiblement peu enclin à vivre de routine, opère carrément une petite révolution avec ce 46e épisode d'un héros-institution qui, faut-il le rappeler, donna son nom à l'un des principaux hebdomadaires BD.
Le ton est réaliste, noir, presque sans humour. Le dessin de Janry, sans renier Franquin, se fait plus sombre, moins en rondeur. L'abandon du surnom de Seccotine (son prénom, qu'on se le dise, c'est Sophie !) est un exemple révélateur : Spirou garde un pied dans la sphère "enfantine" mais l'autre est désormais dans un monde plus réel.
Le scénario est très bon (Tome nous en a donné l'habitude), le dessin témoigne d'une maîtrise parfaite. Ce Spirou-là est un très bon cru. Et si on ne l'aime pas, il faut reconnaître aux auteurs une audace peu courante dans le monde de la BD.
On attend le prochain avec impatience pour voir quelle sera l'évolution !
Bonne initiative Thierry de parler des Voleurs
d'Empire qui est une des meilleures series
de dufaux pour moi. C'est vrai que le scenar
eat embrouille a souhait, les personnages tous
plus ou moins troubles ( voir le coffret edite
par Glenat ou il y a quelques petites notes
marrantes sur les persos qui montrent que
Dufaux s'est bien amuse en les creant ).
Le dessin de Jamar est vraiment tres bien ( voir
toujours le meme coffret ou il y a les
esquisses du tome 4 Frappe Misere ), tres
detaille, tres precis.
Une belle reconstitution du paris de la
Commune.
Ah la tete de Levade ! On aimerait pas
le rencontrer dans une ruelle
En un mot comme en mille, cette serie merite vraiment d'etre decouverte et vivement la
suite ( plus que 2 albums ).
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Les plus prolifiques :
Coacho (475) .
herve (370) .
yannick (352) .
Quentin (185) .
yvan (160) .
okilebo (122) .
Pierre-Paul (107) .
Lef' (105) .
cycy (103) .
alban (96) .
FatalJack (95) .
Sep (86) .
bretwalda (78) .
eddy (71) .
Nathan (65) .
le régulateur (64) .
goodcarma (59) .
Jean Loup (52) .
Ronny (50) .
Kieran (50) .
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