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Enfin...
C'est l'album que j'attendais de lire depuis au moins 20 ans. Cette année 2000 commence bien.
C'est sobre, c'est fort.
C'est intelligent, c'est pur.
C'est tendre, c'est violent.
Un grand bravo à Stéphane Levallois qui signe une oeuvre magistrale, muette , mais qui raconte et suggère beaucoup plus que s'il y avait des bulles.
Des personnes dont le seul point commun est dese rerouver au meme endroit, au meme moment, se retrouvent projetes dans un autre monde: Arq. Ce monde ne repond a aucune loi connue, et rapidement, les humains sont separes...
Andreas est certainement l'un des auteurs les plus passionant du paysage BD actuel. De plus, il associe la rapidite d'execution (2 albums pas an) avec un souci constant de la qualite. Depuis 20 ans, il cree des albums formidable, mais mis a part Rork, il ne s'etait jamais essaye a la formule de la serie de longue haleine. Parallelement a Capricorne, constituee de one shot, il cree Arq. Cette serie est prevue en 18 tomes! C'est dire si l'univers qu'Andreas a cree est riche, et il est evident que nous n'en avons encore vu que des miettes. On peut d'ailleurs regretter la strategie de Delcourt. Pour memoire, Andreas voulait a l'origine construire cette serie sous forme de gros volumes de 250 pages. Delcourt a refuse cette formule et Andreas a du se plier aux sacro-saintes 46 planches. Cela fait alors un peu grincer des dents de voir qu'a l'issu de ce 3e album, nous venons a peine de terminer la presentation des personnages. C'est certes passionnant, mais ca laisse quand meme un peu sur sa fin.
Mais Andreas restera toujours Andreas, et sa science de la narration est telle qu'il nous embarque litteralement (vers les premieres planches du tome 1, du tres grand art) sans pour autant sacrifier le confort de lecture. Il seme deja les indices, les elements qui nous poussent deja a echafauder des theories pour decrypter Arq, sachant que de toutes facons, Andreas nous menet simplement la ou il veut que nous allions, pour mieux rebondir.
Nous n'en sommes peut-etre qu'aux 3 coups, mais ils augurent d'une oeuvre d'une richesse deja palpable maintenant.
Dufaux est probablement un des auteurs les plus prolifiques de la BD actuelle. Si il alterne les genres (du polar a la SF en passant par l 'historique comme ici), il lui arrive aussi d'accuser une certaine irregularite dans sa production. Jessica Blandy en est le parfait exemple, passant du tres bon au tres mauvais.
Mais avec les voleurs d'empire reste une de ses meilleures series, melant habilement fantastique et histoire. Tout commence alors que la guerre de 1870 est sur le point d'eclater. Un adolescent eleve par sa tante est inscrit dans une pensionnat de province, dirigee par la bien nommee Mme Froidecoeur. La vie de ce pensionnat est progressivement influencee par les nouvelles de la guerre qui tourne a la debacle pour la France, mais nul ne prete attention a la mysterieuse pensionnaire de la chambre 27, qui ne sort jamais, que personne n'a jamais vu...
Porte par le dessin tres elegant de Jamar, Dufaux developpe une histoire complexe et passionante, melant avec bonheur l'horreur bien reelle de la defaite et ses consequences et celle, plus diabolique, de cette pensionnaire. Dufaux semble prendre beaucoup de plaisir a emmeler le destin de ses personnages et meme si le cinquieme tome est plutot bavard, c'est le prix a payer de ce genre d'intrigue, le passage oblige pour la coherence de l'ensemble.
Voila sans doute le genre d'album pour lequel nous avons parfois du mal a se rappeler l'histoire, mais qui nous laisse a chaque lecture une sensation intense. Frank realise des planches fabuleuses, toutes en lumiere. Le Zoo est represente avec une poesie incroyable, chaque case regorge de ces petits details qui rendent l'ensemble vivant.
Mais meme si l'histoire semble parfois s'effacer derriere le travail fantastique de Frank, il serait injuste de ne ramener Zoo qu'a une succession de belles cases. Si l'argument en lui-meme reste simple: quelques personnages qui essaient de preserver un ilot de bonheur dans un monde se precipitant dans l'horreur (nous sommes en 1914, a la veille de la mobilisation generale), mais il est traite avec une reelle emotion et sans effets de manche. A condition de se laisser emporter, cette histoire vous fait frissonner de plaisir.
Eh ben moi je l'ai vraiment bien aimé ce de dernier Blake & Mortimer. Comme j'avais acheté "Affaire Francis Blake" de Ted Benoit et Van Hamme, et que je l'avais bien aimé, je me suis dit pourquoi pas lire ce nouvel opus de nos deux héros, réalisé par un nouveau tandem. Contrairement à certains, je trouve le scénar béton, et le fait que les enfants se fassent inoculé la maladie par leurs propres parents, qui ensuite ne pourront plus les toucher ne me choque pas, car ce genre d'embrigadement de familles entières dévouées à une cause s'est déjà vu dans l'histoire, et en particulier à cette époque. Malgré les sacrifices que cela impose, le fanatisme a toujours existé. Soit, brisons là pour les "extravagances".
Comme à chaque fois pour un B&M, je me prépare psychologiquement et physiquement, en me disant que ce n'est pas une BD que je finirais en 30mn. Comme ça, ça va tranquille, et pour une fois les narratifs sont passés comme une lettre à la poste.
Côté dessin, je dirais que Mortimer est effectivement moyennement réussi, mais bon on ve pas faire chier le monde pour si peu.
Bien évidemment c'est de la ressucée de Jacobs, mais c'est normal, non ? Vous voyez B&M dessiné par Larcenet ou Tarquin, vous ?
C'est tout à fait normal qu'ils gardent le style graphique, sinon le lectorat ne s'y retrouverais plus.
Moi je dis tant qu'ils nous pondent des B&M aussi palpitants du début à la fin, qu'ils continuent, ça me va !
J'aimerais juste retrouver des aventures en plusieurs volumes dans des contrées lointaines et exotiques ayant un lien avec l'archéologie. (vous voyez où je veux en venir ?)Style la Grande Pyramide quoi !!
voilà, donc toutes mes félicitations à Juillard et Sente, et bonne chance à Ted Benoit pour finir ses dernières planche de "l'étrange rendez vous".
a tchao !
Quel plaisir de découvrir cet univers fou depuis les références à Thiéffaine dans le premier album sur la locomotive jusqu'au plus profond des sous-sol de cette nef ou seul la folie semble tout régenter seul bémol à la série la diffusion au compte goutte et le dernier album qui n'est qu'un bref rappel des précédents.Vivement la suite avec l'espérence qu'elle soit au moins à la hauteur du premier volume et bravo pour la qualité graphique de l'édition merci de nous donner des nouvelles de Chlorente et Arthur.
Cet album est superbe: un très bon scénar, un exellent dessin, des personnages attachants, de très bon cadrages,... Un seul petit regret: les couleurs sont un peu trop uniformes.
Contrairement à ce que l’on entend au début, on a bien du mal à reconnaître le royaume de France dans cet album qui est une simple histoire d’héroic fantasy de qualité médiocrissime. La forêt pour décor, un clône de Pélisse (même visage, mêmes habits) pour héroïne, son faire-valoir, qui n’est autre que Bragon, une intrigue d’une maigreur accablante, et ni vu ni connu je t’embrouille. Nul. Mon libraire, qui me l’avait conseillé, n’arrivait sans doute pas à écouler son stock. On ne m’y prendra plus.
Jarbinet est meilleur à chaque album. A la manière d’un historien, il donne du corps au passé et nous apprend beaucoup de choses sur la vie des Cathares. Le dessin a atteint un bon niveau de qualité. Vraiment, Montségur est, pour moi, l’album de la confirmation.
Comment Glénat peut-il laisser Legein commettre de telles horreurs ? Son dessin est bourré d’erreurs de perspective et d’équilibre dans la construction des personnages. Même Dampierre, qu’il est pourtant censé maîtriser, n’échappe pas à la règle. Heureusement, Swolfs nous montre comment un scénario peut porter à lui seul un album. L’histoire est efficace et rondement menée. Mais, par pitié, faites quelque chose pour le dessin. Je sors de la grippe et j’ai été servi en nausées...
Ouf, j’ai cru que j’allais me fâcher définitivement avec le fils des étoiles. Enfin, j’ai retrouvé dans ce Thorgal l’esprit que j’aimais et que j’avais perdu depuis trop longtemps dans des albums hallucinants de médiocrité (depuis le 18 à peu près). Le scénario retrouve des qualités, mais je trouve que l’on est encore loin du compte. Quant au dessin, je trouve que Rosinski bâcle trop les cases. Mais bon allez, ne faisons pas la fine bouche. Un bon point donc, mais j’attends confirmation
Ariel Fibrome, etudiant en mendicite plutot fauche, accepte de servir de cobaye a un vaccin contre l'ennui. Accuse d'une tentative d'une suicide, il est colloque dans un asile qui prone le refus de l'homme debile et l'oubli de soi.
Dumontheuil avait epate pas mal de monde avec son second album "qui a tue l'idiot ?", justement prime a Angouleme. C'est dire si ce nouvel album etait attendu... et la deception est de taille. Si graphiquement, Dumontheuil n'a rien perdu de son talent, son recit manque ici de profondeur. Pourtant le sujet a de quoi interesser. En effet, la satire est parfois succulente, comme la rencontre d'Ariel et du representant commercial, mais le tout laisse un gout de trop peu. Pourquoi ?
Probablement parce que Dumontheuil a voulu en mettre trop en trop peu de place. Au lieu de developper les sujets qu'il traite, il les expedie en quelques planches. A ce point de vue, le theme de l'immigration est vraiment a peine effleure, alors qu'il aurait merite beaucoup plus d'espace.
J'ai souvent pense au film de Lindsay Anderson "Oh Lucky Man" en lisant cet album. Cette satire de la societe anglaise de la fin des annees 60 mettait un scene une espece de faux candide (magnifique Malcolm McDowell) au prise avec pas mal d'elements de la societe d'alors (hippies, corruption, misere, science triomphante...). Mais Anderson avait pris la peine de developper son sujet sur plus de 3 heures, ce qui laissait plus de temps pour aller au fond des choses (meme si le film restait tres inegal et parfois derangeant).
Je crois que Dumontheuil aurait du plutot faire d'Ariel Fibrome un personnage recurrent pendant 2 ou 3 albums, ce qui lui aurait permis d'aller plus loin dans sa satire. L'autre solution aurait ete bien sur de se limiter a quelques sujets (comme dans "Qui a tue l'Idiot ? ") au lieu de traiter pele-mele de la misere, l'oisivete, les etudes, le chomage, la justice, les asiles, la nouvelle discipline d'entreprise, etc. Qui trop embrasse mal etreint comme on dit parfois.
Dommage.
Je trouve le scénar de cet album vraiment très bien construit: très recherché sans pour autant basculer dans l'incompréhensible: jungle maya, manipulation du hasard, traffic de drogue,...
Quant au dessin, les émotions sont rarement rendues avec autant de réalisme sur les visages des personnages.
Point de vue couleurs: elles sont fidèles au reste de l'album.
Vivement la suite...
Comme toujours Dufaux arrive a mettre en place une atmosphere fantastique prenante...
Ce qu'il y a de bien avec lui c'est que quelque soit le type de scenario ( meme s'il y a une
predominance de fantastique, on trouve aussi Les Revoltes, Giacomo C, La toile et la dague,
Samba Bugatti ) on reconnait sa patte, sa fascination pour le prix du pouvoir, le poids du passe et c'est comme si on retrouvait des amis de longue date quand on decouvre ses nouveaux personnages...
Le dessin de Grenson tres elegant s'adapte bien a l'histoire passionante ( en 2 tomes )
de sorcellerie. Plus que Jessica Blandy , Niklos me fait penser a Giacomo par
son cote dandy libertin un petit peu trop sur de lui...
Si la serie se developpe au dela de l'histoire de base, esperons aussi que le personnage
d'Acha, la superieure de Niklos, soit approfondi.
Comme toujours, un superbe dessin sensuel
de Renaud et un tres bon scenario de Dufaux
avec des personnages a la psychologie fouillee.
Un des albums cles ou les auteurs se retounent sur
les 16 albums precedents et font un bilan.
Un superbe duo scenariste/dessinateur. Jessica Blandy est une serie qui marche bien ( et ce n'est
que justice ), par contre il est dommage que
Les Enfants de la salamandre et Santiag n'aient pas connu le meme succes...
L'histoire est assez passionnante, ce qui se fait rare de nos jours.
Les dessins et les couleurs sont extraordinaires.
J'imagine , vu leur cachet spécifique que les couleurs sont faites à l'ordinateur.
C'est en tout cas du plus bel effet et cette ambiance bleue qui transparait sur nombre de pages n'est pas sans rappeler l'ambiance d'Aldebaran de Léo (même si l'histoire n'a rien à voir, encore que... également futuriste).
Comme disait une critique précédente, on reste peut-être un peu sur notre faim, ce qui est un peu dommage au bout deu deuxième album.
Mais les couleurs sont tellement belles...
Ce n'est pas vraiment une réussite... au niveau du dessin, disons que c'est une bonne imitation... j'imagine nos valeureux dessinateurs avec leur pile de B&M sur le coin de la table à dessin pour voir comment Jacobs dessine une main, un visage, une attitude... Au niveau du scénario, c'est très faible... il y a beacoup trop d'invraissemblances. Ce n'est pas parce qu'on se trouve dans une BD que les ficelles doivent être grosses. Le plus invraissemblable étant cette histoire de parents/espions qui injectent la bactérie mortelle à leurs enfants... et de ce fait ne pourront plus jamais s'en approcher, ni les embrasser... mais le scénariste ne s'embarasse pas de ces considérations : du moment que l'histoire va dans le sens où il veut qu'elle aille... Personellement j'ai mis 2 semaines à terminer le bouquin.
Si c'était à refaire??? J'achèterais autre chose...
Ce deuxième album de la série golden City ,est en effet à la hauteur des éspérances attendues.Les grafismes sont merveilleux et vont éxtrèmement bien avec l'époque où se déroule l'action.Le moindre petit détail est minutieusement pensé et grace à cela on croit vraiment faire parti d'une civilisation du futur.Le seul défaut que je pourrais formuler serrait que l'intrigue est un peu longue à démarer, j'aurais souhaité plus de renseignements , je trouve que l'on reste sur notre faim, et qu'il serrait temps qu'elle prenne corps plus visiblement.Mais je conseillerai quand même fortement cet album qui laisse présager un futur malheureusement réaliste .
Cette histoire est touchante par son côté humaniste. Elle est aussi porteuse d'espoir. Portée par un dessin agréable de Ferrandez elle se laisse lire et réserve quelques surprises.
C'est génial
L'une des meilleures Bds
Très noir et limite malsain
Réflexion sur le monde .........
A avoir absolument selon moi
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