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Je nuance... Oui les dessins d'Emmanuel Lepage sont magnifiques même si tous les personnages indiens ont tendances à se ressembler... Non le scénario d'Anne Sibran n'est pas génial ! De bonnes idées mais elle avoue les avoir trouver dans les ouvrages des époux Clastres... De plus, il y a énormément de problèmes de narration (!), le lecteur (et la scénariste) ne vont en fait... nulle part.
Les trois premiers albums de la série étaient géniaux, on s'attendait au meilleur pour la fin... mais quelle déception. Le 4 était un volume complètement entre parenthèse dans la série, assez inutile, à mon avis, même si assez attendrissant, mais alors pour le 5 : que c'est-il passé ? Cette fin rapide et incohérente ?? Ces questions qui restent sans réponses ? Ces personnages qui disparaissent et dont le héros se sépare sans aucune nostalgie ?? Quelle était l'utilité de tous ces passages de plus en plus rapides dans des personnalités divers... enfin, bon... j'ai relu l'ensemble des albusm et je ne comprends toujours pas. Il y a quelque chose qui m'échappe et qui me fait penser que le scénariste était tout à fait à bout de son inspiration et incapable de trouver une fin originale (plausible ?) pour sa série. Dommage, l'idée était vraiment bonne.
Je suis de plus en plus déçu par cette série. Je trouve qu'elle avait un véritable potentiel, qu'elle avait un cachet bien particulier. Le personnage, assez mystérieux et sensuel qu'était Jessica Blandy, prend des tournures de névrosée obsédée et sans consistance. Que fait Dufaux ? Il nous a habitué à beaucoup mieux. J'espère qu'il ne se laisse pas tout doucement glisser sur la même pente que Van Hamme, celle du succès facile d'une série éprouvée, comptant sur la fidélité dun public crédule et impatient.
Bref, nous retrouvons Blandy dans une psychothérapie à 5 FB où celui qui ne peut pas suivre est puni, humilié, rabaissé... oui, oui, on vous dira après que c'est pour son bien, et que c'est pour l'obliger à sortir tout ce qu'elle cache au plus profond d'elle même. Ouais, pas très convaincant... Même Dufaux n'appuie plus trop sur ce point dans la suite du scénario. La fin est brutale et ridicule. Depuis quand la police se fait-elle justice elle-même, surtout de cette manière...
Désolé, mais je n'ai pas beaucoup aimé.
Ce 2° volet de la saga mythique qu'est donjon,
offre un graphisme exeptionnele et une mise en couleur magnifique. De plus l'humour tordant de l'auteur est genial !!!!
Non, non et non. On ne peut pas dire que l'album d'Halloween et nul au niveau scénario. Il suit très bien le premier tome. Moi je pense que Bonifay à tiré un bon profit pour cette deuxième étape de Jane. Les personnages restent attachants même les mauvais qui sont répugnant dans la séduisance et séduisant dans la répugnance. Je crois que c'est là que Bonifay fait la différence entre le bien et le mal qui peut se réveiller en chacun de nous; la seule chose que je regretterais c'est le découpage des deux premières planches qui reste étouffante, bien que sur le chat de bd paradisio (pub…°°°))) j'en ai parlé avec Bonifay, il m'a dis que c'était voulu. Parce que c'est un univers carcéral. D'accord mais je pense moi en tant que dessinateur on peut faire quelque chose de moins étouffant tout en gardant le découpage. (C'est mon avis perso là….
Mais sinon l'histoire suit son court et nous en apprend un peu plus sur les personnages; un bon petit album qui se lit très bien, puis quand on referme l'album on attend la suite avec impatience; donc je me permets d'intervenir sur la critique décevante de Vincent, que je viens de lire. °°°)))
Sans modestie aucune et sans méchanceté…
Sincèrement.
Deberg.
Ben moi je trouve l'album moyen, de plus Van-Hamme et Hermann développent un style tout à fait particulier:
Ce que j'ai bien aimé moi c'est l'entrée en matière sur la violence, l'histoire démarre sur les chapeaux de roues ce qui change un peu de certaine BD mais les couleurs d'Hermann nous donne quand même du chimi. Dans la vision. C'est un recueil de style pour c'est auteur quand même.
Ce que je n'ai pas aimé: c'est le développement du court de l'histoire, les personnages on les oublie très vite, ils n'ont pas assez de profondeur, de reflets, bon que le père machin saute sa belle-fille, les femmes de ses frères. Ben on s'aperçoit que c'est quand même une famille tuyau de poêle et que chez cette famille c'est latent. Mais mis à par ça?
Le grand-pére: d'où tiens t'il ses grenades et c'est un malade de ne pas savoir qu'une grenade ça se désamorce??
Ben on ne sait pas le passé du grand-père.
C'est comme les autres, le frère de la mariée c'est qui? Il sort d'où, il fait quoi là-dedans???
Bref pour dire que Van-hamme aurait pus donner plus de corps à ses personnages, plus de valeur. Moi je m'attendais à quelque chose comme les Maîtres de L'orge qui est un excellent travaille.
Voilà, mais pour moi Van-hamme et Hermann reste quand même des personnages fort de la BD d'aujourd'hui
Sincèrement.
Deberg.
Ouverture (Tower) par Jonathan Bolduc
  
C'est le genre d'album, qui nous fais dire des jurons apres sa lecture. Je m'explique. C'est un album si bon, si intense, qui nous surprend et nous glace le sang d'un bout a l'autre. C'est si bon, que l'on est fache de l'avoir terminer. On a hate au prochain. Du moin, moi j'ai hate! Un dessin tres bon, complete a merveille le superbe scenario!! Bravo a Ange et Groenthals!!!!!
J`ai beaucoup aime l`album malgre les quelques mauvaises critique.J`ai ete subjuge par la planche sur Amnistie International.Un petit defaut,on a trop mis l`emphase sur la publicite de pile(qui fait quasiment la moitie de L`album).merci.
J'ai bouquiné cet album chez un libraire, partant du principe que Herenguel m'avait agréablement surpris lors de sa périlleuse reprise de Balade au bout du monde.
Quelle ne fut pas ma déception. Le dessin y est totalement différent et le scénario beaucoup trop "facile". Ce dernier tombe dans les travers de ce genre de BD, qui se veut extrêmiste dans ses situations. J'ai refermé l'abum et je suis passé à autre chose.
Ne voulant pas condamner un album sur une seule impression, je l'ai relu lors de mon passage suivant, plus au calme cette fois. Même impression. Cet album se veut être une caricature des albums de barbares (dont le plus célèbre n'est autre que ce cher Conan) mais la plupart des gags tombent à plat. J'y ai de plus trouvé une forte similitude avec la série en deux tomes "Le Banni", de Coucho, éditée dans les années 80. Herenguel a-t-il lui-même lu cette BD ? Laissons lui le bénéfice du doute, mais en tout cas, évitons son Krän de barbare, qui n'en vaut pas la peine, ou si peu.
On avait deja le milliardaire en blue-jeans, voila maintenant le justicier du FISC (euh, de l'IRS). Et quitte a etre vache, c'est enlisant IR$ qu'on se rend compte que Largo Winch, dans le fond, c'est pas mal du tout.
Des le depart, le dessin un peu plat de Vrancken m'a gene. Si les personnages passent encore relativement bien, les scenes ou interviennent des voitures manquent completement de realisme. On croirait voir des matchbox ou un peu pres (loin par exemple de la poursuite de Business Blues). Puis, il y a toutes les feintes a 2 balles du genre "j'use beaucoup de munitions mais je les passerais en frais professionnels" ou "je vais mettre son cas en liquidation" qui sont vraiment tres tres lourdes.
Le theme en lui meme est interessant, mais on a l'impression que les auteurs ont voulu suivre une voie qui ne leur convenait pas. Moralite, ils s'embourbent et passent a cote de leur sujet.
Malgre tout, il faut signaler une scene assez reussie: celle ou Larry B. Max decrypte la vie privee d'un homme d'affaire selon sa declaration d'impots. Malheureusement, le reste de l'album n'est pas du tout a la hauteur, souffrant de la comparaison avec d'autres series comme evidemment Largo Winch ou encore Alpha, dans la meme collection.
Reste a esperer que les auteurs reussissent a demarquer leur serie dans les prochains tomes, sinon, elle risque de ne pas faire le poids.
Sans aucun a priori aucun, ni aucune connaissance des auteurs, j'ai découvert cette BD et ce fut une révélation. Le scénario et les textes sont d'une poésie et d'une sensibilité déconcertante, le sujet de la différence est traité avec finesse et simplicité. Les couleurs et les décors sont superbes. C'est une véritable réussite. J'en avais les larmes au yeux en fermant l'album à la fin du récit. Il est rare de trouver des ouvrages d'une telle qualité et d'une telle intensité. J'espère que Dargaud continuera à encourager les auteurs dans cette voie-là.
Mieux que le précédent, forcément, difficile de faire pire, mais encore très loin d'un bon album, je trouve. L'histoire n'est pas exceptionnelle, juste de quoi ne pas trop s'ennuyer, par contre, j'ai vraiment trouvé le dessin très mauvais. Lu, pas acheté, pas déçu, mais pas surpris. Vite lu, vite fini, vite oublié, en fait.
Pas aimé du tout. C'est pas drole, c'est lourd, l'histoire est tout ce qu'il y a de plus bateau, et j'ai pas aimé le dessin non plus. Aucun regret de ne pas l'avoir acheté, en fait.
Opinion partagée, en fait. D'un coté, j'ai beaucoup aimé, l'histoire, la façon de montrer à quel point l'homme peut être stupide, et jusqu'où la bétise peut aller. Mais de l'autre coté, j'ai été assez déçu en refermant l'album. L'histoire va trop vite, il n'y a pas assez de surprises, on sait dès le départ ce qui va se passer, et il y a trop de personnages pour un seul album.
Qui mieux qu'un fiscaliste amateur de BD pour faire la critique d'IRS. Passons donc à côté du manque de réalisme (même les cow-boys de l'inspection spéciale des impôts sont à 1000 lieues des personnages d'IRS) et du dessin assez plat de Vrancken pour s'intéresser à l'histoire. Et là aussi, c'est un peu décevant. On a l'impression que l'auteur a lu des articles de journaux: l'or des juifs dérobé pendant la guerre, les personnes qui vivent au dessus de leurs moyens, poursuivis pas le fisc...Il aurait repris ces petites idées, relu la série des Largo Winch, mixé le tout et adapté le tout dans ce qu'il croit être un nouveau concept. L'effort en soi est louable, l'effet en est mitigé. A voir, avec le tome 2 par exemple.
Il ne s'agit que de mon avis, je ne veux rien prouver ni imposer ici, c'est très très subjectif. De plus au préalable, je précise que j'aime beaucoup Cosey, depuis Jonathan jusqu'au Voyage en Italie en passant par Peter Pan donc pas d'à priori négatif au départ.
D'abord la couverture !
Si en lisant l'album, on se rend compte qu'il s'agit de diapositives, au premier abord on n'en sait rien, il s'agit simplement de cases sans aucun liens apparents entre elles et mises les unes à côté des autres (on ne devine même pas qu'il s'agit de dias) et personnellement je trouve ça assez laid et un peu "fouillis".
Ensuite l'histoire !
Encore une fois il s'agit de la recherche d'un personnage, thème assez récurrent chez Cosey ce qui n'arrange en rien l'originalité de l'album. On a déjà lu ça dans Jonathan, dans le Voyage, dans Peter Pan,...
Si les personnages sont assez bien définis, ils ne sont pas trop attachants (plutôt barges, ce qui n'est pas nécessairement un mal),surtout Zeke lui-même pour lequel je n'éprouve vraiment aucune sympathie, à la limite je le vois comme un personnage égoïste, égocentrique et un peu condescendant.
Enfin le traitement !
Si l'album s'ouvre sur une belle case et si l'ambiance est directement posée (le contraste entre New York et la Birmanie), on arrive rapidement au premier épisodes des dias. Il faut préciser qu'il utilise ce système 4 fois (et abondamment) au cours de l'album à des fins différentes mais en réutilisant les mêmes. Certains trouvent ça génial, personnellement je trouve le procédé un peu facile même si l'idée était originale. Malheureusement à la longue, ça semble plus répétitif que novateur et l'effet est coupé. D'autre part, le contenu de ces dias est parfois graphiquement limite, Cosey nous avait habitué à mieux. Pour moi il n'est jamais meilleur que dans de grands espaces, de belles grandes cases sans beaucoup d'effets (voir la couverture de Peter Pan) or ici il se limite à de petites cases carrées bourrées de texte...là encore je n'accroche pas. Ensuite quand on a droit à 12 (douze) planches d'affilée de petites vignettes sans aucune unité graphique (OK c'est le principe mais ça m'a vraiment ennuyé lors de la lecture), là je frôle l'overdose.
Bon j'arrête là, vous aurez compris que le coup des dias, j'accroche pas alors que l'histoire en elle-même tenait très bien sans ça, simplement l'album aurait été plus "classique" (et plus court) et conforme à ce qu'on a l'habitude de lire avec Cosey, je penche plus pour un procédé-essai unique (un one shot dans un one shot) que pour une nouvelle technique narrative.
C'est une façon de voir mais moi en général, j'aborde une BD un peu comme un film. J'aime les albums qui suivent cette "organisation" : intro, présentation, développement, conclusion. Je sais, ce n'est pas très original mais ça a fait ses preuves et Cosey l'a lui-même souvent employé. Or ici, j'ai plutôt l'impression de voir une séance d'Exploration du Monde ou de souvenirs-de-vacances-du-voisin-du-dessus avec support de diapositives...la pire des soirées qu'on puisse passer amha... :o)
Désolé pour les inconditionnels mais j'attends le prochain Cosey, celui-ci je l'ai déjà oublié...
Marc :o)
C'est la première fois qu'Emmanuel Lepage fait un album aux couleurs directes et qu’Anne Sibran écrit un récit adulte pour la BD. C'est aussi la première fois qu’ils se réunissent pour nous faire un album. Le duo nous signe là, un « sans fautes » en nous dotant d’une magnifique histoire profondes et attachantes sur les principes et les valeurs fondamentales d’un peuple face à son destin.
Les couleurs magnifiques d'Emmanuel Lepage attirent l’œil et vous emportent dans le texte brute et sans fioriture d’Anne Sibran qui vous amène à l’essentielle de l’histoire sans pour autant enlever de sa magie .
On constate aussi, qu’au file du récit le dessin de lepage évolue en se bonifiant, osant plus de "fougue" dans ses couleur et son traité. Se qui m’a semblé être un atout supplémentaire au service du récit en accompagnant à merveille la quête des Indiens Mbyas et d’Eliane.
Pour moi, cet Album est à lire …et à regarder.
Je ne souhaiterais qu’une chose à l’avenir, c’est qu’Anne et Emmanuel se réunissent à nouveau pour nous faire d’autres aventures. Un duo à suivre de près…
J'ai commencé à feuilleter Lie-de-Vin chez mon libraire, debout, bousculé, bref, pas dans des conditions optimales de lecture. Je n'avais jamais entendu parler de cet album et jetais donc dessus un oeil vierge de tout a priori.
Au premier abord, les couleurs directes associées à l'ambiance rendue du village m'ont tout de suite plu. Je l'ai acheté de confiance et l'ai aussitôt dévoré chez moi.
J'avoue être resté aux abonnés absents durant toute ma lecture de l'album. J'ai été transporté dans la vie de Lie-de-Vin, ce garçon puis adolescent puis jeune homme affublé de cette tâche qui lui donne son surnom. Tout concourait à ça : l'ambiance d'un village de la France profonde amené à mourir de sa belle mort, une histoire simple mais belle agréable à suivre, des personnages attachants quoique parfois peut-être stéréotypés et le dessin superbe, en couleurs directes, qui accentue le tout.
Cet album est pour moi synonyme de fraicheur et de simplicité. On prend un immense plaisir à suivre l'avancée dans la vie de ce jeune homme et on le referme avec un moral au beau fixe et une envie de croquer la vie.
Indéniablement une belle réussite.
Les negociations en vue du renouvellement d'accords commerciaux ont lieu entre la France et une republique exotique. Mais les fonctionnaires devant s'occuper de ces negociations tombent comme des mouches. Et si le responsable de tout cela etait cause par un sorcier repondant au nom de Barrio Jesus ?
Dufaux fait partie de ses scenaristes qui, au lieu de de s'installer dans la routine des series, prefere les cycles courts. Les nouveautes se succedent donc, et si il ne signe que peu d'albums exceptionnels, la qualite reste au rendez-vous. Ce Niklos Koda, qui marque son retour chez Lombard, fait partie de la bonne moyenne.
Bien servi par le dessin de Grenson, Dufaux nous livre un serie d'espionnage avec un soupcon de fantastique. Pas de reelles inventions dans cet album. Mais le scenario est bien rode, distillant habilement des elements pourtant classiques. Mais encore plus que d'habitude, Dufaux semble s'amuser a multiplier les references internes a son oeuvre. Ainsi, en vrac, l'apparition de Niklos Koda qui n'est pas sans rappeler Giacomo C, sa superieure qui fait furieusement penser a Ziggy Montana (Samba Buggati), l'attaque des babouins (rappelez-vous Fox) ou les clous dans le plancher, comme ceux que l'on retrouvaient dans "les enfants de la Salamandre".
En fait, cet album, c'est presque une caricature de Dufaux, avec un climat fantastique legerement malsain, des references discretes et bien placees, un dessin classique et elegant…mais ca marche. Rien de revolutionnaire, ni dans la forme, ni dans le fond. Juste du travail tres bien fait qui procure un reel plaisir a la lecture, surtout pour les fans de Dufaux, dont je suis. Que demande le peuple ?
Vivement la suite de cette histoire, prevue en 2 volumes.
Canardo est a nouveau sur la piste de Raspoutine, mais une panne de voiture le bloque dans un motel miteux perdu en plein desert. Debarque en meme temps une actrice siliconee, abandonnee par son boyfriend. D'inquietants motards rodent egalement.
Depuis "le chien debout", Canardo s'est impose comme un des heros les plus originaux de la BD. Son univers oscille entre le Coquefredouille de Macherot et les romans noirs facon Goodis ou Hammet. J'ai toujours eu beaucoup plaisir a suivre les errances de ce palmipede alcoolique, temoin privilegie (?) de la destruction de microcosmes, comme il le dit dans "l'Ile Noyee".
Et cette fois encore, l'album demarre magnifiquement. Des les premieres cases, l'atmosphere lourde est tres bien rendue. Sokal semble avoir pris beaucoup de plaisir a illustrer ce motel miteux, facon "Bagdad Café" matine de "L'auberge rouge". La tension monte petit a petit, jusqu'a l'attaque des motards (le gros plan sur le visage du crapaud est absolument superbe).
Et puis… Tout ca pour amener l'ultime confrontation entre Canardo et son ennemi Raspoutine ? Mais faire de Raspoutine un simple trafiquant de drogue, c'est presque une decheance, loin du monstre qui terrorisait la Siberie ou de la bete qui egorgeait les jeunes filles dans "Noces de brume". A croire que Raspoutine subit le meme sort que Rastapopoulos (grotesque dans "Vol 714 pour Sidney").
La fin ne m'a vraiment pas convaincue, comme si Sokal voulait en finir avec Canardo. Tout ca a un air de déjà vu, presque du niveau d' Hollywood Night ou Made in America. Evidemment, je prefere, et de loin, voir une serie s'arreter, meme si l'auteur semble encore capable de nous etonner, que de voir certains heros maintenus sous perfusion pour cause de tirage interessant.
Tout cela donnerait presque l'impression d'une pirouette si, comme toujours, Sokal ne nous offrait pas des planches magnifiques tout au long de l'album (la 34, ou Canardo attend…). Mais cet album m'a laisse un gout de trop peu. Il reste en deca de "l'Amerzone" ou "Noces de Brume". Malgre tout, un Canardo de plus reste quand meme un Canardo.
Et il y a ce dialogue a la fin de l'album:
- Tout est fini !
- Ne crois pas ca, les vrais heros ne meurent jamais.
Alors, fausse sortie ?
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