On ne peut qu'apprécier à sa juste valeur la réédition en intégrale de Bonnie Tom. La collection Terres de Légendes de Delcourt est depuis une dizaine d'années une des meilleures collections de BDs françaises,et Bonnie Tom en est un digne représentant,il est pour moi bien supérieur à la suite des aventures des lutins: "Puckwoodgenies".
Il y est raconté son histoire,l'histoire d'un brigand au bon coeur,qui tel un certain Robin (pas l'ami de Batman,l'autre) volait aux riches pour donner aux pauvres. Seulement il se fera prendre et croupira dans la prison de Dartmoor jusqu'à sa pendaison. Pendant ce temps sa fiancée Jay essaie de le libérer et va voir les pixies,ces petits êtres de légendes,dans l'espoir de libérer Bonnie. Dans le deuxième tome elle y parvient mais Bonnie a beaucoup changé,ses sentiments sont confus et méneront à une fin tragique;ou à une belle fin,cela dépend de la manière dont on voie les choses.
A conseiller (comme quasiment toutes les BDs de la collection Terres de Légendes) à tous ceux qui aiment l'aventure.Ce qui ne gâte rien,cette BD nous renvoie dans le deuxième tome dans le passé du cinéma et de la BD grâce à une histoire de pirates. Enfin elle rend bien l'image que l'on se fait du petit peuple dans les légendes britanniques (et à ce propos je conseillerais le jubilant "Chant d'Excalibur" aux éditions Soleil,donc scénarisé par Arleston,dans lequel on retrouve un Merlin dont on n'est peu coutumier).
Le Pacte (Atalante) par Benso Sébastien
  
On reconnait au premier coup d'oeil le trait caractéristique de Crisse au dessin(L'Epée de cristal,Kookabura).Personnellement je ne suis pas un fana de ses dessins mais j'ai quant même beaucoup aimé Atalante.En fait,si je préfère cette BD au cycle galactique du Kookabura c'est parce que,même si j'adore la science-fiction, c'est bel et bien les légendes(et l'héroïque-fantastique)qui me passionnent depuis l'enfance. A lire absolument pour qui recherche onirisme et belle épopée(Jason et les argonautes à partir du volume suivant).
La comparaison avec Halloween (du même dessinateur) s'impose sur cet album... (Qui commence d'ailleurs dè la page de garde !)
On y retrouve des gamins des rues, et le rythme de l'album précité... Les auteurs nous convient à suivre une histoire pleine de poësie et sous la plume inspirée de Boiscommun, plus 'grossier' que dans Troll, par exemple, mais ça va tout à fait dans le sens de la narration...
En fait, à la lecture de l'album, on a une impresion mitigée... ça se lit vite, trop vite peut'être (même si on a pas besoin de beaucoup de pages pour s'attacher aux personnages), et hop, c'est fini. Voilà, retour à la case départ... Très plaisant à lire, mais on rete un peu sur sa faim, dommage... A conseiller tout de même.
Alors la, c'est un premier album pour lequel j'ai eu un veritable coup de coeur. Un jeune homme, Paul Klarheit raconte ce qui lui est arrive a un amnesique qu'il pretend connaitre, tout cela dans le but de lui faire recouvrer la memoire. Lors d'un incendie de foret, Paul alors paralyse des jambes est sauve par un homme mysterieux qui lui rend l'usage de ses jambes et va lui permettre de devenir un grand danseur. Cet homme, Julien Soledango, se revele etre une sorte de fantome apparente au feu : un Candelabre. Seulement cette energie qui lui permet de marcher, Paul a du mal a la contenir et il doit regulierement appeler Soledango a l'aide... Peu a peu, il va decouvrir qu'il y a d'autres Candelabres avec des motivations diverses et des conflits d'interet. Il va aussi decouvrir qu'il n'est pas le seul a voir ces creatures et qu'une jeune fille turque les voit aussi...
Algesiras est une jeune scenariste/dessinatrice qui signe la une jolie histoire avec un scenario tres bien construit le tout servi par un dessin tres elegant qui nous rend les personnages encore plus attachants.
En bref, n'hesitez pas a l'acheter. :-)
Cette deuxieme serie situee dans le meme univers que "le chant des stryges" ( en en attendant une troisieme ) m'a laissee une impression plutot mitigee. C'est un recit fantastique classique meme si la progression des deux histoires ( Quentin le jeune paralytique qui communique seulement sur le net et les quatre rolistes qui vont tester leur jeu sur une ile deserte ) en parallele est interessante. Par contre, la facon dont sont presentes les rolistes est vraiment caricaturale et leurs dialogues sont un peu risibles ! Dire que Corbeyran dit s'etre documente avant ( aupres de celui qui sert de modele au roliste nevrose d'ailleurs, ceci expliquant peut-etre cela )... Bon, passons sur ca et attendons de voir ce qu'il va faire avec le tome 2...
Par contre au niveau du dessin, c'est du tout bon pour un premier album : cadrage dynamique, grande diversite des ambiances et des decors bien rendue, et puis ces visages un rien naif ca a du charme.
Lucie s'en soucie par Xavier Buisson

Un premier album sympa pour les 2 auteurs mais qui soutient difficilement la comparaison (tant graphiquement que de l'histoire) avec la "théorie des gens seuls" auquel il est pourtant le pendant féminin.
Le personnage de Lucie devrait évoluer prochainement selon ses auteurs et nous interesser peut-etre davantage par la même occasion....
Pour rejoindre une bande de gamins des rues, Jack doit subir une epreuve initiatique. Penetrer dans un vieux manoir abandonne que l'on dit hante et y derober un objet. Il en ressort avec un livre. Sam, qui seule sait lire dans la bande, se rend compte que ce livre contient la vie de Jack jusqu'a ce jour.
J'ai decouvert Boiscommun avec son magnifique album "Halloween". Des la couverture, evoquant "Joe", un autre de ses albums, j'avais terriblement envie de lire ce "livre de Jack". Malheureusement, le contenu m'a laisse sur ma faim. Boiscommun semble d'un coup vouloir "faire" du Loisel, ce qu'il ne fait pas mal, mais je ne vois pas son interet a s'eloigner de son style. Quant au scenario, il effleure plus qu'il ne developpe la tres belle idee de depart. Arrive a la fin, j'avais vraiment un gout de trop peu. Tout est trop simple et va trop vite. La derniere scene tombe d'ailleurs completement a plat.
Depuis quelques annees, on avait deja les histoires qu'on etirait artificiellement pour les faire durer sur 1 ou 2 albums de plus. Maintenant, a l'inverse, on commence a avoir des histoires qu'on ne developpe pas assez pour parfaitement convenir au moule des 46 planches. Dommage.
A+
Et ça y est, ça recommence. Il nous font un second cycle, avec un nouveau dessinateur, et une nouvelle trame à l'histoire... Un remake de la saga de Balade ou Bout du Monde, 3 cycles dont seul le premier avait de l'intérêt ? Les auteurs sont-ils tellement en manque d'inspiration qu'il leur faille absolument prolonger l'existant au lieu de créer de nouveaux personnages ou de nouvelles séries ? Bref, vous avez compris que ce second cycle m'a déçu et à plus d'un titre. J'ai entendu certains dans mon entourage s'exclamer devant les "merveilleuses couleurs" de ce quatrième album. Bon, ben pas moi. Je les trouve artificielles, absolument pas dans le ton de cette Russie de la révolution. En outre, le rôle et la personnalité attribués à Sophaletta n'a plus rien à voir avec le personnage que nous avons connu dans les premiers albums, et auquel on s'était attaché. Plus aucune candeur ni malice, uniquement une femme, belle certes, mais relativement froide. Une femme forte et remarquable, voilà ce que l'on en retient. Et boum, toute la personnalité de Sophaletta s'émiette. Et en plus, on nous en fait une lesbienne (ça devient très à la mode ces temps-ci). Seule attente qu'il me reste par rapport à cette série, c'est la rencontre de Sophaletta avec le jeune paysan russe (dont le nom m'échappe) qui lui avait sauvé la vie au début du premier album... et que l'on retrouve ici bien des années plus tard... Espoir, espoir, quand tu nous tiens !
Mouais.
Moebius est considere comme un veritable genie de la bande dessinee. Il es vrai que la variete et la qualite de son oeuvre doivent en faire baver plus d'un. A cote du classique Blueberry, il n'a pas hesite a se lancer dans les experimentationsles telles Arzach et quelques autres. Mais a revoir certains de ses albums, dont ce garage hermetique, je me rends compte a quel point ce qui parait novateur peut vite prendre un air vieillot et quasi anecdotique.
L'histoire en elle-meme n'a que peu d'importance, Moebius l'ayant visiblement improvise au fur et a mesure. Le resultat n'en demeure pas moins coherent, meme si un sentiment de foutoir se degage parfois. Graphiquement, certaines planches sont tres belles, mais j'ai parfois l'impression deme retrouver devant une ebauche de l'univers de l'Incal. L'histoire peut aussi laisser cette impression, mais ceci s'explique certainement par le travail que Moebius venait de realiser pour l'adaptation avortee de Dune par Jodo.
Pourtant, en lisant cet album, je ne peut que ressentir une impression de trop peu. Probablement que lire cet album d'une traite n'est pas la meilleure methode, puisqu'il s'agit d'un feuilleton. Mais surtout, encore plus qu'Arzach, ce garage hermethique a un cote completement depasse. C'est le genre d'album qui explorait de nouveaux territoires pour la BD, et qui, finalement, est reste un essai isole. On le regarde donc avec un interet historique, parce qu'il est considere comme "culte", qu'il est signe par le maitre Moebius... on lui pardonne des choses qu'on ne pardonnerait pas a d'autres. Un tel album sortirait maintenant, il ne trouverait absolument pas sa place dans le Paysage BD actuel. S'il n'avait pas ete signe Moebius, il n'aurait pas certainement pas ete re-edite.
Faut-il lire cet album? Certainement, a condition d'accepter cet album pour ce qu'il est: un temoignage d'une epoque ou la BD connaissait un foisonnement artistique incroyable, ou des auteurs n'avaient pas peur d'experimenter pour faire avancer leur medium. Et si maintenant, ce garage m'a plus l'air d'un dinosaure que d'une oeuvre visionnaire, il me semble evident que c'est grace a de tels albums que la BD avance.
A+
Tout d'abord, j'apprécie énormément ce style de dessin et de couleurs, certes c'est un style qui peut paraître trop coloré, il n'empêche que c'est ça qui fait tout son charme. Quant à l'histoire, elle est très séduisante, les personnages sont très interéssants, j'attends le prochain tome avec impatience!
Ca commence comme un vieux rock'n'roll. Les musikos du baloche s'emballent et lancent un "Satisfaction" qui fait vibrer la foule. Mille visages, mille destins se croisent dans la petite salle. Et puis ça termine en baston. On se retrouve ensuite en vadrouille avec de drôles d'oiseaux, qui matent un couple en plein ébat dans une cabane. Là encore, ça finit mal. Nouvelle petite histoire d'autostoppeuses confrontées aux a priori violents d'un gérant de station service. Et puis autre chose. Et encore autre chose. Et puis on comprend que ce qu'on croyait être une série d'histoires courtes est en réalité une histoire longue découpée en chapitres qui s'embriquent, se juxtaposent. Comme dans la vie...
Baru, c'est l'auteur de "L'autoroute du soleil", de "Quéquette blues" et quelques autres joyeusetés. On retrouve dans cet album son graphisme immédiatement reconnaissable, que le bougre semble maîtriser de mieux en mieux à chaque nouvelle sortie. L'univers est là aussi caractéristique des autres albums de cet auteur : ambiance balloche, souvenirs, racisme ambiant, bêtise humaine quotidienne, petits drames, situations drôlatiques. On secoue le tout et on obtient un Baru d'assez bon niveau, même si on est loin de "L'autoroute du soleil". Les fans apprécieriont sans doute ce nouveau cru.
Je viens de découvrir la série et franchement je ne regrette pas l'achat de ces 4 albums. Tout bouge dans tous les sens du début à la fin, les dialogues sont très drôles et les dessins vraiment magnifiques. Petit à petit on en apprend un peu plus sur les différents personnages mais Ayroles prens bien soin de ne pas tout révéler d'un seul coup. Devoir attendre la sortie du prochain tome va vraiment être dur et je dirais sans hésiter que "De Cape et de Crocs" est vraiment la meilleur BD que je connaisse.
La seule chose de bien dans cet album c'est son titre.
Plus hérmétique que ça tu meurs, c'est vraiment n'importe quoi.
On nous dit : l'histoire est un peu difficile à suivre mais c'est là le génie de Moebius et c'est ça qui a fait que "Ce qui aurait pu n'être qu'un exercice de style s'avère être un chef d'oeuvre ".
Je crois surtout que ce ne serait pas signé Moebius, ça n'aurait jamais passé le stade de la porte d'entrée des Humanos.
En fait, plus je réfléchis, plus je me dis que la grande chance de Moebius est d'avoir un jour croisé Charlier dans un couloir.
Bon, il a un dessin génial - encore que ici , boarf - mais de grâce, qu'il arrête de se prendre pour un scénariste.
Si vous aimez un tantinet ce qui tient debout , laissez tomber , ç'est absurde et malheureusement pas drôle.
Donnez le plutôt à votre petit chérubin, il pourra toujours le colorier.
Histoire initiatique sans doute mais l'initiation est un peu trop longue pour moi.
Si vous aimez les histoires d'ambiance et que vous n'êtes pas sensible à la qualité du dessin, foncez : ce livre a été fait pour vous.
Si vous estimez qu'il faut un peu de scénario pour tenir un album debout, passez votre chemin, l'histoire se résume en 5 mots (et en plus ne tient pas debout : essayez d'immobiliser le France avec un taille-crayon !).
Si en plus vous êtes exigeant et que vous trouvez qu'il faut quand même un minimum de qualité dans le dessin, faites vous plutôt un bon restau avec le prix de la BD : au moins , vous en aurez pour votre faim.
A jeter avec l'eau du bain.
Difficile de se prononcer sur une BD pareille .
D'abord est ce encore de la bande dessinée ?
Dans le mot dessinée, on trouve dessin et là, il faut faire une énorme travail d'imagination pour trouver un talent au dessinateur.
Notez que quand on voit le dessin de Christophe Blain pour son "Réducteur de vitesse" et les critiques ditirambiques qui l'ont acceuilli, il y a de quoi se poser des questions.
Dans ce cas-ci, c'est d'autant plus dommage que l'histoire , très provinciale française, pourrait suggérer un dessin plus poétique qui aurait donné à ce récit une touche particulière mais c'est vraiment à un massacre que l'on assiste.
Qu'espère vraiment Casterman d'un tel album ?
Faire dans l'original à l'extrême au point que ça puisse marcher ?
N'est ce pas le rôle de l' éditeur de guider le scénariste et de lui dire : l'histoire, oui mais trouve un dessinateur qui lui aille.
Je ne crois pas que cela restera dans les mémoires et comme à mon avis les auteurs n'y croiaient déjà pas au départ, tout le monde est content.
On m'avait recommandé de lire "Le livre de Jack" car j'avais bien aimé "Le Prince de la nuit".
A part les loups-garous d'un côté et les vampires de l'autre, je ne vois pas trop le rapport.
L'un (Princes de la nuit) est un roman policier dans lequel le meurtrier est un vampire, l'autre est une sorte de poésie dans lequel le héros devient loup-garou par accident.
Ceci dit, c'est très sympa à lire, c'est plein de poésie, et ça pourrait très franchement appeler une suite vu la manière dont ça se termine.
Les dessins de la bibliothèque dans la grande maison abandonnée sont très impressionnants et font étrangement penser à la bibliothèque mythique du "Nom de la Rose".
Ce livre me laisse un peu le gout du petit prince de Saint-Exupéry.
Saga passionante qui nous raconte les démêlés d'une famille en prise avec un vampire qui cause le malheur de tous les ainés à travers plusieurs générations.
Je n'aime généralement pas les histoires de vampires car c'est très limitatif, vu revu et corrigé des centaines de fois.
Ici, par contre, l'histoire se confond avec la réalité de tous les jours et on en finirait à se demander si les vampires n'existent pas réellement.
Swolfs est un maître du suspense, ce 5 ème album accule de plus en plus le vampire dans ses toutes dernières limites .... mais ce n'est pas encore la victoire.
Par contre, il est tellement mal en point et acculé de toutes parts que je me demande comment Swolfs va faire pour tenir encore tout un 6 ème album avant de l'achever , à moins que ce ne soit le contraire.
J'ai assez aimé ELise qui vient régler ses comptes avec son père.
Bref, à lire absolument pour ceux pour qui la bande dessinée est une affaire de scénario bêton.
Ombre est une serie fantastique prevue pour durer 8 tomes avec des histoires groupees 2 par 2 et liees entre elles. Les 2 premiers tomes ( le solitaire I & II ) tournaient autour de la reapparition a notre epoque d'un navire disparu en mer au siecle dernier. Ce nouvel album tourne lui autour de l'argument classique de l'objet qui porte malheur, en l'occurence un sablier dont l'ecoulement est fatal a tous ceux ( ou presque comme on le verra ) qui le touchent.
Le scenario de Dufaux est interessant et bien construit, on en apprend un peu plus sur cette Ombre qui veut reunir toute la cargaison du Solitaire et de nouveaux protagonistes font leur apparition : Leon Thomas qui se trouvait la au mauvais moment et au mauvais endroit et la secte des esclaves d'Ozbek, des hommes prisonniers du passe. Et c'est vrai que meme si l'action se deroule a notre epoque, tout est du a ce passe qui ne veut pas mourir ( comme toujours chez Dufaux). L'atmosphere de cette serie evoque un fantastique subtil, "old fashionned" et cela est renforce par le trait fige de Rollin et les couleurs ternes qui donnent une impression de nostalgie et de tristesse.
Reste a voir comment Dufaux menera sa barque mais pour l'instant cette serie est tres bien partie.
Loranne est une série qui est apparue il y a trois ans, à raison d'un album par an, ce qui est appréciable vu les temps qui courent dans la BD. Le premier album avait bien planté le décor, désolant et déprimant à souhait, dans lequel se débattait une jeune fille voulant sortir de son trou pour vivre la vraie vie, son frère, un peu simplet, accroché à ses basques et son père, riche armateur tenant la ville dans sa poche et reniant sa fille incapble de satisfaire ses ambitions paternelles, tenant le frère sous son joug autoritaire. La rencontre avec un homme de passage dans leur petite bourgade va faire basculer le destin de Loranne et son frère et va leur faire entrevoir ce à quoi ils aspirent depuis si longtempts : la liberté, les grands espaces... la vie, quoi... Mais le hic, parce qu'il doit y en avoir bien entendu, c'esst justement que cet homme, Keith, n'est pas le plus beau, ni le plus gentil, ni le plus honnête. Il aurait m^me tendance à cumuler les défauts et le manque de scrupules. Le récit, sans être d'un original fou, nous entraîne sur les routes, à la rencontre de différentes personnalités, et dans le relation "tendue" de ces trois personnages. Mais, le troisième et apparemment dernier tome, l'engrenage s'est mis en route et broie tout et tous. Cette fin sent un peu le baclé ; il fallait finir à tout prix dans ce troisième tome. Le comportement de Loranne est assez inexplicable dans les dix dernières planches d'ailleurs. Avec ou contre Keith ? Nicaise et Dieter laisse parfois une telle confusion dans la mise en place des personnages qu'on ne sait pas trop si c'est Loranne ou Keith qui prend la décision... pour se terminer finalement sur des cases encore plus déprimantes que celles du premier album... Très mitigée, pas franchement séduite, et légèrement déçue.. ce sont mes impressions après la lecture de cet album...
Lewis Trondheim est un auteur vraiment très prolofique, tant au niveau du dessin que du scénario. Est-ce un point positif ou faut-il plutôt s'en inquiéter. Les cosmonautes du futur m'ont laissé un peu dubitatif. Le début est trépidant et très convaincant... Trondheim ayant eu l'idée de jouer le jeu de la paranoïa enfantine, où "on fait comme si..", où "on dirait que.." les adultes et les copains seraient des robots camouflés en êtres humains ou pire encore des Aliens !
Deux enfants se rejoignent dans ce combat, une petite fille et un petit garçon, qui doivent chacun absolument se trouver un allié dans ce combat de tout les jours, et bon gré mal gré finissent par unir leur force.
On assiste à des scènes bien vues et des dialogues amusants où les adultes les plus astucieux s'en sortent élégamment. Un professeur signale aux enfants que "si la terre était vraiment déjà colonisée par une race supérieure, ils ''les" auraient déjà éliminés depuis longtemps", la maman de la petite fille lui confie qu"on sait toutes les deux que le monde n'est pas très joli, mais que c'est à ''elle" de trouver ses bons côtés plutôt que de refuser la réalité"....
Les dessins et les personnages de Larcenet sont suffisamment décalés pour nous mettre dans l'ambiance de ce jeu ambigu. Malheureusement, le plaisir est gâché une dizaine de planches avant la fin. L'auteur admet l'hypothèse paranoïque au travers des scènes et de ses dialogues. On attend avec intérêt la manière dont il va se sortir de son propre piège et bien... il ne s'en sort pas vraiment ! La fin est relativement décousue et incompréhensible. C'est un peu n'importe quoi.... Espérons que Trondheim se ressaisira dans le prochain album. Dommage cela avait si bien commencé...
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