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Cet album très personnel restera surement dans l'histoire de la bande dessinée... Guillaume Sorel continue à progresser, notamment dans l'expression des visages, et l'aspect autobiographique de l'histoire rend celle-ci d'une émotion...folle ! et excuse les petites faiblesses narratives...
Un chef d'Oeuvre.
Sir Pyle est un anti-héros délicieusement immonde.
Il concentre à lui tout seul les pires défauts, vices et méchancetés de la gent humaine,..... que chacun de nous garde secrètement, honteusement au fond de lui !
Doit-on remercier les auteurs pour cela ? OUI !!! car c'est cyniquement drôle.
Et malgré tout, on aime Sir Pyle.
Une bonne série. Le scénario, finalement très classique, relis une énième fois le thème du tueur avec assez de talent pour nous donner encore une fois l'envie de s'y replonger. Le dessin est beau, ça ne fait aucun doute, mais ça ne suffirait pas. Ce qui est impressionnant dans Le Tueur, c'est le sens de l'efficacité narrative des auteurs. Sans trop d'effets faciles, ils savent nous prendre et nous faire voyager sans temps mort. Ils savent utiliser la plein page, les vides, le jeu sur les marges des planches...
Et puis, pour une fois, la couleur par ordinateur est parfaitement maîtrisée et absolument superbe.
"Pas-de-Mâchoire" commence comme un album de Donito, dans un monde féérique sous-marin. Deux planches plus loin, nous retrouvons notre trio immonde parmi d'autres ordures, sur la côte d'une île coréenne. Mac a retrouvé Alix mais celle-ci est toujours victime de l'envoûtement de "Poupée de Bronze". Cet album raconte essentiellement les tentatives de tirer Alix de sa torpeur. L'album termine le cycle coréen, qui ne compte finalement que deux tomes (la réédition de Cloacques se joue entièrement aux U.S.A.). Le scénario de ce cycle est moins embrouillé que tout le cycle chinois; cependant il est à mon avis nettement moins intéressant. En fait il ne se passe pas énormément de choses dans ces deux albums; mais surtout il y a très peu de nouveautés. Comme si Yann a surtout voulu rester fidèle à l'esprit de la série. Les scènes de tuerie, l'exorcisme, les sorcières et voyantes, les cruautés des communistes, les amours impossibles et insolites, tout ça on l'avait déjà vu dans le cycle précédent. L'album manque aussi un peu de tension dramatique à mon humble avis. La scène centrale, dans laquelle Mac affronte les démons qui hantent Alix, est certes originale, mais elle tourne un peu en rond et ne mène pas vraiment à une confrontation ultime. D'autre part, l'affrontement final entre Alix et Poupée de Bronze est traîté de façon très légère, négligemment. Simplement un meurtre de plus, on s'y habitue…
"Et maintenant, Mac? On va rechercher Alix en Chine, comme d'habitude?"
Pas très sérieux tout ça...
Mother est un album correct et très réussi graphiquement. Il souffre surtout je crois de manque d'espace. Le thème de la mère possessive et castratrice est très intéressant mais comme toujours, raconter une vie, même courte, en 48 planches se révèle impossible. On reste avec un goût de trop peu. Pourtant l'album est superbe, le scénario torturé est maitrisé pour ses grandes lignes, et pour une fois, on traite un sujet original en BD.
je vous écris sur ce titre avant meme sa parution
car je sais d avance que se titre sera un pur chef d oeuvre comme ses prédécéseur. Mais quelque chose me chiffonne concernant l histoire en elle même : a la fin du "glaive de justice" l ordre de la lumiere est dissous si j ai bien compris ceci va donc amener les anciens soldats de la lumiere a changer de fringues?moi j aimai bien leur uniformes...car les soldats de fratus vont bien changer de tenues, je me demande ce que wissmerhill va leur faire porter(peut etre des tutus?...)
sinon je trouve l intrigue scenaristique tres appronfondis les personnages ont du relief(y sont pas superficiels)on ne sais pas de quel coter pencheras la victoire ni sur quel coup de theatre ce finira l histoire
a aussi point de vue histoire je trouve que l on ne fait pas la pare assez belle au gladiateur et a sa petite soeur, ils ont l air la pour faire tapisserie
Une derniere chose avant de finir cette critique (bourrée de faute, sic!)(et que vous ne lirez probablement pas):
moi j aime bien fratus (le traitre de service)
il faudrait lui donner un role plus important car a la fin du huitieme albums y fini en sous fifre...enfin ce mon opinion (dont personne n a rien a faire d'ailleur...)
enfin j aurai une bonne partie de mes réponses dans "les chants de la négation"(tout un programme)
(au fait vous aurez remarquer que j aime ouvrir des parenthese!)
salut et bonne continuation a toutes l équipe!
Comment faire une bonne série avec une idée qui, à priori, aurait été un très bon one-shot ?
Jacamon et Matz ont trouvé la solution. Après tout, rien de les obligeait à faire une suite à l'excellent "Long feu" ou, du moins, risquaient ils de tomber dans un polar classique.
Avec cet "engrenage", ils réussissent à garder l'esprit et l'originalité du premier album : la crise d'identité d'un tueur. Nous suivons ainsi un tueur qui n'a rien d'attachant dans ses problèmes qui sont plus du niveau fonctionnel que des remords.
S'il est proche de la folie (?) c'est plus à cause du surmenage que de quelconques regrets. C'est ce qui fait l'intérêt de cette série : rien, non vraiment rien, ne peut nous faire aimer ce héros.
Un bon scénario, un dessin très au point, le bonheur !
Une BD remarquable, un scénario passionnant, une qualité de réalisation hors pair... De plus, le côté historique est magnifiquement intégré à l'intrigue.
Tout ce qu'il faut pour passer un bon moment BD.
J'attends avec impatience la suite...
J'ai acheté cet album après l'avoir feuilleté et séduit par le dessin. Ensuite j'ai été très surpris d'apprendre que c'est en fait une réédition, comment ai-je pu passer à côté de ça ??? :o)
Album atypique, cela ne ressemble à rien de ce qu'on a l'habitude de trouver ces temps-ci en librairie. Il y a un contraste flagrant entre le dessin, très fin, très beau, très "esthétisant" mais qui colle parfaitement avec l'ambiance et le fond de l'histoire qui est au fond très violent dans son contenu. Violent au premier degré par la situation de la ville basse, violent ensuite par l'idéologie véhiculée (réduire les sentiments pour contrer la surpopulation) et violent enfin par les sentiments que provoque Nolimé au héros (?) de cette histoire.
Le texte, fait en partie de citation, est également un peu décalé par rapport à la norme actuelle et le tout dégage une impression bizarre. C'est une histoire de fiction futuriste mais avec malgré tout un petit côté rétro dû à une certaine culture orientale et un sujet somme toute classique, la différence venant en fait du traitement et de l'environnement.
En tout cas c'est un album qui supporte une relecture quasi immédiate, son déroulemet n'allant pas du tout dans la direction qu'on imagine au départ, on se retrouve l'histoire finie avec une sensation de flou, on a envie de la relire "en sachant"...signe pour moi d'une certaine originalité.
A essayer pour s'évader un peu des productions actuelles...et à ne pas rater une seconde fois...
Marc
Déjà grand amateur du Chant des Stryges, j'ai failli rater cet album car le dessinateur ayant changé et la référence aux Stryges n'apparaissant nulle part, on risque de passer à côté...erreur de marketing à mon avis.
Par contre l'ambiance est tout à fait nouvelle, les rôlistes n'ayant à ma connaissance pas été beaucoup employés en BD, c'est un autre univers qui s'installe. D'abord la rencontre entre les Maîtres, le jeu de rôle grandeur nature sur cette île (quasi) déserte, le côté louche de l'organisateur et la présence sous-entendue des Stryges, tout est déjà là pour donner envie d'en savoir plus.
Si en plus on ajoute une histoire parallèle avec le jeune handicapé qui découvre le vieux livre, l'enquête qui en découle et d'après moi l'inévitable rencontre entre tous les protagonistes qui s'annonce, l'intérêt monte encore d'un cran.
Restent les Stryges en elles-mêmes, dont on ne sait pas encore grand chose mais dont la présence imprègne déjà l'album. On espère en savoir plus mais malheureusement il va falloir attendre au moins un an...dur tribut pour mériter une série qui s'annonce de qualité.
A recommander fortement !!!
Marc
Bon retour de la bande de fous après 2 albums assez moyens. On retrouve ici un peu de l'esprit des premières histoires, les répliques "vaches" de Tony, la violence de Tim, le dévouement grognon de Mac...il ne manque plus que Mulligan... :o)
L'histoire en elle-même est assez intéressante même si le principe de la "quête" doit être un des plus utilisés en BD, j'aime assez la rencontre entre Mac et Alix enfant (je ne dirai pas où...) et le personnage de l'enthomologiste obsédée par Tony. Si on y ajoute quelques seconds rôles bien typés, des dialogues toujours "limite ceinture" et une fin surprenante, ça vaut le coup de s'y réintéresser.
Une seule question : même si c'est plutôt mignon à regarder, pourquoi Alix est-elle nue du début à la fin de l'histoire ??? :o)
Marc
C'est pas de moi, j'ai trouvé cette critique sur le Net et je la trouvais vraiment très intéressante... Je me suis donc permis de la copier.
Il existe des similitudes entre la cavale de Martin et Audrey, les deux héros du nouvel album de Emmanuel Moynot, A Quoi tu penses ?, et ces desperados qu'étaient Florence Rey et son compagnon Audry Maupin, auteurs de la fusillade du cours de Vincennes, il y a six ans. Même fuite en avant, même violence, même cynisme de façade, mêmes blessures vitales. Martin est un jeune homme avide de femmes, comme on est avide de dollars. Ce professionnel du « foutage de camp » sait que ses performances sexuelles sont son meilleur outil de séduction, et de travail. Audrey, juste sortie de prison, jette son dévolu sur lui mais le jette aussi dans le lit de femmes mûres, proies potentielles. Dont Karina, blonde et bourgeoise, qui va s'enticher de Martin et oublier, au mitan du lit, sa beauté qui se fane. Mais l'amour et la jalousie font aussi le lit du crime. Martin, qui « attire la merde comme un aimant », n'aura d'autre issue, pour se libérer de lui-même, que tuer ses deux amantes. Jouant avec perfection de l'ellipse, en se servant d'un « je » qui permet à chacun de glisser du passé au présent, Emmanuel Moynot peint des caractères étreints par la noirceur de leur destin, prisonniers d'un activisme sans but, sans conscience et sans scrupules. Le dessin en noir et blanc qu'il utilise pour ses scènes de thriller sait aussi s'orienter vers les gris nocturnes, les griffures graphiques sur les corps et les visages s'apparentant aux blessures de cet amour à trois, destructeur et mortifère.
Par Yves-Marie Labé du Monde
C'est une série assez rude, du genre "c'est arrivé près de chez vous" en moins "ras-des-pâquerettes", mais le thème est réellement bien traité, les émotions, la réflexion intérieure du personnage.. Assez étonnamment, on s'attache à ce dernier, même si c'est un tueur. Le deuxième album reste aussi intéressant que le premier, même si l'on constate peut-être un côté un peu confus au niveau des noms des personnages.. certains ne nous auraient-ils pas été présentés ? Quant au dessin, il évolue beaucoup entre le premier et le second album : le trait est plus assuré et l'utilisation de la couleur beaucoup plus intensive que dans le premier.
Bref, l'ensemble tient très bien la route, le suspense est maintenu.. On attend la suite avec impatience.
Sorel est un dessinateur incroyable, un artiste, un vrai, ... proche de la peinture même.. Les couleurs et les dessins sont empreints d'une telle densité et d'une telle émotion qu'ils ne nécessitent pratiquement aucune parole pour exprimer les sensations, ils dégagent par eux-mêmes... Mais Sorel ne devrait-il pas se faire aider d'un scénariste ? Je trouvais l'idée générale du scénario très intéressante, j'adore le traitement graphique de l'auteur, mais je trouve son scénario torturé (oui, bon, c'est un peu le thème de l'album et de ses personnages, mais quand même ...), c'est limite incompréhensible dans certaines planches ou certaines séquences...
Je trouve cela dommage que le scénario n'ait pas été plus limpide.. et je trouve vraiment que c'est une dimension importante qui manque à l'album. Je le conseille néanmoins, au moins au niveau de la beauté de celui-ci.
C'est assez marrant. Je ne suis pas du tout adepte des Innomables. La première fois que j'en ai parcouru un (cela devait être le tome 2 ou 3), j'ai trouvé leur humour horrible, lourd et vulgaire... Mais vu l'enthousiasme de certains de mon entourage pour cette série, je me suis dit que j'avais dû rater quelque chose. Avec courage, j'ai donc lu le dernier album... et j'ai été très étonné, ravi même ! La série n'est vraiment pas telle que je l'avais imaginée, erreur de jugement, manque de maturité BDphile, je l'ignore,.. mais j'ai terminé cet album sur une sensation nouvelle, celle d'avoir découvert une série "solide" (hé, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis).. Solide dans le sens où elle est construite, sensible, pleine d'humour et de références.. Sous des abords un peu "bruts de pomme", les personnages sont plein de sensibilité, animés par des sentiments tellement "authentiques"... Enfin, bref, j'ai aimé... Je ne peux que vous la conseiller..
Après presque deux ans et demi d'absence nous retrouvons nos deux héros Gunther et Pritz, entourés de la délicieuse Marion dans une enquête palpitante. Un attentat est perpétré contre Lady Wincot, la représentante de la reine d'Angleterre Elisabeth I. Elle vient en France pour proposer à Henri IV une alliance avec la souveraine anglaise. Mais une organisation secrète, la "Manus Dei", ne l'entend pas de cette oreille...
Bardet, habitué aux scénarii historiques ("Le boche", "Chroniques de la maison Le Quéant", "Docteur Monge"...)nous a concoctés un petit bijou d'humour et de suspense. Je considère que c'est sa meilleure série. Grâce à une documentation précise (il n'y a qu'à voir le vocabulaire d'époque utilisé), Bardet nous prouve encore une fois ses talents de scénariste. Dermaut, quant à lui, dessine magnifiquement(voir la couverture, qui attire d'emblée l'oeil). Un dessin clair et minutieux donne encore plus envie de lire ce dixième opus des "Chemins de Malfosse". D'ailleurs il ne faut pas rater le carnet de croquis fourni au début de l'album (avec des textes de Bardet)qui montre le grand talent qu'a ce duo.
Le dernier des Innomables est toujours un évènemment attendu des aficionados de Yann et Conrad, dont je fais parti. Mais un aficionado est toujours exigeant avec ses idoles. En l'occurence, si j'ai globalement apprécié l'album, j'ai cru noté un certain essouflement de la série...le corps de notre héroïne préférée ne servirait - il pas de prétexte à une certaine facilité générale?
Mais soyons optimites car il semblerait que tout bascule à nouveau vers les Etats Unis et que notre quintet (sans compter les porcelets) soit embarqué vers de nouveles aventures trépidantes.
Remarque : Dargaud aura - t'il l'obligeance de ne pas changer à tout bout de champs la tranche de ses albums (c'est d'un effet désastreux sur ma bibliothèque)?
Ultime remarque : A quand la réédition des premières aventures?
Le suspense et la magie sont toujours au rendez-vous. On retrouve les frônes de l'album Vendéric et la malédiction du lac d'aquarius c'est un peu, d'ailleurs, ce que je reproche aux séries car pour être vraiment dans l'histoire il faut avoir lu les albums précédents. Mais, mis à part cette remarque (que l'on peut attribué à toute série) l'histoire est très bien mené.
Petit Vampire, ce n'est pas que pour les enfants !
Encore une histoire abracadabrante et toujours surprenant ! Et graphiquement, c'est encore meilleur que le tome 1 ! Une tripotée de gags toujours plus drôle (dans le dessin aussi, regardez donc tous les détails : bien des exemples à ne pas suivre, les enfants !) Une grande réussite, tendre et ... très morale, en outre !
Sans sortir de la veine fantastique, Guillaune Sorel nous offre encore une fois un chef d'oeuvre graphique (où il alterne le dessin de façon magistrale selon qu'il s'agit du présent ou d'un flash-back). Et le scénario ? Eh bien, il n'est pas mal du tout... Pour son premier album en tant que scénariste, il s'en sort très bien... Angoissante à souhait, cette histoire de mère ayant une ambition démesurée pour son fils... Juste ce qu'il faut de complexité pour engager à une deuxième lecture immédiate !
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